Réunions d'anciens élèves.
Chapitre 8 : C'est le moment de conclure !
Alice regarda Jonathan incrédule... Il y a un mois, alors qu'il était en déplacement dans son village pour son boulot, ils avaient passé la soirée ensemble, comme à l'époque. Au début, tout c'était passé comme d'habitude, ils avaient ri, ils s'étaient racontés des anecdotes sur leur vie, ils avaient parlé boulot... Ils avaient commencé la soirée au restaurant, retrouvailles entre vieux camarades de classe, mais, ne voulant pas finir la soirée trop vite, ils avaient fini la soirée chez Alice, et les bouteilles de vin s'étaient enchaînées. Tout comme la situation qui avait finalement dérapé. Aucun des deux ne savaient plus trop comment ça avait fini, mais, ils s'étaient retrouvés nus, dans le lit d'Alice, à coucher ensemble...
Le lendemain, lorsque Jonathan était reparti, ils s'étaient mis d'accord pour ne rien dire à personne. Ils avaient juste eu envie de se faire plaisir mutuellement, point final. Cet arrangement leurs allait à tous les deux. Le problème, c'est qu'à partir de ce moment, Alice commença à avoir des sentiments naissant pour son ami... Sentiment qu'elle avait évidement gardé pour elle, du moins, jusqu'à ce soir où elle s'était confiée à Riza et que cette dernière l'avait vendu à Jonathan...
- Pourquoi tu me dis ça !? S'exclama Alice complétement perdue...
Mais au lieu de lui répondre, Jonathan s'avança à sa rencontre et l'embrassa à pleine bouche. Un peu surprise, elle se laissa finalement prendre au baiser, y répondant avec passion. Tout comme un mois auparavant, sans qu'ils ne s'en rendent compte, leurs vêtements commencèrent à s'entasser sur le sol, emportés par l'envie. Néanmoins, cette fois-ci, Alice reprit un minimum contenance alors qu'ils ne portaient plus que leurs sous-vêtements respectifs et que Jonathan était sur elle tandis qu'elle était allongée sur le canapé.
- Jonathan mais qu'est-ce qu'on fait ! S'exclama-t-elle soudain en les interrompant.
- Faut vraiment que je t'explique ce qu'on fait ? Renchérit-il en fronçant les sourcils avant de partir dans un léger rire et de lui mordiller le cou.
- Je ne parlais pas de ça idiot, souffla-t-elle avec un sourire amusé avant de le repousser de nouveau.
Jonathan soupira et s'accouda sur le dossier de son canapé, toujours à cheval sur Alice. Ils se regardèrent un instant dans les yeux avant que Jonathan ne reprenne la parole.
- Tu crois vraiment que c'est le moment d'avoir une conversation ? S'exclama-t-il les sourcils froncés. Sérieux !?
Le regard d'Alice se fit déterminé. Il lui était impossible d'aller plus loin sans savoir où ils allaient. Couple ? Sexfriend ? Coup d'un soir ? Plan cul ? Quel terme devait-elle donner à ce qu'ils s'apprêtaient à faire !? Elle n'avait pas envie de se faire des films et voulait clarifier les choses avant d'aller trop loin.
- Jonathan, je ne veux pas qu'on couche ensemble ce soir et que demain on fasse de nouveau comme si de rien n'était comme la dernière fois ! Répondit-elle en fronçant à son tour les sourcils, songeuse. Ce genre d'aventure, ça fonctionne avec un inconnu dont tu es certaine que tu ne retomberas jamais dessus ! Renchérit-elle en lui lançant un regard entendu.
- Je n'ai jamais dit qu'on fera comme si rien ne c'était passé demain ! Répondit-il avec ce même regard entendu qu'il accompagna d'un clin d'œil charmeur.
Alice ne put s'empêcher de rougir face à ce petit détail. Son estomac se contracta.. Décidément, dans quoi s'était-elle embarquée en tombant dans ses filets !? Elle avait un peu peur que tout ceci ne soit qu'un jeu pour lui et qu'elle s'attache trop à lui... Elle n'était pas du genre à se faire jeter, c'était toujours elle qui avait rejeté les mecs un peu trop entreprenant envers elle avec lesquels elle était sortie... Et autant dire qu'elle n'aimait pas se retrouver dans la situation inverse.
