Salut à tous !
Il est très possible qu'hier est été trop occupé pour me permettre de penser à publier… Je m'en excuse… En tout cas, voilà, enfin, le premier chapitre vraiment dans Poudlard avec la fameuse cérémonie de répartition !
Bien sûr, pour rappel, la chanson du Choixpeau ne m'appartient pas, et n'est citée ici que dans le but de raconter le point de vue des autres personnages que Harry Potter.
Bonne lecture !
Si vous vous êtes déjà retrouvé face au Burj Khalifa après avoir dû fuir dans un canoé à roulette motorisé, vous avez sûrement dû ressentir votre petitesse infinie face à l'univers. Fatigué d'avoir ramé, humide de sueur ou d'eau douce, soulagé d'arriver à destination, mais tellement minuscule face à ce qui doit arriver ensuite. Vous fallait-il attendre qu'un complice ouvre l'immense porte à une telle heure de la nuit – le soleil était couché – ou valait-il mieux contourner le bâtiment ? Je ne sus jamais la bonne réponse, j'avais été rattrapé.
Les nouveaux élèves de Poudlard étaient, eux, devant un château immense, mais tout du moins bien petit comparé au Burj Khalifa. Et leur complice, bien plus immense que le mien, frappait à la porte qui s'ouvrit immédiatement sur un hall bien plus grand encore que l'extérieur n'y laissât présumer.
« Professeure McGonagall, voici les élèves de première année.
- Merci, Hagrid, je m'en occupe. »
Aux oreilles de Lavande, la voix était stricte, le visage sévère. Pourtant, toute la petite troupe d'élèves – une jolie trentaine – traversa bruyamment le hall d'entrée en la suivant. Les yeux de Lavande brillait, et elle chuchotait à propos des différents détails qu'elle pouvait remarquer avec Parvati : l'escalier de marbre qui montait vers des étages mystérieux, les torches enflammées qui semblaient faire danser les murs, les pavés du sol qui paraissaient fait d'argent vieilli… Et puis, on entendait aussi tout un bruissement de voix derrière la plus majestueuse des portes : sûrement était-ce la grande salle, où les autres élèves devaient les attendre. Lavande avait hâte d'y entrer, hâte de connaitre sa maison et hâte de partager un dortoir avec Parvati – enfin, c'est ce qu'elle espérait surtout mais la Professeure McGonagall les dirigea vers une petite salle exiguë à la place, où ils se retrouvèrent collés les uns aux autres.
Il est à signaler qu'en période de pandémie mondiale et de distanciation sociale, cette pièce n'aurait pas pu contenir plus de trois personnes, et encore, ils auraient pour cela fallu ouvrir des fenêtres, malheureusement inexistantes. On pouvait donc légitimement se demander, pourquoi cette salle n'avait-elle pas été agrandie, comme l'avait été le hall ? L'expérience « boite de sardine » était-elle un prérequis pour permettre la cérémonie de répartition ? Si vous vous êtes déjà retrouvé, dans vos plus jeunes années, enfermés dans un ascenseur refusant de monter ou de descendre car dépassant alégrement sa limite des cinq cent vingt kilogrammes dans ses six petits mètres carrés, sûrement avez-vous vécu une situation similaire aux nouveaux venus. Vous comprendrez donc, que chacun paraissait terriblement inquiet quand la Professeure McGonagall entama un discours :
« Bienvenue à Poudlard. Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous preniez place dans la Grande Salle, » il y eu des murmures d'excitations, et Lavande se tourna vers Parvati en souriant fort, « vous allez être répartis dans les différentes maisons.
