Chapitre 8 : Discussion entre un chat et une étoile.

Le petit chat bleu voletait, se perdait dans les labyrinthes de couloirs que lui imposait la demeure dans laquelle il séjournait avec son compagnon de toujours Natsu. Ils étaient accompagnés depuis peu, de Lucy, la jeune constellationniste qu'ils avaient sauvée et que Natsu semblait avoir en grippe depuis lors.

—"... Je sens que ça va être très compliqué pour que ces deux-là s'entendent..." Chuchota Happy, un peut dépasser par la situation.

Le chat, bien que tout jeune, savait pertinemment que seul les deux concernés avait le pouvoir de faire évoluer leur... "relation" qui était ... comment dire? ... Glacial... En une entente plus cordiale...Tout du moins il l'espérait.. Le chat soupira découragé de sa propre naïveté. Happy savait très bien que lorsque Natsu tenait quelqu'un en grippe. Il était très compliqué de le faire changer d'avis sur le sujet. La boule de poils bleu se souvint aussi d'une chose.. La discussion qu'il avait surprise entre les propriétaires de la maison tournait encore dans sa tête. Or, Happy savait qu'il ne devait pas tirer de conclusions hâtives, sous peine de subir le courroux de Natsu! "..Déjà qu'il hait les constellationnistes.. Je ne vais pas jeter de l'huile sur le feu en lui parlant du fait que la nôtre aurait un possible lien de noblesse... Lui qui les méprise tant...". Dans ses sombres pensées, Happy ne se rendit pas compte qu'il se trouvait maintenant devant la porte de la chambre que le compte avait attribuée à la jeune fille. Il fut tiré de ses pensées en entendant un doux chant résonner. Pendant quelques secondes, le chat volant hésita entre rebrousser chemin et rester planter devant la porte. Finalement il ne choisit aucune des deux solutions et se permit de rentrer dans la pièce finement éclairée. La chambre ressemblait en tout point avec celle qu'il partageait avec Natsu. À l'exception près que les mûres ici étaient peints alternativement d'une rose claire et de blanc. De même que le lit, les rideaux, le tapie, et à peu près tout dans cette pièce!!!

—C'est à donner la migraine cette couleur!

—N'est-ce pas?

—Arg!! Happy venait de sursauter en découvrant face à lui, très près... trop près de son museau, le visage de Lucy.

Elle portait seulement une serviette sur elle et ses cheveux étaient encore humides de son bain pris un peu plus tôt. Mais sous le regard espiègle de la boule de poile, Lucy perdit de son assurance et se sentit rougir jusqu'à la racine, et elle fusilla du regard Happy qui se mit à éclater de rire aux larmes, se tenant le ventre. Encore une fois il fut stoppé, parce que Lucy était maintenant en train de lui tirer sournoisement les moustaches.

—Dit donc TOI!!

—Aie aie aie!!! Louchhi tu m'fais malcch!!! Il avait la larme à l'œil.

Dans un soupir, la jeune fille le lâcha et s'assit sur le grand lit en baldaquin. Elle entrepris de se peigner les cheveux tout en parlant à l'intrus.

—Qu'est-ce que tu fais la Happy... c'est Natsu qui t'envoie m'espionner???

Elle avait dit ça avec un ton hautain et véhément qui ne lui allait pas !

—Non Lucy, tu n'y es pas du tout... je me baladais et je me suis retrouvé devant ta porte... alors... je voulais savoir comment tu allais?

La jeune fille s'était figée dans ses mouvements. Elle regardait maintenant droit devant elle, baissant lentement la main qui tenait sa brosse. Elle la posa à côté d'elle. Son visage s'était soudainement assombri, et elle approchait sa main du chat qui était posé sur le lit à sa droite. Pendant un bref moment, Happy craint pour ses moustaches, mais il fut surpris quand une poigne douce le saisit et l'amena vers la blonde... qui le prit délicatement dans ses bras. Enfouissant son visage dans son pelage court et doux. Le jeune chat fut gêné de cette proximité, et en même temps, il ressentit une certaine nostalgie. Dans cette étreinte, il perçut toute la tristesse qui meurtrissait la jeune mage. Il en fut profondément peiné et se souvint des paroles du compte.

