Bonjour à tous!

Merci à tous ceux qui commentent ! J'en suis très reconnaissante et ceux-ci me rendent très heureuse. Merci également à tous ceux qui lisent, suivent et mettent cette fiction dans leurs favoris.

Rien ne m'appartient en ce qui concerne l'univers d'Harry Potter et Twilight. Ils appartiennent respectivement à J. K. Rowling et Stephenie Meyer. Je ne fais aucun profit avec cette fiction, seulement le plaisir d'écrire et d'être lu tout en étant récompensé avec vos impressions dans un commentaire.

Bonne lecture !

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Chapitre14

Un pied dans la tombe

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Tout était calme. Beaucoup plus tranquille que Forks, pensa Hermione qui était assise sur une chaise d'extérieur à regarder le crépuscule. Elle parcourra ses yeux sur le ciel d'un bleu outremer qui se dégrada jusqu'à un bleu pâle pour subitement se changer en orangé. Observant avec précaution le soleil qui était entouré de son halo lumineux toucher le creux de deux montagnes à l'horizon, elle soupira et ferma les yeux pendant un moment.

Cela faisait trois jours qu'Harry l'avait emporté dans ce lieu éloigné pour qu'elle puisse s'y cacher avec les Weasley. Trois journées et elle s'ennuyait affreusement d'Emmett. Leurs conversations, ses sourires, ses baisers et ses caresses lui manquaient. L'inquiétude qu'il lui arrive malheur à lui ou à quiconque à Forks la dévorait de l'intérieur comme une infection.

La sorcière n'avait pas eu une seule nouvelle de son ami depuis son arrivée. Elle ignorait si le plan fonctionnait ou si les Quileutes ou les Cullen avaient trouvé une piste en parcourant la région. Granger s'en voulait d'être partie sans en avoir discuté avec Sue et sans en avoir avisé Billy Black par elle-même. Elle ne pouvait que s'imaginer que Jacob aurait été mis au courant par les Cullen et que celui-ci a partagé l'information avec le reste de sa tribu.

Ouvrant les yeux à nouveau, elle regarda le vaste champ de blés sauvages qui entourait la maison à deux étages en pierre grise et au toit d'un gris foncé. Le champ était parsemé de chicorées sauvages mauves, de pavots des champs rouges, de bouton-d'or et de pâquerettes blanches. Le paysage était vraiment charmant et reposant, mais l'absence d'Emmett rendait ce paisible tableau terne et sans intérêt aux yeux de la brunette.

Ginny sortit de la maison armée de deux tasses fumantes. Arrivant à côté de Granger, elle lui tendit l'une des tasses qui étaient de couleur verte et Hermione accepta la boisson.

— Merci, Ginny, dit-elle en regardant le liquide fumant.

Elle l'approcha de son nez et huma le thé.

— Il est à la camomille. Je sais que tu n'arrives pas à trouver le sommeil depuis que tu es ici. Mon lit est à côté du tien et tu bouges en soupirant constamment. Ce qui fait que je ne dors pas non plus. Alors, bois ça, dit la jeune femme rousse en regardant la nature qui les entourait.

— Désolée…

— Ne t'excuse pas. Je comprends parfaitement ton dilemme. J'aime Harry et cela m'inquiète lorsqu'il part en mission. Je t'ai observé avec le vampire et je ne t'ai jamais vu ainsi avec Ron. Vous semblez être sur votre petit nuage à vous dévorer des yeux avec un amour fervent.

Ginny posa sa main libre sur son ventre et le flatta doucement malgré le fait que celui-ci n'avait pas encore grossi.

— Je peux te demander quelque chose de personnel ? demanda-t-elle en portant son attention sur la brunette.

Hermione tourna la tête et regarda Ginny avec curiosité.

— Tu aimes un vampire. S'il te demandait de passer l'éternité avec lui, accepterais-tu?

Granger baissa les yeux quelques secondes avant de porter à nouveau son attention sur la femme rousse.

— Si tu m'avais posé cette question une journée avant mon arrivée ici, je t'aurais répondu par un non. Par contre, je ne savais pas ce que je voulais à ce moment-là. Je me sentais déchiré entre devoir renoncer à ma vie en Angleterre ou mettre un terme à ma relation avec Emmett. Je ne désirais ni l'un ni l'autre, mais lorsque je l'ai vu étendu sur le sol avec ces Détraqueurs, j'ai cru que j'allais le perdre et l'idée m'était insupportable. J'ai compris que si j'avais à faire un choix, je choisirais Emmett. Alors, oui, avoua Hermione.

