-STAY-

Funny you're the broken one but I'm the only one who needed saving

Chapitre 7

Bella

Fermant les yeux, j'inspire et j'expire lentement.

Le soleil sur ma peau me fait du bien. Le vent secoue doucement mes cheveux et fait résonner à mes oreilles le bruit des feuilles des arbres autour que l'on secoue doucement. Mes mèches virevolte autour de mon visage, caressant parfois mes joues, mon cou. Je savoure chaque instant, ressentant la vie plus fort à chaque seconde.

Ici, maintenant, je me sens libre.

- Vous avez fait quoi dimanche ? demande Alice après un silence.

- Rien, on a regardé des films. Jacob était claqué.

Je baisse les yeux sur les chips que je grignote depuis quelques minutes. Le couché du soleil sur le parc est superbe. Il fait bon, et je me sens étrangement bien. Je repousse mes pensées plus loin, refusant d'analyser chaque geste, chaque sentiment. Cela serait certainement trop difficile à encaisser.

- Ca va vous deux ?

Je dirige mon attention sur Alice qui m'observe du coin de l'œil. Assise sur la même couverture que moi, elle boit une gorgée de son jus de fruit en me dévisageant.

- Oui, pourquoi ?

Elle hausse les épaules, passe une main dans ses cheveux noirs coupés courts.

- Je sais pas. Samedi soir je t'ai trouvé... tendue.

Je ne sais quoi lui répondre. Pendant quelques secondes, je tente de trouver quelque chose mais fini par hausser les épaules, à court de mots.

- Tu es différente quand tu es avec lui.

- Différente ?

- Tu es moins... moins joyeuse.

Sa remarque me coupe le souffle.

- J'étais juste fatiguée.

- J'ai vu, acquiesce-t-elle dans un sourire. Ca n'est pas un reproche hein, j'veux juste que tu sois bien.

- Je le suis.

- D'accord.

Elle n'a pas l'air de me croire le moins du monde.

- Je le suis Alice, t'en fais pas pour ça.

Elle hoche la tête, puis reporte son attention au lac qui s'étend devant nous. Le soleil se baisse doucement, créant des nuances de roses et d'orange dans le ciel.

- C'est magnifique, murmure Alice après quelques minutes de silence.

Je ne peux qu'acquiescer. C'est superbe, mais les paroles d'Alice me perturbent. Je rejette le sentiment que cela fait naitre en moi et inspire profondément. Jacob est là où est ma place... où que ça soit.

- Il n'est pas parfait, consédé-je après un nouveau silence.

Alice me lance un regard alors que je lui souris doucement.

- Jacob, me sentis-je obligée d'ajouter. Il n'est pas parfait mais... je tiens à lui.

Un léger sourire étire ses lèvres.

- J'n'ai rien dit Bella !

- Vous ne dites rien mais je le sens... Emmett quand je l'ai croisé ce midi m'a dit qu'il ne m'imaginait pas avec quelqu'un comme... comme Jake.

Elle pousse un léger soupire en reportant son attention sur le lac devant nous.

- C'est vrai qu'il est différent de ce à quoi je m'attendais. Il est sympa hein, mais... on a eu l'impression qu'il n'était pas vraiment de notre... monde.

- Il ne l'est pas, avoué-je. Mais il vous a bien aimé... c'est juste... ça n'est pas le genre d'endroit qu'il a l'habitude de fréquenter...

- Pas assez bien ?

- Ne dis pas ça. Ce bar et vous... c'est génial. C'est parfait même. Mais Jacob sort d'une famille très... très huppé, ça n'est pas le type d'endroit auxquels il est habitué.

Je me sens déglutir en regardant l'horizon à mon tour.

- Il est plus quoi ? Restaurant gastronomique et champagne ?

Je sens un sourire étirer mes lèvres.

- Entre deux soirées mondaines oui.

- Si vous êtes heureux avec cette vie là Bella, c'est le principal.

- Merci Alice.

Il se passe un silence. Je la vois tortiller ses doigts nerveusement avant qu'elle ne se tourne légèrement vers moi, son regard me scrutant avec attention.

- C'est juste que je commence à te connaitre maintenant, ça fait quand même plusieurs mois qu'on se voit régulièrement et, enfin, surtout ces dernières semaines... Jacob est... l'opposé de toi et bien qu'il soit gentil, je ne te sens pas totalement heureuse.

- Alice...

- Je ne juge pas, murmure-t-elle en levant les mains devant elle en signe de paix. Tu ne me dois aucune explication mais quand il était là tu étais... éteinte.

Sa remarque me fait baisser les yeux.

- Ce qui est tout le contraire des soirées lorsque nous sommes ensembles. Tu chantes, tu ris... tu dis des conneries plus grosses que nous deux... tu es juste...

- Moi ? finis-je pour elle en la regardant à nouveau.