—Dit moi Lucy..

Il la sentit se tendre autour de lui.

—Hum.. c'était quoi le morceau que tu chantais tout à l'heure ?

La jeune femme se détacha de lui et le regarda curieusement dans les yeux. Happy se sentit transpirer. Elle lui sourit avant de répondre.

—C'était une chanson que me chantait ma mère quand j'étais enfant. J'aime la fredonner quand je me sens un peu nostalgique... ou triste..

— Tu es triste? Le questionna-t-elle naïvement.

Elle gloussa.

—Non plus maintenant Happy, et c'est en partie grâce à toi !

Elle lui fit un magnifique sourire ce qui réchauffa le cœur du compagnon au mage de feu. Il déploya ses ailes dans un nuage scintillant et flotta face à elle, lui rendant son sourire.

—Tu sais, je reconnais que Natsu est parfois un peu dure. Mais si tu apprends à le connaître, tu verras quelle personne extraordinaire il est !

Lucy, eut envie de le contredire.. mais elle se ravisa.

—C'est vrai, après tout... je ne le connais que depuis quelques jours... Et à chaque fois, je l'ai entraîné dans des situations difficiles. Pensa-t-elle.

—Très bien! Je veux bien consentir à faire un effort avec lui. Peu importe s'il me repousse, je veux lui montrer qu'il ne me connaît pas non plus !

La blonde était maintenant debout sur son lit, le poing en l'air. Happy fut amusé par le tableau et rit joyeusement.

— En faite tu es plus normal que je croyais !

— Comment ça normal ?

— C'est vrai, avoue que tu es bizarre Lucy ! Se moqua sournoisement Happy.

— Répète un peu sale matou !! Feignant la colère, la jeune fille sauta du lit et partit à la poursuite du félin volant à travers toute la pièce !

Le vacarme qu'ils faisaient pendant leur course-poursuite avait directement alerté les sens aigus du chasseur de dragon. Il sortit de sa chambre en furie et frappa violemment à la porte de sa voisine en entendant les cris d'Happy. Il n'attendit pas qu'on l'autorise pour rentrer dans la chambre. Et ce qu'il vit le laissa sans voix pendant un bref instant. Le lit de la jeune fille avait été complètement défait, les coussins jonchaient le sol et des plus était toujours suspendu dans l'aire, en même temps que sous une masse de drap, des rires étouffer se faisaient entendre. Un mouvement se fit voir et une boule bleue ébouriffée en ressortit toujours hilares. Il fut surpris de se trouver face à face avec son ami.

— Oh ! tien Natsu ?

À l'entente de ce nom, la deuxième silhouette sous les draps se figea net. Timidement une tête blonde décoiffée fit son apparition. Elle rougit en voyant le jeune homme en face d'elle. Elle bafouilla tellement que sa phrase fut complètement incompréhensible.

— Qu'est-ce que vous faites tous les deux ? Les réprimande la torche humaine. Il semblait furieux et regardait de haute la jeune femme.

— Nous n'avons plus le droit de nous amuser à ce que je vois... Marmonna entre ses dents Lucy. Elle se leva, gardant le drap rose contre son corps.

Ils se jauchère comme cela quelques minutes durant. Avant que Lucy ne s'exprime, clairement cette fois-ci.

— Tu comptes rester planter là encore toute la nuit, ou je vais pouvoir aller me changer à un moment ou à un autre ?

Elle avait de nouveau parlé avec le ton froid qu'elle avait utilisé plus tôt dans la soirée. L'autre sembla se renfrogner. Sans la lâcher du regard, il se détourna et prit le pas pour sortir de la chambre. Entre les deux, Happy faisait le va et viens entre son amis d'enfance et la jeune fille. Jusqu'à ce qu'une voix autoritaire ne l'interpelle.