- Qu'est-ce que je suis pour toi !? Renchérit-elle avec un regard insistant.
Jonathan soupira en levant les yeux au ciel. Pourquoi les filles étaient-elles toutes aussi compliquées et avaient-elles besoin de mettre des mots sur les actes !?
- John répond-moi ! Insista-t-elle en fronçant les sourcils tandis que son ami s'évertuait à garder les yeux fixé au plafond.
- Je ne sais pas Alice ! Répliqua-t-il en soupirant. Tu m'en demandes trop là...
- T'as envie de coucher avec moi, mais tu ne sais pas ce que je représente pour toi !? S'exclama Alice en se redressant et en s'asseyant, Jonathan toujours à genou entre ses cuisses.
Ils avaient tout de même une posture un peu trop intime pour ce genre de discussion, mais tout deux n'en avaient que faire en vrai. Alice n'était pas aussi pudique que Riza et Jonathan, pour avoir enchaîné les coups d'un soir, ne s'attardait plus vraiment sur le genre de tenue que portait la fille avec qui il était.
- Bordel Alice, mais pourquoi tu veux compliquer les choses là !? S'offusqua-t-il en se passant un main dans les cheveux en signe de rédemption.
De toute façon, Alice avait cassé l'ambiance et refroidit ses ardeurs depuis plus de cinq minutes déjà.
- Je complique les choses !? S'exclama-t-elle incrédule. C'est pas parce que tu me plais que je vais devenir ton plan cul pour assouvir tes besoins John ! J'ai ma fierté et ma dignité ! Je suis peut-être pas aussi Sainte-Nitouche que Riza, mais j'ai des principes !
Elle croisa les bras sur sa poitrine en signe d'indignation. Elle avait l'impression que Jonathan voulait profiter de la situation depuis que Riza l'avait balancé et il ne faisait rien pour la contredire... Quand il l'avait embrassé, elle s'était laissée emporter. Il lui avait tellement manqué qu'elle avait succombé en deux secondes... Mais heureusement, elle avait émergé avant d'aller trop loin. Enfin, trop loin... Elle était quand même en petite culotte et en soutien-gorge avalée dans son canapé et il était assis en califourchon en caleçon sur elle...
- Tu serais surprise d'apprendre que Riza n'est pas aussi Sainte-Nitouche qu'elle ne le laisse paraître ! Renchérit Jonathan en rigolant.
- Bordel John, changes pas de sujet et laisses Riza où elle est ! S'exclama une Alice exaspérée.
- La connaissant, elle doit faire vivre un enfer à ce Mustang... Poursuivit-il en se grattant l'arrière du crâne en riant jaune.
- John ! Siffla Alice entre ses dents plus qu'agacée.
- Al... Dit-il en soupirant et en retrouvant son sérieux. Tu me connais ! Les relations sérieuses ça n'a jamais été mon truc... J'y connais rien à tous ça ! Poursuivit-il en haussant les épaules.
- Qu'est-ce que tu insinues ? Que tu ne me verras que comme un plan cul !?
Un brin bouleversée et vexée, Alice repoussa Jonathan et se leva. D'un coup, elle ne supportait plus de se retrouver seule face à lui. Un malaise venait de naître dans son cœur.
- Tu comprends pas, tenta de se justifier Jonathan, resté à genou sur le canapé.
Alice, qui était en train de se rhabiller, stoppa son geste et se tourna vers son ami.
- Je crois que si au contraire ! Cracha-t-elle avec hargne tout en essayant de renfiler sa robe.
- Alice ! S'écria John en se levant brusquement et en attrapant la jeune femme par le bras. S'il te plait ne pars pas !
Et avant qu'Alice ne puisse bouger ou dire le moindre mot, elle se retrouva emprisonnée entre les bras musclés de Jonathan. Ce dernier alla jusqu'à enfouir son visage dans sa nuque, humant le parfum de ses cheveux, pour resserrer son étreinte contre elle et essayer de lui faire comprendre ce qu'il avait du mal à exprimer. Alice se retrouva le visage plaqué contre son torse totalement abasourdie.
- John... Murmura-t-elle troublée, ne sachant plus ce qu'elle devait penser de tout cela.