- J'espère qu'on serra dans la même, » chuchota Lavande dans l'oreille de Parvati, lui attrapant les mains. Sûrement auraient-elles fait des petits sauts s'il y avait eu la place, mais elles étaient actuellement réduites à l'état de sardine à l'huile, la sueur remplaçant néanmoins l'huile. Ce n'est, il faut le reconnaitre, jamais très agréable… Mais la Professeure McGonagall continuait de discourir :
« Cette répartition constitue une cérémonie très importante. Vous devez savoir, en effet, que tout au long de votre séjour à l'école, votre maison sera pour vous comme une seconde famille. Vous y suivrez les mêmes cours, vous y dormirez dans le même dortoir et vous passerez votre temps libre dans la même salle commune. Les maisons sont au nombre de quatre. Elles ont pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison a sa propre histoire, sa propre noblesse, et chacune d'elles a formé au cours des ans des sorciers et des sorcières de premier plan. Pendant votre année à Poudlard, chaque fois que vous obtiendrez… » et blablabla, le discours était toujours le même depuis la nomination de la Professeure McGonagall comme sous-directrice, et il allait encore rester longtemps le même, je vous ferai grâce de la suite.
De son côté, Neville passa le discours à essayer de rattacher sa cape – ce qui se révélait être un exercice bien plus compliqué qu'il n'y parait quand il n'y avait pas assez d'espace pour éviter les pieds de chacun sans même chercher à se mouvoir.
Quand la Professeure McGonagall quitta enfin la salle, sans même s'être présentée, vous le noterez, un silence de plomb se fit. Une rumeur parcourue rapidement les rangs : il y avait des tests, et ils étaient douloureux… Il faudrait lancer un sort, prouver sa valeur… D'autres essayaient de rassurer : il suffisait de mettre un chapeau sur la tête – quelle théorie absolument absurde ! L'une des élèves, commença à chuchoter toute une série de sorts, répétant qu'elle avait appris tout ce qu'elle pouvait. Ses cheveux crêpus était dans le visage d'un garçon à l'expression inquiète, qui avait lui-même un coude dans les côtes d'un troisième élève. Ce dernier avait d'ailleurs les deux pieds sur d'autres pieds, mais aurait été bien incapable de dire si les autres pieds appartenaient à une même et unique personne ou à plusieurs.
Soudainement, quelqu'un cria dans l'oreille de Lavande : des fantômes venaient de traverser un des murs pour flotter au-dessus d'eux et traverser la petite salle. Ils semblaient se disputer quant au devenir d'une personne absente, mais le retour de la Professeure McGonagall parut les motiver à partir. Elle les fit se mettre en rang – les élèves, bien évidemment, les fantômes ne sont pas du genre à obéir, mais vous le savez sûrement si vous en avez déjà rencontrer un ou un autre – puis les guida jusque dans la Grande Salle. La salle en question était majestueuse : elle semblait à ciel ouvert, sur une magnifique nuit étoilée et Lavande ne mit que quelques secondes à repérer certaines de ses constellations favorites : le Lion lui sauta directement aux yeux, vers l'Ouest.
Il y avait un vieux chapeau qui n'aurait pas même eu sa place dans une mauvaise friperie où tout le monde se pose la question de comment donc les pièces pouvaient être vendues : rapiécé mille fois, il semblait tenir par une magie improbable bien plus que par des fils quelconques. Si dans les rangs, des murmures arrivaient en tous sens comme quoi le combat contre un dragon n'était finalement qu'un dépôt d'un vieux chapeau sur son front, la Professeure McGonagall déposait elle, désormais, le Choixpeau sur un tabouret qui ne semblait pas très rassurant. Au vu de l'état du chapeau et du tabouret, il semblait très questionnable que cette école soit encore ouverte et accueil des enfants. Néanmoins, les inspecteurs sont parfois trop occupés à surveiller d'autres lieux, surtout quand leur inspection d'une école n'est qu'une couverture pour des découvertes bien plus complexe – par exemple, si vous veniez à inspecter Poudlard dans le but de vérifier l'emplacement exact de la Salle sur Demande, il se pourrait que vous oubliiez inopinément d'évaluer l'état de leur mobilier destiné à la position assise. Il fallait tout de même espérer que la dernière des jeunes recrues ait pensé à doter sa valise d'une potion anti-poux car il était totalement improbable d'espérer qu'une épidémie de ces parasites ne débutât pas ce soir, si le tabouret ne cassait pas avant.