Un léger sourire étire ses lèvres, puis elle hoche la tête. Son regard semble appuyer sur ma poitrine alors qu'elle me dévisage.

- C'est... compliqué, murmuré-je, ne pouvant m'en empêcher.

- Je l'ai compris, avoue-t-elle. Mais juste... fais attention à toi, ok ?

- Tinquiétes pas Alice. Je vais bien.

Ses yeux scannent les miens quelques instants avant qu'elle ne hoche la tête, qu'à moitié convaincue seulement.

Je soupire en scrutant l'horizon, espérant calmer mon cœur qui bat trop vite, trop fort. Les mots d'Alice résonnent en boucle le reste de notre repas, si bien que j'ai du mal à manger.

Il fait nuit lorsque nous regagnons mon appartement. J'ai le cœur lourd, et, même si Alice à voulu bien faire, ses remarques sur mon couple me blessent. Elle me veut heureuse.

Et je voudrais l'être. Pleinement.

Sur le parking, après le départ d'Alice sous un coup de klaxon, je jette un coup d'œil à la grange où tout est éteint. Un soupire passe mes lèvres lorsque je monte les escaliers en ferraille. Je n'ai pas vu Edward depuis le samedi, et nous sommes déjà mardi. Je sais par Emmett qu'il était de garde jusqu'à ce midi, mais, pour autant, je n'ai eu aucune nouvelle de lui.

En pénétrant dans l'appartement, je me déchausse avant même de faire autre chose. J'ai juste envie d'aller me coucher et de dormir pendant des jours entiers tant le manque de sommeil commence à se faire important.

- C'était une belle soirée ? demande une voix rauque dans la pénombre de l'appartement.

J'étouffe un cri d'effroi en me reculant de deux pas alors que la silhouette d'Edward se dessine dans l'encadrement de la porte de ma chambre. Mon cœur va probablement sortir de ma poitrine.

- Excuse-moi, murmure-t-il en se rendant compte à quel point il m'a fait peur. Je ne voulais pas t'effrayer.

- Pas m'effrayer ? Bon sang allume les lumières Edward, tousse, ou gratte toi la gorge pour que je prenne conscience de ta présence comme font les gens normaux !

Ma voix part dans des aigus ridicules. Je porte une main à ma poitrine, respirant pour réussir à ne pas faire un malaise.

- Excuse-moi, répète-t-il en avançant vers moi alors que je reprends mon souffle difficilement. J'ai pas réfléchis.

- Ne me refais plus jamais ça !

Je le sens sourire plus que je ne le vois avec le noir qui nous entoure. La lumière de la lune qui perce à travers les stores me font deviner son visage. Il à l'air fatigué, mais ses yeux brillent d'une manière qui noue mon estomac. Je le dévisage un moment, en silence. Il a l'air tendu, et fatigué.

- Tout va bien ?

Je vois sa mâchoire se contracter légèrement tandis que je m'approche d'un pas.

- J'suis un peu crevé, explique-t-il d'une voix plate.

Quelque chose ne va pas. Je le sens au fond de moi. Je fronce les sourcils avant de me reculer vers l'interrupteur.

La lumière nous éblouis un peu tous les deux, puis je découvre son visage éclairé par la lumière froide de la cuisine. Physiquement, il à l'air d'aller bien. Je dirais même qu'il est plus parfait encore que dans mes souvenirs de lui. Mais son regard est terne, ses lèvres un peu pâles et il à l'air exténué.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? demandé-je doucement, sentant son corps se crispé quand j'approche de lui.

- Rien.

Je hausse un sourcil, constatant avec stupeur qu'il me ment.

- Rien ? T'as l'air...

- Ma garde a été plutôt compliquée, avoue-t-il en s'approchant à son tour.

A trente centimètres de moi, il s'arrête, ne sachant visiblement pas s'il peut m'approcher plus ou non. Je l'observe un instant, savourant ce que je ressens près de lui. J'me sens bien... plus que bien. En sécurité.

- Tu veux boire quelque chose de chaud ?

- Non je... je vais rentrer, murmure-t-il, subitement perdu.

J'ai presque l'impression qu'il ne sait brutalement plus ce qu'il fait là.

- Edward... soupiré-je, je peux nous faire un chocolat chaud et on peut juste... discuter ?

Un sourire illumine un peu son visage mais il secoue la tête.

- T'inquiètes pas Bella c'est juste... j'vois des choses pas marrantes des fois et certains... certains retours à la réalité sont un peu... complexes.

Je me mords la langue une seconde en le voyant baisser les yeux sur ses pieds, ce qui, depuis que je connais Edward, n'est jamais arrivé une seule fois.

- Tu veux en parler ?

Il secoue la tête à nouveau.

- Laisse moi te faire un chocolat chaud. Tu vas voir que c'est ce que je fais de mieux.