Bien qu'elle soit sûre de sa décision, cela ne l'empêchait pas de ressentir une douleur et de la culpabilité à avouer à Ginny qu'elle les abandonnerait tous pour rester avec Cullen. D'autant plus que la jeune femme lui avait proposé de devenir la marraine de son premier enfant et que son meilleur ami, qu'elle considérait comme son frère, risquait sa vie pour elle en ce moment même. Elle connaissait la famille Weasley et Harry depuis très longtemps et ils avaient vécu énormément de choses ensemble, alors que cela ne faisait même pas deux mois qu'elle connaissait Emmett. Granger se sentait coupable de son choix, mais elle ne changerait pas d'idée malgré tout. Elle aimait Emmett et cela plus que sa propre vie.

La jeune madame Potter porta son attention sur le vaste champ d'où l'on ne discernait plus les couleurs des fleurs sauvages maintenant que le soleil avait disparu de l'horizon. Le bleu foncé du ciel commençait à dévoiler les astres du firmament les plus brillants. Elle porta sa tasse à sa bouche pour en boire une petite gorgée.

— Tu es mon amie Hermione et je respecte et appuie ta décision. Cela ne changera rien au fait que je veux que tu sois la marraine de mon enfant. Ah moins, que tu avais l'intention de ne plus nous voir par la suite, dit Ginny en regardant la brunette avec un regard suspicieux.

— Si je me fais transformer un jour, j'ignore ce qui se passera et si je pourrais encore vous voir. Par contre, avoir le choix, je choisirai de vous garder dans ma vie, conclut Hermione avec conviction.

— C'est rassurant, fit remarquer la jeune femme rousse avec un sourire satisfait.

Alors qu'elle porta sa tasse vers sa bouche, la porte de la maison s'ouvrit en grinçant.

— Eh bien! Que faites-vous encore dehors ? demanda Lavande en s'approchant du duo avec énergie.

Celle-ci posa ses mains sur ses hanches dévoilant la bague de fiançailles modeste, mais scintillante que Ron lui avait offerte lors de sa déclaration.

— On s'apprêtait à jouer une partie de cartes. Voulez-vous venir nous joindre ?

Ginny accepta, mais Hermione refusa en indiquant qu'elle voulait aller se coucher puisqu'elle manquait de sommeil. La brunette souhaita une bonne soirée aux deux jeunes femmes et rentra dans la maison. Elle passa devant la cuisine et remarqua Molly, George et Ron qui étaient installés à la table à attendre leur arrivée. Arthur arriva dans la cuisine avec les mains encombrées de chocolat chaud et dansant avec précaution tout en fredonnant la danse des canards. La brunette ne put s'empêcher d'afficher un sourire amusé en le regardant. Granger avait appris par Molly qu'Arthur avait découvert cette chanson et que depuis celui-ci n'arrêtait pas de la chanter.

— Hermione! Viens t'asseoir, dit Molly en montrant la chaise libre à côté d'elle.

— Je suis désolé, Molly, mais je suis fatigué. J'allais me coucher, répondit la brunette.

La matriarche se leva de sa chaise et vint prendre la brunette dans ses bras.

— Je suis tellement heureuse que tu sois avec nous. Va te reposer, dit madame Weasley en desserrant son étreinte tout en flattant les bras de la jeune femme pour finalement lui prendre sa tasse de thé.

Hermione souhaita la bonne nuit au reste de la maisonnée et monta à l'étage où se trouvait la chambre qu'elle partageait avec Ginny.

Cette nuit, le peu de sommeil qu'elle réussit à accumuler se fit brusquement interrompre par un nouveau cauchemar. Ceux-ci hantaient ses songes depuis son départ de Forks et comportaient toujours la même histoire. Le trépas d'Emmett par la main de Dolohov qui désirait la retrouver. Si ce n'était pas Emmett, c'était Charlie ou Harry. Ce dernier n'avait toujours pas donné de nouvelles sûrement pour éviter que ses allées et venues soient épiées par le mangemort. Cela serait trop suspect pour celui-ci si Harry passait son temps à partir et revenir à Forks.

Après d'avoir essayé de retrouver le sommeil, mais en vain, la brunette remarqua que le soleil commençait à faire son ascension dans le ciel. Celui-ci était coloré d'un doux bleu et d'un rosé intense colorant certains nuages présents. L'astre n'avait toujours pas franchi les montagnes faisant face à l'est et il n'y avait que le chant des insectes et des oiseaux qui était perceptible dans ce lieu isolé.

Apercevant que la jeune femme rousse dormait paisiblement dans son lit, la brunette se faufila silencieusement hors de la chambre avec un châle en tricot blanc. Une fois son tour matinal aux toilettes terminé, elle mit une paire de sandales et sortit en pyjama respirer l'air pur et frais des montagnes. Elle entoura le haut de son corps avec le châle, cachant ainsi ses bras dénudés par son débardeur de nuit gris foncé aux fines bretelles ornées de marguerites en dentelle sur le bord de la poitrine. Elle vint pour s'installer sur la même chaise qu'elle avait occupée la veille, mais le bois de celle-ci était humidifié par la rosée matinale. Regardant les alentours, elle changea d'idée et commença à marcher dans le champ tout en caressant de sa main libre la pointe des tiges de blé sauvage dansant doucement dans le vent. Après un petit moment, elle se pencha et cueillit un coquelicot qu'elle observa en parcourant délicatement un doigt sur les fragiles pétales rouges. Un bruit d'apparition attira son attention. Relevant la tête elle remarqua la silhouette d'un jeune homme qui marchait en boitant vers la barrière protégeant leur emplacement.