Malgré tous ces risques, les élèves arrêtèrent tous leurs chuchotements quand le chapeau décida de se déchirer pour commencer à chanter. S'il vous est déjà arriver d'entendre votre télé crissait entre deux changements de chaine, vous n'auriez aucunement une approximation de la voix du chapeau. En effet, contrairement à ce que son état semblait prédire, il disposait d'une belle voix claire et distincte :
Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides,
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaitre votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux,
Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras en de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant !
Le Choixpeau, comme le chapeau disait s'appeler, semblait bien fier de lui sous le tonnerre d'applaudissement qui s'en suivi. Un tonnerre d'applaudissement n'est pas, contrairement au tonnerre, un phénomène météorologique d'ailleurs, le ciel magique de la grande salle ne montrait qu'un ciel ténébreux mais dégagé et, finalement, particulièrement lumineux du fait de l'ensemble des étoiles qui y brillaient et les centaines de bougies qui voletaient et éclairaient la salle. Non, un tonnerre d'applaudissement est une expression qui, dans le cas présent, signifiait que les étudiants des années supérieurs s'étaient mis à acclamer la chanson avec une telle fougue que le bruit du tonnerre aurait semblé du jus de pépin de raisin en comparaison – et je peux vous garantir d'expérience, que le jus de pépin de raisin fait bien peu de bruits.
Si, pendant que le Choixpeau perdait son concours tacite d'arrogance avec Drago Malefoy, la plupart des jeunes élèves qui étaient entrée pour la première fois dans la grande salle peu de temps plus tôt, finalement, semblaient enfin être rassurés il était à noter que Neville ne se sentait toujours pas à sa place. Neville ne pouvait retirer la voix de sa grand-mère, dans sa tête, qui lui répétait en boucle à quel point il ne méritait pas sa place ici. Et il savait qu'elle avait raison, il savait que le Choixpeau le renverrait chez lui, il savait qu'il serait le nouvel Angus Buchana : comment avait-il donc pu arriver jusque-là ? et pourquoi donc la Professeure McGonagall ne l'avait pas renvoyé chez lui plutôt que de lui imposer d'avoir un rappel du Choixpeau devant tout le monde de sa condition de cracmol… Il ne pouvait pas s'enlever de la tête l'image de sa grand-mère et de ses larmes sans fin quand elle avait ouvert sa lettre d'admission à lui, il ne pouvait pas s'enlever de la tête ses paroles sur le quai 9 ¾ et il ne pouvait sûrement pas s'enlever de la tête l'idée tenace qu'il allait, une fois encore, la décevoir. Il avait l'habitude désormais, il savait à quel point il était incompétent et ne pourrait jamais rien espérer réussir. Il savait à quel point ces parents auraient eu honte de lui s'ils avaient été encore en état d'avoir honte. Il n'osait pas même imaginer être réparti dans la maison de ses parents, Gryffondor était une maison bien trop noble pour un être sans once de magie. Il était soulagé de savoir que jamais il n'irait à Serpentard, la maison avait des valeurs si élitistes que jamais elle ne le laisserait y mettre un orteil de son être, lui qui avait un sang plus moldu qu'un moldu. Cette pensée le rassurait un peu, il rentrerait chez lui, mais au moins, il ne serait pas envoyé à Serpentard. Il commença même à se permettre d'espérer que la maison Poufsouffle veuille bien de lui : après tout, il pouvait bien faire des efforts pour être loyal et patient, et il voulait bien travailler dur si cela lui permettait de rester à Poudlard. Il aurait tant voulu rendre ses parents fiers, un jour, même s'il savait la tâche impossible. Comment osait-il espérer ?
A côté de lui, une fille noire avec des cheveux blonds lui tapa l'épaule. C'était Lavande Brown, qui avait fini par remarquer l'inquiétude qui minait les traits de Neville.
