Bonjour à tous ! On se retrouve pour la suite de l'histoire. Comme c'est Noël, que le chapitre est de circonstance, et déjà prêt, je ne vous fais pas attendre plus longtemps pour la suite.
Merci à tous ceux qui lisent l'histoire, à ceux qui l'ont ajoutée à leurs favoris et leurs alertes, à ceux qui ont reviewé et écrit un petit mot pour donner leur avis , cela me fait toujours très chaud au cœur. Comme j'aime le dire : j'écris pour moi, mais je publie pour vous ^^
On retrouve le point de vue d'Hermione pour ce chapitre, avec encore une scène de lemon, et de nouvelles péripéties qui font un peu avancer l'histoire.
Avertissements :
Tout appartient à JK Rowling. Je ne fais évidemment que lui emprunter la trame, les personnages, l'intrigue, etc. Et je les malmène un peu (beaucoup) à ma propre sauce.
Texte pour lecteurs matures : LEMON, langage cru. Evocation de la guerre et de ses traumatismes (léger)
Si ce n'est pas de votre âge… fuyez, pauvres fous !
Bonne lecture :) !
Fin du chapitre précédent : « Ca n'était pas habituel. Pas habituel non plus que lui se préoccupe autant de l'avis d'une fille, mais ça il ne voulait décidément pas y penser. Il espérait simplement qu'il y aurait une autre fois : par Salazar, que cette fille était bandante. Plus chaude que le souffle d'un magyar à pointes… ! Elle ne pouvait quand même pas passer une nuit tranquille après ça, si ? »
Bien sûr, même si elle avait feint l'indifférence devant Malefoy, Hermione était plus que chamboulée par sa soirée mouvementée. Elle avait apprécié plus qu'elle ne l'avouerait jamais les sensations que le serpentard lui avaient procurées.
Depuis quelque temps, elle se sentait vide et triste, sa vie lui était grise et fade. Depuis sa rupture avec Ron, et même avant, depuis la guerre… Hermione ne parvenait plus à voir le monde avec la même insouciance qu'auparavant, la même curiosité, la même joie. Il lui semblait que même dans les bons moments de sa vie, les fantômes de ceux qui étaient morts pendant le conflit revenaient la hanter et gâcher sa joie : Fred, Lupin, Tonks, Dumbledore, Sirius, Dobby… il y avait eu trop de morts autour d'eux, et elle en avait gardé une cicatrice indélébile. Comme si elle-même était en partie morte. Elle se sentait toujours menacée, concentrée à éviter les dangers et à élaborer des plans pour lutter contre l'ennemi.
Mais ce soir, dans les bras de Malefoy elle s'était sentie si vivante, si brûlante de vie. Pour la première fois depuis des mois, elle avait réussi à se concentrer uniquement sur l'instant présent. Sur le corps de Malefoy pressé contre le sien, ce corps qui l'envahissait, ses lèvres qui la goûtaient, son sexe qui la ravageait. Pour la première fois de toute sa vie, elle ne réfléchissait plus, elle n'était plus qu'une sensation vive, un corps libre qui avait lâché ses amarres.
Le jeune homme avait été avide, consumé par le désir, presque brutal, et elle avait adoré cette rage. Elle avait compris qu'il était comme elle : il n'avait pas oublié la guerre et ses horreurs, sa vie n'avait pas recommencé comme si de rien n'était. Comme elle, il avait des actes à expier, des souvenirs à oublier. Elle avait senti en lui exactement la même hargne, le même feu, le même désespoir, que ceux qui brûlaient en elle.
Ils avaient fait l'amour comme deux bêtes, avec haine et violence, mais elle n'aurait pas voulu que ce soit différent. Ce qu'elle éprouvait pour Malefoy était décidément plus du désir charnel que de l'amour, et c'était normal comme cela. Pourtant, elle n'arrivait pas à se l'ôter de l'esprit. Elle revivait chacun des moments de leur étreinte, sentait encore ses mains sur son corps, sa bouche qui la dévorait. Elle voulait revivre cela, le plus vite possible. Mais il était hors de question que Malefoy le sache…
La tête occupée par les derniers événements, Hermione dormit très peu. Mais elle avait l'air si apaisée et même radieuse pour la première fois depuis longtemps que tout le monde ne cessa de lui demander durant toute la journée si elle avait eu une bonne nouvelle. A chaque fois qu'elle croisait le regard de Malefoy, celui-ci la fixait d'un air suggestif. De toute évidence il savait que sa bonne mine était due à leur rencontre nocturne et il en était fier.