Hermione avança vers la silhouette en tentant de reconnaître l'individu. Lorsqu'elle découvrit que l'individu était Harry et que celui-ci semblait blessé, la frayeur s'empara de la jeune femme qui se mit à courir vers son ami. Elle en oublia de retenir son châle qui tomba hors de ses épaules lors de sa course.

— Harry! s'exclama la brunette en ne réduisant pas sa cadence pour rejoindre Potter.

Plus elle approchait et plus elle pouvait distinguer la mauvaise mine de l'homme qu'elle considérait comme son propre frère. Elle vit le jeune homme tombé sur ses genoux et Hermione franchit la barrière pour aller l'assister.

— Harry! Que s'est-il passé ? Comment vont les autres ? questionna-t-elle en essayant d'aider son ami à se relever pour l'aider à marcher vers la maison.

Le jeune homme aux yeux verts agrippa les bras de la brunette qui s'arrêta pour le regarder avec curiosité. Harry lui fit un étrange sourire et il se servit du Transplanage pour l'emporter.

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La petite maisonnée fut en panique lorsqu'ils ne retrouvèrent pas la brunette après une heure de recherche intensive. Quand Ron revint à la maison en tenant le châle de Granger, ceux-ci pensèrent au pire. Ginny ne perdit pas de temps et utilisa la poudre de cheminette pour se rendre chez les Cullen. Rosalie, qui était présente avec Aaron alors que le restant de la famille parcourait Forks à la recherche du sorcier, se releva en même temps que son compagnon lorsque les flammes vertes envahirent la cheminée du salon.

— Ginny? Que fais-tu ici ? demanda Rosalie avec inquiétude devant l'état blême de la jeune femme rousse.

— Où est Harry? Hermione a disparu, annonça-t-elle pour finalement se mettre à pleurer.

Rosalie vint prendre la jeune femme dans ses bras et Aaron prit son portable pour appeler Carlisle. Pendant que le vampire annonça la mauvaise nouvelle, Hale encouragea Ginny à s'asseoir tout en lui donnant du réconfort en flattant son dos avec sa main.

Une fois l'appel terminé, Aaron n'eut pas le temps d'aviser les femmes de l'arrivée éventuelle de Potter que celui-ci apparut dans le salon avec panique.

— Hermione a disparu? Depuis quand? Comment ça s'est produit? demanda-t-il en enchaînant les questions à une vitesse folle.

— Je ne sais pas ce qui s'est passé. Nous nous sommes réveillés et j'avais remarqué qu'Hermione n'était pas présente dans la maison ni à l'extérieur. Nous avons cherché partout et Ron est revenu avec son châle qu'il avait retrouvé dans le champ proche de la barrière. J'ignore pourquoi elle aurait franchi le bouclier de protection.

Ginny n'eut pas le temps d'ajouter d'autres mots que la maison se retrouva vite remplie par le reste de la famille Cullen, un Auror mâle et l'Auror transformée en Granger.

Voyant la brunette, Ginny pensa à la possibilité que son amie fût peut-être morte en ce moment et elle éclata en sanglots à nouveau. Emmett n'eut pas besoin de plus de confirmation à ses craintes et son expression d'inquiétude se changea en rage lorsque son regard se posa sur Potter.

— Emmett! s'exclama Edward qui s'élança avec l'aide de Jasper et Aaron sur le grand brun dans le but de le retenir.

Une expression de tristesse s'afficha sur le visage d'Alice qui se couvrit la bouche pour retenir sa plainte.

— Toi! Tu avais promis qu'elle serait en sécurité! s'écria le vampire colérique qui tentait de se libérer pour aller étrangler le jeune homme.

Les Aurors, prêts à réagir, brandirent leur baguette, mais Harry les en empêcha en se dirigeant vers eux tout en levant sa main.

— L'endroit était sécuritaire et celui-ci n'aurait pas réussi à enlever Hermione si elle était restée derrière la barrière comme convenu. Je ne sais pas ce qui peut l'avoir poussée à quitter le paramètre de sécurité, mais ce n'est pas le temps de se battre. Elle est peut-être toujours en vie quelque part et l'on doit absolument la retrouver.

— Comment a-t-il su que la vraie Hermione n'était pas à Forks? questionna Carlisle attristé par leur échec.

