Bonjour! Deux semaines de retard, je crois? Oups. Je n'ai plus trop d'inspiration en ce moment, et ce chapitre a été difficile à écrire. Ça ira mieux lorsque les Potter seront à Poudlard! Ne vous attendez pas trop à un chapitre dès la semaine prochaine. Je lis plus de fanfictions que je n'en écris...

Cela ne m'empêche pas de vous remercier, chers lecteurs, pour votre soutien! N'hésitez pas à me faire part de vos impressions!


Morgane Potter : l'enfant oubliée

Chapitre 7

Le surlendemain de leur excursion sur le Chemin de traverse, Severus, Harry et Morgane reçurent la visite de Minerva McGonagall.

Les deux enfants, que Severus n'avait pas prévenu, sursautèrent lorsque des flammes vertes s'élevèrent tout à coup dans la cheminée devant laquelle ils étaient installés, en train de jouer aux échecs, tandis que Severus lisait un livre. Les trois personnages étaient tombés rapidement dans une routine confortable, et Severus ne pouvait que s'estimer très heureux d'avoir des filleuls aussi sages et discrets.

La Professeure de Métamorphose s'avança solennellement dans le salon et les enfants se levèrent, intimidés. Car, en dépit du fait que c'était les vacances, et que Minerva n'avait pas de classe à discipliner, sa posture semblait comme tirée à quatre épingles, surtout avec son chignon duquel aucune mèche ne s'échappait et l'expression de son visage restait très stricte, voire sévère.

Severus sourit intérieurement. Minerva ne semblait pas plus prête à confronter les jumeaux que lui ne l'avait été au tout début, quatre jours auparavant. Il se leva pour l'accueillir.

- Minerva, salua-t-il. Assieds-toi, je t'en prie. Je suis sûr que Morgane et Harry peuvent te laisser une place sur le canapé.

Incertains, les deux enfants exécutèrent l'ordre implicite, et s'écartèrent pour laisser la dame s'asseoir. Ils n'osèrent plus s'asseoir à leur tour.

- Je reviens dans quelques instants, prévins Severus avant de s'éloigner vers la cuisine pour préparer une théière.

Laissés à eux-mêmes avec cette inconnue, les enfants se trémoussèrent, mal à l'aise. Consciente de la gêne des enfants, Minerva finit par sourire.

- Sûrement Severus vous a prévenus de ma visite ? demanda-t-elle en sachant la réponse au fond d'elle.

- Non Madame, répondit poliment Harry, tandis que Morgane secouait la tête négativement.

- Bien sûr, marmonna-t-elle. Cela fait sûrement partie de son plan de vengeance… Je suis Minerva McGonagall, ajouta-t-elle à l'intention des jumeaux. Je suis Professeure de Métamorphose à Poudlard, et je suis également celle que Lily Potter a nommée pour être la marraine de Morgane.

D'abord un parrain, puis une marraine ? Morgane n'en revenait pas. Une foule d'émotions se succédèrent simultanément dans son esprit : surprise, joie, incompréhension, frustration, et finalement, de la colère. Après tout, au moins deux personnes avaient été nommées pour prendre soin de Harry et d'elle-même, et malgré cela, ils avaient dû passer une décennie à trimer chez les Dursley. C'était injuste !

Les murs se mirent à trembler, et derrière la nouvelle venue, un vase en terre explosa sur le manteau de la cheminée.

Malgré elle, Minerva sursauta, se demandant ce qu'elle avait provoqué avec ses mots peut-être prononcés un peu trop à la va-vite. L'incident de magie accidentelle provenait sans aucun doute de Morgane, qui, malgré son immobilité et son silence, fulminait de colère. Harry lui prit la main, souhaitant lui donner un peu de réconfort, en dépit du fait qu'il avait du mal à comprendre la réaction de sa sœur, qui avait toujours montré un sang-froid exemplaire en toute situation.