« Ne t'inquiète pas, le Choixpeau va te mettre dans la bonne maison, tu peux lui demander au pire… On n'est pas très nombreux cette année, j'ai l'impression, alors il y aura forcément de la place dans la maison que tu veux. Tiens, ça te portera chance. » Lavande avait souri tout le long de son discours de réconfort, et tendu un bracelet d'amitié à Neville, qui semblait légèrement rassurer à l'idée de pouvoir demander la maison Poufsouffle. Elle s'enfuit à l'instant où il attrapa le bracelet pour aller se poser sur le tabouret et être répartie. A s'inquiéter, Neville n'avait pas du tout entendu le début de la répartition.
Sur son tabouret, Lavande attendait que la Professeure McGonagall dépose le Choixpeau. Celui-ci lui tomba un peu bas sur le front, comme pour la plupart des élèves, et lui écrasa les cheveux, mais pour une fois, elle n'en était pas énervée. Sa mère avait passé plusieurs heures ce matin à appliquer les bons sortilèges pour lui donner les cheveux blonds qui allaient si bien avec ses chaussures roses, et pour les lui coiffer avec amour. Néanmoins, sur l'instant, cela paraissait soudainement futile : Lavande était impatiente de savoir quelle serait sa maison. Bien sûr, elle espérait tomber avec Parvati et Padma, mais en soit, elle était prête à devenir amie avec quiconque se présenterait. Le Choixpeau grommela dans sa tête – la sensation était étrange – et il semblait chercher des indices pour sa maison. Elle commença à remuer des pieds, trouvant les secondes longues, et puis il y eu un grand cri qui fut perdu dans l'ovation que lança la table située à l'extrême droite, par rapport à la position qu'elle occupait actuellement : « GRYFFONDOR ! » Elle était la première à être répartie chez les rouges et ors, et elle se précipita avec joie vers la maison qui semblait l'accueillir avec un bonheur sans commune mesure. Le préfet, Percy Weasley, vient personnellement lui serrer la main alors que la répartition continuait. Lavande entendit Bulstrode, Millicent être envoyé à Serpentard, et Corner, Michael à Serdaigle. Toute sa table semblait être impatiente de savoir qui d'autres viendraient rejoindre leur rang, et elle ressentait déjà la bonne humeur que la maison promettait. Une deuxième ou troisième année s'inquiéta de savoir si le trajet du Poudlard Express s'était bien passé et Lavande en profita pour débuter une conversation. Pendant ce temps, Finnigan, Seamus fut le suivant à être envoyé à Gryffondor, déclarant une nouvelle ovation à laquelle Lavande pris part, alors que Percy se levait de nouveau pour serrer une main.
Petit à petit, le tour de Neville Londubat approchait. Je ne vous épargnerais pas le nom de chaque étudiant qui passa encore sur le tabouret, car encore une fois, c'est une liste, et que les listes sont terriblement ennuyeuses. Et si, jusqu'alors, la cérémonie de la répartition avait pu vous paraitre plaisante, je préfère vous prévenir que vous êtes arrivé ici à un point où vous feriez bien quitter la page et arrêter de lire le funeste destin de ceux qui sont dans l'ombre de l'unique et véritable héros (d'ailleurs, suffisamment arrogant pour le reconnaitre). La liste, reprise du début, allait donc ainsi :
Hannah Abbot, Poufsouffle
Mandy Brocklehurst, Serdaigle
Susan Bones, Poufsouffle
Terry Boot, Serdaigle
Lavande Brown, Gryffondor
Millicent Bulstrode, Serpentard
Michael Corner, Serdaigle
Vincent Crabbe, Serpentard
Justin Finch-Fletchley, Poufsouffle
Seamus Finnigan, Gryffondor
Anthony Goldstein, Serdaigle
Gregory Goyle, Serpentard
Hermione Granger, Gryffondor
Daphné Greengrass, Serpentard
Le tour de Neville Londubat était ainsi arrivé. Il chercha Trevor des yeux mais celui-ci était introuvable… Serrant plus fort le petit bracelet qui lui avait été donné, il s'approcha du tabouret. Il essayait de ne pas penser à Angus Buchana et de se concentrait sur le mot « Poufsouffle ». S'il demandait avec suffisamment de conviction, le Choixpeau serait obligé de l'y envoyer, n'est-ce pas ? Il était tellement concentré sur ses pensées, que Neville trébucha sur une marche imaginaire en voulant atteindre le tabouret. Pendant qu'il tombait, il sentit tous les regards sur lui, entendit la salle commune se taire, prendre son souffle, et rire à gorge déployée. Il n'était même pas capable d'arriver jusqu'au tabouret.