En fin d'après-midi, alors qu'elle travaillait à la bibliothèque, Hermione reçut un mot proposant « salle sur demande, 22h ? ». Le mot n'était pas signé, mais elle savait très bien de qui il provenait. Après une intense réflexion, elle décida pourtant d'ignorer l'invitation. D'une part elle ne voulait pas montrer à Malefoy à quel point elle voulait revivre leur étreinte, si tôt, et d'autre part, elle s'était beaucoup trop concentrée sur ses sentiments dernièrement : il était temps qu'elle prête un peu plus attention à ses études. Les ASPICS étaient à la fin de l'année, par Merlin, et le mois de décembre approchait déjà.
Pendant plusieurs jours, le même rituel s'instaura : Hermione recevait tous les soirs le même message, auquel elle ne répondait jamais. Elle se tenait à bonne distance de Malefoy, prenant garde à ne jamais se retrouver seule avec lui, mais elle le voyait de plus en plus impatient et agacé.
Ce n'est que dix jours plus tard qu'elle accepta enfin de céder à son invitation. Le serpentard la fixait désormais avec un tel feu que Ginny lui avait demandé au déjeuner s'il y avait une nouvelle querelle entre eux. Elle avait nié mais elle voyait bien les doutes de son amie.
Surtout, Hermione avait plus que jamais besoin de se détendre. Il ne restait plus que cinq jours avant les vacances de Noël, vacances qu'elle allait passer au Terrier. Et le moins qu'elle puisse dire était qu'elle appréhendait les retrouvailles avec Ron. Elle ne l'avait pas revu depuis leur rupture. Elle ne savait pas ce qu'elle attendait de lui, mais elle avait tout de même du mal à tourner la page.
En arrivant dans la salle sur demande à 22 heures précises, elle trouva Malefoy vautré sur un lit à baldaquin, un air profondément blasé sur ses traits aristocratiques. Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, il leva la tête lentement et la fixa sans surprise.
« Je ne pensais plus que tu viendrais Granger… Tu m'as fait attendre longtemps.
- J'avais d'autres choses à faire. Je ne suis pas à ta disposition, Malefoy.
- Je croyais que tu n'étais plus intéressée.
- Je t'ai pourtant dit ce que je pensais de nos échanges la dernière fois.
- Aucune fille ne m'a jamais fait attendre ainsi.
- Je ne suis pas comme les autres filles.
- C'est certain, ricana-t-il. Peut-être que c'est moi, maintenant, qui ne suis plus intéressé ?
- J'en doute : tu es ici, après tout. Et tu as bien l'air d'avoir attendu ici tous les soirs. »
Tout en parlant, Hermione s'était rapprochée et elle s'assit au bord du lit. Malefoy lui sourit malicieusement et l'attira à lui. Sans attendre, il captura ses lèvres dans un baiser exigeant et Hermione sentit la pression quitter son corps. Pourquoi avait-elle attendu si longtemps avant de le revoir ? Sentir ce feu qu'il allumait en elle était si bon.
Malgré son impatience et son désir manifestes, Malefoy était beaucoup moins rude que la fois précédente. Ses gestes étaient tendres, presque délicats. Elle retrouvait la douceur qu'il avait eu la première fois qu'ils s'étaient vus dans cette salle, et que Malefoy avait interrompu leur échange pour la frustrer.
Le jeune homme lui ôta rapidement sa robe et la fit basculer sous lui. Sous sa robe, elle ne portait qu'une culotte, tant la hâte de le revoir était grande. Tout de suite il saisit ses seins et les caressa, la faisant gémir.
Elle sentait son érection dure se presser contre elle. Déjà, elle perdait la tête sous les vagues de désir qui l'assaillaient. Le parfum de Malefoy était intoxicant, elle se sentait enivrée par sa douceur. Ses lèvres étaient si tendres, si câlines contre sa peau. Elle voulait saisir ce corps qui la frôlait, qu'il se fonde en elle. Elle agrippa une mèche de cheveux blonds pour se rattraper à une réalité tangible.
Malefoy descendit lentement le long de son corps, parsemant sa peau nue de baisers brûlants. Arrivée à sa taille, il fit glisser sa culotte, et embrassa délicatement son intimité. Hermione gémit fortement lorsqu'il se mit à la lécher sensuellement et que ses doigts s'enfoncèrent en elle.
