Deacon était dans la cuisine du central. Il se préparait un café quand Luca entra.

- Je peux te parler ? Lui demanda son collègue.

- Bien sûr. Je t'écoute.

- Hier soir quand je suis parti, je vous ai vu. Cassandra et toi. Vous étiez enlacés. Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas et je pense avoir tort car je sais combien tu aimes Annie. Puis tu es catholique alors…

Il comprit où son ami voulait en venir.

- Je n'ai pas de liaison avec Cassandra.

Il se sentit étrange de dire cela.

- Ce que tu as vu était ma façon de m'excuser. Je devais l'aider, j'avais oublié.

- D'accord. C'est pourquoi vous étiez un peu en froid dernièrement.

- Oui.

- Je suis désolé d'être venu te…

- Luca. Tu as bien fait.

Quand le blond parti, il prit son café. Il pensa à son étreinte avec Cassandra. Il se souvint combien il aurait aimé frapper ce Philip pour les avoir dérangé. Il aurait aimé la garder contre lui plus longtemps.

Pourquoi avait-il ressenti cela ?

Il était à une soirée de Monsieur Nolan. Son patron avait voulu lui acheter un autre costume, il avait refusé, le premier suffisait largement.

Cassandra lui avait dit qu'elle serait présente car elle ne ratait jamais une soirée caritative pour les enfants malades.

Il venait de faire le tour des lieux quand il la vit. Il se demanda comment elle pouvait être encore plus belle que lors de la dernière soirée. Elle avait détaché ses cheveux. Elle portait une robe rose pâle coupé d'une ceinture noire avec des bretelles fines. Le sourire qu'elle lui fit en le voyant le troubla.

- Hey.

- Hey.

- Tes enfants dormaient quand tu es parti ?

- Harper, oui, pas les grands. Mais ils savent que je travaille beaucoup. Et les tiens ?

- Oui. Dounia depuis une bonne heure et Lucas peu avant que je parte. Il s'était bien dépensé au sport. Mon frère va pouvoir souffler ce soir. D'ailleurs, j'y pense. Pour la prochaine soirée, si vous ameniez vos enfants à la maison ainsi Annie pourra passer une soirée hors de la maison. Quoique, ce n'est peut-être pas le genre de lieu où elle aimerait aller.

- Je pense que c'est une bonne idée. Je lui en parlerai. Mais ton frère pourra s'occuper des enfants ?

- Ce soir-là, je resterai à la maison l'aider. Ne t'en fais pas.

Il avait envie de lui dire qu'il aurait aimé qu'elle vienne aussi, mais il se tut.

Ils dansaient. Ils étaient proches. Son odeur sucrée l'enveloppa.

- Du lilas.

- Pardon ?

- Ton parfum, il sent le lilas.

Elle lui sourit.

- Tu as un bon nez. C'est de l'essence naturelle de lilas.

- Ça sent très bon.

- Merci.

Ils ne se quittaient pas du regard. Ils étaient proches quand un couple les bousculèrent légèrement les faisant rompre leur contact visuel.

- Deacon. Regardes à neuf heures.

Deux hommes se parlaient, mais quelque chose clochait dans leur attitude. Ils se séparèrent.

- Je prend celui de gauche. Lui dit la jeune femme.

- Cassie, tu…

Il vit une arme et le badge de la jeune femme dans son sac.

- Je suis flic. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer.

Ils se séparèrent pour aller faire face aux deux hommes. Il maîtrisa facilement celui à qui il fit face. Il regarda sa collègue. C'était pareil pour elle. Malheureusement, ils n'étaient pas deux, mais quatre. Ils se firent frapper avant d'être amené au centre de la salle avec les autres personnes.

Il devait analyser la situation au plus vite. Ils devaient maîtriser ces hommes sans qu'un civil soit touché. Mais comment faire alors qu'ils n'avaient plus leurs armes et que les hommes face à eux avec des armes automatiques.

Il regarda Cassandra. Il remarqua son air concentré. Elle devait elle aussi pensait à comment sortir de cette situation.

Elle le regarda. Elle lui fit signe un des deux hommes qu'ils avaient déjà maîtrisé qui était de son côté. Il ne comprenait pas trop ce qu'elle voulait dire jusqu'à ce qu'elle commence à parler.

Elle allait détourner leur attention pour qu'il puisse approcher l'homme proche de lui, le maîtriser à nouveau pour s'en servir de bouclier et se servir de son arme.

Malheureusement, Cassie dû les insulter pour avoir leur attention et se prit un coup dans le visage. Il allait tuer en premier l'homme qui l'avait blessé.

Il raccompagna son amie à sa voiture. Après que la police soit partie avec les hommes qu'ils avaient maîtrisé et avoir pris les dépositions de tous, la soirée avait prit fin.

Il n'avait pas voulu de sa paie de la part de Monsieur Nolan, mais ce dernier avait insisté et il lui avait même donné un bonus pour avoir su gérer les choses sans qu'il n'y ai de blessé.

Il vit Cassandra grimacer.

- Tu as beaucoup mal ?

- J'ai connu pire.

Il lui effleura sa joue puis sa mâchoire.

- Tu as de quoi te soigner ?

- Oui, ne t'en fais pas.

De nouveau, c'était étrange entre eux. Mais son amie détourna le regard.

- Je vais rentrer.

- D'accord.

Elle lui tendit sa veste qu'il avait mit sur ses épaules.

- Merci.

- Je t'en prie.

- À plus tard au travail.

- À plus tard.