Chapitre 8. (Allez, cette fois, je vous recommande le titre « my future » de Billie Eilish, vous m'en direz des nouvelles)

C'était l'attrait de l'interdit. Oui, c'était forcément ça !

Depuis tout ce temps, Snape savait qu'une chose l'attirait plus que n'importe quoi : les femmes inaccessibles. Et forcément, maintenant que la Direction leur avait interdit expressément de se voir et de s'adresser la parole, Snape faisait tout l'inverse !

Parfois, il se détestait, lui et sa capacité à s'autodétruire si facilement.

Après s'être fait surprendre comme deux gosses pris en faute, Snape et Hermione s'étaient attelé à tout nettoyer en un tour de baguette avant de littéralement fuir en un « bonne nuit » poli et furtif.

Snape avait eu peur que les choses paraissent « bizarres » après ça, mais il lui semblait que Granger était restée lucide. Dès le lendemain matin, elle avait adopté une attitude inébranlable en sa présence, comme s'il ne s'était strictement rien passé. Et il fallait avouer que ça arrangeait les affaires du maître des potions.

C'était qu'il ne se sentait guère à l'aise avec les sentiments humains et franchement, parler de cet épisode avec elle le mettait déjà dans l'embarras rien qu'en y repensant.

D'accord, ça lui avait fait du bien. Il ne pouvait pas le nier. Tout le monde avait besoin d'un minimum de contact humain, mais plus il y songeait, moins il avait envie de faire émerger ce souvenir, bien que plaisant.

Granger avait été son élève. Ils avaient pas mal d'années d'écart, et même s'ils étaient devenus collègues, ils ne s'appréciaient tout simplement pas. Ils étaient beaucoup trop différents sur de nombreux points, même si Granger était assez intelligente pour ne pas lui cracher dessus comme un malpropre. Snape n'appropriait pas cette « qualité » à sa gentillesse. Il avait déjà vu la jeune femme se mettre vraiment en colère contre quelqu'un, et il ne souhaitait ça à personne. Elle devait juste être plus clairvoyante que la majorité des gens.

« Vous n'avez pas oublié la sortie au Pré-Au-Lard pour demain après-midi ? »

Snape leva les yeux au ciel tandis que McGonagall venait de lui glisser cette question pour la troisième fois.

« Non, Minerva, gronda le sorcier.

_ C'est à 13h. Vous irez avec le professeur Chourave, et le professeur Granger. Pensez à bien vérifier les autorisations parentales avant.

_ Très b- attendez, quoi ? Pourquoi Granger ?

_ Il n'y avait personne d'autre pour ce jour. Mais Pomona sera avec vous, et soyez assurez qu'elle…

_ Oui, oui ça va. Un chaperon pour chaperonner les deux autres chaperons. L'Inception du monde sorcier, grommela-t-il.

_ L'in-quoi ?

_ Laissez tomber. »

Snape se leva, agacé. Mais au lieu de sortir par la porte dérobée derrière lui, il longea la table.

Hermione était en train de se lever en même temps que la majorité des étudiants s'apprêtant à se rendre dans leur salle de cours.

« Psst ! Poussin, chuchota-t-il à son attention.

_ Mmmmh ? »

Hermione tourna la tête vers son collègue, pas un iota dérangé par l'appellation qu'il venait d'utiliser alors que Flitwick venait de leur faire des yeux ronds comme des soucoupes.

« Les autorisations parentales.

_ Je les ai dans mon bureau, lui glissa-t-elle.

_ Bien. Je vous y rejoins tout à l'heure.

_ Quoi ? Pourquoi ?

_ Parce que je veux récupérer celles des Serpentards pour faire les vérifications moi-même. »

La jeune femme lui accorda un signe de la tête, avant de se rendre dans son cours… Et de réaliser, à mi-chemin, que Snape venait de sous-entendre qu'il viendrait à cette sortie.

Oh… Oh.

Elle ne savait même pas que faire de cette information.

Elle n'avait pas cherché à éviter Snape après le bal, cela ne servait à rien. En fait, elle y avait réfléchi une bonne partie de la nuit, et avait décidé, en bonne Gryffondor, d'affronter la situation de front.

