Bonjour, bonsoir & bienvenue !
Par la météo de ces derniers jours, il vaut mieux rester au chaud... Dans notre histoire, Robin arrive dans sa nouvelle maison. Un lieu provisoire mais qui devrait lui apporter un peu de paix.
Comme toujours, les personnages ne sont pas de moi, mais d'Oda.
Enjoy ;)
L'amour comme une fleur
...
chapitre 08
...
La voiture se gare devant l'entrée du manoir et Robin met deux minutes avant de se rendre compte que c'est ici, vraiment, qu'elle va vivre à partir de maintenant. Le manoir a l'air immense et austère. Son cœur bat la chamade. Quels genres de monstres va-t-elle trouver à l'intérieur ?
Zoro pousse la porte, la valise de Robin à bout de bras.
- Bienvenue chez vous, Mademoiselle Nico Robin ! s'exclame-t-il en posant la valise. Le repas sera servi dans très peu de temps. Si vous voulez bien me suivre…
Il s'avance dans le hall et se dirige vers une grande porte en chêne, entrouverte. Derrière le lourd battant proviennent des voix étouffées. Zoro pousse la porte et une voix d'homme s'exclame :
- Ah, Monsieur ! Enfin vous voilà. Je commençais à m'inquiéter. J'ai fait mettre en seau un champagne. J'étais prêt à croire que nous allions le boire seuls, votre sœur et moi…
- N'exagérez pas, maître ! soupire une voix féminine. Vous ne vivez que pour le vin.
- Ce qui est faux, déclare Zoro, et tu le sais bien. Approchez donc, Robin. Personne ici ne vous fera de mal, je vous le jure.
Robin s'avance alors, basculant dans une pièce aux décorations sobres mais étudiées avec soin. Installée à une grande table nappée, une jeune femme aux longs cheveux roses et bouclés la regarde avec un air intéressé, le sourire immense et gourmand. Perona. Sa future belle-sœur. Elle est vraiment trop mignonne. Debout au bout de la table, un homme de haute stature, aux yeux mordorés et à la moustache lisse et droite, essuie avec un torchon blanc des flûtes à champagne. Le maître. Zoro passe sa main dans son dos et déclare :
- Perona, maître Mihawk, je vous présente Robin, ma fiancée.
- Bienvenue, déclare le maître d'une voix grave et chaleureuse. Je vous sers du champagne ?
- Merci, réplique Robin en essayant de ne pas bafouiller ou faire d'impair.
- Vous vous installez en face de moi ! déclare Perona en désignant la chaise vide de l'index. Mon frère prendra place à vos côtés.
Robin incline la tête et s'assied en face de la jeune femme. Le champagne s'ouvre dans un bruit sec et le maître le sert dans les flûtes qu'il distribue ensuite. Puis, il s'installe à côté de la jeune demoiselle et lève son verre en déclarant :
- À notre nouvelle arrivante.
Zoro lui lance un coup d'œil affectueux et sa sœur en face de lui pousse un long soupir. Elle avale une gorgée de champagne et déclare :
- La vie au manoir va devenir amusante !
- Nous n'allons pas avoir le temps de nous amuser, Mademoiselle. Dois-je vous rappeler que le couronnement de votre sœur est dans quelques jours ? Nous devons apprendre les rudiments des royautés à la fiancée de votre frère.
- Maître, soupire Zoro. Nous verrons cela demain. Pour l'instant, profitons d'un moment où nous sommes tous réunis.
- Tu as l'air épuisé…
- Je le suis, Perona. Tu n'imagines pas à quel point ma rencontre avec Sir Crocodile m'a stressé. Et à présent que tout cela est terminé, je me sens vidé de toute énergie.
- Tu dormiras bien.
- D'ailleurs, à ce propos, ajoute le maître. J'ai procédé aux changements dans votre chambre, Monsieur. Je vous ai descendu la vieille literie. Aussi, j'espère que cela vous conviendra.
- Ce sera parfait, maître. Vous faites déjà beaucoup d'effort. Je vous remercie de nous accueillir dans votre demeure.
Le maître balaie l'air du plat de la main, en souriant doucement.
- Je ne pourrais jamais rien vous refuser, Monsieur…
Perona lui donne un coup coude, fronçant les sourcils.
- Oui, Mademoiselle. Cela vaut aussi pour vous.
- Merci maître !
Les deux hommes se mettent à rire. Robin termine son champagne en soupirant d'aise dans cette demeure si relaxante et sincère.
Le dîner s'écoule dans une ambiance calme et très détendue. Robin n'avait jamais connu ça. Perona l'a littéralement bombardée de questions à son sujet, savoir ce qu'elle aimait, ce qu'elle détestait, les livres qu'elle avait lu… Robin répond à toutes ces interrogations avec attention. À la fin du repas, alors que des serviteurs débarrassent les assiettes sales, Perona pousse un long soupir.
- C'est véritablement plaisant d'avoir une nouvelle personne avec qui discuter. Zoro, merci.
- Euh… de rien ? s'étonne le jeune homme en se levant. Robin, je vais vous montrer votre chambre et faire un rapide tour du propriétaire. Maître, Bonney viendra bien demain pour le déjeuner ?
- Assurément, Monsieur. Comme tous les dimanches.
Zoro se tourne vers sa jeune fiancée et lui indique la sortie d'un geste du bras. Ils sortent en silence. Dans le hall, la valise a disparu. Zoro se dirige vers les escaliers. Il désigne la porte à gauche de l'entrée.