Alors qu'Emmett fut relâché par ses frères, il remarqua que le double de Granger le pointait toujours de sa baguette par précaution. Celui-ci n'eut aucune difficulté de la fusillé du regard puisqu'elle n'était pas sa Hermione. Au début, il avait été choqué de constater les prouesses du Polynectar, mais rapidement, il remarqua la différence dans son odeur et son regard. Elle était une piètre imitation de la vraie brunette et le vampire n'eut aucun remords de lui grogner son mécontentement avant de s'éloigner pour rassurer sa famille qu'il ne tenterait plus d'étriper le sorcier. Non que l'envie n'y était pas, mais Potter avait raison. Ce n'était pas le temps de se quereller, ils devaient absolument retrouver Hermione. Emmett fut accablé par le désespoir à la seule pensée que celle-ci n'était peut-être plus de ce monde.

Edward posa une main compatissante sur l'épaule de son frère et tenta de le rassurer.

— Davies n'est pas là, fit remarquer l'Auror mâle qui avait de très courts cheveux gris et une vieille cicatrice blanche sur le menton.

— Il nous a trahis? Demanda le double d'Hermione avec incrédulité.

— Non, il ne ferait jamais ça, répondit Harry avec déni.

— Comme Pettigrew n'aurait jamais trahi James et Lily? questionna sa femme entre deux sanglots.

Harry pinça ses lèvres ensemble et il passa une main dans ses cheveux en bataille. Alice retira sa main devant sa bouche et sortit du salon en vitesse pour revenir avec un calepin et un crayon. Elle dessina rapidement la vision qu'elle avait eue et s'avança vers Harry qui entre-temps s'était dirigé vers Ginny pour la prendre dans ses bras afin de la réconforter.

— Je n'avais pas vu grand-chose, mais voici le peu que j'ai aperçu de l'endroit dans ma vision. Cela vous dit quelque chose ? demanda-t-elle en montrant son dessin au couple enlacé.

Ils regardèrent la feuille blanche sans s'éloigner l'un de l'autre et découvrirent le croquis d'une Hermione peu détaillé qui était étendu sur plancher qu'Alice avait pris la précaution de noircir. Il y avait plusieurs fenêtres et des lampes sur pieds avec des globes en verre et un bref début d'une colonne blanche qui encadraient la descente d'un escalier.

Ginny secoua la tête, mais Harry fronça des sourcils et prit le dessin dans sa main.

— Peut-être… J'ai l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part, avoua Potter, mais celui-ci avait fait tellement de missions cette année qu'il n'était pas certain s'il se faisait influencer par le souvenir de l'une de celles-ci.

Les deux Aurors regardèrent également le croquis et répondirent par le négatif. Pour mettre toute les chances de leur côté, la famille Cullen se rapprochèrent pour observer la feuille. Même si la silhouette de Granger ne comportait aucun détail, Emmett détacha son regard du croquis avec une expression de tristesse sur le visage. Edward arracha soudainement la feuille de papier des mains du sorcier ce qui surprit les membres de sa famille ainsi que les autres mages.

— Edward? questionna Bella en voyant le regard troublé de son mari.

— Au début, je n'avais pas fait le rapprochement, mais je connais cet endroit, avoua-t-il en continuant d'observer le dessin.

Emmett vint pour brusquer physiquement son frère afin que celui-ci leur en dise plus, mais il fut étonnement devancé par Potter qui agrippa la chemise du vampire ressemblant à Diggory pour le secouer.

— Où est-elle? demanda Harry en malmenant le vampire.

Celui-ci, peu importuné par les agissements du sorcier, se laissa secouer pendant qu'il lui donna la réponse.

— C'est l'endroit où elle s'est fait torturer par cette femme aux cheveux noirs et bouclés.

Aussitôt que les paroles eurent franchi la bouche du vampire, Harry se retourna et donna l'ordre à ses coéquipiers d'aller chercher le plus d'aide possible et de se rendre au manoir des Malefoy.

Les Aurors exécutèrent l'ordre sans poser de questions et Harry demanda à sa femme de retourner auprès de sa famille.

— Non! Je veux venir avec toi, dit Ginny.

Celle-ci avait non seulement peur pour la brunette, mais également pour son mari. Elle ne voulait pas que celui-ci se retrouve dans un piège et qu'il se fasse tuer.

— Je ne pourrais pas secourir Hermione si je dois te protéger toi et notre enfant en même temps, dit Potter et Ginny le regarda avec des lèvres tremblotantes.

Celle-ci finit par accepter. Elle embrassa son mari et lui demanda d'être prudent. Une fois que la jeune femme rousse fut partie, Emmett empêcha Potter de se placer dans la cheminée.

— Je viens aussi, dit-il.

Harry savait qu'il ne pouvait pas refuser au compagnon de la brunette de le suivre. Il acquiesça et lui expliqua comment fonctionnait la poudre de cheminette.