Minerva s'approcha précautionneusement des jumeaux et s'accroupit à leur hauteur. Ce faisant, elle ne put s'empêcher de remarquer à quel point ils étaient petits et frêles comparés aux autres enfants de onze ans qu'elle instruisait chaque jour depuis des années.

Morgane eut un mouvement de recul, parvenant à arracher sa main à celle de Harry. Elle ne parvenait pas à se calmer. Elle se souvenait. Pas très bien, mais le souvenir était là, dans son inconscient, et avait été réveillé à la vue de cette dame austère.

- Morgane, l'appela Harry, perplexe. Morgane, qu'est-ce qu'il se passe ?

Morgane ne voulait pas répondre, mais ses pensées bouleversées criaient trop fort, et Harry en reçut des bribes, qu'il mit quelques instants à comprendre. Lorsqu'il fit le lien, il lança un regard noir à la dame.

- Quelle bonne marraine vous faites ! cracha-t-il.

- Harry ! le sermonna Severus qui venait de revenir dans la pièce.

Le Professeur de Potions était choqué. Harry s'était montré poli la plupart du temps, même s'il lui arrivait parfois d'oublier certaines règles de bonne conduite mineures. Or, il venait à peine de rencontrer Minerva, et déjà il l'agressait verbalement.

- Quoi ? répondit Harry, guidé par la colère de sa sœur et de lui-même.

Morgane ne pouvait pas parler, alors il s'exprimerait pour eux deux. Les murs se mirent de nouveau à trembler, plus fort cette fois.

- Harry, Morgane, calmez-vous ! tenta Severus en les empoignant tous les deux par le bras, en vain.

- Pourquoi ? POURQUOI ?! cria Harry, la respiration erratique.

Le vent se mit à souffler dans la petite maison. La magie causerait bientôt des dégâts irréversibles s'il ne faisait pas rapidement quelque chose, songea Severus. Il lâcha le bras de Harry et brandit sa baguette, conjurant deux Philtres de Paix, puis, d'une incantation, envoya la potion dans les estomacs des enfants. Aussitôt, les membres de ceux-ci s'amollirent, l'atmosphère redevint normale, et ils ne tardèrent pas à tomber, inertes, dans les bras de leur protecteur, profondément endormis. Habituellement, cette potion ne causait pas l'endormissement, mais les jumeaux avaient été tous les deux tellement sous le coup de l'émotion, que toute leur énergie avait été sapée par le processus.

- Minerva, dit-il à sa collègue choquée. Rentre chez toi, je t'appellerai quand j'en saurai plus, d'accord ?

Sans attendre de réponse, il performa le charme Poids-Plume sur ses deux protégés et prit un enfant dans chaque bras.

Une fois dans leur chambre, il transforma les deux lits simples en un lit double, ayant remarqué que les enfants préféraient dormir ensemble puis transforma leurs vêtements en pyjama avant de les mettre au lit, les recouvrant de la couette jusqu'au menton.

Ils avaient l'air tellement vulnérables, pensa Severus. Tellement jeunes, aussi. Ils n'avaient pas l'air d'avoir onze ans.

Une bouffée d'émotion le prit de court en regardant les deux enfants dormir. C'était donc ça, avoir des enfants, être responsable d'eux. C'était donc ça, être un parent… Jamais le Maître des Potions n'avait ressenti une telle affection pour ses élèves, même ses Serpentards. Il était leur Professeur, leur Directeur de Maison, mais certainement pas leur père ou leur parrain. Son autre filleul, Drago Malfoy, n'avait jamais eu besoin de lui, étant pourri-gâté par ses parents depuis sa naissance.

Les jumeaux Potter étaient pleins de mystères, et Severus n'était pas sûr que ce fût une bonne chose. Comment pouvait-il les aider s'ils lui cachaient des choses ? Leur réaction à tous les deux avait été si violente face à Minerva… Que s'était-il passé ? Pourquoi Harry avait-il crié « pourquoi ? » ? « Pourquoi » quoi ?

