Voici un nouveau chapitre !

Merci à tous ceux qui suive cette histoire et merci pour vos commentaires!

Très bonne lecture :)


La ville grouille d'orcs, c'est un véritable enfer. J'avance difficilement, essayant d'en éliminer le plus possible sur mon passage, mais les ombres noires déferlent des rues de tous les côtés. Quand en viendrons-nous à bout? Je reprends mon souffle après plusieurs minutes de combat acharné et contemple la désolation. Les hommes, les orcs et les elfes jonchent le sol, il y a du sang partout sur les pavés. Je porte une main à ma bouche face au spectacle sous mes yeux. L'adrénaline m'avait tenue jusqu'à maintenant, m'évitant de voir le massacre.

J'arpente les rues les unes après les autres, tuant chaque créature noire sur mon passage quand je tombe sur une place. Mes yeux scrutent les elfes en rang, immobiles. Pourquoi ne se battent-ils pas? J'aperçois le roi Thranduil plus loin discuter avec son conseiller. Ils ne veulent plus se battre? Cette évidence me broie l'estomac. Nous sommes déjà si peux nombreux… Après, c'est moi «l'incapable» hein?

Un relent de dégoût me passe sur le cœur avant de partir à la recherche de Gandalf. Il sera quoi faire n'est-ce pas? Le convaincre de ne pas les abandonner, qui protégera son royaume si sombre, quand les orcs ont pris Erebor?!

Je tranche encore un orc de colère, puis enfonce la garde de Nordeline dans la gorge d'un autre. Que la peste soit sur cet elfe, comme dirait Balin. Il est rare que je déteste les gens, mais là, c'était le cas, je le détestais au plus haut point.

Après plusieurs longues minutes de recherche, je finis par apercevoir Gandalf avec Bilbon sur une terrasse.

- Gandalf!

Ils se retournent tous deux vers moi en entendant mon cri.

- Mon dieu Maliha! Gémis Bilbon.

Je le regarde incrédule et suis son regard, je suis recouverte de sang. Le pauvre hobbit à un regard complètement paniqué.

- Je vais bien, je n'ai rien. Je lui dis en souriant.

- Ah… Lâche-t-il.

- Gandalf, les elfes se sont repliés à l'intérieur de la ville, ils ont abandonné le combat, les orcs sont trop nombreux en bas, les nains ne tiendrons pas.

- Nous venons de voir Thorin, Fili, Kili et Dwalin monter vers Azog pour l'éliminer.

- Bonne idée, alors nous avons peut-être une chance. Les orcs seront perdus sans son commandement. Gandalf vous devez convaincre Thranduil de continuer, nous ni arriverons pas sans les elfes…

- Je sais… Mais je pense être impuissant…

- Gandalf!

Je me retourne au cri et pose mon regard sur un cheval blanc en nage. Là, devant nous, il porte Legolas et Tauriel. Pourquoi est-il là? Fût la première question qui me traverse l'esprit, avant de me sentir mal à l'aise. C'était la dernière personne que je désirai voir à cet instant. Enfin, je ne serai pas vraiment dire comment je me sens, à vrai dire.

- Legolas… Murmure le magicien de soulagement en s'avançant vers eux.

L'elfe semble essoufflé et pressé. Il descend et s'avance vers le magicien précipitamment. Je baisse la tête cachant mon visage pour je ne sais quelle raison. Le geste me surprend tellement, il était incontrôlé.

- Legolas VerteFeuille.

- Il y a une seconde armée. Le coupé l'elfe.

L'annonce me glace le chant. Je lève la tête et avance d'un pas.

- Quoi? Je murmure à moi-même.

- Bolg commande une troupe d'orcs de Gundabad ils seront bientôt là.

- Gundabad, c'était leur plan dès le début… Azog attaque nos forces ensuite Bolg et ses troupes déferlent du Nord.

- Du Nord! Où est le nord exactement?! Demande Bilbon qui semble affligé.

- Par les hauteurs de la montagne…

- Gandalf. Je murmure le prenant par le bras. Thorin, Fili et Kili, ils sont tous là-bas.

