Bonjour mes chers miraculeurs.

Tout d'abord j'espère que vous avez passé un Joyeux Noël. Etant de nouveau samedi, voici le chapitre suivant. Bonne lecture et à la semaine prochaine. passez un bon réveillon de fin d'année. Bisous miraculeux.

Lefevrejoy: Je suis ravie que le chapitre précédent t'ai plu, je voulais changer un peu du cliché de la séance photo ^^ J'espère que celui-ci te plaira également. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Passe un bon réveillon de fin d'année. Bisous miraculeux.

Malauu-Ladynoir: Je voulais changer un peu de la séance photo et l'interview a été l'occasion de sortir quelques petites choses ^^ Adrien, malgré sa formation de mannequin, reste un humain qui peut être surpris. Et Nadja l'a pris en défaut. Je suis très contente que tu trouves que je respecte le caractère des personnages du canon. Tu connais déjà la suite mais je te souhaite tout de même une bonne lecture. Passe un bon réveillon et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux

Kiritsumime: Le but était de mettre Adrien mal à l'aise justement et de sortir un peu du cliché de la séance photo. J'espère que mon histoire continueras à te plaire. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Passe un bon réveillon. Bisous miraculeux.

CHAPITRE 17 : PLUS QU'UNE AMIE

Adrien se redressa brusquement et croisa le regard vert de son ami.

- Je suis attiré par Kagami parce qu'elle ressemble à Ladybug.

Il avait mis des mots sur sa pensée, la rendant soudainement plus tangible, plus réelle, pour lui comme pour son Kwami. Plagg lui sourit avant de répondre.

- Tu l'as enfin réalisé, Gamin. Je suis fier de toi mais, continue, ce n'est pas la seule chose que tu te caches à toi-même.

Le blondinet écoutait d'une oreille distrait le petit chat noir, son esprit étant déjà en ébullition pour lui révéler les dernières vérités auxquelles il n'avait pas voulu faire face jusqu'à présent.

Il vit Kagami arriver et repartir en voiture. Sa mère qui était toujours là derrière elle. Ces moments où ils s'étaient échappés ensemble et le fait que Marinette était devenue sa première amie. Il repensa au combat contre Ikari Gozen, sa mère akumatisée puis, finalement à ce qu'avait dit André le glacier: "un assemblage parfait et toujours réussi dont rien ne pourra troubler l'harmonie." pour lui et Kagami et " un mélange détonant, des parfums opposés mais quelle complémentarité" pour lui et Marinette. Il n'y avait pas fait attention à ce moment-là mais aujourd'hui il comprenait enfin…

- Kagami et moi nous nous ressemblons beaucoup.

Plagg avait regardé son porteur avec un regard approbateur.

- Nous vivons tous les deux selon les choix de nos parents. Nos deux parents n'admettent que la perfection de notre part et semblent oublier que nous sommes leurs enfants. Tous les deux nous n'avions pas vraiment d'ami et la première fut…

Adrien s'interrompit un instant alors qu'un tendre sourire étirait ses lèvres en pensant à celle qui vivait dans son cœur depuis si longtemps même s'il avait mis beaucoup de temps à le comprendre…

- ...Marinette.

Une bouffée d'amour pour la bluenette le traversa et il eut envie soudaine de se rendre chez elle pour lui déclarer qu'il l'aimait mais il se rappela son regard quand elle lui avait rendu son parapluie et la tristesse étreint son cœur: il l'avait blessé. Il lui avait fait tellement de mal. Il était prêt à prier n'importe quel dieu ou déesse pour qu'elle lui pardonne un jour…

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- Adrien, votre père veut vous parler. Il vous attend dans son bureau.

- Oui, Nathalie.

Cette dernière sortit de la chambre de l'adolescent et il entendit les claquement de ses talons s'éloigner dans le couloir. Adrien soupira et Plagg ressortit de sa cachette pour regarder son porteur avec inquiétude.