— Happy dépêche-toi ! Demain nous partons à l'aube!

— Aye sir... Le chat adressa un regard désolé à Lucy et parti à tir d'elle, fermant doucement la porte à son passage.

Subitement, la grande chambre devint mortellement silencieuse. La jeune femme s'étala en biais sur le matelas moelleux et fixa le plafond. Elle se surprit en distinguant des formes d'étoiles tapissées sur celui-ci. "Maman.. tu veilles sur moi n'est-ce pas? J'en suis certaine !" À cette pensée, Lucy sourit, elle oublia ses accros avec Natsu et se dirigea vers la salle de bain. Malheureusement.. la jeune femme se rappela qu'elle avait laissé son pyjama dans sa valise. Qui était à des lieues d'ici.

—Olala... comment vais-je faire ? Marmonna-t-elle dépité.

En plus, les nuits se rafraîchissant. Mais Elle ne se voyait pas porter de manche. Distrètement, elle regardait ses poignets redevenus douloureux. Elle qui avait complètement oublié ses blessures.. la brûlure se faisait de plus en plus forte à mesure que les secondes s'écoulaient. De plus, en y regardant de plus prêt. La jeune femme pouvait distinguer sur les morceaux de peau à vif, une très fine cicatrice qui prenait une forme d'arabesque. La brûlure déjà en soie était bien étrange. Elle représentait, de son point de vue, des jets de flammes. Si elle avait pu avoir dû recule sur la situation, si elle ne souffrait pas le martyre et si elle n'avait pas été sûre de garder des cicatrices toutes sa vie... elle aurait prèsque pue les trouver Jolie.

—Mais tu dérailles complètement ma vieille !!! Elle se réprimanda.

Un courant l'aire la fit frissonner. Elle se leva et partit en quête de vêtements chauds pour qu'elle puisse passer la nuit. Elle fouilla les moindres recoins de la pièce pendant au moins 20 minutes, mais rien n'a faire. Lucy profita de cette recherche pour ranger le bazarre qu'elle et Happy avaient mis. Seulement.. elle avait beau avoir inspecté la pièce en entier, pas l'ombre d'un pyjama, ou d'un t-shirt ne fit voir le bout de son nez. La seule chose que le jeune fille trouva, ce fut un peignoir en satin rose doux au toucher. Elle l'enfila en le nouant à la taille.

—Je devrais peut-être demander à Alice si elle peut me prêter une tenue de nuit ?

Sur cette pensé, aussi discrètement que possible, Lucy sortit de sa chambre. Le couloir était sombre alors elle prit soin de bien regarder où elle mettait les pieds. La jeune blonde passa devant la chambre que se partageaient Natsu et Happy. Elle s'arrêta quelques instants devant, une tension lui tordait les entrailles alors qu'elle tendait l'oreille, cherchant à capturer un bout de conversation. Elle n'arriva pas à capter de quoi ils parlaient, mais un bruit de pas la fit paniquer! Elle se détacha de la porte et fila à toute allure accompagnée de la pénombre. Une fois considérée hors de porté des sens du mage aux cheveux roses. Lucy, se permit de souffler, le cœur effréné par sa course. Elle reprit son souffle, regardant par-delà la fenêtre, ce que le paysage lui offrait. Elle fut subjuguée par la beauté du jardin éclairé de lanterne s'apparentant à des lucioles. « ou à des fées » Gloussa-t-elle doucement.

— Fairy Tail, je me demande si je réussirais à intégrer cette guilde ?

Elle reprit sa marche, flânant négligemment dans les couloirs. Elle tenta de trouver dans quelle direction pouvait se trouver les appartements de l'Héritière... d'ailleurs, Lucy se rendit compte qu'elle ne connaissait pas le nom de famille de la jeune fille.