Ainsi, elle avait fait comme si de rien n'était.

Elle avait bien pensé à l'éventualité de lui en parler, mais avec Severus Snape, c'était comme perdu d'avance. C'était qu'elle commençait à le connaître, et si elle s'amusait à lui fourrer la tête dans un bourbier pareil, elle n'en ressortirait clairement pas vivante.

Non, ignorer cette chose avait été la meilleure décision à prendre. Alors, cette sortie ne devrait pas être un problème tant qu'ils évitaient la boutique Zonko (ils avaient fait une razzia la dernière fois, et ça s'était mal terminé, comme toujours).

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Cette fois, Snape parcourait le « couloir interdit » pour une excellente raison, et même si la vieille finissait par le savoir, elle ne pourrait même pas l'en blâmer. Alors il s'y pavanait comme s'il se trouvait en terrain conquis, avant de toquer d'un air assuré à la porte du bureau de Granger.

Alors qu'il attendait sa réponse, Snape plissa les yeux vers un groupe de Gryffondor à sa droite. Ils étaient cinq à rire à gorge déployée alors qu'un couple composé d'un garçon et d'une jeune fille de 4ème année dansait ensemble au beau milieu du couloir.

Le maître des potions rongea son frein avant que Granger n'ouvre la porte.

« Ah, les autorisations. Entrez, je dois les avoir rangés quelque part ici. »

Snape pénétra dans la pièce, non sans jeter un regard incendiaire aux gamins qui semblaient se payer la tranche de poilade de leur vie.

« McGonagall a fini par lâcher du lest ? demanda-t-elle, curieuse.

_ Nous sommes en décembre. Aucun professeur ne veut se rendre dehors avec ce temps pour accompagner une bande de gamins ignorants alors qu'ils ont eux-mêmes besoin de faire leurs achats de Noel. »

C'était plutôt cohérent. Même elle, avait hésité, mais pas pour les mêmes raisons… Bref. Hermione se secoua la tête, et se mit à farfouiller les papiers étalés sur son bureau.

Snape prit place nonchalamment sur une des deux chaises disponibles en face d'elle, posant son pied droit sur sa cuisse gauche en s'étalant de tout son long.

« Je ne comprends pas ces mesures à l'ancienne pour se rendre à Pré-Au-Lard. Maintenant que la guerre est terminée, Minerva devrait se relâcher niveau administration.

_ Je ne vous le fais pas dire, murmura la jeune femme. C'est autant une plaie pour les élèves que ça ne l'est pour nous. »

Hermione trouva enfin la pile des autorisations, et sourit de triomphe. Elle détacha celles des Serpentards qu'elle tendit à son collègue.

« Au moins, vous n'avez plus à supporter ce fardeau. »

Hermione, qui avait la pile encore dans la main, fixa Snape, éberluée.

« Pardon ?

_ Hé bien la corvée de faire remplir ces papiers à vos parents. »

Snape vit la jeune femme froncer les sourcils, et en effet… Elle espérait mal comprendre. Elle en avait tout l'espoir.

« Oui, je ne suis plus une élève, murmura-t-elle en lui donnant ses autorisations.

La charge mentale commence bien assez tôt pour les étudiants, mais ça continue encore après vous savez. Toujours devoir s'en référer à ses parents pour nos moindres faits et gestes, tout cela ne cesse vraiment que lorsque nous sommes seul. Et enfin, on peut embrasser la liberté. Je les plains sincèrement, lâcha Snape en feuilletant brièvement ses parchemins. »

La jeune femme fixa le maître des potions, mais celui-ci le remarqua à peine. Elle affichait une mine indescriptible. Vite, elle n'eut plus la capacité de soutenir son regard, et le porta sur ses poings serrés, posé sur le bois de son bureau.

« Merci de votre sollicitude et à demain. »

Hermione ne lui répondit pas, et se contenta de le regarder tandis qu'il fermait la porte de son bureau. Enfin, lorsque sa cape quitta son champ de vision, elle relâcha l'air qu'elle avait contenu.