Un léger rire le secoue alors qu'il hésite encore une seconde à partir. Je l'ignore, sors deux mugs de mon placard et m'affaire en silence à mettre du lait dans une casserole que je pose sur le feu. Quand je jette un nouveau coup d'œil à Edward, je suis soulagée de voir qu'il n'a pas disparut et qu'il m'observe en s'appuyant sur le bar qui nous sépare.

Au moment où il croise mon regard, je risque un petit sourire. Le mien provoque le sien, ce qui fait s'accélérer mon cœur. Est-ce normal d'être aussi... lui ?

- Tu m'en diras des nouvelles, me venté-je en cassant du chocolat noir que je brise en petit morceau.

- Tu veux de l'aide ? demande-t-il après quelques secondes à me voir peiner.

- J'me débrouille parfaitement, m'indigné-je en lui jetant un regard noir.

Je l'entends rire en contournant le bar pour venir me rejoindre. Je tente d'ignorer sa proximité et le nœud que celle-ci créer dans mon ventre en me concentrant sur ma préparation. Sans que je ne m'y attende, ses mains glissent le long des miennes jusqu'à attendre le chocolat que je maltraite entre mes doigts.

- Laisse-moi faire, murmure-t-il en cassant la tablette à son tour.

Le cœur battant, je me recule pour me rincer les doigts -et m'éloigner de son parfum entêtant. Avec adresse, il brise le chocolat en petit morceaux tandis que je sors de la crème liquide et mon bon vieux batteur. Edward lui lance un regard peu amène avant de me dévisager.

- Je ne veux rien entendre, le menacé-je en le regardant noir.

- Bella ce truc est...

- Tut-tut ! Rien du tout. Tu ne fais pas de remarque sur l'apparence de ce trésor...

- Il date de la préhistoire ?

- Edward ! m'offusqué-je, récoltant un rire de sa part.

Je retiens le mien, sachant pertinemment que ce robot est plus vieux que moi.

- Tu devrais en acheter un nouveau, reprend-t-il après quelques secondes.

Sa remarque me fait froncer les sourcils alors qu'il va rincer ses doigts où le chocolat à commencé à fondre. Je lève les yeux au ciel en secouant la tête. Il n'a aucune idée d'à quel point ce batteur est génial !

- Ne connais-tu pas la valeur des...

- 3 livres pour ce truc, me coupe-t-il en essuyant ses mains sur un torchon.

- Je...

- Allez, 5, parce que je suis sympa.

- Tu es irrespectueux, m'agaçé-je en le fusillant du regard.

Quelques secondes, il a ce regard arrogant et tellement sexy que je déteste. Il à l'air d'aller mieux. La tristesse brillant dans ses yeux à disparut. Ca me réchauffe toute entière de savoir que je l'ai -peut-être- aidé, ne serait-ce qu'un peu, à trouver un peu d'apaisement. Je verse la crème liquide dans la batteur en secouant la tête, ignorant le rire d'Edward qui me chatouille les oreilles. Lorsque j'actionne le robot, quelques secondes s'écoulent avant qu'il ne se mette en route.

Je lance un regard victorieux à Edward quand il démarre lentement, mais surement.

- C'est une antiquité, se moque-t-il en regardant mon robot sous tous les angles.

- C'est un vieux monsieur.

Je vois Edward hausser un sourcil mais l'ignore et va remuer doucement le lait qui commence à chauffer.

- Sais-tu que tu pourrais faire un chocolat chaud simplement au micro-onde, comme tout le monde ? reprend-t-il après une minute en venant s'appuyer contre le meuble à mon coté.

La cuillère en bois s'arrête dans la casserole.

- Oh, sujet sensible, se moque-t-il alors que je relève les yeux vers lui.

Je tente d'ignorer sa proximité et le fait que, en plus de l'odeur qu'il dégage, il à se regard perturbant sur ma personne qui me trouble plus que de raison. Il me regarde comme si... comme si j'étais la personne la plus pure de la Terre. Ce qui n'est évidement pas le cas.

- Ne t'avise plus de dire une chose pareille dans ma cuisine Edward Cullen.

Son sourire s'agrandit alors que nos regards s'accrochent. Mon ventre se noue sous l'intensité de ses yeux.

- Tu verras quand tu auras gouté, tu ne pourras jamais plus tenir de tels propos, plaisanté-je pour alléger mon cœur soudain trop lourd.

- J'ai hâte, murmure-t-il en baissant les yeux sur la casserole.

Je fais glisser le chocolat qu'Edward à casser en morceaux dans le lait chaud et remue doucement. L'odeur du chocolat se diffuse lentement dans l'appartement, me faisant frissonner. Voilà longtemps que je n'avais pas ressentit ça.

Après une minute, la chantilly est prête à son tour et je me saisis des deux mugs sorti précédemment pour y verser le chocolat chaud, puis une grosse cuillère de chantilly.