« Malefoy…Drago… ! Je ne veux plus attendre, vas-y. »
Malefoy s'arrête et remonta à sa hauteur. Il la regarda avec malice et susurra dans son oreille :
« Granger, la prochaine fois, n'attends pas dix jours avant de venir me voir. N'attends pas d'être à bout et incapable de faire preuve de patience. »
Hermione ouvrit la bouche pour répondre mais au lieu de mots se furent des gémissements qui s'en échappèrent. Malefoy venait de la pénétrer vigoureusement et elle se sentait incroyablement comblée par cette sensation retrouvée de ce sexe en elle. Elle avait l'impression que son corps et celui du jeune homme étaient fait l'un pour l'autre, tant ils s'emboîtaient à la perfection, tant cet acte lui semblait naturel et délicieux.
Malefoy imprima un rythme lent et langoureux à ses coups de reins, qui la faisait peu à peu se perdre dans le plaisir. Il avait enfoui sa tête au creux de son cou et elle sentait son souffle chaud et rapide. Rien que cette sensation et ce bruit auraient pu lui faire perdre la tête, tant ils étaient érotiques.
Malefoy finit par accélérer ses coups de rein et plongea son regard dans le sien. Ce n'étaient plus les mêmes yeux gris glaciaux qu'elle avait l'habitude de voir, pleins de mépris ou d'ennui : ils brûlaient d'une ardeur indéfinissable qu'elle aimait voir s'allumer.
« Hermione… gémit-il, avant de l'embrasser fougueusement. Hermione, jouis pour moi. Laisse-toi aller. Hermione. »
Hermione aurait eu au moins deux bonnes raisons d'envoyer bouler le serpentard : parce qu'elle ne voulait pas qu'il utilise son prénom, et parce qu'elle n'avait pas à recevoir d'ordre de lui. Mais pour elle ne savait quel motif, ses deux choses si agaçantes en temps normal, l'excitaient énormément dans le contexte actuel.
Elle se laissa porter par le plaisir et gémit à son tour le prénom du serpentard. Alors qu'elle sentait la jouissance exploser dans son ventre, elle ferma les yeux mais Malefoy l'embrassa de nouveau, saisit sa main et lui murmura :
« Ne ferme pas les yeux. Ne fuis pas. Reste avec moi… Regarde-moi, Hermione… »
L'entendre prononcer encore une fois son prénom suffit à Hermione pour jouir et elle se sentit partir très loin, vers les étoiles du plaisir. Elle eut à peine conscience de l'orgasme de Malefoy en elle, quelques secondes plus tard.
Le serpentard bascula sur le côté et tous deux restèrent muets un moment, à bout de souffle. Hermione fuyait le regard du serpentard qui la fixait comme s'il cherchait à comprendre ce qui se passait sous son crâne.
Cela n'avait pas duré longtemps : une fois l'orgasme passé, une fois leur étreinte finie, elle recommençait à penser à tout ce qu'elle voulait ignorer. Ses peurs, ses souvenirs, sa méfiance… Tout cela se cristallisait autour d'une seule question : que faisait-elle dans un lit avec Malefoy ? Etait-elle folle ? Cela n'était décidément pas raisonnable. Elle était censée détester Malefoy, pas coucher avec lui.
Malefoy se haussa sur un coude pour la regarder plus facilement et brisa le silence :
« Que fais-tu pour les vacances, Hermione ? »
La jeune femme resta bouche bée : il parlait sur un ton tout à fait banal, comme si parler de leurs vacances était une conversation normale. Comme si avoir une conversation après avoir couché ensemble était normal.. Comme s'il était normal qu'il l'appelle par son prénom.
« Hermione ? demanda-t-elle, s'efforçant de rendre sa voix la plus « normale » possible. Ca ne la paniquait pas du tout qu'il utilise son prénom, non, non…
- Oui, Hermione. Étant donné que l'on vient de coucher ensemble (ou d'avoir des relations sexuelles, comme tu le formules sans doute), et que c'est la deuxième fois en dix jours, je ne trouve pas ça si saugrenu de s'appeler par nos prénoms.
- Nos échanges charnels ne changent pas notre relation. Tu es toujours le même Malefoy qui me méprise depuis la première année.
- C'est là que nous ne sommes pas d'accord. Il est idiot de croire que nous puissions partager une telle alchimie dans un lit sans que cela ne change quoi que ce soit à notre relation. Et ne t'inquiète pas, je ne parle pas de sentiments : je ne ressentirai jamais cela pour toi, et toi non plus, je le sais. Mais on se comprend mieux qu'avant d'avoir partagé ces moments, non ?