Avec frénésie, ses yeux parcoururent la pièce, puis sa respiration s'accéléra avant qu'elle n'empoigne sa chevelure éparse.

Il n'avait pas pu lui dire ça. Elle se refusait à avoir entendu ces mots franchir la barrière de sa bouche. Même lui, n'avait tout de même pas pu lui balancer quelque chose d'aussi grave… Mais il fallait admettre que si.

Hermione rangea dans un coin de son bureau ses copies dans le désordre avant de prendre la fuite de son bureau, avec une vitesse telle qu'elle ne ferma même pas la porte à clés.

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Snape tapait impatiemment du pied en observant à intervalle régulier la pendule située dans la tour juste au-dessus de lui.

« Je vais prévenir Minerva, lança Chourave.

_ Laissez-lui encore cinq minutes, la coupa Snape en une main tendue vers la professeure de botanique.

_ Ça fait déjà vingt minutes que vous dites ça Severus. »

Le sorcier s'apprêta à répliquer lorsqu'il vit la jeune femme arriver au loin.

« Eh bien, vous voilà enfin, maugréa Pomona, les bras croisés.

_ Désolé pour le retard, murmura Hermione. »

La sorcière râla encore dans sa barbe tandis que tous les élèves se mirent en route… Sauf Snape qui fixa étrangement la jeune femme. Son teint était abominable, ses cheveux tirés à quatre épingles et des sillons maintenant secs étaient encore visibles sur ses joues. Elle ignora royalement le regard de son collègue tandis qu'elle fermait le cortège d'élèves.

« Qui, lâcha-t-il d'une voix sombre. »

Hermione continua de l'ignorer, tandis que Snape lui agrippa le bras.

« Qui, répéta-t-il en serrant sa poigne.

_ N'allez pas me faire croire que ça vous intéresse. »

Snape papillonna du regard avant de prendre un Serpentard par le col pour le remettre dans les rangs, quittant par la même son emprise sur la jeune femme.

« Qu'est-ce que vous racontez ? murmura-t-il.

_ Vous croyez avoir le monopole de ma vie, Sn-

_ Pas ce nom, lâcha-t-il avec plus de douceur qu'à l'accoutumé.

_ Ecoutez donc McGonagall et lâchez-moi, gronda-t-elle en le fixant. »

Enragé d'entendre cette injonction, Snape lui attrapa de nouveau le bras, et l'entraina dans un coin d'une ruelle tout près du village. Personne n'y prêta attention et le groupe continua d'avancer. Le brouhaha des bavardages s'atténua peu à peu.

« On vous a défendu d'user de la magie contre moi donc vous avez décidé de tâter un autre terrain ?

_ Je peux savoir ce qui vous prend, gronda Snape.

_ Sortez donc votre baguette, le défia-t-elle.

_ Pardon ?

_ Mais oui, j'oubliais : il est plus facile pour vous d'user de votre verve. C'était même votre arme favorite durant mon adolescence, il est vrai que vous êtes extrêmement doué pour ça. Blesser les autres, c'est devenu d'une telle facilité. Vous aviez atteint pourtant l'apogée avec Lily Potter, vous cherchez à réitérer vos exploits ? »

Les poings du maître des potions se serrèrent, et c'est machinalement qu'il empoigna sa baguette, sans pour autant la sortir de sa poche.

« Allez-y. Qu'est-ce que vous avez en stock cette fois ? Me faire pousser des furoncles, graver les mots de « sang de bourbe » sur mon front ? »

Le sang de Snape quitta soudain son corps, et il crut s'évanouir sur place.

« Je vous défends de…

_ Quoi ? Je n'ai donc plus le droit de dire ce terme, en plus de votre prénom ? Ça me ferait pourtant un surnom parfait vous ne trouvez pas ? La sang de bourbe orpheline de Poudlard. Allez-y, professeur, cracha la jeune femme. »

Hermione sortit sa baguette et la pointa contre le menton de Snape qui ne bougea pas d'un iota. Les yeux de la professeure jetaient de véritables éclairs, et elle semblait sur le point de le carboniser sur place.