Le magicien se retourne vers moi et me regarde comme perdu dans ses pensées. Ce regard, je ne l'avais jamais vu, celui du désespoir et de la peur.

- C'était un piège. Il murmure.

Je pose une main sur son épaule et lui sourie. Il semble avoir compris mon regard avant même que je ne prononce un mot.

- Je vais y aller, je retiendrai l'armée autant que je le peux. Je murmure.

- Maliha ... Vous êtes, en aucun cas, obligé de faire cela…

- Comment ce fait-il que vous soyez ici… Crache Legolas en me regardant de haut en bas.

Nous nous retournons vers lui, mon regard sur ce fait dur en rencontrant ses billes glacées. J'aimerais le «pourrir» en cet instant, lui cracher au visage la rancune de notre dernière rencontre. Mais je n'ai pas le temps et je reviens aux yeux de Gandalf en prenant sur moi.

- Gandalf… Nous n'avons pas le choix… Je tiendrais Gandalf.

- Que les Valars vous protègent… Restez en vie Maliha. Moi dit-il.

L'elfe passe à côté de moi et me dévisage plein de colère.

- C'est de la folie! Vous allez vous faire tuer en quelques secondes!

«Vous aller vous faire tuer», après m'avoir poignardé, tu dis ça toi?! Je l'évite essayant de poursuivre ma route sans réponse. De toute façon, je n'ai pas à me justifier de quoi que ce soit.

- Vous ne même pas être ici! Il crache encore.

Ça suffit. Après quelques pas en arrière, je le dévisage sans retenue, hors de moi.

- Ah oui, et je suppose que vous dites cela parce que vous auriez voulu que je reste clouée à ce mur?

Il plisse les yeux, je vois sa mâchoire se serrer en faisant un pas de plus vers moi. Il me toise d'un air tellement fier… Comme son père.

- Je dis juste que votre place n'est pas ici, vous êtes mortelle, de plus, une femme ...

Je sens la colère monter en moi. Il ne comprend rien ma parole…

- Tsss… N'importe quoi… Je grince finalement.

- Maliha, le temps presse! Cri Gandalf en me prenant le bras.

Je soupire plongeant mon regard encore dans le bleu profond du prince, plein de détermination. La main de Gandalf me serre le bras et je capitule, nous verrons ça plus tard.

- Je vous trouverai du renfort aussi vite que je le peux. Je vous le promets. Dit le magicien.

J'agrippe Nordeline dans mon dos et la sorte en soupirant. Tourne mes yeux vers Gandalf et lui fit un signe de tête entendu en commençant à partir.


Le magicien regarda l'humaine partir en courant, arme à la main sans rien dire de plus. Comme s'il était normal de l'envoyer à la mort.

Legolas n'en croyait pas ses yeux, il était médusé et aussi inquiet. Plus qu'il voulait voulu l'admettre. Cette humaine le troublait au plus les points. Mais là, elle s'élançait dans la mort et ça remuait en lui une peur qu'il ne comprenait pas.

- C'est de la folie… Murmura-t-il.

- Maliha est une femme oui, mais elle est surtout un titan, elle a le «devoir» d'être ici. Lui indique le magicien d'un air rassurant.

Il ne sut pas quoi dire, le temps que la phrase énoncée s'éclaircisse, et que les pièces du puzzle s'assemblent finalement en toute logique.

- Un Titan? Lâcha-t-il.

Alors c'était ça, sa force, cette force surhumaine qu'il avait déjà remarqué. Elle doit aussi avoir une récupération rapide, car elle a utilisé le bras qu'il avait béni sans aucun signe de douleur en son arme à la retraite. Il voulait de ne pas avoir compris plus tôt. En même temps, les titans ne vont-ils pas être des "hommes"?

Il savait une chose désormais choisie, il avait fait ça pour rien…

- Qui sont-ils Gandalf?

Le magicien lui afficha un regard triste qu'il ne comprit pas. Et mis du temps à formuler une phrase après plusieurs soupires.

- Nous n'avons pas le temps de discuter de cela, Legolas.