- Tu veux des vermicelles multicolore avec ? se moque Edward en m'observant faire.

- J'en ai, le défié-je, ce qui le fait rire à nouveau.

- J'aurai dû m'en douter, se moque-t-il délibérément.

Ma cuillère pleine de chantilly atterrit sur son visage avant qu'il n'est eu le temps de se calmer -et moi de réfléchir. Un instant je me demande quelle va être sa réaction avant qu'il n'éclate de rire. Les cascades de son rire déclenche le mien avant qu'il ne plonge son doigt dans la chantilly, faisant de moi sa prochaine victime en avançant vers moi. L'adrénaline secoue mon corps.

- Edward... menacé-je le moins sérieusement du monde.

Son sourire s'agrandit alors qu'il s'approche dangereusement de moi. Ses yeux rieurs ne lâchent pas les miens une seule seconde.

- Même pas un peu de peur ? s'exclame-t-il en collant presque son corps au mien, son doigt couvert de chantilly se rapprochant de mon visage.

- J'n'ai pas peur de toi, soufflé-je en retenant un rire.

Il lève les yeux au ciel avant d'effleurer mon nez de son doigt. La fraicheur de la chantilly me fait frissonner… ou est-ce sa proximité ? Un instant, on se dévisage en souriant le plus idiotement du monde.

Puis, lentement, quelque chose change dans son regard.

Quand il se penche vers moi pour embrasser le dessus de mon nez, et y récupérer la chantilly, mon souffle se coupe à la douceur de ses lèvres.

- Tu devrais, lâche-t-il lentement, son souffle rauque brulant ma peau.

Brutalement, le désir se réveille en moi et me fait trembler contre lui. Je m'accroche à son t-shirt pour ne pas tomber quand une nouvelle pointe de chantilly se pose sur ma joue. Ses lèvres l'aspire la seconde d'après, sa langue effleurant ma peau doucement.

Brièvement, je me demande quel gout à sa bouche à l'instant avant qu'il ne dépose d'autre mousse blanche sur mon menton. Son regard brulant retrouve le mien avant qu'il n'embrasse mon menton, récupérant la crème sur ma peau.

Ses cheveux caresse mon visage doucement alors que sa main vient saisir ma hanche dans l'unique but de me rapprocher de lui.

Je frissonne quand il se redresse, son regard sombre dans le mien. Ma respiration s'accélère en même temps que les battements de mon cœur quand il tend son doigt derrière lui pour récupérer d'autre chantilly. Cette fois, il la pose sur mes lèvres, prenant soin d'observer chacune des réactions disproportionnées de mon corps tremblant.

Mon être entier s'embrase avec violence, mon ventre me faisant maintenant mal.

Je me rends compte à quel point il a manqué à mon corps quand celui-ci s'affaisse contre le sien lorsqu'il se penche vers moi, effleurant mes lèvres des siennes. Un sursaut me secoue toute entière, ce qui le fait légèrement sourire contre ma bouche.

J'ai du mal à soutenir son regard quand sa langue effleure ma lèvre, récupérant la chantilly doucement.

- Respire, chuchote-t-il contre ma bouche en sondant mon regard du sien.

J'inspire lentement, par à coups, incapable de contrôler les tremblements de mon corps.

J'ai envie de l'embrasser. De vraiment l'embrasser.

Après une seconde, il se recule lentement, me laissant haletante et brulante de désir au milieu de la cuisine alors qu'il se déplace à l'évier pour rincer ses doigts et essuyer sa joue où la chantilly -que j'ai mise- est toujours.

Il me faut quelques secondes pour reprendre contenance et retrouver un fonctionnement quasi normal. Je fronce les sourcils en lui faisant face, retrouvant son regard sombre, mais satisfait.

- C'était quoi, ça ?

Ma voix tremblante est ridicule, et le sourire qu'arbore Edward ne fait que me le confirmer.

- Je te montre que tu devrais avoir peur de moi, avoue-t-il sans s'en cacher.

- Peur de toi ?

- Je peux contrôler ton corps en un claquement de doigt, s'amuse-t-il en croisant les bras contre son torse.

Je reste hébétée un instant.

- Je... quoi ?

- Tu dis que tu n'as pas peur de moi... je te prouve que tu devrais.

Visiblement il retient un sourire ravi alors que mon cerveau idiot et insensé surchauffe.

- Je ne comprends pas, avoué-je, perdue.

- Et le fait que tu trembles chaque fois que je t'effleure ?

- Ca n'est pas de la peur, dis-je d'une petite voix.

Un sourire éclair ses traits. Ses yeux sont chauds, fiers, indécemment profond.

- Non, c'est du désir... et tu devrais t'en méfier. C'est un des sentiments les plus puissants qui existe.

- Je...

- Je pourrais faire ce que je veux de toi, se vante-t-il, ce qui provoque un rire nerveux qui se bloque dans ma gorge.