Pourtant, Snape ne faisait aucun geste pour se défendre, lui qui n'avait auparavant jamais perdu une occasion pour se battre, surtout avec elle.

« Qu'est-ce que vous attendez ? Lancez-moi un sort, lui intima-t-elle d'une voix cassée. »

Vite, les musiques de Noel qui raisonnait à Pré-Au-Lard leur parvinrent aux oreilles, et l'attention d'Hermione se détourna le temps d'une seconde ou deux. Une seconde où Snape ne vit qu'une souffrance extrême dans son regard, une de celle qu'il n'avait encore jamais vu.

« Her… Dites-moi. Pourquoi avez-vous accepté d'accompagner les élèves aujourd'hui ? »

Sa question, aussi innocente soit-elle, sonna comme l'ultime coup de glas. Il vit la détresse dans ses yeux avant qu'elle ne le repousse violemment. Incapable d'user de la magie, elle s'en alla dans la direction opposée de Pré-Au-Lard tandis que Snape entendait Chourave l'appelait à s'en détruire les poumons.

Hébété, incapable de comprendre ce qu'il venait de se passer, le maître des potions observa la jeune femme faire quelques pas avant de transplanner.

Chourave arriva à sa hauteur, plus qu'agacé.

« Qu'est-ce que vous avez fait encore ? »

Snape observa encore l'endroit où Hermione avait disparu, encore sous le choc.

« J'aimerai bien le savoir. »

Pomona observa son collègue, tiraillée. Il avait l'air sincèrement blessé. Et jamais elle n'avait vu Snape dans un état pareil. Alors que le maître des potions emprunté le chemin de retour vers Poudlard, la professeure de botanique l'observa faire sans un mot et sans même penser à lui demander de l'aider à superviser les élèves.

Il ne valait mieux pas qu'elle parle de tout ça à Minerva.

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Le bureau d'Hermione était ouvert, mais vide. Ses appartements étaient scellés, mais Snape n'avait détecté aucune présence à l'intérieur. Il avait vérifié trois fois.

Se déplacer dans le château était plutôt facile : une bonne partie des étudiants étaient, soient chez eux, soient à Pré-Au-Lard.

Snape soupira un bon coup. C'est dans ce genre de cas qu'il aurait tué pour être en possession de la carte des Maraudeurs.

Alors qu'il arpentait le couloir menant à une de ses salles de classes, il entendit un bruit. Vite, le sorcier se tourna et chercha à trouver la provenance de ce son.

Cela ressemblait au bruit d'une vieille radio, qui passait des chants de Noel complètement has-been. Baguette levée, Snape avança dans la semi-pénombre jusqu'à tomber sur un mur nu. Il fit quelques mouvements complexes sur la brique, et une porte se dessina.

Il l'ouvrit et devina où il venait d'atterrir. La Salle sur Demande.

Cette dernière comportait plusieurs paillasses donnant sur quelques chaudrons frémissant de plusieurs liquides, un tableau avec des tas de formules complexes et des piles immenses de livres.

Plus loin, il vit la fameuse touffe de cheveux frisottés que portait sa foutue collègue. Elle était assise sur un bureau à l'équilibre précaire, juste éclairé par quelques bougies. Elle était recroquevillée sur son siège, à fixer un livre ouvert sur la même page depuis dieu sait quand.

Snape avança d'un pas, réalisant qu'elle n'avait pas remarqué sa présence. Il se mordit l'intérieur de la bouche avant de sortir sa baguette et de la pointer avec la radio grésillante posé sur la table.

Lorsque la mélodie de Noel changea, Hermione releva vite la tête et la tourna derrière elle.

« Je vous ai blessé. »

Hermione décida de ne pas répondre. En réalité, elle n'en avait pas la force. Elle avait à peine celle de se lever le matin depuis quelques jours, alors l'affronter… Non. Il n'en valait pas la peine.

« Je sais que je vous ai blessé. Mais j'ignore comment. »

La jeune femme ferma les paupières pour retenir ses larmes. Sa voix de stentor était plus proche, elle l'entendait à l'oreille. Mais elle voulait qu'il parte.

« Je vous en ai pourtant fait baver depuis tout ce temps.