- Je t'ai dis, murmura-t-il à son tour. J'y connais absolument rien à tout ça, je ne sais pas comment m'y prendre...
Et là, Alice tiqua... Le message de Jonathan venait enfin d'atteindre son cerveau. Après maintes difficultés, elle comprenait enfin ce qu'il essayait de lui dire depuis le début, mais il avait été tellement maladroit qu'elle s'était fourvoyée sur ses réelles intentions. Réalisant que tout ceci n'était qu'un véritable malentendu, elle se mit à éclater de rire. Un rire libérateur de toute cette pression qu'elle avait accumulé au cours de la conversation. Ce rire léger devint très vite fou rire.
- Je peux savoir ce qu'il y a de drôle, s'exclama Jonathan en fronçant les sourcils tout en la prenant par les épaules pour croiser son regard rieur.
- Tu es tellement bête, répondit-elle avant de repartir dans un fou rire.
Elle se sentait tellement légère, sur un petit nuage. Qu'elle avait été bête de s'emporter de la sorte. Elle comprenait enfin l'expression qui disait que l'amour rendait aveugle et stupide. Elle avait été complètement aveuglée.
- J'essaye de te faire comprendre que je tiens à toi, et toi tu te moques de moi, s'esclaffa-t-il faussement vexé.
Malgré cela il ne pouvait s'empêcher de la trouver belle ainsi. Son rire résonnait agréablement à ses oreilles et il ne put s'empêcher de sourire à son tour.
- Pourquoi tu n'as rien dit ? Reprit Alice une fois son fou rire évanoui.
Ils étaient là, l'un face à l'autre, toujours aussi peu vêtu. Se regardant dans les yeux, cherchant à décrire un message dans le regard de l'autre.
- Tu semblais n'en avoir rien à faire de moi... Répondit-il en haussant les épaules. Je pensais que je m'étais fait de fausses idées... J'ai jamais vraiment cherché à construire quoique ce soit avec personne jusqu'à présent, donc je n'ai pas vraiment les repères qu'il faut.
Alice ne put s'empêcher de laisser un sourire s'échapper de ses lèvres, n'avait-elle pas fait exactement la même chose que lui pour les mêmes raisons ?
- Je n'ai rien dit parce que je pensais que TOI, tu n'en avais rien à faire de moi... S'exclama-t-elle en riant.
Lorsqu'il réalisa ce que venait de lui avouer Alice, Jonathan la rejoignit dans son rire. Ils s'étaient tous les deux fourvoyés sur les intentions de l'autre.
- Donc en gros on a passé la soirée à s'ignorer comme deux imbéciles !? Renchérit Jonathan toujours en riant.
- Apparemment ! S'esclaffa Alice les larmes aux yeux tellement elle riait.
- Heureusement que Riza t'a cramé alors ! Poursuivit Jonathan en se souvenant de la manière dont son amie avait balancé l'info avant de fuir l'appartement furibonde.
Alice stoppa son rire au souvenir de ce passage. Dire qu'elle avait détesté Riza pour cette traitrise et qu'elle avait envisagé de se venger à sa manière alors qu'en fait, elle n'avait fait que leur ouvrir la porte à tous les deux ! La pauvre, si elle savait ! Mais bon, en ce moment, elle avait certainement d'autres chats à fouetter !
- Effectivement... S'exclama une Alice songeuse. Tu crois qu'elle s'en sort comment avec son supérieur !? Ajouta-t-elle en plissant les yeux.
Sur le coup, elle aurait bien aimé être une petite sourire pour pouvoir surveiller l'évolution de la fin de soirée de son amie.
- C'est une bonne question ! S'exclama Jonathan en réfléchissant à son tour.
- Je suis sûr qu'ils vont finir la soirée sous la couette ! Répliqua-t-elle en souriant de toutes ses dents à Jonathan.
Elle savait que Riza avait toujours eu un côté vieux jeu au lycée, mais c'était il y a tellement d'années à présent ! Ils avaient tous grandi, Riza aussi. Et pour lui avoir avoué qu'elle aimerait bien coucher avec son patron, en sa présence, alors qu'elle ignorait qui était son patron à ce moment-là... Elle l'avait vraiment cherché ! On avouait pas ce genre de chose sans en assumer les conséquences derrière ! En plus, si elle avait bien compris les intentions du Colonel, lui non plus ne restait pas de marbre face à Riza. Elle ne savait pas trop comment allait se dérouler la suite de leur soirée, mais c'était sûr et certain qu'ils finiraient ensemble sous la couette.
