Bonjour à tous, voici un nouveau chapitre et la fin du mini-arc consacré à Padmé, j'espère que ce chapitre vous plaira. J'ai beaucoup de mal à écrire en ce moment, aussi j'ai pris pas mal de retard. Quoiqu'il en soit bonne lecture et au plaisir de vous lire dans les commentaires.

Protection rapprochée

Le lendemain, à neuf heures tapantes, Freyja était devant les appartements de Padmé. Cette dernière, ponctuelle, ouvrit la porte au moment même où Freyja arrivait sur son palier.

Devant le regard quelque peu pensif de la sénatrice, la jedi prit la parole.

- Tout va bien ?

- Oui, c'est juste que je me remets encore de notre aventure d'hier.

Freyja laissa échapper un petit rire.

- Vous savez, reprit Padmé, je crois qu'au fond, ça me fait du bien que quelqu'un soit au courant pour Anakin et moi.

- Eh bien, si ça peut vous soulager… en un sens, tant mieux.

- Malgré tout, je culpabilise, je vous remercie de garder ce secret pour vous, mais j'ai peur de vous mettre dans une situation délicate.

- Aucun risque, pas vue pas pris comme on dit. Et puis si votre secret devait un jour être éventer, je n'aurais qu'à nier, sans preuve explicite, je ne risque rien et même s'il y'en avait, à part, comment on dit déjà…, recevoir un blâme ou une mise à pied, je ne risque pas grand-chose. Ce n'est pas moi qui suis en faute, je suis juste au courant de… tout.

Pendant près de cinq minutes, le trajet se fit dans le calme, les deux jeunes femmes appréciant le silence, elles allaient après tout se retrouver dans un concerto de débat politique dans moins d'une heure.

C'est alors que sentant quelque chose à travers la Force, Freyja activa son sabre laser, une lame bleu jaillissant de l'arme tandis qu'au même moment, un mandalorien, caché derrière un pilier, ouvrit le feu sur la sénatrice. Rapide comme l'éclair, Freyja dévia le tir à l'aide de son sabre laser. Le chasseur de prime loin de se dégonfler envoya toute une rafale de tir mais Freyja qui avait parfaitement lu les trajectoires renvoya les tirs sans sourciller. Comprenant qu'il ne pourrait arriver à rien, le mandalorien traversa le couloir à l'horizontal sautant au travers d'une vitre qui se cassa en mille morceaux et une fois dans les airs, activa son jet pack pour s'enfuir. Freyja qui n'avait même pas tenter de l'intercepter fronça les sourcils, une question s'imposa d'elle-même : « Pourquoi maintenant ? ».

...

Debout derrière l'arche donnant accès au pod de la sénatrice Amidala, Freyja scrutait l'immense pièce à la recherche du moindre danger. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle sentait que quelque chose se tramait, et pour clôturer le tout, le débat était en train de s'éterniser. C'est alors qu'elle l'aperçut, revêtu de son armure, le chasseur de prime mandalorien. Il devait être à bien vingt tribunes plus haut, tenant dans sa main un fusil de sniper tandis qu'au même moment le pod de Naboo prenait de l'altitude.

- Il compte lui tirer dessus en direct devant les caméras au beau milieu du Sénat murmura Freyja à elle-même, son visage marquant, pour quelques secondes, de la stupeur.

Immédiatement, Freyja activa son sabre laser et à l'aide du saut de Force sauta de Pod en Pod prenant de la hauteur à une vitesse tel que les spectateurs eurent du mal à suivre tandis que le chasseur de prime tira. Poussant encore plus loin ses capacités, Freyja fit un dernier saut, enchaina un salto avant au-dessus de la tête de la sénatrice, se réceptionna sur ses pieds et d'un mouvement du bras dévia le tir avec son sabre laser.

Aussitôt l'alarme fut donnée et les clones de la garde de Coruscante débarquèrent aux points de sorties tandis que le chasseur de prime ayant à peine le temps de se retourner se fit tirer dessus par les clones dont plusieurs tirs frôlèrent son armure, le forçant à prendre la fuite dans les airs grâce à son jet pack.

...

Padmé resta assise sur une chaise de son salon, assise en face d'elle, Freyja ne pipa mot. Le débat et le vote avaient été annulés et seraient repoussés tant que le chasseur de prime ne serait pas appréhendé. Il n'en restait pas moins que le mandalorien avait essayé par deux fois à moins de deux heures d'intervalles d'assassiner la sénatrice.

- En quoi consistait ce vote ? demanda Freyja.

- Il consistait à une augmentation de la production des clones.

- Je vois, et vous êtes contre, je présume.

- C'est exact, je pense que répondre à la violence par la violence n'est pas une solution, expliqua la sénatrice. De plus, ces clones ont été créés dans un seul but, la guerre. On ne leur donne même pas le choix, ils sont utilisés comme de simples outils, c'est à peine si certains les considèrent comme des êtres humains…, je… je trouve ça, monstrueux.