Legolas plissa des yeux, pourquoi personne ne voulait lui répondre? Pourquoi son père détestait-il tant les titans? Pourquoi tant de mystère planait autour de lui? Ils venaient pour aider le peuple contre le mal, d'après le peu d'information qu'il savait, des héros légendaires ... Alors pourquoi lui cacher leur histoire? Il regarde le magicien s'éloigner de lui, la tête pleine de questions. Il commença à marcher dans les rues de Dale en quête de retrouver Tauriel. Il parcourait une allée ou planait une odeur de sang et de mort avant d'entendre la voix froide de son père au détoure d'un croisement.

- Que savez-vous de l'amour! Rien!

Il l'aperçut en train de menacer Tauriel de son sabre. La panique lui pris le ventre voyant son amie en larme sous le regard haineux du roi.

- Ce que vous éprouvé pour ce nain n'en ai pas.

Il s'arrêta face à la phrase, encaissant la nouvelle qu'il craignait déjà. Son cœur sombra tristement dans la déception, mais se reprit malgré tout rapidement, Tauriel était avant tout son ami et en aucun cas son père n'avait le droit de la menacer. Si une personne dans ses relations restait juste, et désirait protéger son peuple, ainsi que les autres, c'était bien Tauriel, et il était de son avis.

- Vous prenez ça pour de l'amour? Etes-vous prête à mourir pour lui?

Legolas rabat l'arme de son père d'un geste sec avec la grande lame de ça ceinture.

- Si vous lui faite du mal, vous devez me tuer. Dit-il soutenant le regard glacial de Thranduil.

Son père sembla perdu et baissa les yeux. Le prince se détourna et regarda son amie en larmes.

- Je viens avec vous. Indiqua-t-il d'un ton rassurant.

Il se retourna et regarda son père avant de partir à sa suite. Thranduil avait perdu et impuissant, mais il avait une question à poser.

- Pourquoi ne pas m'avoir dit que la femme humaine était un Titan?

- Ne me parle pas de cette abomination. Partez ...

Il lu une tristesse infinie dans les yeux du roi quelques secondes avant de se détourner et de partir. Legolas savait pertinemment que son père était un personnage froid et dur, particulièrement envers les autres races, et ne s'en cachait pas d'ailleurs. Mais l'insistance avec laquelle il avait détourné le sujet, et ne rien dire de plus que des insultes sans justification, ne lui disais rien de bon.

Il y avait une seule chose que Legolas redoutais dans la vie, c'étaient les secrets de son père.


J'arrive finalement au pied de la tour et commence à monter les marches quatre par quatre. Arriver au sommet le silence mais fait frissonné. Il règne ici un suspend d'horreur, une sourde inquiétude mortelle. J'aperçois Thorin cherche de tous côtés la présence d'Azog.

- Thorin! Je cris. Vous devez partir! Azog assiste à la venue d'une seconde armée qui arrive par le nord! Cette tournée sera cernée.

Je reprends mon souffle.

- Sur touche au mais. Cet orc immonde est là! Râle Dwalin.

- Non, c'est ce qu'il veut. Rétorque Thorin en le retenant. Il veut que l'on rentre.

- C'est un piège! Je me précipite.

Ils se retournent et me regardent effrayés.

- Fait revenir Fili et Kili! Cri Thorin pris de panique.

Fili, Kili non…

- Où sont-ils? Je demande.

- Dans la tour…

J'entame une course vers la dite tournée, mais mon cœur se glace sous le nouveau son de tambours émanant de l'entrée. Des lueurs de flamme illuminent les murs, les cris d'orcs enviassent le silence. Azog apparaît sur la partie haute de la tournée, trainant Fili à ses pieds.

Non, c'est impossible… J'aperçois les yeux paniqué du nain qui cherche une issue, mais affiche finalement un air de résignation en nous apercevant en bas…

- Celui-ci mourra en premier. Dit-il en langage noir.