Tomber en public est une expérience commune à bien des personnes, et sûrement en avez-vous déjà fait l'expérience. Il n'en reste que cela n'a rien de plaisant : on se retrouve alors avec des ecchymoses qui refusent de partir pendant des semaines et surtout, la honte. Une honte totale, que nous rappelle encore et encore et encore les vidéos que ceux que l'on considérait comme nos amis ont prises. On a toujours l'impression qu'autour tout le monde a remarqué la situation, et que ce ne sont que des rires qui sortent de toutes les bouches.
Neville se releva tant bien que mal, et essaya de se faire discret jusqu'au Choixpeau. Il s'assit discrètement, laissant le Choixpeau lui tombait dessus et espérant presque qu'il le recouvre jusqu'au pied. Et il se remit à penser sans fin « Poufsouffle, Poufsouffle, Poufsouffle, s'il vous plaît, Poufsouffle… » Le Choixpeau attendit une minute, puis tenta d'entamer une discussion qui résonnait dans la tête de Neville :
« En es-tu sûr ? Je vois un grand courage caché au fond de toi, et une certaine audace. Regarde donc, comment tu es arrivé jusque-là, alors que personne ne croyait en toi… Tu aurais toute ta place à Gryffondor… »
Neville arrêta de penser quelques secondes. Il ne savait que répondre…
« Gryffondor, » chuchota-t-il, « c'était la maison de mes parents, je… je ne la mérite pas…
- Je ne peux pas t'envoyer à Poufsouffle, Gryffondor t'irais si bien… Tu feras des grandes choses un jour, tu seras digne de ton père. Je me rappelle encore l'esprit de Frank, mon petit, et c'était une jeune personne comme toi, un sens de la justice et une bravoure trop grande pour être oubliée… Et Alice, oh Alice… comment pourrais-je oublier celle qui a eu l'audace d'arriver en m'ordonnant de l'envoyer à Gryffondor… Tu as hérité de bien plus que tu ne le pense de leur part, Neville, et tu avais tout ce qu'il faut en toi pour être l'élu. »
Plusieurs minutes s'étaient déjà écoulée désormais, et quand le Choixpeau hurla « Gryffondor », Neville courut vers la table que ses parents avaient un jour occupé, le vieux chapeau encore sur la tête. Celui-ci lui chuchota de le ramener vers son tabouret, et les dernières paroles que Neville entendu sous les éclats de rire de ses camarades furent : « Ils sont déjà fiers de toi, Neville, je te le promets ». Neville rendit le Choixpeau à MacDougal, Morag les larmes aux yeux.