- Peut-être que tu as raison…
- Heureux de l'entendre. Mais bon, je te pardonne ton ignorance, vu que tu n'es pas très expérimentée dans le domaine. Et sinon, « Granger », puisque tu insistes, que fais-tu pour Noël ?
- Je pars au Terrier samedi matin.
- Au… Terrier ?
- Chez les Weasley.
- Tu veux dire que tu vas passer Noël dans la famille de ton ex ? Malefoy semblait clairement dubitatif.
- Ce n'est pas juste la famille de mon ex… Les Weasley sont comme une deuxième famille pour moi depuis la première année. Ils sont ma famille sorcière. Mon couple ou ma rupture avec Ron n'y ont pas changé grand-chose.
- Tu l'aimes encore ? Weasley ?
- Oui. C'est sans doute idiot, mais malgré tout je ne peux pas m'empêcher de vouloir qu'il revienne, qu'il m'aime à nouveau. J'ai aimé Ron depuis que je suis capable d'avoir des sentiments amoureux et… je veux juste qu'il me revienne. Regagner son amour serait mon plus cadeau de Noël.
- Donc, tu vas les voir pour le reconquérir ?
- Je ne sais pas. Mais je n'ai nulle part ailleurs où aller. Là, je reverrai tous ceux que j'aime, pour Noël, ce n'est déjà pas si mal. Et puis, je ne peux tout simplement pas retourner chez mes parents, puisqu'ils ne sont plus là…
- Attends, attends. J'ai raté un épisode, là. A quel moment tes parents sont morts, Granger ?!
- Ils ne sont pas morts, et heureusement. Mais ils ne savent tout simplement plus que j'existe… Je leur ai jeté un sortilège d'amnésie au début de la guerre. Pour qu'ils soient à l'abri. Ils sont en Australie.
- Donc, tu es en train de me dire que tes parents sont à l'autre bout du monde, qu'ils ne savent même plus qu'ils ont une fille et qu'au lieu d'aller les chercher… tu suis les cours à Poudlard et tu vas manger de la dinde chez les Weasley ? Mais qu'est-ce qui cloche chez toi ?
- Et si la guerre recommence, demain ? Loin de moi ils sont en sécurité.
- Culpabilité du survivant… Tu es convaincue que tu es nocive pour ceux que tu aimes. Tu te crois coupable de tout ce qui s'est passé.
) Ce n'est pas vrai… »
Le silence retomba entre eux et Malefoy se recoucha et ferma les yeux. Hermione attendit si longtemps pour reprendre la parole que Malefoy aurait pu s'endormir.
« En fait, si, c'est vrai. Je me sens coupable. J'aurais pu éviter tellement de morts, tellement de vies brisées. J'aurais pu faire tellement plus. J'ai l'impression d'avoir été inutile pendant ce conflit, et surtout… je ne sais pas ce que je pourrai faire de plus si cela recommence. J'ai peur que la guerre recommence, encore. Dans ma tête, elle n'est pas vraiment finie. »
Malefoy ne répondit pas et Hermione pensa qu'il s'était vraiment endormi. Il ne prononça pas un mot et ne bougea pas davantage quand elle se leva et commença à s'habiller. Elle était déjà à la porte quand la voix du jeune homme résonna derrière elle :
« Je te comprends, Hermione. C'est pareil pour moi. Les atrocités que j'ai vues, que j'ai faites, je ne peux pas les oublier ou croire que c'est fini. La guerre continue toujours, dans ma tête. Ce n'est pas fini. Je ne sais pas si j'arriverai un jour à me sortir de ces souvenirs. Et moi, je ne suis même pas un héros comme toi. Je suis coupable. Je mérite de souffrir ainsi.»
Hermione se retourna et ouvrit la bouche pour répondre mais Malefoy avait toujours les yeux fermés et il n'avait pas l'air d'avoir très envie d'en dire plus. Elle ne savait de toute façon pas quoi lui répondre, et n'était pas très sûre d'avoir envie de s'engager sur ce terrain avec lui. Cette conversation l'avait remuée plus qu'elle ne voulait le partager avec lui.
Sans ajouter un mot, elle sortit de la pièce, ravalant ses sanglots. Elle ne vit pas les larmes silencieuses qui coulaient sur les joues de Malefoy.
Voilà pour ce chapitre… Merci pour votre lecture. J'espère que ce chapitre vous aura plu, avec sa dimension un peu plus profonde. Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes, et on se retrouve très vite pour la suite de l'histoire.
