8: Lune.
Klaus aimait la lune, mais en même temps il la détestait. Il trouvait l'astre magnifique mais il lui rappelait trop les nuits où il avait été enfermé dans le caveau pour déclencher ses pouvoirs. C'était à la fois une torture et une joie de voir la lune chaque soir. Chaque jour il luttait pour chasser ses traumatismes d'enfance et pour pouvoir profiter pleinement de la vie, du monde et de la beauté qui l'entourait. Malheureusement chaque fois que la lune apparaissait, sa gorge se serrait, son pouls s'accélérait et un étau se refermait autour de sa cage thoracique. Klaus savait que la route serait longue avant qu'il fasse enfin la paix avec la lune, mais il ne désespérait pas, un jour il y arriverait.
Alexander de son côté aimait la lune, il ne pouvait pas bronzer sous ses rayons, mais elle faisait aussi beaucoup moins mal aux yeux que son homologue en journée ! De plus la lune apportait de l'apaisement avec sa lumière douce, elle était reposante et protectrice selon lui.
L'éclat de la lune donnait un air surnaturel à Klaus, ça faisait ressortir son côté innocent et doux. Le russe était fasciné par cette facette, car le brun avait l'air d'être une toute autre personne lorsqu'il était illuminé par l'astre nocturne, il donnait l'impression d'être tout droit sorti d'un rêve qui, si on le touchait , allait disparaître comme lorsqu'on se réveille.
Alexander avait compris pourquoi Klaus était partagé concernant l'astre nocturne, mais il trouvait ça ironique car à cause de tout ce qu'il prenait, Klaus était dans un sens toujours dans la lune. Il était toujours décalé, un peu hors du temps et de la logique. Mais c'était aussi ce paroxysme qui faisait son charme.
C'était cliché, mais les deux hommes étaient capables de décrocher la lune pour celui qu'ils aimaient, ils étaient tous les deux en harmonie avec ce côté fleur bleue ridicule.