- Retires ce sourire pervers de ta bouche petite mijaurée ! S'esclaffa Jonathan en riant. Tu sais que la fraternisation est interdite dans leur boulot !? L'informa-t-il avec un petit sourire en coin.
- Et alors !? Répliqua Alice en haussant les épaules. C'est pas moi qui vais aller moufeter !
- Toi alors, s'exclama-t-il en riant.
- Du coup, on reprend où on s'était arrêté !? s'exclama-t-elle malicieusement en posant ses deux mains sur son torse.
- La faute à qui si on s'est arrêté en chemin !? Répondit Jonathan en posant ses mains sur sa taille.
- Tais-toi et embrasses-moi ! S'exclama-t-elle en retroussant son nez, vexée de se faire gronder de la sorte.
- A vos ordres ! S'exécuta-t-il en capturant ses lèvres.
oOo
Dans l'appartement de Riza, les choses ne se passèrent pas vraiment comme on aurait pu l'imaginer... Alors que le baiser commençait à se faire insistant entre eux, Riza ouvrit subitement les yeux, réalisant la bêtise qu'elle était en train de faire.
- Colonel ! S'écria-t-elle en le repoussant soudainement.
Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et Roy resta un instant à la regarder pantois, ne comprenant pas trop ce qu'il venait de se passer. Elle se retint contre la poignet de sa porte pour ne pas flancher, ses jambes étaient devenus du coton et tout son corps tremblait.
- Riza, bégaya Roy sans comprendre. Qu'est-ce qu'il y a ? S'exclama-t-il en essayant de se rapprocher d'elle avant d'être stoppé par sa main qu'elle interposa entre eux.
- N'approchez pas ! Renchérit-elle tout en essayant de retrouver son calme et le contrôle de ses hormones par la même occasion.
- Pourquoi !? Demanda-t-il simplement en fronçant les sourcils, ses bras ballant le long de son corps.
- C'est interdit ! S'écria-t-elle au bord de la crise de nerf.
Mais comment avait-elle fait pour laisser une telle situation se produire !? Elle savait très bien au fond d'elle que ça n'avait pas été une bonne idée de le laisser entrer chez elle. Mais pourquoi diable l'avait-il suivi jusque chez elle !? Pourquoi avait-il fallait qu'il se dévoile à elle !? Pourquoi était-il revenu à cette soirée... Pourquoi avait-elle bu !? Pourquoi avait-elle sorti une telle bombe en annonçant devant son supérieur qu'elle avait envie de coucher avec lui !? Pourquoi !? Pourquoi !?
- De quoi parles-tu ? Renchérit Roy totalement déboussolé.
- Ne faites pas l'ignorant ! Ce baiser ! Tout ça ! S'exclama-t-elle en les désignant tous les deux. Vous voulez prendre le risque de finir en cour martiale ?
- Riza... Soupira Roy.
Il ne savait pas trop quoi répondre à cela, à vrai dire, il n'y avait pas vraiment pensé... Mais de toute façon, Riza prit les devant et lui coupa la parole avant même qu'il ne puisse ajouter autre chose.
- Non, il n'y a pas de Riza... S'emporta-t-elle en plaquant son poing contre sa porte avec colère. Arrêtez cela Colonel ! Tout ceci était une mauvaise idée !
- Je ne crois pas non, répondit Roy en serrant son point à son tour.
Pour lui, dévoiler ses sentiments était loin d'être une mauvaise idée. Au contraire, il se sentait soulagé d'un poids d'avouer ce qu'il ressentait à la femme qu'il aimait. Surtout depuis qu'il avait compris qu'elle se fourvoyait à son sujet. Il n'aimait pas paraître celui qu'il n'était pas à ses yeux. Les autres, il en avait absolument rien à faire, mais pas elle !
- Vous seriez prêt à prendre le risque de détruire votre carrière pour moi !? S'exclama Riza totalement ébahie.