Drago Malefoy avait observé l'entièreté de la scène avec un petit rire moqueur, mais au fond de lui, il espérait surtout ne pas reproduire la même chose. Il se rappela de tenir la tête bien droite, les épaules hautes, le visage fermé. Ne laisser à personne la possibilité de penser qu'il doutait : et s'il n'était pas envoyé à Serpentard, comme ses deux parents, comme son frère, comme toute sa famille aussi loin qu'il puisse la remonter ? Et s'il finissait à Gryffondor, avec un Weasley comme préfet alors que son père lui avait répéter tant de fois qu'ils étaient des traitres à leur sang ? Quoi que celle puisse signifier… Quand la Professeure McGonagall appela le nom de « Malefoy, Drago », il s'avança vers le tabouret d'un pas assuré – il irait à Serpentard, la maison pulsait dans ses veines. Il tenta d'avoir l'air sûr et conquérant, il livrait bataille pour ne pas se précipiter comme l'enfant qu'il était encore. La Professeure n'eût pas le temps de poser le Choixpeau sur sa tête qu'il l'entendit crier « Serpentard ». C'était un soulagement, et il repartit plus heureux que jamais vers la table que ses ancêtres à lui avait jadis occupés pour s'asseoir à côté des autres nouveaux. Le reste de la cérémonie aurait pu se dérouler sans encombre, Théodore Nott et Pansy Parkinson rejoignant notamment la table des verts et argents. Et puis, la Professeure McGonagall appela un nom très spécial… Un nom, qui allait voler la vedette à Drago Malefoy. Bien sûr, il s'y était attendu, il l'avait vu dans le train, et il savait qu'ils avaient le même âge. Mais, ce n'était en aucun cas agréable. De plus, Potter l'avait déjà humilié dans le train, et même s'il savait que son père serait fier s'il faisait ami avec le garçon qui a survécu, il ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il soit réparti dans une autre maison que la sienne. Il se devait d'être le meilleur, et il savait déjà que ce serait compliqué avec Potter dans les parages, pas la peine qu'il soit en plus dans son dortoir…
Tout le monde désormais regarder en silence le Choixpeau qui couvrait Potter jusqu'aux yeux. Certains, bien sûr, comméraient avec leurs voisins : qui donc ne connaissait pas, sortez votre plus bel accent moqueur, le célèbre Harry Potter. Harry Potter l'élu, Harry Potter le survivant, Harry Potter le sauveur, et nia nia nia… Harry Potter par-ci, Harry Potter par-là. Il a rendu les archives si complexes à trouver, et tant de personnes désormais lui offrent toutes les fleurs et tous les lauriers de la victoire à chacune des guerres. Mais savez-vous vraiment à qui est dû la victoire de chacune des guerres ? A l'ombre. A tous ceux qui sont restés dans son ombre, et qui se sont battus, qui en sont morts, pour essayer d'avoir un monde plus juste Harry Potter avait une prophétie pour le guider, pour l'aider, pour l'obliger à rester sur le bon chemin. Les autres ont fait le choix, le choix de sacrifier leur vie pour sauver leur monde. Et c'est à Harry Potter qu'il faudrait dire merci ? A Harry Potter uniquement… Celui qui ne serait même pas là aujourd'hui sans son futur meilleur ami. Mais est-ce qu'on rend les hommages qu'il mérite au rouquin ? Non. Harry Potter, toujours et uniquement Harry Potter. Mettez-vous bien ça dans la tête une fois pour toute : Harry Potter est une fraude, qui a volé bien des honneurs, croyez-moi. Sans tous les autres, rien n'aurait été possible.
Donc revenons-en au, prenez votre plus beau ton moqueur, grand Harry Potter. Il se permettait d'accaparer le Choixpeau magique pour plusieurs minutes, alors qu'à toutes les tables, on commençait à avoir faim. Et le Choixpeau hésita, hésita, hésita, pour crier une réponse que vous connaissez déjà. Bien sûr que les rouges et ors étaient fiers, qui ne l'aurait pas été ? Une légende dans sa maison, qui n'en voudrait pas ? Sautons donc tous ces passages sans intérêt.
Quand la cérémonie de répartition se termina avec Zabini, Blaise, Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, se leva pour annoncer son discours de bienvenue. Lavande, qui était en pleine discussion avec Parvati, se tut pour écouter.
« Bienvenue. Bienvenue à tous pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant que le banquet ne commence, je voudrais vous dire quelques mots. Les voici : Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! Je vous remercie ! »
J'ajouterais, si vous le permettez, « citron ». Bien sûr, les élèves n'eurent pas besoin de mon ajout pour applaudir, crier de joie et rire. Lavande se joignit à l'euphorie. On aurait pu se demander à ce moment-là, si Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, était fou. Il ne l'était pas, évitons donc les insultes psychophobes s'il vous plaît. Certains, néanmoins, pensaient qu'il n'aurait pas dû être à la tête de l'une des plus prestigieuses écoles de sorcellerie d'Europe. Son discours de bienvenue n'était qu'un argument de peu de poids, parmi bien d'autres plus réfléchis.