Snape décida qu'il ne pouvait rien faire de plus pour le moment, et se retira dans sa propre chambre pour méditer.


Morgane ne voulait pas se réveiller. Elle en avait assez, d'ouvrir les yeux, de se confronter au monde réel pour souffrir davantage chaque jour. Arrêter de parler avait autrefois été suffisant pour donner à cette réalité cruelle un aspect plus supportable, lui permettant en quelque sorte d'être moins touchée par les soucis du quotidien en se refermant sur elle-même, ne laissant que son frère entrer dans son monde.

Désormais, elle voulait que plus rien du tout ne l'atteigne. Non seulement elle voulait rester muette, mais elle désirait ne plus voir, ne plus toucher, ne plus sentir… Elle ne voulait plus jamais se réveiller. Peu importait qu'elle fût une sorcière, et qu'elle dût bientôt aller à Poudlard. Oui, peu importait tout cela, car personne ne voulait d'elle. Jamais. Elle avait bien failli se laisser berner par Severus, mais elle se rendait compte à temps qu'il était comme tous les autres, tous ses autres qui, soit n'avaient jamais voulu d'elle, comme sa tante et son oncle, ou bien avait fini par se lasser, comme tous ses professeurs de l'école primaire... Et ses parents. Après tout, si leurs parents avaient vraiment voulu d'eux, Harry et elle, alors ils auraient fait attention de ne pas provoquer le plus grand Mage Noir de l'époque. Mais non, ils l'avaient combattu sans relâche, et avaient fini par se faire tuer comme des mouches ! Morgane avait conscience de penser de manière extrêmement égoïste, et savait que ses parents avaient été très braves et qu'ils étaient morts en martyrs. Mais elle, elle ne voulait pas des parents braves ! Elle voulait des parents vivants, qui les aimeraient inconditionnellement, Harry et elle ! Au lieu de cela, ils avaient grandi dans une famille dans laquelle ils étaient détestés, et celle qui les y avait déposés venait d'oser pointer le bout de son nez, la bouche en cœur, leur disant qu'elle était la marraine de Morgane !

Car oui, aussi invraisemblable soit-il, Morgane se souvenait de cette nuit traumatisante. Pas de tout, bien sûr, mais quelques bribes avaient été imprimées de façon indélébile dans sa mémoire. N'ayant pas su auparavant qu'elle était une sorcière, elle n'était pas vraiment parvenue à interpréter ces souvenirs étranges : une lumière verte frappant une femme rousse en pleine poitrine, des yeux rouges monstrueux et pleins de haine fixant son frère, une moto volante chevauchée par un géant, et finalement, l'arrivée chez les Dursley, en présence de Minerva McGonagall. Elle avait passé des heures dans le placard à essayer de rassembler le plus de souvenirs possibles, cherchant jusqu'au plus profond de son être, pour tenter de comprendre ce qu'il s'était passé.

Et maintenant, elle ne comprenait que trop bien. Elle détestait cette soi-disant marraine de tout son être. Et Severus avait l'air d'être de son côté ! Se pouvait-il que tous les adultes dont ils étaient les charges, Harry et elle, les détestassent à ce point ? Mais qu'avaient-ils fait de mal, sinon naître ?

Elle entendit la porte de la pièce où elle était s'ouvrir, et elle fit semblant de dormir. Malgré son attention accrue, elle n'entendit pas les pas s'approcher, et elle ne put s'empêcher de sursauter lorsqu'une main froide s'empara de son poignet.

- Miss Potter, fit la voix traînante de Severus. Profondément endormie, à ce que je vois.

Peu impressionnée par le ton sarcastique de son parrain, Morgane ouvrit les yeux avec réticence. Elle était dans la chambre que Severus avait si généreusement mise à leur disposition pour la durée de leur séjour chez lui. Le Professeur était accroupi à côté de son lit, l'air à la fois vaguement inquiet et frustré.