- Je comprends ce que vous voulez dire. Quant à notre mystérieux assassin, il a sans doute été missionné par un de vos adversaires politiques.

Padmé ne répondit pas, d'un côté la déduction de Freyja semblait logique, mais de l'autre, elle ne pensait vraiment pas qu'un sénateur de la République soit capable de faire ça.

Subitement, la sonnerie retentit tirant Padmé de sa réflexion tandis que la jedi se leva et se dirigea vers l'entrée.

- Vous avez caché vos photos ?

- Heu depuis la dernière fois, heu non, heu je veux dire oui.

Freyja fronça les sourcils.

- Padmé… c'est oui ou c'est non.

- Oui, oui, j'ai rangé les photos.

- Ranger n'est pas cacher.

- Mais hormis Anakin et vous, il n'y a aucun jedi qui viennent dans mes appartements.

- Padmé, la personne qui vient de sonner, c'est Zeldric Dilbar, mon maitre.

- Mais comment… .

- Je sais, soupira Freyja en complétant la phrase de la brune. La Force.

Freyja prit la direction de la porte d'entrée.

- Faites-moi plaisir, fit la blonde dos à la sénatrice, cachez ces photos.

Laissant encore quelques secondes le temps à la brune de cacher les photos puis alla ouvrir la porte laissant rentrer son maitre.

Les deux jedi se dirigèrent alors dans le salon, ou Padmé venait tout juste de cacher les dernières photos.

- Sénatrice, je vous présente mon maitre jedi, Zeldric Dilbar.

- Enchantée, fit Padmé.

En guise de réponse, Dilbar fit une légère révérence.

- Freyja m'a appelé pour vous aider à résoudre votre… problème d'assassin.

- Merci…, fit la sénatrice de Naboo.

- Bien alors dites-moi, est-ce que quelqu'un aurait une raison de vouloir vous tuer ?

...

Après avoir discuté toute la matinée, le trio avait mis au point en plan pour attirer et capturer le chasseur de prime. Le plan prévoyait d'emmener Padmé dans un lieu isolé avec Freyja où cette dernière ferait mine de partir ailleurs pour qu'au moment même où le chasseur de prime se pointerait, les deux jedis lui tomberait dessus en simultanée lui coupant toute possibilité de fuite.

Le duo féminin prit alors la route des beaux quartiers de Coruscante où se trouvaient restaurants, hôtels et bijouteries de luxe.

Tout autour d'eux, la populace marchait et discutait de tout et de rien, des couples se tenaient par la main riant ensemble, échangeant des baisers de temps à autre, des mères promenaient leurs enfants tout en leur inculquant la politesse. En tout autre circonstance, Padmé aurait trouvé cela rafraichissant, voir toute cette vie dans la capitale galactique. Cependant, la sénatrice de Naboo savait pourquoi elle était là avec sa garde du corps jedi, attirer dans un piège leur mystérieux chasseur de prime. D'un côté, elle était terrifiée mais de l'autre, elle était, il fallait l'avouer, quelque peu excitée. L'action à la place de la réflexion et des débats houleux. Et en un sens, Freyja lui rappelait Anakin.

- Par moment, vous me faites penser à Anakin.

Freyja laissa échapper un petit rire.

- C'est vrai, nous nous ressemblons sur certaines choses Anakin et moi.

Freyja regarda brièvement vers le ciel se remémorant sa première rencontre avec Anakin.

- La première fois que j'ai rencontré Anakin, je devais avoir entre 7 et 9 ans. Il venait tout juste d'arriver au temple jedi pour commencer sa formation. Mais comme il était trop « vieux » et qu'il était padawan alors qu'il n'avait jamais été un novice, beaucoup de novice et de padawan de son âge ou tout du moins de notre génération le regardaient avec mépris, jalousie ou méfiance. Son intégration n'a pas été facile.

Padmé baissa légèrement la tête.

- Il ne m'en a jamais parlé.

- Non et ça ne m'étonne pas, ce n'est pas le genre de chose qu'Anakin aime raconter.

Freyja fit une courte pause.

- La première fois que je l'ai rencontré, il était seul dans la salle de méditation des novices, dans le noir. Il était assis, adossé contre le mur, prostré, les jambes pliées et la tête contre ses genoux, il pleurait.

Padmé essuya rapidement ses yeux dont les larmes commençaient à couler.

- Appartenant à un peuple de télépathe, la télépathie est très puissante chez moi, tout comme l'empathie et via la Force, j'ai ressenti sa peine alors que je passais devant la salle. Je suis entré et après avoir allumé la lumière, je me suis assise à côté de lui et je lui ai demandé ce qu'il avait.

Freyja fit une nouvelle pause, hésitant à poursuivre. Si Anakin n'avait rien dit à Padmé, c'est qu'il devait avoir une raison. Mais Padmé était sa femme, elle avait le droit de savoir.

