Bonjour !
Et voici la suite !
« Arthur… », murmura Francis près de son oreille.
Il s'était placé tout près d'Arthur pour un petit câlin. Et il osa caresser le torse d'Arthur dans un geste lent et sensuel qui se fit vite arrêter par une poigne terrible.
« Je me demandais quand tu passerais à l'attaque, ricana Arthur.
- J'ai attendu plus d'une semaine, se plaint Francis. En plus, tu m'avais laissé sur ma faim, il n'y a pas si longtemps. Rappelle-toi à quel point tu en avais envie.
- Et ce n'est pas le cas aujourd'hui », lui sourit Arthur.
Francis savait qu'il aurait des difficultés à séduire Arthur, même s'ils dormaient dans le même lit. C'était une torture permanente d'avoir un mec qu'on désirait dans ses draps sans pouvoir tenter quoi que ce soit.
« Emma ne t'a pas dit qu'on laissait les femmes qui viennent d'accoucher tranquilles, le taquina Arthur.
- Ça fait un moment que tu as accouché. Les petits vont bientôt marcher et gambader partout. Et on n'aura plus Emma dans les pattes.
- Ce serait tellement dommage, ironisa Arthur.
- Je sais que la situation t'amuse. Tu n'arrêtes pas de faire tourner en bourrique, Emma. »
Arthur ne put s'empêcher de rire. Oh ! Arthur avait de la répartie quand Emma tentait de le remettre sur le droit chemin de la féminité. Il savait comment la rendre chèvre avec tout un tas d'arguments. Et malheureusement pour Emma, Arthur était bien plus intelligent qu'elle et avait beaucoup plus d'expérience dans la rhétorique.
« Au bout d'un moment, je vais m'en lasser, lui dit Arthur comme sur le ton de confidence.
- Vivement qu'elle s'en aille. On pourrait reprendre là où on s'était arrêté la dernière fois qu'on a voulu s'envoyer en l'air. Ça fait un moment que je suis coincé avec toi. Et je ne dirais pas non à quelques caresses, voire un petit peu plus.
- Pas tant qu'Emma est encore là.
- De quoi as-tu peur ? », dit sérieusement Francis en se mettant sur ses coudes pour surplomber Arthur.
Il voyait à peine Arthur dans la pénombre de la chambre. Cependant, il put distinguer à quel point la question ne lui plaisait pas.
« Elle ne va pas rentrer dans notre chambre, tenta Francis.
- Je ne veux pas retomber enceint de toi. »
Francis fronça les sourcils. Tout à son désir, il n'avait pas tellement pensé à ce genre de conséquences. Il avait très envie d'Arthur, de le prendre et de lui faire gémir son prénom, mais pas tellement de se retrouver avec un nouvel enfant sur les bras.
Francis sortit de ses pensées, quand Arthur le fit basculer sur le dos, se plaça sur son bassin et l'embrassa. Ah ! Enfin ! Arthur se décidait à aller un peu plus loin. Francis attrapa les hanches d'Arthur et chercha très vite à accéder à la bouche d'Arthur. Leurs langues eurent juste le temps de rentrer en contact, électrisant tous leurs corps, qu'Arthur se recula.
« Arthur ! », râla Francis avant de renverser la situation.
Francis surplombait maintenant Arthur, son bassin bien calé entre ses jambes. Il allait embrasser de nouveau Arthur, quand celui-ci plaça un doigt sur sa bouche et parla :
« Deux-trois petites choses avant de commencer. Tu oublies de me pénétrer et surtout d'éjaculer à l'intérieur de moi. Pas de bébé supplémentaire. »
Francis rougit au possible, comprenant qu'il avait fait passer ses désirs avant la réalité de la conception.
« Je ne vais pas te faire un dessin sur comment on fait les bébés, insista Arthur.
