Charles lit dans le salon du manoir Xavier lorsque quelqu'un toque à la porte. Il lève le regard et Hank se charge d'ouvrir la porte. Une discussion animée s'engage et la porte se referme dans un claquement sourd.

« Hank ?

— Rien de bien important.

— Qui était-ce ?

— Personne. »

Charles fronce les sourcils et va à la porte, malgré les protestations du jeune scientifique. Il ouvre et se retrouve face à Erik, appuyant fermement contre une plaie béante dans son abdomen.

« Charles …, dit-il d'une voix faible.

— Que fais-tu ici, Erik ? C'est une école pas un refuge pour mutants en roues libres !

— Tu vas donc me laisser me vider de mon sang sur le pas de ta porte ?

— Tu inspires la peur chez les jeunes mutants. Je n'ai pas envie qu'un sentiment de panique et d'insécurité règne chez mes élèves.

— Tes protégés sont donc plus importants que ton ancien ami ?

— Ami ? Tu rigoles j'espère ? Tu m'as trahi Erik ! Par deux fois ! Alors que je te faisais confiance ! »

Hank soupire et demande aux élèves de circuler, certains s'étant arrêtés en entendant les éclats de voix de leur professeur.

« Je … Charles …

— Ne me dis pas que tu es désolé ! Ne le dis pas ! Je te l'interdis !

— Je … »

Erik finit par s'effondrer sur le paillasson. Charles soupire et hésite à refermer la porte. Ce serait ternir son image de laisser mourir un mutant devant son école. Cependant, il est un danger pour cette école.

« Hank ? Eloigne les élèves et viens m'aider.

— D'accord. »

Une fois cela fait, ils transportent à deux l'allemand jusqu'au laboratoire. Ils l'allongent sur un des lits disposés dans la pièce et Hank ne peut pas cacher son dégoût à la vue de celui qui a, à ses yeux, brisé tout ce que Charles s'était évertué à construire.

« Tu veux réellement le soigner ?

— Cela ne me fait pas plaisir mais ma bonne conscience me dit que je ne peux pas laisser mourir un mutant sur le pas de ma porte.

— Ta gentillesse te perdra définitivement, Charles. Je te l'ai déjà dit.

— Merci, je le sais, Hank. »

Erik marmonne et Charles fronce les sourcils en le regardant.

« On te soigne et après tu disparais de nos vies, compris, Erik ?

— Je …

— N'essaie de m'embobiner. Cela ne marche plus. »

Hank soupire et soigne Erik, à contre-cœur. Une fois cela fait, Charles demande à Erik de quitter les lieux.

« Adieu., lui dit-il.

— Adieu ? Tu crois vraiment que tu vas te débarrasser de moi aussi simplement ?

— Erik …, gronde Hank.

— Si j'étais toi, dans ton propre intérêt, je quitterais le manoir vite fait. Hank a une envie irrésistible de te faire la peau et crois-moi, je ne l'empêcherais pas.

— Charles., dit la voix de Logan.

— Oui ? »

Logan se stoppe en voyant l'allemand.

« Bon sang, qu'est-ce que tu fous ici, Lehnsherr ?

— Bonjour à toi aussi Logan. Je m'en vais mais tant pis si je mets le monde sens dessus-dessous. Cela sera ta faute, Charles. »

Erik sort de la pièce sous les regards noirs de Logan et Hank.

« Bon vous m'expliquez ?

— Il n'y a rien à dire, Logan. »

Logan fronce les sourcils puis hausse simplement les épaules tout en grognant. Ils retournent à l'étage afin de rassurer les élèves qu'il n'y a plus aucun danger.