— On ne peut pas se rendre chez les Malefoy si facilement. Ils ont également des barrières de protection et leur cheminée est privée. Je ne peux pas utiliser le Transplanage puisque c'est trop loin. Alors on va se rendre chez les Weasley et Transplaner à la limite des Terres des Malefoy une fois sur place. Tu n'auras qu'à faire comme moi. Il suffit de prononcer haut et fort et très clairement la destination souhaitée, expliqua Harry.

Emmett hocha la tête afin de démontrer qu'il avait bien compris. Les deux hommes se firent arrêter par Carlisle.

— Vous n'allez pas y aller seul. Je viens aussi, dit-il.

Esmée, Jasper et Alice se proposèrent également. Bella, malgré le fait qu'elle aimait beaucoup Hermione, ne voulait pas laisser sa fille seule à Forks. Elle préféra donc rester et Edward refusa de se séparer d'elle. Ce fut la même chose pour Rosalie qui préférait rester sur place au cas où Ginny reviendrait et aurait besoin de soutien.

Content de l'aide des vampires, Harry leur donna à tous une poignée de poudre de cheminette et expliqua une dernière fois le procédé. Il se plaça et prononça le nom de sa destination en lâchant la poudre qui le fit engloutir par les flammes. Ignorant la peur de se brûler tellement que son envie de retrouver Hermione était forte, Emmett fit comme Harry et se laissa emporter par le feu vert.

Lorsqu'Emmett apparut au Terrier, il se retrouva étendu sur le sol couvert de suie. Il aperçut Potter et se releva pour observer rapidement le salon douillet, mais vieillot de la maison appartenant au Weasley. Ils attendirent que chaque membre de la famille de vampires soit tous présent avant qu'Harry passe à l'étape suivante.

— Je ne pourrai pas vous transporter tous avec moi, cela serait trop dangereux, fit-il remarquer en prenant le premier objet le plus proche.

Potter prit un chandail de laine qui traînait sur le divan. Celui-ci n'était pas entièrement tricoté, mais il était certain que Molly lui pardonnerait. N'ayant pas le temps d'aller demander un permis au département des transports, il se servit de sa position de chef d'Aurore pour ignorer la loi et ensorcela l'objet pour que celui-ci devienne un Portoloin. Le jeune homme sortit de la maison. Il fut suivi de près par les vampires qui le regardaient avec des regards curieux. Il y avait seulement Emmett qui affichait son mécontentement devant la lenteur qu'ils prenaient pour se porter au secours de Granger. Harry le remarqua lorsqu'il se tourna et tendit le chandail sans perdre de temps.

— Tenez tous l'objet et ne le lâchez pas tant que je ne vous l'aurai pas dit, précisa-t-il.

Les vampires touchèrent le vêtement et quelques secondes passèrent sans que rien se produise. Avant qu'Emmett ne puisse exprimer un grognement, ils eurent tous l'étrange impression de se faire tirer par le nombril par un crochet. Le monde autour d'eux devint un tourbillon de vent coloré qui les emporta à grande vitesse.

Quand le monde redevint normal, Harry remarqua le bref inconfort des vampires avant que ceux-ci ne portent leur attention sur les grandes grilles bloquant une longue allée qui menait à un manoir luxueux.

Harry laissa tomber le chandail sur le sol et sortit sa baguette pour tester les grilles afin de vérifier si celles-ci avaient des protections. Voyant que rien ne se produisit, le jeune homme porta sa main sur la porte et la poussa. Les grilles s'ouvrirent facilement dans un faible grincement.

— Étrange, dit-il la main toujours tendue devant lui.

— Qu'est-ce qui est étrange? demanda le docteur en regardant les alentours avec attention.

— Aucun sortilège de protection sur le domaine… Les Malefoy ne laisseraient jamais leur demeure sans protection, répondit-il en commençant à marcher avec précaution.

La baguette toujours levée devant lui, il continua d'avancer en se préparant à une possible attaque-surprise. Les vampires le suivirent en tendant l'oreille, mais tout était silencieux.

— Si c'était un piège? demanda Esmée dans un murmure.

— Alors, soyons prudents et attentifs, conseilla Harry.

Il ne pouvait pas prendre le risque d'attendre que les renforts arrivent. Il fallait absolument qu'il soit certain qu'elle était toujours vivante. Alors qu'ils arrivèrent devant les énormes portes principales de la demeure des Malefoy, Potter vérifia si celles-ci étaient protégées, mais il ne trouva aucune résistance.