- Ça ira, Gamin ? demanda-t-il.

L'interpellé haussa les épaules, abattu.

- Ce n'est pas comme si je n'en avais pas l'habitude, Plagg; répondit-il.

Le petit Kwami voltigea à la hauteur des yeux de son porteur et annonça d'un ton sans appel.

- Je viens avec toi !

Avant qu'Adrien n'aie pu protester, le petit Kwami s'était glissé dans sa cachette habituelle. Il ne put s'empêcher de sentir son cœur se réchauffer à la présence réconfortante de ce dernier.

- Merci, Plagg.

- Je ne le fais pas pour toi mais pour le camembert que tu m'achèteras après ça; répliqua la voix de Plagg provenant de sa poche.

Adrien gloussa doucement. Cela faisait des mois qu'il connaissait Plagg maintenant et il savait qu'il était tellement plus que ce qu'il montrait au monde...et que le camembert était, certes, sa faiblesse mais aussi son échappatoire quand il montrait trop son bon cœur. Autant parfois il était plutôt difficile à vivre, autant Adrien ne souhaiterait le rendre pour rien au monde. Pas parce qu'il ne pouvait pas devenir Chat Noir sans lui, même si c'était très important pour lui, pas même parce que le Kwami ne le laissait jamais seul, lui qui l'a été tellement souvent dans sa vie, mais parce que, tout simplement, il avait appris à aimer son petit compagnon.

Le blondinet soupira puis quitta sa chambre pour retrouver son père dans son bureau, comme à chaque fois qu'il avait quelque chose à lui reprocher…

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Quand Adrien entra dans le bureau de son père, ce dernier lui tournait le dos. Il observait le tableau de sa mère, le dos bien droit et les mains croisées dans son dos. L'adolescent hésita une seconde, n'osant sortir son père de ses pensées, puis s'apprêta à lui parler quand Gabriel prit la parole.

- Adrien, peux-tu m'expliquer le titre de l'article qui se trouve sur mon bureau ?

Comme d'habitude, sa voix était sèche et froide. Il s'adressait à lui comme il s'adressait à ceux qui travaillaient pour lui, ne faisant pas la moindre différence du fait qu'il soit son fils. Et, comme d'habitude, le cœur d'Adrien se serra dans sa poitrine et son vœu pieu que son père l'aime enfin résonna de nouveau son esprit.

Obéissant comme toujours, Adrien s'approcha du bureau où était jeté le journal et lu le titre. " Adrien Agreste: son cœur n'est plus à prendre". Ce dernier s'emballa dans sa poitrine, déglutit et tenta de s'expliquer à son père, qui lui tournait toujours le dos.

- Nadia Chamack n'a pas suivi la liste des questions qui étaient prévues pour l'interview; commença-t-il à expliquer.

- Je sais déjà tout ça, Adrien; le coupa la voix, devenue plus tranchante de son père: Nathalie m'en a déjà informé. Ce n'est pas ma question.

Adrien ne put retenir un petit frisson de crainte lorsque son père se retourna enfin pour le regarder: son regard sur lui était aussi acéré qu'une lame. Il déglutit de nouveau et reprit son explication.

- Sa question m'a pris de cours: je ne m'y attendais pas.

Le regard de Gabriel se fit plus glacial encore.

- Un Agreste ne devrait pas se laisser surprendre et montrer ses émotions.

- Tu es passé Maître dans cet art, père; ne put s'empêcher de chuchoter Adrien, le cœur serré.

Gabriel garda le silence un petit moment, regardant son fils comme s'il méditait sur la meilleure façon de le rendre encore plus malheureux puis lui demanda.

- Le titre de cet article est donc bien vrai ?

L'image de Marinette apparut dans l'esprit d'Adrien, lui avait le réconfort nécessaire pour pouvoir répondre à son père sans flancher.

- Oui, père.

Gabriel ne sembla pas s'attendrir le moins du monde.

- Et ce n'est pas la fille Tsurugi ? continua-t-il à le questionner.