- Oh ! C'est bon, râla Francis en se couchant sur le côté. J'étais plus d'humeur à te prendre qu'à faire l'inverse… Et… Désolé, je n'avais pas vraiment pensé à ça. »
Arthur déposa un baiser dans son cou et commença à caresser son torse. Le fourbe savait depuis le début ce qui allait se passer. Francis en avait un peu marre d'être toujours dans cette position avec Arthur. Bon. La seule fois où ils avaient échangé, ils avaient fait des petits. Donc, Francis comprenait très bien qu'Arthur n'ait pas envie d'avoir un autre bébé. Et il était tout à fait d'accord avec ça. Et son corps commençait à réagir à toutes les attentions d'Arthur. Il allait forcément passer à la casserole. Il avait envie d'Arthur, mais pas vraiment comme ça. Francis avait l'impression d'être d'un compliqué et n'était pas vraiment avec Arthur.
Arthur mordilla le bout de son oreille, ce qui aviva son désir, et murmura :
« Je ne suis pas obligé de te prendre pour qu'on ait du plaisir. »
Francis tourna la tête pour regarder Arthur. Il ne savait pas trop ce qu'il avait en tête, mais ça le tentait bien.
« D'accord… J'aime bien quand même, c'est juste que je n'ai pas très envie là maintenant… Et j'ai quand même envie de toi…
- Il n'y aucun problème, Francis », dit Arthur avant de l'embrasser passionnément.
Leurs langues se mêlèrent intimement, dansant ensemble et provoquant l'émoi. Francis n'était pas sûr qu'une autre nation se serait montrée aussi compréhensive qu'Arthur concernant ses désirs. Son corps devint de plus en plus chaud au fur et à mesure que les caresses étaient données. Son sexe bandait de plus en plus dur contre l'aine d'Arthur.
Francis sentit Arthur sourire contre ses lèvres. Arthur décala légèrement son bassin pour que leurs érections se touchent enfin. Francis gémit sous la sensation. Même à travers leurs vêtements de nuit, l'expérience était grisante. Arthur commença à se déhancher contre lui. Et Francis adopta son rythme lent. Entre deux baisers, ils gémissaient fortement leur plaisir.
Le frottement intense faisait remonter toute sorte de sensations agréables le long de leurs verges et entretenir une douce tension dans leur bas-ventre. Arthur rompit leur baiser. Haletant, il caressa délicatement le visage de Francis. Arthur descendit le pantalon de Francis, puis le sien. Il revint se coller contre Francis. La sensation de son pénis nu contre le sien était encore plus extraordinaire. Francis gémit fortement quand il sentit les mains d'Arthur se saisir de leurs érections.
Francis pouvait faire coulisser sa verge dans cette main étroite, tout en touchant le sexe de son amant. C'était vraiment délicieux. Francis savait qu'il n'aimait pas Arthur, mais il adorait baiser avec lui. Tout était plus intense avec lui. Francis ne savait pas pourquoi. Était-ce l'excitation de coucher avec son rival politique ou un ancien ami d'enfance ? Il ne savait le dire. Peut-être le désirait-il beaucoup physiquement parlant.
Son bassin bougeait tout seul, à la recherche du plaisir le long de sa verge. Arthur n'était pas en reste et se déhanchait avec ardeur. Leurs souffles se mélangeaient alors qu'il gémissait le prénom de l'autre et toutes sortes d'encouragement. La tension dans leurs bas-ventres devint de plus en plus intense, tout comme le plaisir pris se faisait plus vif.
Arthur caressa du pouce la veine sous son pénis, puis le gland, avant de faire coulisser sa main sur toute sa longueur. Francis sentit son corps céder soudainement à un plaisir plus intense. Il jouit tout contre Arthur. Il sentit peu de temps après Arthur le rejoindre dans l'orgasme. Francis ne fut pas contre qu'Arthur se rapproche un peu plus de lui et s'endorme contre lui.
Un câlin post-orgasmique ne voulait rien dire. Enfin, Francis l'espérait. Et bon, Francis devinait qu'ils coucheraient ensemble encore et encore pendant les mois à venir. Ils se retrouveraient forcément à se blottir l'un contre l'autre après la jouissance. Ce n'était vraiment rien. Et il avait bien d'autres choses importantes à penser. S'il s'endormait, est-ce qu'il raterait un second round ?
