Et voici le prochain chapitre ! Je le sort plus tôt que d'habitude a cause de certain soucis que j'ai eu avec le site ou je ne pouvais pas posté mon chapitre 7 ^^ pour me faire pardonné de l'attente XD
J'espère qu'il vous plaira !PS: Je sais plus si je l'avais annoncé, mais il sera du point de vue de Zoro.
Je sortis de la chambre, une rage sourde brûlant toujours en moi, une aura menaçante émanait de mon corps, comme une seconde peau, tandis que la lueur de la lune projetait mon ombre sur les murs des couloirs, que je traversais rapidement. Ils avaient osé… Ils avaient osé toucher à MON cuisinier… impardonnable… et dire que j'avais failli arriver trop tard… et si j'étais arrivé trop tard ? Le simple fait d'imaginer leurs salles patte sur SA peau, sur SON corps, me donnait envie de tout cassé sur mon passage. Oh ça… j'allais m'arranger pour le leur faire regretter. Personne à part moi n'avait le pouvoir de le toucher. C'était comme ça, il m'appartenait.
À vrai dire, en y réfléchissant un peu plus, je ne comprenais même pas ma réaction… pourquoi mon cœur avait loupé un battement en entrant dans la pièce ? C'était juste un garde mangé… je finirais bien par le tuer de toute manière… et étrangement, cette idée me révulsa. Quoi ? J'étais devenu si faible que prendre une vie me repoussait ? Absolument pas… car je savais exactement que je n'aurais aucune pitié à massacrer les deux idiots de tout à l'heure. Alors quoi ? C'était seulement pour lui ?
Je secouais la tête pour évité de répondre à cette question qui, je le devinais, causerait pas mal de soucis, et descendit une à une les marches en pierre qui menaient aux cellules. Ma rage commençant à recouvrir tout le reste. Je souris, voilà, il ne fallait plus penser à lui, mais à ce que j'allais faire subir à ces impertinent.
Les flammes dansaient en éclairant faiblement ma peau, étirant mon ombre vacillante dans l'étroit couloir, avec une démarche toujours aussi énervée je m'approchais d'une cage aux barreaux de fer, celle-là même où j'avais jeté les deux domestiques avant de courir retourné voir s'il allait bien. Pourquoi un tel empressement d'ailleurs ?
Ah non non ! J'avais dit que je ne pensais plus à lui !
Et je n'eus aucun mal n'a l'appliqué a l'instant ou les éclairs que lançait mes yeux tombèrent sur le corps des insubordonnées, ils étaient là. Évanoui, mais encore vivant, leurs faibles respirations trahissaient les souffles de vie qui les traversait, et d'un coup, j'eus envie de les réduire à néant, de les transformer en centre sous le feu de ma colère. Je me laissais encore une fois dominé par mes instincts, mais ça m'allait bien. Déterminé à leurs faire regretter leurs actes, j'entrais dans la cellule et leurs donnait un coup de pied pour les réveillés tout en dégainant un de mes sabres.
Ils émergèrent rapidement face à ce réveil des plus violent et leurs yeux perdus se teintèrent d'horreur, quand ils me virent ainsi, mon regard d'acier les transperça, ils auraient sans doute préféré que cela les tue sur-le-champ, mais malheureusement pour eux, j'allais prendre mon temps, pour qu'ils ressentent dans chaque fibre de leurs corps, l'erreur qu'ils avaient commise en me défiant. La dernière qu'ils feraient.
Un peu plus tard, ma main repoussa la grille, qui s'ouvrit dans un grincement sinistre, les échos se répercutèrent sur les murs au moment ou je ressortis de la cellule. Remontant les marches d'un air naturel, comme si rien ne s'était passé. J'entendais le bruit régulier des gouttes de sang, qui s'écoulait de ma lame, venant s'échouer sur la pierre grise de l'escalier. Mon arme teinte de vermeil luisait mortellement à la lueur diffuse des chandeliers fixés au mur, mon regard avait exactement la même étincelle, je le savais bien, et je fis de mon mieux pour l'éteindre avant de rentrer à nouveau aux parties habitées du manoir. En remontant totalement, la porte que je venais de poussé révéla Azura, adossé calmement au coin d'un couloir elle semblait m'attendre. Ses yeux verts ne cillèrent pas quand ils se plantèrent dans les miens, elle savait très bien ce que je venais de faire, mais ne dit rien, un calme l'envahissait, les gens extérieurs auraient pus trouver cela étrange, mais pas moi. Elle avait l'habitude, je lâchais d'un ton glacial, qui ne lui était pas destiné
- occupe-toi de débarrasser
- Tout de suite
Sans plus de mot, elle se décolla de son dossier et fit quelque pas, me dépassant. Avant qu'elle ne soit hors de portée de ma voix, j'ajoutais d'un air sombre, mes yeux perdu dans l'obscurité du couloir qui me faisait face,
- Trouve aussi la manière dont ils se sont procuré ces drogues, et si il y a des effets secondaires
- et une fois que je l'aurais fait ?