- N'importe quoi, répondis-je en retournant à mes tasses où la chantilly s'est un peu affaissée devant notre jeu brulant et ridicule.

Le corps d'Edward se moule au mien avec une perfection qui me coupe le souffle. Un instant, ses mains effleurent mes fesses, mes hanches alors que mon cœur s'accélère.

- Tu vois, tu trembles déjà.

- Toujours quand tu es près de moi, avoué-je malgré moi.

Je le sens sourire, perdu dans mes cheveux.

Pendant un instant, aucun de nous ne bouge.

Le désir est là, crépitant entre nous et me faisant trembler, pourtant, je reste immobile, savourant simplement sa présence contre moi. Je le sens dégager mes cheveux du bout des doigts et embrasser ma nuque doucement. Je ferme les yeux quelques secondes, savourant la chaleur de ses lèvres sur ma peau et tout ce que son simple touché provoque dans mon corps tout entier qui se pare de frissons.

J'ai tellement envie de lui que je me retiens de le supplier de me faire l'amour dans cette cuisine lorsqu'il s'éloigne, m'échappant à nouveau.

- Bon, on les goutes ces chocolats ?

Je dois puiser dans mes forces les plus profondément enfouis pour réussir à lui sourire et faire comme si son comportement ne me troublait pas au plus au point.

Un sourire m'effleure sans que je ne puisse le repousser.

Ce soir, dans ma petite cuisine, je suis vraiment heureuse qu'il soit là.


Voilà deux heures que je suis rentrée de mon pic-nic avec Alice et qu'Edward est chez moi. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais depuis autant de temps, nous parlons, assis à même le sol devant le canapé, nos tasses de chocolat chaud -que j'ai été remplir deux fois- maintenant vides sur la table basse devant nous.

Echanger avec Edward est... agréable, simple, et j'aime ce que je ressens, qui je suis quand je suis avec lui. Cette constatation noue un peu mon estomac alors que mes pensées se dirigent vers Jacob, à l'autre bout de l'océan.

Brutalement, la bulle dans laquelle nous nous sommes enfermés pendant ces deux petites heures avec Edward éclate, la culpabilité redevant violement ma meilleure amie. La chute libre que fais mon cœur est douloureuse.

- A quoi penses-tu ? demande Edward après un silence entre nous où je me bats pour ne pas lui demander de partir.

- Rien je... il est tard, mentis-je en me relevant pour débarasser nos tasses.

Je sens le regard d'Edward bruler mon corps alors que je regagne la cuisine où il finit par me rejoindre.

- Je... j'ai dit ou fait quelque chose ? demande-t-il en arrivant à ma hauteur.

- Non ! Non je... j'ai juste...

Je soupire, ne sachant comment exprimer le fond de ma pensée sans le faire fuir ou créer un fossé entre nous.

- Parfois je... je me sens bien avec toi... enfin souvent, tout le temps, et je... j'voudrais pas... tu vois.

Je fais un mouvement incompréhensible avec mes doigts pour tenter de m'exprimer mais n'y arrive pas pour autant.

- Tu ne voudrais pas... ?

Son regard profond et sérieux fouille le mien, me faisant trembler à nouveau. Il à l'air presque inquiet.

- Je... je ne voudrais pas de... confusion, murmuré-je en m'appuyant contre l'évier dans mon dos. Je... toi et moi c'est...

- Je sais ce que c'est Bella, me coupe-t-il doucement. Pourquoi ça semble t'inquiéter autant d'un coup ?

Je me pince les lèvres, repoussant mes démons.

- Je... plus le temps passe et plus je... plus je refuse que tu finisses par souffrir inutilement.

Ses sourcils se froncent légèrement alors qu'il s'appuie sur le bar de la cuisine à un mètre à peine de moi. Quand je n'arrive plus à soutenir la profondeur inédite de ses yeux, je baisse les miens sur mes mains que je triture nerveusement.

- Je ne... je ne veux pas que ce qu'on vit finisse par te faire souffrir ou te... t'empêche de vivre ta... vie.

Je l'entends soupirer légèrement et n'ose même plus relever les yeux vers lui quand je le sens s'approcher lentement de moi. Mon ventre se noue, j'ai du mal à contenir les battements sourds de mon cœur quand il pose deux doigts sous mon menton, m'obligeant à le regarder.

- Tout a été très clair depuis le départ, souffle-t-il en verrouillant son regard confiant dans le mien. Je te veux... et, je sais que tu appartiens à un autre. Tout va bien, je t'assure.

- Je crois qu'on...

- Ca n'est pas parce qu'on discute de nos vies depuis deux heures que tu dois avoir peur, me coupe-t-il en m'adressant un léger sourire.

- C'est juste... tout ça est très... nouveau, pour moi. Et… perturbant. Vraiment.

- Pour moi aussi, avoue-t-il en retenant un sourire. Mais cesse de t'inquiéter pour moi et ma... vie.