- Non, père; répondit simplement Adrien: son père n'avait pas besoin des détails de leur relation.

- Qui est-ce ?

La question flotta dans l'air et Adrien sentit un féroce instinct de protection prendre possession de lui: il devait protéger Marinette coûte que coûte, même si, pour cela, il devrait faire ce qui le terrifiait par dessus tout… Affronter son père.

- Je ne vous répondrais pas, père.

L'espace d'une demi-seconde, Adrien vit la surprise de son père à son affront mais ce dernier reprit bien vite contenance.

- Je suis ton père, Adrien: tu me dois obéissance. Dis-moi le nom de la personne que tu aimes.

Une chose étrange se produisit en Adrien à ce moment là: plus son père essayait de l'écraser pour obtenir l'information qu'il désirait, plus il se sentait devenir fort, comme si son côté Chat Noir prenait enfin le dessus.

- Je vous ai toujours obéi, père. Je fais toujours tout ce que vous me demandez. Mais, cette fois, je ne vous répondrais pas: mes sentiments n'appartiennent qu'à moi.

Si la première fois, Adrien avait aperçu fugacement la surprise de son père, il pouvait à présent clairement la voir sur son visage. Son regard tomba alors sur le tableau de sa mère et il eut l'impression qu'elle lui souriait, qu'elle l'approuvait. Un sentiment de fierté qu'il n'avait alors connu que lorsqu'il était Chat Noir l'envahit.

- Depuis quand es-tu devenu si impertinent, Adrien ?!

La voix de Gabriel était un mélange étrange de stupeur, de colère et d'admiration ? Adrien regarda de nouveau le tableau de sa mère et il eut l'impression qu'elle lui donnait son accord pour ce qu'il pensait lui répondre.

- Depuis quand avez-vous oublié ce que c'était d'être amoureux, père ?

Le choc absolu marqua les traits de Gabriel et toute la confiance d'Adrien s'envola soudainement: n'avait-il pas été trop loin ?

- Sort de mon bureau ! Maintenant !

Adrien haussa les épaules et se dirigea vers la sortie. Alors qu'il allait franchir la porte, la voix de Gabriel résonna de nouveau dans la pièce.

- Cette conversation n'est pas finie, Adrien.

- Je vous donnerais toujours la même réponse père: je vous obéirais toujours pour tout ce qui concerne le reste mais vous ne saurez pas qui est la personne que j'aime.

L'adolescent franchit la porte du bureau de son père et la referma derrière lui.

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Dès qu'Adrien eut refermé la porte de sa chambre, Plagg jaillit de sa cachette en s'exclamant avec enthousiasme.

- Je suis tellement fier de toi, Gamin !

Mais Adrien ne fit pas attention à ce que ce dernier lui disait. Ses jambes étaient de coton et son cœur battait à la chamade dans sa poitrine. Il finit par s'appuyer sur le mur derrière lui puis il se laissa glisser au sol, ne se sentant plus capable de tenir sur ses jambes.

Plagg voltigea devant ses yeux d'un air inquiet.

- Tout va bien, Adrien ?

Le blondinet fit un faible sourire à son Kwami.

- Plagg mais qu'est-ce que j'ai fait ? Père va me retirer de l'école…

Adrien remonta ses genoux contre lui, posa son front contre eux et se prit les cheveux dans ses mains.

- Je ne supporterais pas de ne plus voir mes amis… mais, surtout, je ne supporterais pas de ne plus pouvoir voir Marinette.

Le petit Kwami posa l'une de ses pattes sur la joue de son porteur et ce dernier releva la tête pour le regarder.

- Je lui ai tenu tête, Plagg… je… je… je n'avais pas d'autres solutions: je ne pouvais tout simplement pas lui dire que c'était Marinette que j'aimais. Je devais la protéger, quoiqu'il m'en coûte.

Le petit chat noir secoua la tête avant de lui dire le fond de sa pensée.

