Disclaimer : Les deux personnages mentionnés dans ce texte appartiennent à Masami Kurumada.
Rating : T
Bonsoir,
Me revoilà avec un nouveau poème qui, je dois l'avouer, représente quelque chose d'assez particulier pour moi. Car cela faisait longtemps que ces vers trottaient dans ma tête, qu'ils cherchaient à sortir, et j'ai mis un certain temps à en être satisfaite. Des vers dans lesquels j'ai essayé de retranscrire la souffrance de Milo après la mort de Camus (la première). Car si c'est une peine que j'imagine bien évidemment insoutenable, je la vois également chargée d'incompréhension, de remise en question, et de colère, aussi. Alors ce poème n'est pas joyeux, et je m'en excuse, et il reprend un peu certains des thèmes déjà abordés dans mon tout premier poème (Partout de la glace). Mais j'ai eu envie d'approfondir l'analyse de la douleur de Milo, parce que... eh bien je ne sais pas. Je suis probablement maso… Ceci étant dit, j'espère que vous parviendrez malgré tout à comprendre ce que j'ai essayé de partager ici.
Et puis comme toujours, je vous remercie de prendre le temps de me lire, et de me laisser vos impressions sur mes machins en alexandrins. Je sais qu'ils sont un peu des ovnis Saint Seiyaèsques. Mais ce sont mes ovnis à moi…
Je vous souhaite une bonne lecture, et j'espère que cela vous plaira (un peu).
Mon amour je te hais
Cette nuit je suis seul, et je maudis le jour,
Qui t'a vu me quitter, sans question, sans détour,
En déchirant mon âme, en effaçant la vie,
Qu'avec toi je voulais, éternelle, infinie.
Cette nuit je suis las, et je n'attends plus rien,
Du soleil qui se lève, chaque jour, chaque matin,
Je survis, je me bats, par devoir, par respect,
Pour Celle que je sers, et pour l'Humanité.
Hier j'ai tout perdu, quand ton âme s'est éteinte,
Mon cœur s'est arrêté, étouffé par l'empreinte,
Que ta mort a laissée, sur mon corps ébahi,
Vidé par ton départ, brisé, anéanti.
Pourquoi m'as-tu laissé, toi qui pensais m'aimer ?
Comment as-tu pu croire, que je l'accepterai ?
Alors que tu étais, mon ami, mon miroir,
Celui en qui j'avais, de tout temps voulu croire.
Camus, c'est sur ta tombe, que je pleure en silence,
En caressant la pierre, symbole de ton absence,
En touchant de mon doigt, ce qu'il reste de toi,
Un amas gris et froid, que je ne connais pas.
Je sais que c'est pour Lui, que tu t'es sacrifié,
Car c'était ton devoir, ta voie, ta destinée,
Que tu avais choisie, que tu voulais garder,
Malgré toi, malgré moi, et tout ce qui nous liait.
Pourtant je n'ai rien lu, dans tes yeux ce jour-là,
Je n'ai rien deviné, dans le son de ta voix,
Quand tu m'as effleuré, en délaissant mon lit,
Quand je t'ai dit je t'aime, et que tu es parti.
Non je n'ai pas compris, ton mutisme, ta distance,
Pourquoi tu m'as fermé, ton cœur et ta conscience,
Si j'avais pu savoir, je t'aurais retenu,
Puis t'aurais libéré, car tu l'aurais voulu.
Mais avant j'aurais pu, te serrer contre moi,
Profiter de ton corps, encore une dernière fois,
M'enivrer de ta grâce, te graver dans mes mains,
Pour te garder en moi, imprégné dans mes reins.
Cette nuit je suis seul, et je maudis la vie,
Qui de toi m'a privé, qui à moi t'a ravi,
En nourrissant ma rage, ma souffrance et ma peine,
Mon amour je te hais, presque autant que je t'aime.
Merci de m'avoir lue. Portez-vous bien...