Elle savait son supérieur utopiste, mais stupide, non ! Elle n'aurait jamais pensé qu'il aurait pu prendre de tels risques aussi inutiles.
- Je n'ai l'intention de rien détruire du tout ! Répliqua-t-il fermement en s'approchant de Riza.
Cette dernière se plaqua un peu plus contre la porte, le défiant du regard, l'interdisant de s'approcher un peu plus. Mais il n'écouta absolument pas le message silencieux qu'elle lui lançait et continua d'avancer vers elle, allant jusqu'à poser la paume de sa main contre la porte, juste à côté de son oreille.
- Vous courrez à votre perte avec une idéologie pareille ! Riposta Riza qui ne savait plus trop quelle attitude adopter maintenant que son supérieur avait réduit de zéro la distanciation entre eux.
- Dois-je te rappeler que tu as dit toi-même que tu me suivrais jusqu'en enfer !? Rétorqua-t-il avec un petit sourire en coin, en souvenir de cette discussion qu'ils avaient eu ensemble le jour où elle était entrée à son service.
- Et dois-je vous rappeler que vous m'avez demandé de vous tirer dessus si vous vous détourniez de votre objectif !? Renchérit-elle en fronçant les sourcils, bien décidé en ne pas se laisser en découdre.
- Je ne me suis pas détourné de mon objectif ! Murmura Roy tout près de son oreille. J'ai bien l'intention d'atteindre le sommet avec toi à mes côtés ! Qu'importe le rôle que tu auras, ajouta-t-il ensuite en plongeant son regard de braise dans les yeux noisettes de sa subordonnée.
- Colonel... Bredouilla une Riza plus que déstabilisée.
Malgré tout ce qu'elle avait dit... Malgré qu'elle savait que cette situation était grotesque et qu'ils couraient un gros risque à se faire surprendre, elle était touchée par le fait qu'il voulait d'elle à ses côtés qu'importe la situation... Il n'aurait pas pu lui faire plus belle déclaration... Mais l'enjeu restait le même. Une relation entre eux restait interdite. S'ils succombaient aujourd'hui, qu'en serait-il demain !? Dans un mois !? Dans un an !? Tant qu'ils ne succombaient pas à leur besoin primaire, ils pourront faire comme si rien de tout cela n'avait jamais eu lieu... Elle continuerait à rêver secrètement de son supérieur et personne n'en serait jamais rien... Mais s'ils franchissaient le cap !? Que deviendraient-ils ?
- Tu te poses beaucoup trop de questions ! Reprit Roy comme s'il avait lu ses doutes à travers son regard. Dans tous les cas il est déjà trop tard... Murmura-t-il ensuite en se rapprochant encore un peu plus de son visage. Je suis déjà chez toi, et si quelqu'un me voit en ressortir, il se posera des questions qu'importe ce qu'on aura fait !
- Pourquoi êtes-vous venu jusqu'ici !?
Pourquoi l'avait-il suivi jusque chez elle et prit un tel risque !? Sur le coup de la surprise de le voir débarquer chez elle, elle ne s'était pas vraiment attardée sur le sujet, persuadée qu'il l'avait suivi jusque chez elle juste pour se moquer d'elle. Mais même si ça avait été le cas, il prenait le risque de se faire surprendre chez elle. Il était assez connu en tant qu'alchimiste d'état. Et ses voisins n'étaient pas sans ignorer qu'elle travaillait pour lui... Avec la commère qui lui servait de voisine... Oh mon Dieu ! Il ne fallait surtout pas que sa voisine tombe sur lui, sinon, ils étaient vraiment finis !
- Je ne pouvais pas te laisser t'en aller sur un malentendu ! Je ne veux pas que tu penses des choses fausses sur moi ! Avoua-t-il avec une sincérité qui étonna Riza.
- Pourquoi !? Demanda-t-elle en plissant les yeux.
Ils étaient tellement prêt l'un de l'autre qu'elle était sur le point de loucher s'il rapprochait son visage un peu plus du sien. Troublée, elle cligna plusieurs fois les yeux et se sentit sursauter lorsque Roy posa son front contre le sien.
- Parce que tu es ma reine, tu m'es beaucoup trop précieuse pour que je te laisse tomber ! Susurra-t-il simplement d'une voix extrêmement sensuelle en posant cette fois-ci ses deux coudes contre la porte, de part et d'autre de sa tête.
