Chapitre 7

Après avoir raccroché, Roy retourna s'installer à sa place dans le train. Il était plongé dans une grande réflexion silencieuse. Il se demandait comment sa compagnie du weekend avait pu être retrouvé morte alors qu'elle était sensée avoir prit le premier train pour Central City.

- Vous semblez connaitre la victime, Général. C'était une ex à vous ? » Demanda Havoc qui n'aimait pas voir son supérieur dans cet état.

Roy inspira profondément et répondit d'une voix neutre.

- La première fois, ou je l'ai rencontré, c'était lors de mon premier jour de classe. Elle était ma voisine de table. Depuis, ce jour, elle est restée ma meilleure amie. »

- Vous n'avez jamais voulu aller plus loin avec elle ? »

- Oh ! On était amant de temps à autre mais c'était pour l'inspirer pour son roman. Rien de vraiment sérieux. »

- Vous êtes vraiment chanceux. J'aimerais bien coucher avec ma meilleure amie de temps à temps. » Commenta Jean avec admiration.

- Chanceux ? J'ai perdu pratiquement toutes les personnes que j'aimais. Mes parents, ma fiancée, mon meilleur ami, ma meilleure amie, mon professeur d'alchimie… En quoi cela est de la chance ? » Demanda Roy dévorer par la tristesse.

Malgré le fait que ses paroles soient dures, il n'en voulait pas à Havoc. Ce dernier s'était composer au mot « parent ».

- Général… » Prononça Jean en se sentant coupable.

- Ecoute-moi, il est hors de question que je perds Hawkeye. Peu importe, où elle est, je dois la ramener en vie. »

- Le Colonel est la femme la plus forte que je connaisse dans ce monde. Elle saura rester en vie. » Affirma Jean avec le sourire.

A la phrase de Jean, Roy le regarda froidement. Il n'était pas d'accord avec son subalterne. Hawkeye n'était pas forte. Elle faisait juste ce qu'il fallait pour se donner le courage de vivre. Et ce courage, ne tenait pas à grand-chose.

Xoxoxo

Le secrétaire du Prince tournait en rond dans le hall de l'hôtel. Son Prince n'était pas rentré. Il espérait que cette femme ne lui ai fait aucun mal. Alors qu'il tentait de calmer son inquiétude, il vit entrer dans le hall de l'hôtel, le demi-frère du Prince. Que faisait cet idiot ici ? Alors qu'il se posait la question. Le bâtard royal marcha jusqu'au bar de l'hôtel. Il s'installa à droit d'un homme qui avait l'accent d'Aerugo. Les deux hommes parlaient d'un accord secret qui visait à faire annuler la négociation de paix entre Amestris et Drachma.

- Il y a une chose que je ne comprends pas, comment un double homicide peut déclencher une guerre ? »

- La femme identifiée comme une travailleuse du sexe… C'est la fille du consul d'Aerugo. L'information n'a pas encore été dévoilée car, je suis missionné par mon supérieur pour la retrouver. J'attends le bon moment pour révéler cette information. »

- Et l'autre femme ? »

- La petite fille du Führer Grumman. »

- Oh ! Intéressant. Donc, quand Grumman va fermer les yeux sur le crime de sa petite fille, vous allez révéler l'identité de la victime. Ainsi Grumman devra faire un choix sa petite ou Amestris. Vous êtes un géni. Mon ami. » Fit le bâtard royal de Drachma en applaudissant.

Xoxoxo

Le Prince et Riza avaient réussi à sortir de l'usine en passant par une fenêtre de toit à cinq mètres de hauteurs. Ils l'avaient escaladés puis descendu du toit sans que personne les voient partir. Ils étaient en train de courir dans les bois qui entouraient l'usine quand Riza s'arrêta. Ses pieds nus étaient en sang. Dans sa course, elle les avait ouverts sur des cailloux. Le Prince prit de compassion pour ses pauvres pieds meurtris, s'agenouilla et lui attrapa la jambe, après avoir déchiré les manches de sa chemise. Il banda les deux pieds avec et se releva, sans un mot. Incapable de parler ou de réagir, Riza le laissa faire. C'était le second homme à être si attentionné avec elle. Une fois debout, il retira ses chaussures et les tendit à Riza.

- Mes chaussettes sont de qualités supérieures. Avec une telle matière, je peux rester dans la neige pendant des heures. Donc, je n'ai pas besoin de telles chaussures. »

Riza allait protester quand le Prince s'agenouilla encore une fois pour lui passer les chaussures.

- Elles sont grandes mais confortable. »

- Une vie, un manteau, une chemise et des chaussures, je m'endette beaucoup auprès de vous. » Commenta Riza tristement en additionnant la somme dans sa tête.

Cette histoire allait lui couter cher. Très cher.

- Prouvez votre innocence dans cette histoire et vivez heureuse, serra votre seul moyen de rembourser cette dette. »

- Vous auriez put me dire : Rachetez moi une paire de chaussure, un manteau et une chemise. »

- Pourquoi ? Un manteau comme celui-ci, je peux en avoir des centaines. Des chaussures également. Mais, une femme comme vous, il n'y en a qu'une seule et elle devant moi. »

- Ne faite pas cela… Ne m'aimez pas. » Lui répondit Riza en regardant les chaussures gêner.

- Pourquoi parce que votre cœur appartient déjà à un autre homme ? »

Pour toute réponse, Riza garda le silence et se mit à rougir.

- Je vois… Est-il un homme digne de vous ? »

- Un homme digne de moi ? » Répéta Riza surprise par la question.