- tu te débrouille pour que je n'entende plus jamais parler de ça
- Comprit
Elle savait ce qui lui restait à faire, et elle le ferait bien. Après tout, ce n'était pas la première fois que je lui donnais ce genre d'ordre. Je pensais que la discussion était close et commençais à m'éloigner à nouveau mais elle hésita un instant, et sans se retourner, elle ajouta d'une voix neutre,
- hum… il va bien ?
Oh, ainsi ils avaient fait connaissance, je hochais silencieusement la tête, et même sans me voir, elle perçut le mouvement, car elle sourit d'un air ravi, avant de descendre les marches en chantonnant. Ce qu'elle allait trouver dans la cellule ne la perturbait pas plus que cela, au contraire, elle était contente qu'ils n'aient pas eu le temps de lui faire du mal. D'après ce que j'en déduisait… j'attendis que les murmures de sa mélodie soient totalement étouffés par la pierre et repartis dans ma chambre, ne me préoccupant plus d'elle.
Je m'assis sur mon lit et commença a nettoyé mon arme, posant les deux autres katana sur le matelas, du coin de l'œil, je vis un fourreau blanc scintillé sous l'éclat de la lune, qui passait à travers mes volets semi-fermés. Je ne l'avais pas utilisé pour punir ces idiots. Cette lame… n'était pas faite pour ces choses.
En laissant petit à petit la pression redescendre, je commençais à m'interroger.
Pourquoi la survie de cet humain m'importais ?
Sérieusement… au début, j'étais juste intrigué et amusé de son comportement, il ne se soumettait pas. Et le défi m'avais plus… je pensais qu'il allait en rester là après avoir découvert ma nature… et puis non… contrairement aux autres, qui avaient pris peur, qui m'avaient supplié, évité, maudit… il avait continué à me défier… il était fort. Et cela m'avait plût… en lui annonçant qu'il allait me servir de garde-manger, je pensais qu'il allait avoir peur… mais non, pas cette fois non plus. Il avait continué à me défier… ce jeu s'était transformé en quelque chose d'autre. J'aimais bien qu'il me résiste… et plus ça continuait, plus j'aimais nos petites disputes.
Et puis, autre chose inexplicable, quand j'étais rentré dans la cuisine ce jour-là. Et que je l'avais vu préparé à manger, avec ce sourire aux lèvres. Je m'étais figé. Étrangement, je voulais l'observé comme ça plus souvent… j'avais envie de ce sourire… mais ce n'étais pas moi ça… je ne devais pas perdre la face contre lui. Alors j'avais saisi l'occasion. Sans montrer l'influence qu'il avait sur moi. Je m'étais débrouillé pour lui accorder ce qu'il souhaitait. Peut-être que cela m'aurait donné la chance de voir son sourire plus souvent… et puis, en repartant, une envie encore plus étrange s'infiltra dans ma tête. Je voulais connaître son nom. Par là, j'admettais qu'il n'était plus seulement ma possession, mais bel et bien une personne. Je n'avais jamais ressenti ce besoin avec les autres esclaves. Mais impossible de m'enlever ce sentiment stupide de la tête… alors j'étais retourné sur mes pas. Pour lui demander.
Il avait eu l'air surpris. Le voir perdre sa répartie m'amusa beaucoup. Sanji… je ne l'oublierais pas.
Apparemment il avait eu un souci avec sa famille. Peu importait. Je ne voulais pas le forcé a me dire quoi que se soit, alors que j'aurais pus. C'était toujours un peu impressionnant de le voir tenter d'être fort.