Laissant échapper un souffle anxieux, le jeune homme ouvrit la porte doucement. Ce qu'il vit lui fit comme un coup dans l'estomac. Dans le majestueux et énorme hall d'entrée se trouvait la famille Malefoy qui était étendue sur le sol. Leurs regards vitreux regardaient sans rien voir. Monsieur Malefoy était étendu proche de l'entrée avec son elfe de maison, tandis que madame Malefoy gisait sur les marches en bois sombre qui menait au premier étage. La demeure était plongée dans les ténèbres et ce fut seulement grâce aux murs et aux colonnes en pierre grise et beige reflétant la lumière provenant de l'extérieur qu'Harry put distinguer les cadavres devant eux. Harry n'eut pas le temps de donner ses instructions qu'un hurlement féminin déchira le silence oppressant du manoir.

Reconnaissant la voix qui continuait d'exprimer des cris de douleurs, Emmett se précipita sans écouter Carlisle et Harry qui lui demanda d'attendre. Il s'élança vers deux grandes portes qui se trouvaient plus loin au bout du couloir de droite. Une fois les portes ouvertes, il fut dans un vaste salon qui pouvait servir de salle de réception. Lorsque Harry et le reste des vampires eurent rejoint Emmett, il vit celui-ci frapper de ses poings une barrière magique invisible. Les portes derrière eux se fermèrent dans un claquement sonore. Esmée se retourna rapidement et elle essaya d'ouvrir les portes avec sa force vampirique, mais celles-ci ne s'ouvrirent pas.

— On est enfermé, dit Potter en s'avançant pour aller se placer à côté d'Emmett. Les vampires et Harry avaient quelques mètres d'espacement libre entre la porte et la barrière et ceux-ci parcoururent leur regard sur le restant de la salle qui était inaccessible.

Dans le coin de celle-ci, des rampes et des colonnes en pierre encadraient des escaliers menant à un étage inférieur où Harry reconnut l'endroit qui menait au cachot des Malefoy. Le lustre qui avait auparavant été détruit avait été reconstruit et replacé à sa place sur le haut plafond. De nombreuses fenêtres ornaient le mûr de gauche et celles-ci étaient leur seule source d'éclairage qui permettait à Harry d'apercevoir la brunette étendue sur le sol au milieu de la pièce. Celle-ci avait arrêté de crier et profitait de l'absence de la douleur pour respirer à nouveau faisant lever sa poitrine à un rythme rapide.

Alors qu'un éclair déchira le ciel à l'extérieur, Harry aperçut le corps inerte de l'héritier des Malefoy qui était accompagné de sa fiancée. Le corps de Drago laissait supposer que sa femme fut tuée la première et que celui-ci s'était penché pour la tenir contre lui. Malgré leur ancienne rivalité, Potter ressentit de la tristesse pour le Serpentard. Proche du couple, se trouvait le corps de Davies.

— Il m'a été d'une grande aide. Il suffisait que je menace sa famille pour qu'il me donne tout ce dont j'avais besoin. Une potion et quelques-uns de tes cheveux. Je savais bien que tu tenterais de gâcher mon plaisir en me gratifiant de ta présence, Potter, dit Dolohov qui se leva d'un fauteuil faisant face au foyer dont le feu était éteint.

L'homme déplaça grossièrement le corps de Davies avec sa botte et contourna le reste des cadavres pour se diriger lentement vers la brunette.

— Par contre, j'ignorais que tu prendrais autant de temps à venir nous rejoindre. Je commençais à m'inquiéter, car je ne désirais pas que tu puisses nous interrompre pendant que nous nous amusions. Je me demande… Combien de Doloris puis-je encore lui faire subir ? demanda-t-il à Harry.

Le jeune homme aux yeux verts ne répondit pas.

— Je t'ai posé une question Potter! s'exclama-t-il en lançant un nouveau Doloris à Hermione qui se tordit sur le sol en hurlant de douleur.

— Assez! hurlèrent Harry et Emmett en une seule personne.

— Arrêtez ! supplia le vampire. Celui-ci était incapable de tolérer la vue de sa compagne qui souffrait devant lui.

Lorsque Dolohov arrêta le sortilège et que les sanglots de la jeune femme remplacèrent les cris, l'homme regarda avec curiosité le grand brun qui le regardait avec rage en serrant de la mâchoire.

— Oh? Le petit ami, fit remarquer l'homme en se penchant au-dessus de la jeune femme pour lui prendre le visage dans sa main gauche.

— Un vampire, affirma-t-il en flattant la joue de Granger.

— Pitié, laissez-les partir, supplia Hermione dans un murmure.

— Ah… Quelle courageuse et honorable petite Sang-de-Bourbe ! Supplier pour la vie de ses amis plutôt que la sienne. J'ai cru remarquer… que les vampires n'aimaient pas le feu. Testons cette théorie, dit-il avec amusement devant le regard effrayé de la sorcière.