- Vous êtes comme l'aiguille au milieu d'un ballot de paille. Si cet homme est digne de vous, alors je m'effacerai et je vous enfermerais à jamais dans mon cœur. Cependant, si, je le juge indigne, je ne me retiendrais pas. Je vous poursuivrai jusqu'en enfer si, il faut pour vous avoir rien qu'à moi. » Promis le Prince.

Incapable de répondre, Riza le regarda choquée. L'homme qu'elle aimait lui avait tenu, un discours semblable quand elle c'était disputer avec lui, après l'avoir surpris en train de menacer son rendez-vous d'un soir. « Je ne m'arrêterai pas tant que je ne jugerai pas un homme à ta hauteur. C'est le drôle d'un disciple de protéger la fille de son maitre. » Lui avait dit Roy Mustang. « Je serais donc à jamais la fille de votre Maitre. » Lui avait-elle répondu. A cette réponse, lui avait rien dit. Il a juste comme toujours détourner la conversation en changeant de sujet.

- Allons-y. » Fit le Prince en lui tendant sa main droite.

Pourquoi était-elle ainsi ? Devant elle, elle avait un homme plutôt séduisant, qui était prêt à tous pour elle, pourtant, elle ne voulait qu'une seule personne : Roy Mustang.

xoxoxo

Le train venait à peine d'arrivé à la gare de Central City quand Roy descendit. Il courut rapidement jusqu'à une voiture militaire qui l'attendait devant la gare. En pénétrant à l'intérieur, il vit le Führer Grumman. La voiture démarra en laissant Havoc sur le trottoir.

- Que voulez-vous me dire en priver ? » Demanda Roy en comprenant que cette conversation allait rester entre eux.

Pour toute réponse, Grumman sorti une photographie où l'on voyait Riza adosser à un mur. En face d'elle se tenait l'homme dont elle était suspectée d'avoir tuer. Grumman en sortit une autre où les voyaient s'embrasser.

- Voilà pourquoi j'essaie de la contacter depuis se matin. Je veux une explication. »

Roy observa les deux photographies en silence. Il devait avoir une explication rationnelle à se baiser.

- Je vois. Tu n'en sais pas plus à ce sujet que moi. » Comprit Grumman.

- Je doute que Riza et cet homme aient eu une aventure. Cependant, si quelqu'un venait à tomber sur ses photographies, Riza pourrait paraître suspecte. Elle aurait même un mobile pour ses enquêteurs. » Affirma Roy qui avait confiance en sa subalterne.

- Effectivement. Mais, au vu du profil d'une victime, le Sénat va vouloir avoir des résultats rapides. C'était un sénateur très apprécié. Si, mes hommes attrapent Riza, je n'aurais pas le choix que de la mettre en prison. Trouve-la et garde-la en sécurité jusqu'à que toute la lumière sur affaire soit faite. J'ai un très mauvais pressentiment sur cette histoire. Mon instinct me dit que prouvez son innocence ne sera pas facile et qu'il y a beaucoup plus derrière cette histoire qu'une simple affaire de meurtres. »

- Je le pense également. » Confirma Roy.

- Une chose. Il va falloir que nous jouions carte sur table. Aucun mensonge ou information délibérément oublié d'être transmise entre nous. »

- Ai-je déjà fait cela ? » Demanda Roy avec un sourire espiègle.

- Je t'ai toujours soutenu et j'ai fermé les yeux sur pas mal de tes actions… Je l'ai toujours fait pour Riza. Cependant, si, il lui arrivait quoi ce soit : notre relation ne sera plus la même et je ferais de ta vie un véritable enfer. » Termina Grumman alors que la voiture s'arrêtait une nouvelle fois devant la gare.

Stationner, pile poile devant la gare où Havoc n'avait pas bougé, Roy observa son subalterne par la vitre et lui fit signe de rester à l'écart pour le moment.

- Vous venez de revenir sur vos paroles, Monsieur. Aucun mensonge entre nous. Pourtant, vous venez de me mentir car vous ne m'avez pas soutenu pour seulement Riza. Vous l'avez fait car vous y voyez votre intérêt personnel mais également, parce que vous m'appréciez. Sur ce Monsieur, j'ai une demoiselle en détresse à sauver. » Annonça Roy en sortant de la voiture.

- Petit Con. » Commenta Grumman alors que la portière se fermait.

La voiture démarra et Jean s'approcha de Roy.

- Que vous a-t-il dit ? » Demanda curieux Jean.

- Que nous étions en mission non officiel. Allons-nous changer. Cet uniforme est trop repérable. »

- Il croit lui-aussi en l'innocence de Riza ? »

- Tu doute de Grumman ? » Demanda Roy surpris.

- Il est comme le vent. Il souffle de droite à gauche. Puis sans raison, il décide d'aller de gauche à droite. »

- Grumman… Agir toujours avec raisonnement. » Affirma Roy en marchant en direction du bar de Madame Christmas.

- Dans ce cas, quel est son intérêt d'aider le Colonel ? »

Roy ne répondit pas et continua sa marche. Il espérait secrètement que Riza ait contacté sa tante pendant sa conversation avec Grumman.

Xoxoxo

A SUIVRE...

Xoxoxo

Désoler pour le retard, j ai eu une vie très mouvementée en septembre. Rempli, d imprévu. Tout commence à reprendre sa place, donc, avec le confinement, je vais pouvoir m occupez de mes fictions. Merci à ceux qui on prit de mes nouvelles. Désoler de vous avoir inquiété. Je vous abandonne ce matin, pour un atelier chatrouille. Gros bisous et merci encore.

Miaou miaou.