- Il m'a répondu que sa mère lui manquait, que les novices et padawans ne l'appréciaient pas et qu'il avait remarqué que beaucoup de jedi se méfiaient de lui, que personne ne voulait être son ami, qu'il se sentait seul et isolé malgré la présence d'Obi-Wan. Je ne sais pas ce qui m'a pris à ce moment là mais j'ai pris Anakin dans mes bras et je l'ai attiré contre moi. Je lui ai dit que je voulais bien être son amie s'il voulait.

Un sourire attendri passa sur les lèvres de Padmé. Elle comprenait ô combien Freyja avait été importante pour Anakin à ce moment précis et ô combien Freyja devait compter pour son mari.

- Il a alors complétement cédé à ses émotions et à pleurer tout ce qu'il pouvait. Il était tard et je crois que nous étions tous les deux très fatiguer, reprit la blonde. On s'est endormi et je me rappelle m'être réveillé dans mon lit. J'ai croisé Anakin plusieurs fois après ça et on est très vite devenus amis.

Freyja soupira.

- Avec le temps, j'ai commencé à l'aimer… comme un grand frère, fit la blonde après une courte hésitation. Et je crois que lui-aussi, peut-être, me considère comme une sorte de petite sœur. « Mais quant à moi, peut-être que je l'aime aussi… et surtout, d'une autre manière » « Stop ma grande, qu'est-ce que tu es en train de penser là ! ».

Quelques larmes s'échappèrent des yeux de Padmé.

- Padmé, vous… .

- Ne vous inquiétez pas, ça va. Merci, merci de m'avoir raconté tout ça. J'ignorais qu'Anakin avait traversé des périodes aussi difficiles.

Une nouvelle fois, elle essuya ses larmes.

- En tout cas, merci d'avoir été là pour lui.

Freyja secoua la tête.

- Les amis c'est fait pour ça, non ?

Padmé eut un petit rire.

- On peut dire ça.

- C'est le moment de se séparer, fit alors Freyja.

Padmé opina d'un signe de tête tandis que la jedi fit mine de partir dans un magasin. La sénatrice poursuivit alors sa route, sentant instinctivement le regard de Freyja posé sur elle, quelque part à l'abri des regards. La brune reprit donc sa route et obliqua quelques centaines de mètres plus loin sur une ruelle menant à un grand mur en métal, un cul de sac. Que sa manœuvre fût volontaire ou pas, le plan fonctionna comme sur des roulettes et le mercenaire mandalorien se posa derrière elle.

- Sénatrice Amidala, vous m'avez donné du mal.

Padmé se retourna alors pour se retrouver nez à nez avec le chasseur de prime.

- Pourquoi voulez-vous me tuer ? demanda la jeune femme mimant parfaitement la peur sur son visage.

- On me paie bien, répondit simplement l'homme.

- Pas assez si vous voulez mon avis ! s'écria une voix féminine dans le dos du mandalorien.

Aussitôt l'homme se retourna pour faire face à deux jedi, une femme portant un sabre laser bleu et un homme avec un sabre laser vert, les gardes du temple possédant un sabre laser différent de leur double sabre habituel pour ne pas être confondu.

Sentant le danger, le mandalorien se préparait à utiliser son jet pack lorsqu'il entendit un coup de feu. Mais avant qu'il ne pût se retourner, le tir de laser avait touché son jet pack, l'empêchant de s'envoler. Padmé tenait un pisto-laser dans sa main, pisto-laser qu'elle avait caché dans son dos, sous ses vêtements.

- Vous m'avez eu, lâcha simplement le mercenaire résigné.

Saisissant son blaster et avant même que les jedis ne puissent réagir, il mit son arme sous son menton et tira, se donnant la mort.

Freyja et Padmé restèrent sous le choc tandis que Zeldric secoua la tête.

- Plutôt mourir que de se faire prendre vivant, soupira le maitre jedi.

Mais… mais pourquoi ? demanda Padmé d'une petite voix.

- Je pense qu'il avait plus peur de son commanditaire en cas d'échec et de tomber entre nos mains que de la mort elle-même, répondit Freyja.

- Et ça en dit long sur cet homme et son commanditaire, enchaina le jedi.

- Je ne comprends pas, maitre Dilbar, fit la sénatrice.

- C'est simple Padmé, ça veut dire que son commanditaire doit être très influant ou très puissant, voir les deux, intervint Freyja. Nous mènerons une enquête approfondie mais je doute que l'on trouve quoique ce soit.

Un court silence s'imposa tandis que le maitre jedi tourna les talons et quitta la ruelle. Freyja s'approcha de Padmé et posa une main sur l'épaule de Padmé, sentant son trouble.

- Rentrons, dit la blonde d'une voix douce, il n'y a plus rien à faire ici.

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