Le mangemort fit apparaître un mur de feu derrière le groupe de vampires. Celui-ci embrasa la partie du mur qui était enfermé dans la barrière avec eux. Le feu sembla vivant et les flammes prirent de l'expansion en se dirigeant de plus en plus dans leur direction. Esmée recula tout en se plaçant devant ses enfants en les protégeant à l'aide de ses bras. La famille Cullen recula et percuta le bouclier magique qui les gardait enfermés. Rapidement, Harry lança un Finite Incantatem, qui fit disparaître les flammes soulageant les vampires.

— Oh ! Quel rabat-joie, se plaignit l'homme, mais celui-ci se mit à rire.

— Ton petit ami est sain et sauf, dit-il à la jeune femme en rapprochant son visage vers le sien à nouveau.

Hermione tenta de lui assener un coup de tête, mais Dolohov l'évita de justesse. Fâché, il la gifla au visage assez fort pour que sa tête tourne sur le côté gauche lors de l'impact de sa main sur sa joue droite.

Un peu assommée par la gifle après d'avoir enduré autant de torture, elle n'eut pas conscience que l'homme déchira son débardeur laissant voir à tous son torse nu qui possédait l'énorme cicatrice. Emmett, furieux que l'homme ait osé toucher sa compagne, recommença à frapper de toute ses forces sur le bouclier en hurlant fortement sa colère.

— Quel gâchis, marmonna l'homme en parcourant sa main rugueuse le long de la cicatrice. Si seulement tu ne m'avais pas réduit au silence cette journée-là, mon sortilège aurait agi à la perfection et il t'aurait ouvert en deux comme une belle orange sanguine bien mûre et juteuse. Quel magnifique tableau, tu ne trouves pas? Une Sang-de-Bourbe écartelée dans une explosion de sang, dit-il comme s'il était amoureux de l'idée.

— Ne la touchez pas! hurla Emmett fou de rage.

Harry souhaita de tout cœur que les Aurors arrivent le plus vite possible et qu'ils viennent en aide à son amie. Il essaya de détruire le bouclier, mais celui-ci fut trop résistant pour qu'il puisse y arriver seul.

L'homme regarda le grand vampire puis il porta son attention sur Granger qui tentait de reprendre le contrôle sur le monde qui tournait autour d'elle en balançant sa tête d'un côté et de l'autre.

— Oui… Il crie haut et fort et exige que je te laisse tranquille, mais si je fais ceci, dit-il en coupant avec l'aide de sa baguette la peau sur la clavicule droite de la jeune femme.

Granger serra des dents sous la douleur que lui produisait l'incision sur sa peau. Les Cullen se figèrent derrière la barrière. Ce n'était pas parce que la coulée de sang qui s'échappait de l'entaille était suffisante pour leur faire perdre le contrôle sur leur soif, mais par la menace que l'homme pouvait faire pire.

— C'est lui qui deviendra ton pire cauchemar.

Emmett retrouva un semblant d'esprit devant sa rage meurtrière envers l'homme et il répondit qu'il ne pourrait jamais faire de mal à Hermione.

Le mangemort eut l'envie de tester sa théorie pendant un bref instant, mais il se ravisa et regarda Granger sous lui.

— Non, je ne ferais pas ça. Elle est à moi, conclut-il en se penchant vers la jeune femme pour lui flatter le visage à nouveau avec le dos de sa main pour ensuite la frapper à nouveau.

La plaie sur la lèvre de la brunette s'ouvrit à nouveau. Le sang glissa sur le côté entre son menton et la joue et tomba sur ses cheveux emmêlés.

— Oh non, murmura Alice lorsqu'elle remarqua la disposition de la brunette alors que l'homme se leva devant elle. C'était comme dans sa vision et elle le fit remarquer au groupe dans un murmure de détresse.

Alors que le mangemort tendit sa baguette vers Hermione, Harry tenta de trouver une solution pour ralentir l'homme qui commença à ouvrir la bouche pour prononcer son sortilège.

— Je t'aime Dolohov! s'écria Harry. Ce qui attira l'attention du mangemort qui arrêta son attaque par stupéfaction.

— C'est quoi ce délire Potter? Demanda l'homme avec dégoût tout en dévisageant le survivant.

Harry sembla chercher quoi dire pendant deux secondes en bégayant.

— C'est la danse des canards, qui en sortant de la mare, se secoue le bas des reins et font coin-coin! chanta Harry en imitant un canard avec les bras tout en se secouant les fesses.

Ce fut la seule idée qu'il eut sur le moment. Il fallait absolument qu'il déstabilise Dolohov afin de donner du temps aux Aurors de les rejoindre. Son amie avait passé à un cheveu de mourir. Il devait agir et la danse des canards que monsieur Weasley affectionnait ces derniers temps était parfaite pour retenir l'attention du mangemort qui le regardait comme s'il avait trois têtes.