Le dîner pu enfin commencer, au grand bonheur de Neville Londubat, Lavande Brown et Drago Malefoy même si ce dernier ne laissait rien paraitre de sa faim. Le banquet somptueux apparut subitement dans les assiettes et plats posés, auparavant vide, sur les différentes tables. L'ambiance était festive, et il fallut encore plusieurs heures avant qu'Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, se relève une deuxième fois pour finir son discours et permettre, enfin, à chacun de rejoindre son dortoir :
« Maintenant que nous avons rassasié notre appétit et étanché notre soif, je voudrais encore dire quelques mots en ce qui concerne le règlement intérieur de l'école. Les premières années doivent savoir qu'il est interdit à tous les élèves sans exception de pénétrer dans la forêt qui entoure le collège. Certains de nos élèves les plus anciens feraient bien de s'en souvenir. » Il y eu une pause pendant laquelle Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, regarda vers la table des Gryffondors. « Mr Rusard, le concierge, m'a également demandé de vous rappeler qu'il est interdit de faire des tours de magie dans les couloirs entre les cours. La sélection des joueurs de Quidditch se fera au cours de la deuxième semaine. Ceux qui souhaitent faire partie de l'équipe de leur maison devront prendre contact avec Madame Bibine. Enfin, je dois vous avertir que cette année, l'accès au couloir du deuxième étage de l'aile droite est formellement interdit, à moins que vous teniez absolument à mourir dans d'atroces souffrances. »
Neville Londubat eu un frisson à côté de Lavande. Celle-ci débattait déjà de ce qu'il pouvait y avoir de si dangereux au deuxième étage, et les spéculations allaient bon train à la table. Mais Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, mis rapidement fin aux discussions en ordonnant le chant de l'hymne de l'école. La plupart des premières années ne le connaissait pas encore – il est à savoir qu'Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, est le directeur de Poudlard qui le changea le plus souvent de l'Histoire. Certaines légendes racontent que plus de la moitié des hymnes de Poudlard furent écrits et mis en service par lui-même. Il était d'ailleurs des plus étranges, et chacun le chantant sur son air préféré, la grande salle se transforma rapidement en cacophonie sans nom. Je vous éviterais donc d'avoir à le subir une fois encore, surtout que, de toute vraisemblance, vous le connaissez déjà par cœur.
Voilà, voilà ! La semaine prochaine, nos protagonistes vont enfin découvrir leurs salles communes et leur dortoir ! Et puis, dans longtemps en fait, parce que plusieurs chapitres sont trop longs pour être publié en une seule fois, ils découvriront aussi qu'est-ce qui rend le deuxième étage si dangeureux… Mais bon, vous savez sûrement déjà tout cela…
En tout cas, j'espère que vous avez apprécier ce chapitre, on arrive vers la fin de ce que j'ai écrit cet été et donc la fin de mon avance d'été (mais bon, j'ai écrit un peu depuis, donc il me reste encore un peu d'avance, héhé ! Heureusement, en vrai, parce que mon nanowrimo est au point mort… Mais bon, j'écrirais mieux en décembre ou en janvier, quand j'aurais plus de temps…
Bonne semaine à tous ! Et d'ailleurs, si vous vous ennuyez, vous pouvez passer voir les fanfiction sur mille et un fandoms (mais pas HP) de YuukiKoala, qui a eu le génie d'illustrer le premier paragraphe à trois heures du matin parce que j'arrivais pas à dormir sans avoir un visuel pour XD Heureusement que les amis existent dans la vie... Si vous voulez la voir, elle est disponible à la fin de la version ao3 de ce chapitre (même nom d'auteur, même titre de fanfic), j'ai aucune idée comment mettre des images ici...