- Il a dépassé les limites et il le sait. Dans le cas contraire, il t'aurait déjà puni, Adrien: il n'est pas homme à hésiter.

L'espoir brilla à nouveau dans les yeux du blondinet.

- S'il te retirait maintenant de l'école, crois-tu vraiment que tu n'aurais plus de nouvelles de tes amis ?

Un léger sourire commença à étirer les lèvres de l'adolescent.

- Et, peut-être tu ne verrais plus Miss Couettes autant de fois que tu le veux, mais…

Plagg fit une pause dramatique avant qu'un sourire carnassier n'étire sa bouche.

- ...il me semble que Chat Noir peut lui rendre visite autant qu'il le souhaite, comme au détour d'une patrouille...

Le petit sourire d'Adrien s'agrandit et il gratta Plagg derrière ses oreilles. Le petit félin ronronna de plaisir.

- Merci, Plagg. Je ne sais vraiment pas ce que je serais sans toi.

Le petit chat noir ronronna plus fort avant de répliquer.

- Ça va te coûter cher, Adrien.

Ce dernier éclata enfin de rire aux paroles de son Kwami.

- Je sais, Plagg. Je sais.

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Le garde du corps d'Adrien se gara sur le bas-côté et il put descendre de la voiture. Le blondinet n'avait pas voulu faire voiture commune avec Kagami. Pas que ça le dérangeait particulièrement car, même s'il n'était pas vraiment amoureux d'elle, il la considérait toujours comme une amie précieuse. Non, en vérité, il pensait avant tout à elle: après ce qu'il avait prévu de lui dire cet après-midi là, elle ne voudrait sûrement pas partager sa voiture avec lui juste après, et il ne pouvait pas lui en vouloir.

Adrien avait demandé au Gorille de le déposer plus tôt sur le lieu du rendez-vous, pour pouvoir rassembler ses idées avant que Kagami n'arrive. Il s'assit sur le banc qu'il avait déjà partagé avec Kagami et son regard erra sur la Seine. Il se détendit légèrement quand il remarqua que, cette fois, le Liberty n'était pas en vu: il n'avait besoin de se rappeler ce qu'il avait perdu dans un moment pareil. Kagami ne méritait pas ça. Pas après ce qu'il lui avait déjà fait subir.

Le blondinet se massa les tempes en fermant les yeux, prit une profonde inspiration avant de soupirer.

- Bonjour Adrien.

L'adolescent sursauta et ouvrit brusquement les yeux pour trouver Kagami devant lui. Il déglutit et lui répondit.

- Bonjour Kagami.

Ils restèrent quelques longues secondes ainsi à se fixer du regard: lui assis sur le banc et elle debout juste devant. Adrien finit par se secouer mentalement puis il se leva et indiqua galamment la place à côté de la sienne à Kagami. Cette dernière secoua la tête.

- Je préférerais que l'on marche, Adrien.

Le blondinet haussa les épaules et ils commencèrent à avancer le long des bords de Seine. Du coin de l'œil, il vit son garde du corps les suivre au ralenti.

- Kagami...commença-t-il, ne sachant pas quelle était la meilleure façon d'aborder le sujet.

- Tu veux me parler de ce qui c'est passé le soir du concert ? lui demanda la japonaise, avec son habituelle franchise.

- Oui.

Ils avancèrent quelques instants supplémentaires en silence puis Kagami reprit la parole.

- Adrien, je…

- Kagami, je dois t'avouer plusieurs choses; la coupa-t-il brusquement, ayant enfin pris son courage à deux mains. Excuse-moi; ajouta-t-il, avec un peu de retard.

La japonaise cessa d'avancer pour pouvoir le regarder dans les yeux. Adrien déglutit et lâcha sa bombe.

- Je suis désolé, Kagami, mais je ne t'aime pas comme tu le voudrais. J'aime quelqu'un d'autre.