Lorsque son regard croisa le sien, elle put presque y voir la flamme qui brillait au fond de ses iris. Riza déglutit difficile avant de poursuivre.
- Tu me compares à une pièce d'échec !? S'entendit-elle rétorquer.
Mais pourquoi avait-elle dit cela !? Elle était tellement déstabilisée d'être ainsi à la merci de son supérieur, s'insultant mentalement de ne pas réagir et de le repousser en lui faisant comprendre qu'il dépassait le stade de la distanciation réglementaire.
- La reine est la pièce maîtresse du jeu d'échec chérie ! S'exclama Roy avec un sourire en coin alors que son nez se mit à frôler celui de la sniper.
A ce contact Riza retint son souffle. Elle était là, coincée tout contre sa porte d'entrée par son supérieur, l'alchimiste de flamme, dans une position beaucoup trop personnelle pour deux collègues de boulot.
- Ce soir, je suis à tes ordres, murmura-t-il contre ses lèvres. Qu'attends-tu de moi ma reine, souffla-t-il ensuite tout contre ses lèvres, faisant réveiller en elle un feu ardent.
Riza se sentit d'un coup tout émoustillée, après tout, Roy avait raison, qu'il se passe quelque chose entre eux ou non, si quelqu'un l'apercevait en train de sortir de chez elle, ça jaserait... Alors quitte à ce qu'il y ait une rumeur de plus sur eux, autant lui apporter de la crédibilité !? Puis, n'avait-elle pas avoué ouvertement qu'elle avait envie de lui !? Ne l'avait-elle pas allumé malgré elle ? Pour quel genre de femme passerait-elle à enflammer les hommes pour ensuite les rejeter ?
- Roy, murmura-t-elle électrisée par le souffle de Roy sur ses lèvres.
D'un coup, elle avait envie de gouter de nouveau à ses lèvres sur les siennes. Jusqu'à ce qu'elle réalise ce qu'ils étaient en train de faire, elle avait savourer cet échange. Elle en voulait plus, elle voulait caresser sa langue avec la sienne, sentir ses mains partir à la conquête de sa chair, elle le voulait en elle tout simplement. Elle savait que c'était mal, elle savait qu'elle regretterait demain, mais après tout, ne regretterait-elle pas toute sa vie de ne pas avoir saisi l'occasion quand elle s'était présentée à elle !?
Alors, après un cours instant d'hésitation, elle laissa ses mains glisser le long de la chemise de son supérieur et remonter jusqu'à son col qu'elle saisit fermement avant de fondre sur ses lèvres. S'accrochant désespérément à lui.
Roy répondit farouchement à son baiser et attrapa Riza sous ses fesses pour qu'elle s'accroche à sa taille avec ses jambes, tandis que ses bras encerclaient son cou, pour l'emmener dans sa chambre qu'il claqua au nez du pauvre Hayate qui ne comprenait pas vraiment ce qu'il allait se passer derrière cette porte close.
Fin.
Ainsi s'achève cette petite histoire ! J'espère qu'elle vous a plu ! J'ai vraiment pris un grand plaisir à l'écrire en tout cas ! Que de légèreté dans tout cela ! Tout est bien qui finit bien ! Comme le dit mon titre, c'est le moment de conclure ! Autant pour Jonathan et Alice, que pour Roy et Riza, que pour moi !
Mais ne soyez pas triste, j'ai encore plein d'autres histoires à vous proposer en plus de celles déjà en cours ! D'ailleurs, si vous avez lu la coloc' récemment, ou lors de sa publication en 2016, préparez-vous ! La suite arrive ENFIN ! Et elle s'annonce riche en rebondissement ! N'hésitez pas à suivre l'histoire pour être informé par mail de la parution du prochain chapitre ! Il ne devrait pas tarder !
Bonne soirée et merci à Hachiko972, LenaFMA, Livie-livie, RizaElizabethHawkeye, Sora779, Sow'mama, Kassy0, lxouisoppa, Kalane et Musing-and-Music d'avoir suivit et/ou aimé cette histoire au cours de sa publication. Sans oublier vos si précieux commentaires ! Vous êtes géniaux ! Merci à vous !
Sei.