Je me pince les lèvres, l'envie de lui demander si il fréquente quelqu'un d'autre me frôle mais je me résous à garder le silence quand sa main glisse dans mon cou. Ses doigts s'ouvrent en éventails. Sa peau est si chaude que la mienne me parait être froide comparée à la sienne.

- Maintenant si tu… si tu t'es rendue compte ce Week-end que tu n'arrivais pas à gérer ça, disons, je comprendrais… J'imagine qu'être avec Jacob a du te perturber.

Je me mords la langue une seconde, tentant de contrôler ce que ses mots provoquent en moi.

- Si peu, ironisé-je pour cacher mon trouble.

Un demi sourire orne sa bouche quelques secondes avant qu'il ne baisse les yeux sur mes lèvres.

- Chaque fois qu'il m'embrassait ou me touchait c'était…

Mes épaules se haussent, ne trouvant pas mes mots. Je retiens mal un frisson et la sensation d'étouffement qu'avouer ça a Edward fait naitre en moi. Je ne serais plus jamais la même, je le sais aujourd'hui.

- Je comprends, avoue-t-il en retrouvant mon regard.

Dans le sien brille des tonnes d'émotions qui serrent ma gorge sans que je ne comprenne pourquoi. Je ne pense pas qu'il puisse vraiment comprendre tout ce que je ressens, malheureusement.

- Malgré ta culpabilité j'imagine que vous avez du réussir à vous… retrouver, ajoute-t-il après quelques secondes où l'hésitation se fait plus forte en lui.

Je sens mes sourcils se froncer lentement tandis que ses yeux clairs fouillent les miens.

- De…

- J'veux dire, vous êtes ensemble, vraiment, et je…

- Oh, m'exclamé-je en piquant un phare quand je comprends de quoi il parle.

J'ai la sensation que mon cœur va quitter mon corps.

- Je ne suis pas le mieux placé pour parler de ça avec toi, sourit-il voyant mon malaise.

Mon dieu, ai-je été déjà plus mal à l'aise ?

- Non c'est... enfin, Jacob et moi on a... on a pas...

A nouveau, je fais un mouvement étrange avec mes doigts. Edward face à moi fronce les sourcils à son tour.

- Vous... vous avez pas... bafouille-t-il, un peu perdu.

- Non, je... j'ai prétexté être dans la mauvaise semaine, avoué-je en rougissant un peu plus.

Quelques secondes, Edward se fige.

- Pourquoi ? demande-t-il doucement, ne comprenant visiblement pas.

Je mord ma lèvre, ayant du mal à contenir la subite pression en moi.

- Je, j'ai... j'avais pas envie de me forcer à... enfin c'est un peu difficile à gérer, la culpabilité, tout ça et je ne voulais pas... forcer les choses avec lui après ce... ce qu'on vit toi et moi. Je... j'en avais vraiment... vraiment pas envie.

Je crois n'avoir jamais autant bafouillé de ma vie... ni avoir été plus gênée que d'avouer à mon amant que j'ai simulé être indisposée pour ne pas avoir à faire l'amour avec celui qui partage ma vie... Quelque chose cloche réellement. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?

Quelques secondes, Edward tente d'étouffer le sentiment de satisfaction que je vois naitre dans ses yeux en même temps que le sourire qui s'étale sur son visage mais qu'il retient. Une sorte de soulagement brille aussi dans ses pupilles lorsqu'il baisse les yeux à nouveau sur mes lèvres.

Mon ventre se retourne quand il s'approche un peu plus et je ne peux m'empêcher de mordre ma lèvre nerveusement. Son pouce caresse brièvement ma bouche, libérant ma lèvre, coupant mon souffle par la même occasion.

- Je crois qu'il est préférable de... de ne pas trop réfléchir lorsque nous sommes ensemble, reprend-t-il en relevant les yeux vers les miens.

Il est calme, presque paisible, alors que j'ai la sensation que tout en moi va exploser face à tout ce que je ressens contre lui. Son nez frôle le mien quand il se penche vers moi, me faisant sursauter nerveusement.

- J'connais un moyen sympa, murmure-t-il dans un sourire à se damner.

Ses doigts sur ma nuque ont plus de pression lorsque je me hisse sur la pointe des pieds pour multiplier les contacts entre nous, ce qui le fait sourire d'avantage.

- A moins que tu...

- Tu parles trop, le coupé-je avant de poser ma bouche sur la sienne pour le faire taire.

Quelques secondes, il reste figé, souriant contre mes lèvres. Quand ses mains me serrent contre lui à m'en faire mal et que je l'entends gémir contre ma langue, l'empressement s'empare de nous.

Le désir redevient brutal, intense, incontrôlable… comme la première fois.