Il vit un éclair de compréhension, de déception et de tristesse traverser le regard de son interlocutrice. Puis il y lu de l'acceptation comme si elle le savait déjà…

- Marinette; lâcha cette dernière avant de se remettre à avancer, laissant un Adrien abasourdi derrière elle.

Elle avait avancé de plusieurs pas quand il la rattrapa enfin.

- Comment sais-tu que j'aime Marinette ? lui demanda-t-il, mi-inquiet qu'elle le sache déjà.

Kagami s'arrêta de nouveau pour lui jeter un regard un peu froid.

- Te moques-tu de moi, Adrien ?! J'ai toujours su que tu aimais Marinette. Je pensais que tu changeais vraiment de cible mais, apparemment, ce n'était pas le cas.

Kagami laissa de nouveau un Adrien atterré derrière elle. Le blondinet était complètement perdu: comment pouvait-elle l'avoir su alors que cela ne faisait que quelques jours à peine qu'il savait qu'il aimait la bluenette. Décidément il avait plus d'une chose à clarifier auprès de Kagami.

Adrien rattrapa la jeune fille et lui expliqua le fond de sa pensée.

- Je ne me moque pas de toi, Kagami: je n'ai compris que j'aimais Marinette qu'il y a seulement quelques jours...

Son expression au souvenir de ce jour-là dû être suffisamment convaincant car cette dernière fronça les sourcils.

- Mais je croyais que tu étais déjà amoureux d'elle quand on s'est rencontré la première fois ?

Une image de Ladybug défila devant ses yeux et il rougit avant de passer sa main sur sa nuque, complètement gêné.

- J'étais amoureux, oui, mais ce n'était pas Marinette ou, pour être plus exact, je ne savais pas que je l'aimais à cette époque.

Kagami l'interrogea du regard et il rougit encore plus avant de lui confesser la vérité.

- J'étais amoureux de Ladybug.

Adrien crut un instant qu'elle allait se moquer de lui mais quand il vit un éclair de compréhension traverser son regard sans qu'elle ne fasse le moindre commentaire, il se sentit un peu mieux.

- Tu ne savais donc pas que tu aimais Marinette ?

Le blondinet soupira puis nia.

- Non, je pensais juste qu'elle était différente parce que c'était la première amie que je me suis fait quand je suis allé à l'école.

Kagami le regarda intensément.

- Avais-tu compris qu'elle était amoureuse de toi ?

L'adolescent nia de nouveau et il lut une nouvelle étincelle, d'amusement cette fois, dans le regard de Kagami.

- Mais à quel point peux-tu être aveugle, Agreste ?

Ce dernier baissa les yeux, abattu.

- C'était si évident que ça ?

Kagami le regarda fixement quelques instants sans rien dire et Adrien se frotta la nuque de gêne.

- Il n'y a que toi pour ne pas l'avoir vu, Adrien…

Adrien baissa la tête, vaincu par l'évidence de son aveuglement flagrant.

- J'ai tout gâché, Kagami. Avec tout le monde; murmura-t-il.

Kagami lui releva le menton pour qu'il puisse la regarder et lui sourit, de son sourire un peu tordu.

- Adrien, tu ne ferais de mal à personne intentionnellement. Tu es quelqu'un de bon et de généreux. Tu es un peu comme un rayon de soleil qui nous éclaire quand nous avons la chance de te connaître.

Elle se pencha et déposa un petit baiser sur le coin de sa joue. Adrien rougit violemment autant par son geste que par ses paroles.

- Tu as été sincère avec moi et je t'en remercie; poursuivit la japonaise avant d'ajouter, avec une petite pointe de tristesse, j'aurais vraiment voulu être celle que tu aimes mais...

Kagami soupira avant de préciser le fond de sa pensée.