- Le bureau personnel du maître. Il ne le laisse pas paraître mais c'est un homme très occupé. Je vous montrerai la bibliothèque lorsque nous aurons fait le tour des étages. Vous me suivez ? … Est-ce que vous allez bien ?
Il s'approche de sa fiancée et lui prend la main avec douceur. Il a les sourcils froncés par l'inquiétude. Elle pousse un soupir en baissant la tête. Elle reste ainsi, silencieuse, captant au loin des conversations, des bruits de couverts, de la musique…
- Je suis intimidée... Cela fait si longtemps que je vis dans la peur que j'ai l'impression que tout ceci n'est pas réel. Je me demande inconsciemment ce que cache tant de gentillesse. J'ai bien mangé, votre sœur est très curieuse et le maître est si prévoyant. Et vous êtes si… si charmant ! Je crois avoir besoin de calme pour digérer tout ça. Et il faudra que j'envoie une lettre à mon amie.
- Ah, la jeune fiancée de Luffy ?
- Elle-même.
- Nous vous laisserons le temps de prendre vos marques, Robin. En attendant, suivez-moi.
Elle se laisse faire, docile, gardant précieusement la main chaude de Zoro dans la sienne. Ils arrivent au premier étage. Zoro s'arrête.
- Ici, vous trouverez les chambres d'amis qui ne servent jamais. Et leurs salles de bain. Enfants, nous avions notre salle de jeu, immense, juste sur la gauche. Je ne pense pas que le maître y ait touché depuis que nous avons grandi. Continuons.
Ils grimpent un étage de plus et Zoro s'engage sur la gauche.
- De l'autre côté, il y a les appartements de ma sœur. Une très longue suite parce qu'elle est un peu princesse selon ses critères…
Il désigne l'escalier, plongé dans l'ombre, montant vers un étage supérieur.
- Le maître détient tous l'étage supérieur. Personne n'y est jamais allé.
Il termine en désignant le couloir sur la gauche :
- Et voici ma modeste chambre…
Il ouvre une porte et Robin pénètre dans une pièce à la décoration sobre, presque austère. Elle comporte un placard, une commode et un lit immense. Sa valise trône au centre de la pièce. Sa valise vide. Robin pousse un long soupir et va s'asseoir sur le bout du lit. De son lit. Elle cherche Zoro du regard. Il n'est nulle part. Elle se relève et part à sa recherche. Elle se rend alors rapidement compte que la pièce est coupée en deux par un mur en papier de riz. En tâtant la paroi, elle finit par trouver le cadre roulant. La porte. Elle la fait glisser et entre dans la partie « Zoro » de sa nouvelle chambre. C'est un endroit rempli de tatamis, les murs sont tapissés de calligraphies encourageantes, de sabres. Robin pousse un soupir impressionné.
- Cette pièce est mon temple, explique Zoro en apparaissant dans son dos.
Il s'est changé : jogging et tee-shirt en coton. Il lui sourit en refermant la porte de sa salle de bain. Il s'approche d'elle. Par automatisme, elle recule d'un pas. Zoro stoppe net et se détourne dans un mouvement parfaitement naturel.
- Le maître m'a descendu un futon. Vous, vous aurez le vrai lit. Les armoires sont encore pleines de mes affaires. Je verrai avec Perona pour vous trouver des vêtements à votre taille. Ah et votre salle de bain est en face, dans le couloir. Vous pouvez aller voir.
Elle hoche du chef et se détourne dans un mouvement saccadé. Elle retourne dans sa chambre et part inspecter sa salle de bain.
Lorsque Zoro la voit revenir, environ 5 minutes plus tard, il est en plein étirement. Elle a la bouche entrouverte et les yeux ronds. Zoro ricane.
- J'allais vous demander ce que vous en aviez pensé. Je n'ose même plus poser la question…
- Elle a la taille de mon ancienne chambre…
Zoro s'approche d'elle et s'incline doucement.
- Ça fait beaucoup pour une seule journée. Vous devriez vous reposer. Nous visiterons le rez-de-chaussée demain. Et puis, je crois que le maître a de grands projets pour vous…
- En effet.
Elle s'incline et retourne dans ses appartements. Zoro revient la voir quelques minutes plus tard, lui apportant un pyjama, quelques affaires qu'elle devra essayer, du papier à lettre et un encrier. Elle le remercie du bout des lèvres et Zoro la laisse seule pour la nuit.
...
Le lendemain, Robin arrive au petit-déjeuner au beau milieu d'un conflit entre le frère et la sœur.
- Moi, je te dis que c'est une bonne idée ! gronde Perona en serrant sa cuillère.
- Je persiste à dire que ça n'irait pas du tout ! grogne Zoro en désignant sa sœur d'un index menaçant.
- Euh… Bonjour….
- Bonjour Mademoiselle Robin, déclare le maître en sirotant son café.
- Je… peux savoir ce qu'il se passe ici ?
- Ne cherchez pas, c'est courant. Ce matin, c'est une histoire de fanion ou je ne sais quoi, à propos du couronnement de leur sœur. Laissez-les, voulez-vous ? Et prenez un solide petit-déjeuner. Nous avons beaucoup de choses à apprendre.
Elle approuve en silence en se servant du café.
NdZ Tant d'agitation en peu de temps, pauvre Robin. Dans le prochain chapitre, elle fera la rencontre de la grande soeur. Merci d'avoir lu :)