Et puis il y avait eu la sortie. Je le cherchais pour qu'il aille faire son travail. Mais en le retrouvant plongé dans mes livres. J'avais eu un sourire. Bon, évidemment il les avait mal rangés, ce n'était pas bien grave. Mais pour une raison étrange je voulais être près de lui… je m'en étais servi comme prétexte… et cela ne me ressemblais pas… si je voulais quelque chose. Je le faisais. Je ne cherchais pas d'excuse… et pourtant…
Je n'étais pas sûr d'apprécier la manière dont il m'influençait…
Ayant fini de nettoyer la lame, je la replaçais délicatement dans son fourreau avant d'ouvrir totalement les volets pour observer les étoiles scintiller, l'éclat de l'astre nocturne me remplit d'une énergie nouvelle, et mon regard se perdit dans le ciel, songeur. J'aurais voulu arrêter de penser à tout cela. Réfléchir ce n'était pas mon truc. Mais impossible d'oublier la sensation de son regard qui brûlait ma nuque lors du trajet. Ce n'avait pas été désagréable… aussitôt je sentis mon cœur accéléré légèrement alors qu'une sensation inconnue apparue dans mon ventre. Presque imperceptible… mais bien présente. Ce qui me fit froncer les sourcils. C'était la première fois que ce genre de chose se manifestait. Et moi qui avait l'habitude de contrôler un maximum mon corps, je n'aimais pas du tout… mais alors pas du tout ça. Qu'est ce qu'il m'arrivait ?
Mon esprit dériva sur la suite de la journée.
J'aurais pus le réprimandé pour m'être mis à rire de moi aussi ouvertement… mais je n'avais rien fait… l'entendre rire avait été un événement aussi inattendu que j'avais oublié de le sermonner…
Et puis j'avais failli tranché la gorge de ce serveur, mais je m'étais retenu… j'avais failli frapper tous ces gens qui le regardais mal… j'avais failli… et quand j'étais rentré, pour voir ces deux… ces deux, déchets, et que j'avais compris ce qui s'apprêtait a lui faire. J'avais explosé. Je n'avais pas mis longtemps à les maîtriser. Et quand je suis revenu. Et l'avais vu dans cet état. Les yeux dans le vague… ces yeux si bleu vide… les mains attachées, les marques de coup sur son corps. Sa chemise et sa ceinture défaite. Le voir tenter de se reprendre alors qu'il n'allait clairement pas bien. L'entendre appeler mon nom… J'avais juste envie de le serrer dans mes bras, et de torturer à mort les deux autres. Mais je m'étais retenu, pour ma première envie… pas la deuxième. Il me haïssait sans le moindre doute. J'étais le vampire qui allait le tuer, qui l'avait acheté comme on achète un objet. Je ne voulais pas lui imposer mon contact, qui le révulsait sûrement. Et pourtant… en le voyant comme ça… je n'ai pu m'empêcher de passer une main dans ses cheveux blonds… et au lieu de reculer il avait posé son front sur mon épaule. Je n'avais plus osé bouger. Profitant du moment, qui n'allait pas durer. Et puis, il n'avait plus bougé non plus. J'aurais pus rester une éternité dans cette position… ne plus sortir de cette situation qui nous échappait a tous les deux, mais je commençais étrangement a avoir chaud, et l'envie de le prendre dans mes bras se faisait de plus en plus violente. Mais je ne devais pas… alors j'avais rompu ce moment… a mon plus grand regret.
À la simple pensée de sa chaleur, mon cœur se mit à faire des bonds, et je me figeais, totalement déconcerté. Jamais je n'avais eu ce genre de sensation… et c'était mauvais…
L'effet qu'il avait sur moi était dangereux. Je ne savais pas ce qu'il m'avait fait, mais je n'aimais pas du tout, cela me faisait bien trop penser à ce que m'avait fait une autre personne. Oui… cette autre personne… traîtreusement je sentit les murailles d'acier autour de mon coeur se fissurer légèrement, ce n'était rien, juste une égratignure, mais cela suffit à me réveiller.
Je me mis une claque mentale. Il fallait que je me reprenne et maintenant !
Mon regard se durcit, et je chassais toutes les autres pensées. Voilà, je préférais ça. Mais… il ne fallait pas que ça continue. Je ne devais pas être faible. Pas comme avant, sinon, cela finirait très mal…
Des flashs m'apparurent dans la tête. Le feu, le sang, cet éclat horrible du pieu planté dans son cœur. La douleur, encore.
Oui, je devais me réveiller. Une réalisation horrible vient me chatouiller l'esprit. Je devais… me débarrasser de lui… et rapidement, avant que sa présence ait des conséquences désastreuses. Une petite voix en moi souffla
{donc tu viens de lui sauver la vie pour ainsi dire… et maintenant tu pense a ça… t'es complètement idiot ou bien ?}
je me mordit la langue, et la chassa impitoyablement, oui j'étais idiot, et de toute manière je faisais ce que je voulais. J'avais le droit de le toucher, pas les autres. Un point c'est tout.