_ Je peux vous rétorquer la même chose, souffla-t-elle en trifouillant sa plume posée juste à côté du carnet. »

Hermione vit la main du maître des cachots se tendre vers elle.

Alors, elle daigna enfin darder son regard vers lui.

La colère de tout à l'heure s'était envolée. En fait, elle n'avait plus la place émotionnelle pour lui accorder ce genre de sentiment. Hermione détourna ses yeux, mais il prit sa main et tira légèrement sur son bras.

« Vous croyez que ça va toujours résoudre nos problèmes ? »

Snape leva les sourcils, comme courroucé et Hermione soupira en se levant.

« Je vous déteste, murmura-t-elle en se laissant porter par le rythme de la mélodie qu'il lui imposait dans ses pas.

_ Je sais. »

Snape glissa son bras dans le creux de ses reins et elle posa sa joue contre le tissu de son costume, si doux et réconfortant.

« Vous avez besoin d'aide ? »

La jeune femme papillonna du regard vers Snape qui l'observait de toute sa hauteur. Jamais personne ne lui avait proposé de l'aide. Elle sentit des larmes monter, et détourna ses yeux.

« Par contre, ne salissez pas mon costume avec ça. »

Hermione ne put s'empêcher de ricaner. Elle étouffa un sanglot en plongeant son visage dans le torse du maître des cachots qui continuait de se balancer au rythme doux de la même mélodie que celle sur laquelle ils avaient dansé au bal de Noel. Puis, elle renifla en dégageant son visage et en reprenant sa position initiale, l'oreille collé à son thorax. Entendre des battements de cœur avait un côté apaisant.

« Je les envie. J'envie les élèves pour qui c'est une plaie de remplir une autorisation de sortie. »

Snape ferma les paupières.

Il s'insulta intérieurement de con avant de serrer sa main. Il continua de danser en silence, alors que la gorge d'Hermione ne cessait d'être nouée.

« De ma jeunesse, j'ai appris à les remplir moi-même pour éviter des « désagréments ». Je peux le faire pour vous si vous voulez.

_ Je n'en ai plus besoin.

_ Je crois que si. »

Hermione leva son visage vers celui de son détesté collègue. Elle posa alors sa main libre sur sa joue, et le fixa étrangement.

« C'est quoi votre problème ? »

Snape pouffa, et Hermione se rendit compte qu'elle ne l'avait jamais entendu rire. Ou peut-être une fois, lorsqu'elle avait glissé dans les escaliers.

« Franchement, j'en ai trop pour les compter, mais vous êtes le numéro un de ma liste. »

Hermione rit alors qu'il la fit tourner plusieurs fois avant de la serrer contre lui, toujours en cadence avec la musique.

« Je préférais quand vous aviez changé tout le contenu de ma penderie pour la remplir de robes de nonne.

_ C'était un plan parfait, lâcha-t-il, nostalgique.

_ Ça allait bien avec vos habits habituels de prêtre.

_ Garce, grogna-t-il entre ses dents. »

Le rire cristallin qu'il entendit de la bouche de la jeune femme parvint à effacer les dernières traces de sa tristesse avant qu'il ne la fasse tournoyer de nouveau.

« On a laissé Pomona toute seule, souligna-t-il.

_ Elle va nous le faire payer.

_ Ça ne fait aucun doute.

_ Elle va vous envoyer sur les roses quand vous lui demanderez de vous donner des ingrédients.

_ Aucun problème, vous irez les chercher dans la Forêt Interdite.

_ Pardon ?

_ Je suis partie à cause de vous, il ne manquerait plus que je prenne à cause de vos pleurnicheries.

_ Vous n'êtes vraiment qu'un sale con. »

Snape haussa les épaules, et Hermione laissa tomber son bras autour de sa nuque alors qu'ils continuaient de valser.

« Mais merci quand même, lui glissa-t-elle en un murmure. »

Légèrement déconcerté, le sorcier renforça sa prise sur elle, juste un peu. Il posa sa joue sur sa tête et décida qu'ils pouvaient peut-être encore danser un peu. Juste un peu.