- … je pense que si c'est pour Marinette, je peux m'avouer vaincue pour une fois: elle est également ma première amie, elle mérite d'être heureuse…

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Adrien et Kagami continuèrent à se promener le long des berges de la Seine. La japonaise lui posait des questions et il y répondait. Il lui expliqua alors comment il était tombé amoureux de Ladybug, en prenant un point de vue extérieur à Chat Noir, bien sur, pour ne pas griller son identité. Il lui expliqua ensuite son conflit intérieur, sa vie civile étant telle qu'il n'avait même pas besoin de dissimuler sa deuxième identité pour que Kagami le comprenne.

- Cela explique tellement de choses; murmura cette dernière, plus pour elle-même que pour son interlocuteur.

Adrien continua de lui expliquer qu'il avait vraiment souhaité se détacher de Ladybug pour se rapprocher d'elle. Il pensait même y être parvenu mais, à chaque fois qu'elle lui avait demandé plus d'intimité, quelque chose l'en avait empêché.

- Tes sentiments pour Marinette; en conclut Kagami.

Le blondinet hocha la tête.

- Maintenant je sais que c'est pour ça mais, à l'époque, je ne le savais pas encore.

Kagami l'avait regardé d'un air songeur pendant de longues minutes avant de finir par lui demander.

- Comment as-tu compris que tu l'aimais ?

Adrien repensa à ce qui c'était passé ce jour-là. Son cœur se serra au souvenir et il déglutit avant de répondre à Kagami.

- Elle m'a rendu le parapluie que je lui avais prêté le premier jour d'école. Son regard et ses paroles à ce moment-là… J'ai eu le cœur brisé.

L'adolescent déglutit de nouveau avant d'ajouter, la voix brisée.

- Kagami, elle me disait au revoir et la douleur que j'ai ressenti alors m'a ouvert les yeux.

Il lut la compréhension dans les yeux de la japonaise et il sut qu'elle avait parfaitement compris le sens de sa phrase.

Ils restèrent longuement silencieux en continuant leur promenade le long de la Seine puis, soudainement, Adrien s'arrêta. Il prit les deux mains de Kagami dans les sienne et il planta son regard dans le sien.

- Kagami, j'ai une faveur à te demander.

Elle sembla hésiter un instant puis hocha la tête.

- Reste mon amie, s'il te plaît.

Kagami le regarda son le choc et Adrien poursuivit.

- Je ne t'aime peut-être pas comme tu le voudrais mais tu restes vraiment importante pour moi. Je… je ne veux pas te perdre.

Adrien relâcha ses mains, détourna le regard et baissa les yeux.

- Je suis désolé, je n'ai pas le droit de te demander ça…

- Adrien ?

La voix de Kagami était étonnamment douce et elle poussa Adrien à relever la tête. Elle le surprit en le prenant dans ses bras et en le serrant contre elle.

- Je ne veux pas totalement te perdre non plus, Adrien. Si tu ne m'acceptes dans ta vie qu'en tant qu'ami, je saurais m'en contenter. Toi et Marinette, vous êtes les seuls amis que j'ai jamais eus.

Alors que la jeune asiatique lui murmurait ces paroles dans l'oreille, le regard d'Adrien dériva droit devant lui pour tomber sur une scène qui lui fit sombrer le cœur dans la souffrance.

A quelques pas devant eux se trouvaient Marinette et Luka. Celle-ci serrait dans ses bras le musicien alors qu'il lui chuchotait quelque chose à l'oreille. Le sourire que portait la bluenette se fana lorsque leurs regards se croisèrent. Leurs yeux restèrent fixés l'un à l'autre, échangeant tout ce qu'ils ne pouvaient se dire ni s'avouer, comme si toutes les barrières étaient tombées l'espace d'un instant suspendu hors du temps.

- Ça va, Adrien ?

La voix de Kagami le sortit de sa rêverie et brisa la magie de l'instant. Quand il regarda de nouveau en direction de celle qui faisait parler son cœur, elle ne le regardait plus et lui tournait subtilement le dos, comme pour lui rappeler qu'il était trop tard pour lui...

A suivre…

La semaine prochaine, Chapitre 18: Préparatifs

Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.