Mon ventre se tord, je reste immobile, incapable de faire le moindre mouvement. Mes jambes sont figées, je n'arrive pas à croire mes yeux. C'est impossible, je me répète encore n'en croyant pas mes yeux. Ça ne peut pas se passer comme ça…

- Ensuite le frère. Et puis toi Thorin Ecu-de-chêne! Je te tuerai lentement.

- Partez. Implorez Fili. Sauvez-vous!

Azog le transperce de son bras gauche, ma main lâche Nordeline et se dirige vers ma bouche horrifiée. Mes genoux flanchent et plongent dans la neige glaciale. Tout est allé tellement vite… Il l'a tué en quelques secondes, de sang-froid, sans aucune hésitation, et même, j'ai pu lire du plaisir dans ses yeux blancs.

- Ici, finira ton infâme lignée!

Je le vois lâcher le nain qui tombe mort sur la glace devant nous. Comment peut-on être aussi cruel? Des dizaines d'émotions parcourent mes veines… Le déni d'abords, puis la tristesse, la peur, le désespoir, pour s'arrêter sur la haine…

Une haine dont je ne me pensais pas capable de ressentir. Je reprends mon arme et moi lève prête à bondir. Thorin arrête mon geste, mon regard rencontre celui du nain, déterminé. Je comprends que ce combat n'est pas le mien, je n'ai pas à voler la vie de cet orc à Thorin.

Alors, je tuerai son armée toute entière… Je fais un signe de tête entendu à Thorin et le regarde courir vers la tour.

Je me retourne pour voir Dwalin, et Bilbon qui vient de me rejoindre.

Le sol tremble sous mes pieds d'un seul coup, les pierres vibres sur la glace, je lève la tête. Un millier de chauves-souris (si on peut dire cela) passe au-dessus de nos têtes en poussant des cris stridents, suivit de Bolg et d'une poignée d'orcs.

- Bilbon mettez-vous à l'abri! Je hurle en tranchant la tête d'un orc.

Je n'ai pas le temps de voir s'il m'a écouté. Je serre ma lame dans ma main et commence à déverser ma colère. Nous fracassons, tranchons le plus d'ennemi possible. Nous sommes vite débordés, mais arrivons à les retenir.

- Tuez-le! Hurle l'orc blanc sur ma gauche en direction de l'arrière.

Thorin! Il est sur la rivière glacée, une multitude d'ennemis avance vers lui, il ne tiendra pas longtemps si je ne fait rien.

Je cours et saute sur les épaules d'un orc et lui plante le pommeau de Nordeline dans la tête. D'un grand mouvement circulaire, j'en éventre un autre. J'enchaîne les mouvements mortels, mais ils arrivent par dix.

Un orc court vers moi trop rapidement pour me laisser le temps de sortir Nordeline d'un autre, je me prépare à encaisser l'abattement de sa lame sur mon épaule, mais une flèche lui transperce la tête. Je reste incrédule le regardant tomber en arrière. Je cherche des yeux l'archet responsable et tombe sur l'elfe blond en haut d'une tournée à l'opposé de la nôtre. Il continue de nous couvrir et je continue le combat. Je n'en laisserai passer aucun, aucun!

Après plusieurs minutes un cri retenti encore, un cri de femme cette fois, je cherche autour de moi la provenance, mais ne vois pas personnes d'autre que Dwalin et Bilbon. Lève les yeux vers l'elfe qui s'est arrêté de tirer, cherchant des réponses. Il regarde vers la tour de gauche, semble vouloir prendre une flèche, mais arrête son geste, son carquois est vide… Il a le regard paniqué et cherche un moyen de descendre de son perchoir.

Une idée, une idée! Je cours vers lui et arrive au pied de la tour. Je jauge la taille de l'édifice et celle du vide pendant quelques secondes. Ça devrait le faire…

- Attention, cramponnez-vous! Je cris

Il me regarde sans comprendre quand je me recule de quelques mètres, rengaine Nordeline entre mes omoplates et regarde ma main en inspirant de courage. Je lève les yeux en serrant le poing lui faisant signe de la tête.