Je ne sais si cela vient du retour de Jacob, de notre baiser du samedi soir, cachés de tous, des centaines de questions qui me font peur ou du fait que nous n'avons pas pu nous voir pendant plus de 3 jours, mais quand son bras balaye le bar de la cuisine, envoyant voler les ustensiles et épargnant de peu mon robot pour m'asseoir dessus, mon sang s'affole dans mes veines.

Nos corps et nos souffles se mêlent, accentuant le désir inépuisable entre nous.

Tout se brouille alors qu'il remonte ma jupe d'un mouvement rapide et tire sur mon sous-vêtements qui craque entre ses doigts, sa bouche toujours sur la mienne. Avant que je n'ai eu le temps de comprendre qu'il s'est libéré, son corps retrouve le mien dans un mouvement incontrôlable et presque instinctif.

Ses mains serrent mes cuisses à m'en faire mal, sa bouche domine la mienne le plus superbement du monde, pourtant, au moment où il entre en moi dans un coup de rein puissant, me faisant écarquiller les yeux dans les siens, j'ai enfin la sensation de pouvoir respirer pleinement.


Il est tard, très tard quand je gagne ma petite salle de bain sur la pointe des pieds. Je jette un coup d'œil à Edward, dans l'obscurité de la chambre qui s'est endormi dans mon lit avant de refermer la porte doucement. J'allume les jets d'eaux et, lorsqu'elle est chaude, me glisse dessous.

Pendant plusieurs minutes, je laisse l'eau brulante détendre mes muscles. Je tente de ne pas penser à Edward, qui, après une autre étreinte, s'est endormi contre moi, dans mon lit, le visage dans mon cou.

Longtemps, je reste sans bouger, inspirant et expirant doucement, repoussant ma culpabilité, ma peur qui n'a de cesse que de vouloir m'embrasser lorsque je ne suis pas au contact d'Edward. Je finis par soupirer. Je me lave lentement avant de sortir de la douche, m'enroulant dans une serviette moelleuse.

Dans le reflet du miroir, je surprends mon visage pâle et les cernes sous mes yeux -preuve, si j'en ai besoin, de mes nuits agitées. Mes yeux glissent sur mon corps caché en partie par la grande serviette blanche, puis mes sourcils se froncent lorsque je perçois des taches brunes et bleus sur le haut de mon bras.

Tout ce que je repousse depuis des heures semble s'abattre sur moi en une fraction de seconde alors que les marques ont l'air de se multiplier sous mon regard vide.

La violence de mes souvenirs me tétanise. Le visage en furie de Jacob apparait sous mes yeux, me faisant même me poser la question de sa propre présence, là, dans cette petite salle de bain.

Ici même, sa main à serrée mon épaule, puis mon bras.

Ici même, je n'ai plus reconnu, l'espace d'un instant, l'homme avec qui je vis depuis des mois.

- Bella ?

La voix d'Edward me fait sursauter alors que son être apparait dans l'encadrement de la porte.

Son regard d'abord heureux se pose sur mon visage pâle dont le reflet me terrifie, puis sur la peau de mon épaule nue, et marquée. En une seconde, tout bascule. Ses sourcils se froncent d'incompréhension alors que mon souffle se coupe devant la colère qui éclate brutalement dans ses yeux.

- Edward...

- Qu'est-ce que c'est ? Qui est-ce qui t'a fait ça ? questionne-t-il vivement en avançant jusqu'à moi.

- Edward... ça n'est pas... tenté-je ne me tournant vers lui.

- C'est lui ? C'est Jacob ? insiste-t-il, son visage maintenant totalement crispé alors que ses mains me forcent à tenir en place pour pouvoir examinée mon épaule et mon bras nus où les bleus ont prit la forme des mains de Jacob.

La colère brutale dans ses yeux me donne la nausée. Je déglutis avec difficulté, l'affolement comprimant mon cœur.

- Calme toi c'est pas... il n'a pas fait exprès...

- Pas fait exprès ? crache-t-il entre ses dents. Tu te fous de moi ?

- Il n'a pas voulu me faire du mal, il... on s'est disputé, j'ai voulu partir, il a voulu me retenir je... il n'a pas contrôlé sa force...

- Bella !

- Edward je... je t'assure que ça n'est pas ce que tu penses. Jacob n'a jamais levé la main sur moi !

- Les bleus qui habillent tes bras prouvent le contraire ! s'énerve-t-il alors que je ferme les yeux brutalement.

- Ca n'est rien... Jacob est... Edward jamais il ne ferait ça, je te jure !

Sa colère ne retombe pas pour autant. Un silence pesant s'installe alors que je tente de reprendre mon souffle et de désamorcer la bombe dans ma petite salle de bain qu'est devenue Edward.

- Je te jure que... jamais, jamais il n'a levé la main sur moi.

J'entends presque ses dents grincer alors qu'il effleure mon bras, semblant analyser l'étendue des dégâts.