- Puis-je ? demanda Severus en désignant le côté du lit, attendant la permission pour s'y assoir.

Morgane acquiesça et se mit en position assise contre la tête du lit. Par la fenêtre, elle avait remarqué que le soleil était à son zénith, ce qui signifiait qu'elle avait dormi longtemps. Cela ne l'empêchait pas de se sentir extrêmement fatiguée.

- Tu te sens en forme, aujourd'hui ? demanda-t-il en l'observant avec attention.

La fillette acquiesça. Le professeur ne continua pas la conversation immédiatement. Au lieu de cela, il s'empara d'un coussin sur le sofa et y posa sa baguette magique d'un geste vif et précis. Aussitôt, le coussin s'aplatit et noircit, si bien qu'il n'avait plus l'air d'un coussin. Morgane fronça les sourcils, n'arrivant pas à déterminer exactement quel était ce nouvel objet. Cependant, tout devint clair lorsque son parrain le lui tendit : une ardoise ! D'un autre coup de baguette, Snape transforma une plume qu'il avait sorti de sa poche en une craie blanche.

- Voilà, désormais nous pouvons tous les deux converser sans avoir recours à Harry.

Morgane se figea, soudain paniquée. Harry et elle avait décidé de garder leur lien spécial secret. Ils n'avaient pas assez confiance dans les adultes pour révéler ce qui pourrait plus tard s'avérer une faiblesse. En réalité, ce raisonnement avait été évoqué par Morgane depuis sa plus tendre enfance chez les Dursley elle réfléchissait souvent en termes de faiblesse et d'atout. Aussi était-elle horrifiée que son secret ait pu être percé à jour aussi facilement par le Maître des Potions. Il fallait dire que jamais un adulte avant lui n'avait volontairement passé autant de temps autour des jumeaux, les observant avec des yeux qui avaient appris à tout voir.

- Tout va bien, la rassura-t-il. Ton secret est bien gardé avec moi. Seulement, je n'avais pas envie de mêler Harry à la conversation pour le moment. J'aurai ma discussion avec lui un peu plus tard. Si tu es d'accord, bien sûr.

Morgane jeta un coup d'œil à son frère profondément endormi dans le lit voisin.

- D'habitude, il a le sommeil léger, fit-elle remarquer sur son ardoise. Pourquoi est-il toujours endormi alors que tu parles ?

- J'ai utilisé un certain sort qui nous permet de parler sans être entendus. Enfin, sans que je sois entendu. Je voulais parler de ce qu'il s'est passé hier après-midi quand Minerva est venue. Je ne vous connais pas depuis longtemps, toi et Harry, mais j'ai été très surpris par votre réaction… plutôt extrême. Et il me semble que tu étais à l'origine de cette réaction. Est-ce que je me trompe ?

Morgane secoua la tête, réticente à l'idée d'écrire l'explication. Elle avait soudain peur que Severus la prenne pour une folle. Déjà qu'elle ne parlait pas, mais en plus elle pouvait se souvenir de choses qu'elle aurait dû oublier avec le temps !

- Morgane, tu peux me faire confiance, assura-t-il. Je n'ai peut-être pas l'air d'être la personne la plus abordable au monde, mais je prends mon nouveau rôle de parrain très au sérieux. Je veux vraiment vous aider.

Morgane soupira puis, vaincue, se mit à écrire :

- J'ai déjà rencontré Minerva. Je me souviens du jour où elle nous a laissés chez les Dursley. C'est de sa faute si…

Elle arrêta d'écrire, indécise, puis tendit l'ardoise à Severus sans ressentir le besoin de finir sa phrase.

- Tu te souviens de ce jour ? demanda Severus de la voix la plus neutre possible.