« Aller Maliha, ça ne fera mal que quelques secondes. »

Je ferme les yeux prends appui sur ma jambe et cours le bras en arrière vers la tour, à ça hauteur, j'abats mon poing sur la pierre. Je hurle de douleur quand je sens mes doigts s'écraser sur la roche, mais le travail est fait! Je souris voyant la tour trembler puis basculer vers l'autre rive formant un pont en face de la cascade de glace.

Mes doigts se reforment, les os se soudent, je serre les dents en tenant ma main en sang quand je vois l'elfe en face, quelques mètres en dessous de moi. Il me regarde d'un air sombre et sévère.

" Quoi? Ce n'est pas ce que tu voulais? Tu m'as brodé l'épaule et tu te demandes pourquoi je t'aide, c'est ça? "

Il fait un pas vers moi, mais je l'arrête lui faisant signe de la tête. Il se retourne pour voir Bolg de l'autre côté qui l'attend.

Il me répond d'un geste entendu dégainant sa boiteux. Je ne comprends pas ce que je lis dans ses yeux au moment de partir… Mais qu'importe.

Je me détourne et cours de nouveau vers la rivière qui se remplit d'orcs et recommence ma tâche en passant devant Thorin.

- Où étiez-vous bon sang! Il hurle.

- J'aidais quelqu'un.

Nous ne pouvons guère continuer les questions quand une nouvelle vague arrive. Je reprends la cadence bien que la fatigue me gagne, j'ai dû perdre pas mal de sang au début du combat et je commence à le payer.

«Les seules façons de vous tuer sont, une perte de sang trop importante, le poison, ou de vous couper la tête…»

Qu'ils disaient… Mes mouvements ont moins de force et sont plus lents, mais cela suffit à tuer les orcs qui passe sans encombre.

- Maliha!

Je me retourne pour voir Thorin en difficulté, couché au sol, sans arme, prés à tomber de la cascade de glace. Je cours vers lui, au moment où je vais pour décapiter l'orc une lame le transperce. Je me stoppe au côté de Thorin quand il récupère la lame avant que l'orc chute dans le vide.

- Vous avez un ami, sur dirait. Lui dis-je en le soulevant d'une main.

Il se retourne et regarde l'elfe en bas le remerciant de la tête. Thorin part, mais je reste les yeux grands ouverts d'effroi en voyant Bolg s'avancer devant l'elfe. Il esquive et sort la seule lame qui lui reste dans son dos, taille le bras de l'orc avant de se prendre en coup et de tomber à l'intérieur de la tour qui s'effondre petit à petit.

- Legolas! Je cris terrifié.

Je regarde autour de moi et remarque qu'il ni un plus d'orc arrivant du Nord, mais Azog faisant face à Thorin. Je me lève pour aller aider Thorin.

- Ce combat n'est pas le vôtre Maliha, allé aider l'elfe. Me lance Thorin lisant dans mes pensées.

Encore une fois, le choix me tiraille, mais il a raison, c'est son combat, sa vengeance, et elle ne me regarde pas. Le destin en décider…

- Bonne chance Thorin.

Je me laisse tomber sur la tour à côté de Bolg, remarquable Legolas sonné à l'intérieur qui peine à se lever. L'orc me prend le bras, je le lui retire sans difficulté. Lui balance mon poing dans la figure, mais je prends un retour dure qui me fait tomber aux côtés de l'elfe en bas.

- Il frappe fort le con… Dis-je en sentant ma lèvre ouverte.

- Remonter et aller à la tour, en face, Tauriel à besoin d'aide.

Je pose mes yeux sévères sur la main qui tient mon bras. Il la retire et me regarde d'un air perdu. Je prends alors la dague que j'avais conservée à ma ceinture et la lui tend en silence. Il la regarde surpris et la prend en revenant à mes yeux.

- Elle vous sera utile. Je murmure en moi levant.

- Je… Il commence moi suivant. Je suis dé

- Ne gaspillez pas votre salive, ça met égale. Dis-je tristement en détournant la tête. Je vous laisse gérer ça, cette fois-ci.

Je saute, passe sous l'orc qui essaie de m'avoir au passage et cours rejoindre l'autre tour.