Furieux que le jeune homme aux yeux verts l'ait interrompu en agissant comme un crétin, il promit à Potter de s'occuper de lui bientôt. Il reporta son attention sur la brunette qui, pendant ce temps, s'était redressée à quatre pattes et s'était approchée du mangemort pour tenter de lui prendre sa baguette. Mécontent, l'homme alla la frapper à nouveau, mais elle riposta en lui agrippant le bras et en mordant celui-ci à pleines dents. Surpris et envahi par la douleur, l'homme tenta de se libérer, mais la brunette resserra sa prise et augmenta la pression de sa mâchoire. Elle se moquait si sa poitrine dénudée était à la vue de tous. Elle souhaitait ardemment que Dolohov lâche sa baguette pour qu'elle puisse la lui prendre et libérer ses amis. Elle désirait également l'arrêter afin qu'il puisse arrêter de leur nuire. L'homme agrippa la chevelure échevelée de la brunette et tenta de lui faire lâcher prise en tirant fortement vers l'arrière. La prise de la brunette faiblit lorsqu'elle laissa échapper une plainte de douleur et le mangemort se libéra pour agripper son bras ensanglanté. Dolohov n'eut pas le temps de réagir et de punir Granger qu'il se fit entourer par une dizaine d'Aurors le menaçant de leur baguette.

L'un d'eux le désarma magiquement tandis que deux autres lui agrippèrent ses bras pour l'empêcher de Transplaner.

Les autres Aurors présents s'occupèrent de détruire le bouclier avec l'aide de Potter. Pendant ce temps, Hermione se releva du sol avec difficulté tout en cachant sa poitrine avec son bras droit. Elle regarda les Cullen et Harry avec un grand sourire de soulagement. Elle était fière d'Harry pour avoir agi avec vitesse pour tenter de la secourir. Elle avança d'un pas tremblant en dirigeant son regard vers le grand brun et à ce moment, bien que tout se soit passé si vite, le monde sembla ralentir. Elle eut seulement le temps de remarquer l'expression d'effroi sur le visage d'Emmett avant qu'un vent violent lui percute soudainement le dos lui coupant son souffle. De nombreuses plaies béantes s'ouvrirent sur plusieurs parties de son corps et le sang jaillit de ses blessures en de fortes projections.

Bien qu'elle ait crié sous l'intensité de la douleur lorsque sa peau s'était déchirée. Rapidement, elle ne sentit plus rien, même lorsqu'elle tomba lourdement sur son ventre sur le sol. Elle n'entendit plus rien alors qu'Alice hurlait à Jasper en le suppliant de se reprendre. Elle ignora que les Aurors avaient paralysé le vampire. Elle ne fut pas consciente que Carlisle avait demandé de l'aide à Harry tandis qu'il retenait sa femme qui se débattait comme une furie. Granger ne pouvait plus rien remuer. Elle était étendue avec une bonne partie de son visage qui baignait dans son sang qui se répandait autour d'elle. Hermione ne put que regarder Dolohov qui affichait un grand sourire de satisfaction en tenant toujours une baguette tendue devant lui. L'Auror s'étant fait voler son arme, essaya de reprendre sa prise sur le mangemort avec l'aide de son coéquipier. Lorsque le bouclier magique céda enfin sous les contre-sorts des autres sorciers, Potter avait réussi à obstruer l'odorat de presque tous les vampires, mais Emmett s'élança avant que celui-ci puisse être touché par le sortilège. Cullen évita avec une rapidité fulgurante les sortilèges des Aurors qui crurent qu'il allait attaquer la brunette, mais ils furent étonnés lorsque Dolohov disparut sous leur regard. Le vampire réapparut plus loin dans le salon avec un Dolohov paniqué sous lui. Ils n'eurent pas le temps de réagir que le vampire fou de rage arracha le bras du mangemort qui avait auparavant détenu la baguette. Avant que le grand brun ne puisse égorger le sorcier avec ses dents, il fut tiré par en arrière par Esmée, Jasper et Alice.

Pendant ce temps, Carlisle avait rejoint Hermione et il s'agenouilla dans la mare de sang qui entourait la brunette. Celle-ci ne le remarqua pas et ce fut d'une vision à moitié rouge qu'elle regarda Emmett qui se débattait en hurlant et grognant contre sa famille pour tenter de rejoindre le corps de Dolohov. Celui-ci gisait sans vie proche du cadavre de Davies avec son regard qui était porté vers le plafond.

— Tiens bon, Hermione, dit Carlisle, sans que celle-ci l'entende.

N'osant pas la déplacer, le vampire pencha sa tête et lui mordit son cou. Redressant la tête, il prit le poignet de la brunette et mordit à nouveau.

Alors que Carlisle décolla sa bouche ensanglantée loin du poignet d'Hermione, celle-ci vit le monde s'éteindre devant ses yeux.

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Oh! Il ne reste que deux chapitres! Commencez-vous à les compter? J'espère que ce chapitre vous a plu. Sur ce, à la prochaine!