Il était choqué, mais il cacha rapidement sa surprise pour ne pas fragiliser le lien entre sa filleule et lui-même. S'attendant à être jugée, Morgane se recroquevilla sur elle-même, tout en acquiesçant.

- Morgane, tout va bien, déclara l'adulte en devinant les pensées de la fillette. L'esprit d'un humain est comme un muscle : plus tu l'entraînes, plus il devient compétent. D'ailleurs, il s'agit d'une branche de magie qui n'est plus très utilisée aujourd'hui. Cette magie requiert beaucoup de discipline, mais lorsqu'un sorcier ou une sorcière la maîtrise pleinement, il ou elle est capable de visiter à souhait chaque souvenir de sa vie, car tous les épisodes de ta vie sont gravés à jamais dans ton subconscient. Que tu te souviennes d'un événement quand tu n'étais encore qu'un bébé ne signifie pas que tu es étrange, mais seulement que tu as un esprit très discipliné. Tu as un don, Morgane. Tu n'as pas à en avoir peur.

La fillette s'empara de nouveau de l'ardoise, un peu plus calme.

- C'est juste que j'en ai assez d'être différente… Je ne veux pas être spéciale.

- Chaque personne est spéciale, Morgane. Et puis, tout n'est pas négatif : être plus spécial que d'autres peut avoir des avantages… Pour revenir au sujet de cette fameuse nuit où Harry et toi avez été déposés chez les Dursley… Minerva n'est pas en faute. C'est Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard, qui a décidé de vous placer chez Pétunia. Minerva a essayé en vain de le faire changer d'avis, car elle avait tout de suite senti que ces Moldus ne sauraient pas prendre soin de vous correctement. Dumbledore lui a fait promettre de ne pas venir vous rendre visite avant votre venue à Poudlard.

- Pourquoi a-t-il insisté ? demanda Morgane en fronçant les sourcils.

- Selon lui, Lily, en se sacrifiant pour vous deux, aurait laissé derrière elle une magie protective très puissante grâce à laquelle il pouvait conjurer des défenses qui repousseraient des sorciers qui vous voudraient du mal. Or, ces défenses ne pourraient, selon lui, n'être fiables qu'en présence d'une personne du même sang que Lily, d'où sa décision de vous laisser chez cette horrible femme et son mari obèse.

Morgane avait suivi l'explication avec attention, et elle pensait avoir plutôt bien compris. Quelque chose lui échappait, cependant…

- Je suis du même sang que maman, écrivit-elle. Ma présence aurait pu protéger Harry toutes ces années, et vice-versa, où que nous soyons.

- Tu as le même raisonnement que j'ai eu lorsque Minerva m'a expliqué la situation, il y a quelques jours. J'ignore pourquoi cette idée n'a pas été émise à l'époque, et même plus récemment. Dumbledore pensait sûrement que vous étiez bien traités par votre tante.

- Dumbledore ne sait pas que nous ne sommes plus avec les Dursley, n'est-ce pas ?

- Non, et il vaudrait mieux que cela reste inchangé. C'est pourquoi nous avons fait des arrangements, Minerva et moi. En effet, je dois retourner à Poudlard les deux dernières semaines d'août pour la pré-rentrée. Comme Harry et toi ne pouvez pas venir avec moi, Minerva a demandé à sa sœur si elle pouvait garder un œil sur vous durant cette période.

Morgane leva vers Severus des yeux incrédules, peu rassurée à l'idée de rencontrer une énième personne qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Elle se sentait comme un pion sur un échiquier, comme si Harry et elle étaient le roi qu'il fallait à tout prix protéger du camp adverse.

- Ce n'est que pour deux semaines, tenta de l'apaiser Severus. La sœur de Minerva est une vieille dame passablement abordable, et je suis sûr que des vacances en Ecosse ne vous feront pas de mal. Allez, lève-toi maintenant, c'est bientôt l'heure de déjeuner !