Je ne veux pas me retourner, je ne peux pas le regarder combattre seule, sinon mon cœur m'obligera à y retourner… Je dois avancer et tuer le maximum d'orc afin de limiter la casse en bas. Laisser les nains avoir du répit et éliminer l'armée déjà présente, tel est ma tâche, être un bouclier et non un héros…


Je ne vois pas Tauriel dans les couloirs de la tournée. Après plusieurs minutes de progression, j'arrive à l'extérieur et mon sang se fige, le reste de l'armée avance, des rangs marchent lourdement.

Je serre Nordeline les voyants grogner à ma vue.

Je ne sais pas combien de temps, je pourrais tenir, ils sont des centaines et je suis seule… Mais qu'importe, trop de vie sont en jeu. Je débranche ma peur et moi jette à nouveau dans un assaut noir.

Minute après minute le désespoir grandi en moi. Je sens toutes les lames qui me déchirent les flans et les cuisses, malgré tous mes efforts, je ne les tue qu'un par un… Nordeline n'est pas assez puissant, pas assez longue ... Je décapite 3 orcs d'un grand mouvement verticale, mais un moi tranche la jambe et je fléchis tombant à genoux. Je suis trop lente…

À bout de souffle, je me relève et continue d'essayer de les empêcher de passer sur les côtés, mais c'est peine perdue. Je dois me rendre à l'évidence, je n'y arriverais pas…

Après un temps interminable, un cri d'aigle me parvient, l'orc en face de moi se fige et recule d'un pas. Les aigles fauchent les orcs à côté de moi, me faisant sourire de soulagement.

- Maliha! Cris Radagaste en passant au-dessus de ma tête. Les renforts arrivent!

Je lui souris à pleine dent et moi retourne pour courir vers les orcs qui ont réussi à passer et se diriger vers la tournée. Les aigles s'occupent de l'armée, je m'occupe des déserteurs!

Mes mouvements sont de plus en plus faibles, je suis béni à plusieurs reprises, par inattention et par manque de vitesses… Couloir après couloir, escalier après escalier, il n'en arrive plus… C'est terminé… Je suis épuisée, mes jambes me font mal et mes bras sont endolories d'avoir perdu trop de sang.

Je tue le dernier orc à l'embouchure d'un couloir et m'arrête contre un mur pour reprendre mon souffle.

J'entends des pas sourd et serre la main sur mon épée, prête à frapper quand je tombe sur Legolas qui me dévisage de surprise.

Après plusieurs secondes sans rien dire, juste à nous dévisager son regard sombre dans la tristesse et tourne la tête vers l'autre côté moi faisant signe de le suivre. Je le suis sans rien dire et moi fige devant le spectacle en débouchant sur une terrasse.

Tauriel s'est agenouillé aux côtés de Kili, mort.

Mon cœur s'effrite sous cette vue. Kili… Tout mon être sombre dans la tristesse en voyant l'elfe pleurer, serrant les mains du nain.

Je suis fatigué, fatigué de la mort et les larmes commencent à couler sans mon ordre. L'elfe à côté de moi me tient par le bras pour m'éviter de tomber. Fili et maintenant Kili… C'est impossible… Je n'avais beau ne pas beaucoup les connaître, je m'étais attaché à chacun d'entre eux. Le peu que j'avais partagé les ramenait à moi comme des amis, des amis que je n'avais pas sus protéger visiblement…

La mort me glace le sang, et la culpabilité m'emporte un sanglot… Elle grandit en moi, je cache mes larmes derrière une main, l'autre tremble sur le pommeau de Nordeline de manière incontrôlable. Avais-je échoué lamentablement?

J'essuie mes larmes après plusieurs minutes et commence à partir, épuisée, ne supportant plus la vue de mon ami mort sur le sol…

Je suis perdue dans mes pensées noires quand je tombe nez à nez avec Thranduil. Il me dévisage de haut en bas avec un air de dégoût.

- Avez-vous vu ? Moi dit-il.

- Vu quoi ? Je réponds lasse.