Cette idée à présent bien ancré dans ma tête, je fit disparaître toute les autres, je ressortis de ma chambre. Je n'avais qu'à boire son sang jusqu'à la dernière goutte. C'était facile. Et me racheter un autre esclave. C'était simple. J'étouffais le malaise qui pesait sur ma poitrine et me retrouvais rapidement devant la porte de sa chambre. J'avais détruit le verrou en sentant quelque chose d'inhabituel… elle ne fermait même plus… alors je me glissais en silence dans la pièce. Mes yeux rougeoyant légèrement. Les ombres cachaient ma silhouette, qui s'approchait du lit. Il était là, dormant en serrant les poings sur sa couette. Il n'avait pas l'air bien…
Je m'approchais encore… écartant le duvet pour exposer le haut de son torse. Je sentis ma résolution vaciller en voyant sa peau exposée à la lueur de la lune. Il murmura des choses incompréhensibles sans se réveiller et bougea légèrement, cherchant inconsciemment la chaleur du tissu qui venait de lui être enlevé. Son cou se découvrit un peu, mes crocs sortirent d'eux même. J'avais terriblement envie de son sang si délicieux…
Je me penchais sur lui. Et quelque chose m'arrêta. Une larme coula légèrement sur son visage tendu, perle salée qui brillait avec l'éclat du diamant en renvoyant la lumière du soir. Il avait l'air de faire un cauchemar. Je me figeais soudain. Qu'est ce que j'allais faire au juste ? Quand je pris conscience des répercussions, je reculais légèrement ma tête.
Le reste de ma résolution vacilla, je n'étais tout simplement pas capable de ça… j'allais le faire non ? Il le fallait… je me fis violence pour faire ce que je devais faire. Mais j'en étais tout simplement incapable…
{Aller… tu le fais… c'est pas compliqué… tu l'as déjà fait en plus… je compte jusqu'à trois…}
1…
2…
3…
Je n'esquissais pas le moindre mouvement, en me mordant la langue, plus énervé qu'autre chose par mon corps qui refusait de faire ce que je lui demandais, je repassais dans ma tête toutes les étapes. C'était facile…
{D'abord, je bloque ces mains… ensuite ces pieds, j'ai cru comprendre qu'il aimait bien s'en servir pour se battre… et après… tu sors tes crocs. Et tu le mords. Tu le vides de son sang… qui est super bon en plus… tu le regardes se débattre… crié aussi, pourquoi pas… il ne mettra pas longtemps avant de s'éteindre… et mourir… il allait mourir…}
Rhaaaa, mais pourquoi je n'étais pas capable de le faire ?
Je passais une main sur mon visage. J'avais sérieusement un problème… on aurait dit un gamin de 5 ans qui ne savait pas ce qu'il voulait…
Après un débat mental infructueux, je finis par me résigner. Je réessayerais… une prochaine fois… voilà. Je n'abandonnais pas… je reportais juste.
Je poussais un soupire silencieux et essuya la perle salée du bout du doigt. Pleurer ne lui allait pas. Je n'aimais pas le voir comme ça… alors, je passais doucement la main dans ses cheveux, pour essayer de le réconforter. La deuxième fois aujourd'hui… mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez moi ?…
Je détournais le regard de son visage, qui semblait un peu moins préoccupé, pour le plonger dans le paysage par la fenêtre. Les arbres de la forêt apparaissaient en noir sur le fond bleuté du ciel nocturne, le vent en agitait doucement les cimes. Il commençait à se faire tard. Mais je n'avais pas la moindre envie de bouger d'ici. Je continuais à passer la main dans ces cheveux, trouvant encore une excuse.
{Je le surveille juste… je lui est dit que je le ferais, voilà, je tiens juste ma parole. Je suis un homme d'honneur…}
Alors je restais assis sur le matelas, tout proche de lui, en essayant de prévoir sa réaction s'il se réveillait pour me voir comme ça… je me murmurais à moi même
– ça ira… je partirais à l'aube…
Voilaaaaa ! Rendez vous dans le prochain chapitre !
Bon... il était très court... je posterais la suite dans pas longtemps du coup XD
Malgré tout, qu'en avez vous pensé ?