- Regarde-moi, murmuré-je en prenant son visage entre mes mains pour détourner son attention.

Son regard sombre retrouve le mien. Les larmes me montent aux yeux alors que j'inspire doucement son odeur boisé, espérant calmer la panique qui veut prendre le contrôle de mon corps entier devant la colère d'Edward.

- Il n'a pas voulu me faire de mal, soufflé-je avec tant de conviction que, même si cela est presque imperceptible, la colère dans ses yeux diminue très légèrement. Il s'en voulait assez comme ça de n'avoir pas pu contrôler sa force alors... s'il te plait... ne t'inquiètes pas.

Il y a un silence pendant lequel j'ai la sensation qu'Edward lutte corps et âme pour ne pas tout dévaster dans la salle de bain.

- Je te jure qu'il n'a jamais eu la moindre violence envers moi.

Ses lèvres se pincent en une fine ligne alors que sa colère retombe légèrement.

- Tu en es certaine ? insiste-t-il, son regard brillant de ses sentiments ancré au mien.

- Je te le promets. Jamais. Il est... il est fort et je suis tellement...

Je grimace puis inspire. Je suis tellement ridicule.

- Mais jamais il ne me ferait du mal volontairement.

J'observe Edward fermer les yeux une brève seconde avant que son regard ne passe par dessus moi, dans le reflet de mon corps dans le miroir. Quelques secondes, il reste immobile, sourcils froncés, à détailler chaque petits hématomes représentant les doigts des mains de Jacob sur mon épaule et le haut de mon bras.

- C'est superficiel, ajouté-je, espérant calmer sa colère. Je marque hyper vite.

La mâchoire carrée d'Edward se serre quelques secondes avant que son regard ne retrouve le mien.

- Je veux voir le reste de ton corps.

Ca n'est pas une question. La façon dont il me parle me donne d'entrée de jeu envie d'abandonné une lutte inutile contre lui; dans tous les cas, il gagnerait. Ses mains défont le nœud de la serviette contre ma poitrine avant que le tissus ne glisse sur ma peau, dévoilant mon corps sous ses yeux sombres de colère et d'incompréhension mêlés.

Ma nudité provoque chez lui une accélération de sa respiration, bien que ça ne soit pas dû qu'à sa colère. Je reste quelques secondes immobile, un peu tétanisée par le fait qu'il m'observe sans gêne, vérifiant que chaque morceau de mon corps soit intact.

- Je n'ai rien Edward, répété-je, espérant définitivement dissiper le doute et la colère en lui.

Il finit par soupirer en me faisant tourner pour observer mon dos. Ses doigts trainent sur mon épaule une seconde avant que je ne surprenne notre reflet dans le miroir de la salle de bain. Gênée, je me vois rosir avant de détourner le regard et de me retourner vers lui.

- Il a de la chance que tu n'aies rien de plus, finit-il par dire après quelques secondes de silence.

- Ca n'est rien, dis-je pour la millième fois.

L'apaisement gagne malgré tout Edward avant qu'il ne soupire longuement. Je le vois déglutir, ses yeux fouillant les miens longuement avant qu'il ne me relâche et se recule légèrement. Un instant, un silence pesant s'installe. Ses yeux trahissent les questions qui semblent bouillir en lui. J'aimerais lui sourire, mais n'y arrive pas. Mes émotions veulent m'engloutirent toute entière. Sa colère est toujours là, et j'ai du mal à retenir les tremblements de mon corps.

- Je vais bien, répété-je doucement.

Il serre les dents légèrement, mais ne réponds rien. Ses yeux fouillent les miens à nouveau quand j'enroulent mes bras autour de moi, frissonnante. Je n'ai pas froid… c'est juste… lui.

- Je... j'vais fumer une clope, murmure-t-il après un nouveau silence lourd.

- Je ne bouge pas, répondis-je doucement avec un petit sourire, espérant le détendre.

Un très léger sourire étire sa bouche mais n'atteint pas ses yeux sombres.

Lorsqu'il quitte la salle de bain, je jette un coup d'œil à mon reflet, étouffant les souvenirs de la dispute avec Jacob, de ses mots horribles et de la manière dont sa main est venue broyée mon épaule sans ménagement.

J'inspire, j'expire.

Tout ira bien.


Un petit chapitre pour contrer le temps maussade et déprimant de ce dimanche, ça vous plait ?

J'avais trop envie de publier, puis j'avoue que j'avais hâte aussi, parce que, ce chapitre, est très particulier. C'est un tournant.

J'appréhende vos réactions, et je vous dit, avant que vous ne me fassiez la remarque, que vous aurez les explications du "pourquoi" Edward n'a pas vu les bleus de Bella (avant ce moment dans la salle de bain) dans le prochain chapitre :)

Un petit mot pour me dire ce que vous ressentez, à l'instant, là, à chaud ?

J'vous embrasse, à très vite.

Tied.