- Votre échec… Thorin Ecu-de-Chêne est mort… L'ensemble de sa lignée aussi. Vous n'avez servi à rien, comme tous ceux de votre race…

Quoi? ... Thorin?! Je bous de colère, ne peut-il pas juste se la fermer! Je lance Nordeline qui s'encastre dans le sol à ses pieds dans un bruit strident d'acier.

- Alors faite le à ma place la prochaine fois! Je lui hurle en larme. Encore faut-il que vous en ailler les couilles!

Un bras me stoppe alors que je m'avance menaçante vers lui. Thranduil me dévisage de surprise face à ma colère. Je ne baisserai pas les yeux devant cet elfe, jamais! Lui qui a, attaqué les nains, commencer une guerre pour rien, sauf pour son orgueil de petit roi! Tout ça pour de l'or!

- Calmez-vous… Maliha… Murmure Legolas derrière moi.

Je recule d'un pas attiré vers l'arrière et laisse couler mes larmes de colère.

- Vous! Vous…

Mais je suis incapable d'articuler prix de sanglots crispés, je lance mon poing contre la pierre au lieu de la mettre dans le visage parfait de l'elfe. Les pierres, fracassées tombent à mes pieds, le chagrin me prend la gorge et je préfère me défaire d'un geste froid de la main de Legolas avant de partir, admettre Nordeline en face du roi qui la regarde.


Legolas passe à côté de son père pour poursuivre la titan qui part en larme.

- Je ne veux pas que tu suives cette femme.

Il s'arrête dans son élan avec un regard plein de reproche.

- Et pourquoi donc? Parce que c'est un «titan»? Dit-il, exaspéré.

- Exactement.

- Pourquoi tant de haine et de mépris? Elle a combattu bravement et protéger continuellement nos arrières d'une armée entière!

- Les titans son des incapables…

Il lui a envoyé aussi la colère monter. Rien ne pouvait justifier le comportement de son père face à la vérité. Elle avait sauvé beaucoup de vie, plus que n'importe lequel d'entre eux.

- Pourquoi dite-vous cela?! Vous n'avez rien…

- Parce que ta mère est morte à cause de leur soif de gloire!

Thranduil se fige face au cri si puissant qui s'était échappé de son cœur, d'un seul coup, comme une lointaine plainte qui ne demandait qu'à sortir. Legolas se figea, accompagnant une explication.

- Les titans ne cherchent qu'à prouver leur supériorité en affrontant les ennemis les plus puissants, juste pour prouver qu'ils sont les plus forts. Ils n'obéissent à personne, deviennent incontrôlables, et les morts s'accumules ... Lors de la guerre de la dernière alliance avec les hommes. Nous nous battions sur deux fronts, les hommes devant Barad-dûr avec l'armé de Gil-Galad, face à Sauron lui-même. Et nous à Gundabad conduit par mon propre père… Le titan a choisi la gloire d'affronter Sauron aux côtés des hommes plutôt que de nous aider, désobéissant aux ordres. Nous étions en nombre inférieur, pris au piège, et il le savait ... Ta mère mourut de ce choix, celui d'un homme cupide ...

Legolas resta pétrifié, il ne savait que penser. La femme qui vérifie accompagné jusque-là ne ressemblait en rien à la description de son père. Son prédécesseur n'était pas comme elle, elle ne ferait jamais ça, ce n'était pas la même personne… Lui criait son cœur en premier.

- Alors si tu as un tant soit peut de respect pour ton peuple et pour moi, ne la rattrape pas. Elle n'en vaut pas la peine. Ils sont tous pareil, à un moment ou un autre, ils succombent à leurs forces et deviennent des machines à tuer, sans limite, sans âme… Des brutes incontrôlables…

Il ne voulait pas croire ce qu'il venait d'entendre, mais pourtant. La lignée de Thorin écu-de-chêne était maintenant éteinte et elle n'avait rien fait pour les protéger… Le laissant se battre seul… Mais elle lui a sauvé la vie deux fois… Elle possède un courage sans faille… Elle est mortelle…

Il était perdu, perdu dans ses souvenirs et dans ses impressions. Son cœur lui faisait mal, mal d'être coupé en deux. Il naviguait entre la haine, qui grandissait à cette nouvelle; la tristesse de la perte de sa mère et … L'attachement qu'il ne pouvait nier pour les yeux vert tendre de cette femme, ses actes, son combat, sa force, son visage.