— Je lui demanderais demain ! En attendant, je crois que je vais devoir trouver une autre solution pour ce soir, c'est impossible de se retrouver dans cette maison, d'autant qu'il fait particulièrement sombre ce soir.

Il lui fallut donc rebrousser chemin, sous peine de définitivement se perdre dans tous ces couloirs. Elle fut très vite de retour devant la porte de sa chambre. Soudain, elle perçut des éclats de rire en provenance de la chambre voisine. Une idée folle, voire suicidaire lui traversa l'esprit.Elle prit son courage à deux mains et toqua. Mais, à mesure que les rires s'étaient tus, et que des bruits de pas s'approchaient, la jeune fille voulu de nouveau fuir à toutes jambes s'enfermer dans sa chambre et y rester jusqu'au petit matin. Malheureusement cette fois, elle n'eut pas le temps de faire un pas que la porte c'était grande ouverte, sur un Natsu... pauvrement habiller. Il avait des mèches de cheveux qui lui tombaient devant les yeux, torse nue, habillé seulement d'un pantalon ample. En la voyant, il prit une aire détaché, mais la scruta de la tête aux pieds. Un peut embarrasser de se montrer ainsi vêtu, Lucy resserra les pans de son peignoir devant elle. Elle se racla la gorge et demanda hésitante.

— Excuse-moi, mais.. hum... est-ce que, tu aurais un T-shirt à me prêter s'il te plaît ?

Il la fixa indifférent et elle se sentit obligée de poursuivre, dansant d'un pied sur l'autre.

— Heu, en faite, j'ai, toutes mes affaires étaient dans ma valise à Argéon. Et je n'ai pas d'autres vêtements mis à part la robe qu'on a achetée cette après-midi

L'Homme face à elle ne broncha pas d'un pouce. Il la regardait toujours de manière indéchiffrable, ce qui mit très mal à l'aise la jeune magicienne. La blonde repensa alors à la discussions qu'elle avait eues avec Happy.

— Écoute, je suis, désolé pour tout à l'heure. Je n'ai pas été, très sympa mais je... je n'ai pas envie que tu me vois comme quelqu'un que je ne suis pas. Alors... je.

— Ce n'est pas important. Moi-même je n'ai pas été correcte mais on n'est pas là pour faire ami/ami.

La petite blonde eut l'impression de recevoir une douche froide, elle baissa les yeux, en se triturant les mains. Heureusement, Happy vient à sa rescousse, il passa devant le jeune homme et tendit à la jeune fille une étoffe noire.

—Tiens Lucy, prend ça c'est un vieux T-Shirt à Natsu, il ne le met plus donc garde le pour cette nuit.

— Merci..

Elle tourna les talons, toujours la tête basse et rentra dans sa chambre. Derrière, elle entendit Happy réprimander Natsu, avant que celui-ci ne claque la porte. La blonde souffla exaspérée et maintenant complètement découragé, ce n'était pas faute d'avoir essayé de se réconcilier. « Je me demande vraiment ce que j'ai pu faire pour qu'il me ... déteste à ce point. » Sentant que ses réflexions tourneraient en rond la jeune femme épuisée, décida de s'apprêter pour aller dormir. Elle déplia le bout de tissu que lui avait donné Happy, il s'agissait d'un long T-shirt noir possédant l'inscription : « I'm Dragon Slayer » imprimer en rouge clair. Elle l'enfila et constata qu'il était trop grand pour elle, il lui arrivait à mi-cuisse. L'étoffe était chaude et sentait les épices et le feu de bois. Cette odeur la rassura étrangement en même temps qu'elle la réconforta.

— On dirait que du feu coule dans mon corps me réchauffe de l'intérieur

Étrangement, la jeune femme se sentit en sécurité, comme si rien ne pouvait lui arriver. Elle s'allongea sur le lit, se glissa dans les couvertures et ferma les yeux. Inconsciemment, elle respira le parfum qui imprégnait le vêtement, et elle s'endormit.