- Je ne sais que vous répondre… Ai-je été aveuglé ? L'êtes-vous ? Dans tous les cas, elle reste humaine et mortelle. Il ne me reste qu'à l'oublier, pour vous, pour ma mère, mais aussi pour mon cœur.

- Legolas, tu

- Je, je ne rentrerai donc pas… Le coupe Legolas ne voulant pas entendre son père.

- Et où iras-tu ? Lance Trandhuil.

- Je n'en sais rien...

Thranduil regarda son fil étonné. Comment cette femme a-t-elle pu se loger dans son cœur ? La peur le prit, non, il ne pouvait pas s'attacher à « ça », cette personne, pas celle-là !

Il la croit mortelle, alors il aura une chance de l'oublier si son attachement n'est que naissant. Mais un jour viendra où il saura qu'elle est en vie, de plus immortelle… Il devait sauver son fil de ce poison aux yeux verts.

- Va au Nord, là-bas, tu rejoindras les Dunedains et la Reine Gilraen, les fils du seigneur Elrond y seront présents. Parle avec Elrohir, il aura beaucoup de choses à te dire sur le sujet.

Legolas lui fit un signe d'affirmation et partie.

- Ta mère t'aimait Legolas… Plus que tout… Fini Thranduil.

Son fil se retourne, pose une main sur son cœur et la tendit vers son père en signe d'allégeance.

Legolas descendit les marches de la tour et fini par arriver sur la rivière gelée, il se fige, voyant la titan à genoux sur la glace tenant son visage entre ses mains, tremblante sous les sanglots. Gandalf s'approcha d'elle et la releva doucement lui murmurant des paroles qu'il savait sages.

Il resta là, à la contempler pleurer, son cœur se serra. Il avait envie d'aller la prendre dans ses bras, mais si refusa en voyant le corps sans vie de Thorin au côté du Hobbit.

Son père, avait-il raison, avait elle laissé s'éteindre la lignée de Durin ? Autant que lui, lui criait sa lucidité.

Il la vit sortir des bras de Gandalf d'un geste de désespoir, traverser la glace et descendre pour rejoindre la vallée dévastée.

Gandalf soupira quand Legolas arriva à sa hauteur. Il plongea ses yeux dans ceux du magicien, plein de questions.

- Il est dur pour nous tous d'accepter cette perte. Mais ça l'ai encore plus pour elle… Elle se sent responsable, elle a pourtant sauvé tant de vie… Pauvre enfant.

Legolas ne dit rien, regardant juste le magicien avant de repartir à sa poursuite. Il voulait juste la voir une dernière fois, lui faire ses adieux avant de l'oublier définitivement. Tel était son choix.

Il dévala les marches et arriva sur-le-champ. Elle était là, à regarder les cadavres joncher le sol. Ses sanglots lui parvenaient, il pouvait même sentir sa détresse à travers eux. Il s'avance prudemment, mais elle ne se retourna pas quand il arriva à sa hauteur, cachant ses larmes.

Elle finit par tourner son visage vers lui, et plongea ses yeux verts pâle dans les siens. Son visage est sale, les larmes ont creusé des sillons propres sur ses joues. Les contours de ses yeux sont rougis par les sanglots, il arrive même à en voir les goûtes accrochées à ses cils.

Ses vêtements sont en lambeau et recouvert de sang, son cœur se sert quand il voit le trou de sa dague sur sa chemise et la rougeur du sang autour. Elle baisse les yeux.

Mortelle, titan, le choix le plus simple était de la regarder partir, vivre sa vie si court, loin de lui. Loin de la haine de son père et de la sienne, qu'il ne pouvait ignorer grandir, et qu'il devra entretenir à l'avenir, pour l'oublier.


La bise ! :)