9- Le départ
C'est demain le grand jour : la communauté de l'anneau reprend la route. Celeborn et Galadriel nous ont convié dans leur salle du trône pour l'occasion.
« Le temps est venu, pour ceux qui désirent poursuivre la Quête, de s'endurcir afin de quitter ce pays. Ceux qui ne veulent plus continuer peuvent rester ici, pour un temps. Mais qu'il reste ou qu'il parte, nul n'a l'assurance d'être en paix. Car nous sommes à la veille du jour fatidique. Ici, ceux qui le désirent pourront attendre l'heure où, soit les chemins du monde s'ouvriront de nouveau à eux, soit nous les convoquerons en ultime recours pour la Lórien. Ils pourront alors regagner leurs propres terres ou se rendre au long séjour de ceux qui tombent au champ d'honneur. » Dit Celeborn.
Je regarde Galadriel d'un air entendu avant qu'elle ne parle :
« La dame Eleanor restera ici à nos côtés, une partie de son destin doit s'accomplir ici-même en ces bois. Tous les autres sont résolus à continuer. »
« En ce qui me concerne, ma patrie est devant et non derrière moi. » Dit Boromir
« Cela est vrai, mais toute cette Compagnie va-t-elle avec vous à Minas Tirith ? » Lui demande Celeborn.
« Nous n'avons pas décidé de notre parcours. Après la Lothlórien, je ne sais ce que Gandalf entendait faire. En fait, je pense qu'il n'avait encore lui-même aucune intention claire. » Dit Aragorn
« Peut-être pas, mais quand vous quitterez ce pays, vous ne pourrez plus ignorer les eaux du Grand Fleuve. Comme certains d'entre vous le savent bien, elles ne sauraient être franchies par des voyageurs chargés de bagages entre la Lórien et le Gondor, hormis par bateau. Et les ponts d'Osgiliath ne sont-ils pas détruits, et tous les débarcadères tenus désormais par l'Ennemi ? » Explique Celeborn.
« De quel côté voyagerez-vous ? Le chemin de Minas Tirith se trouve de ce côté-ci, sur la rive ouest ; mais pour votre Quête, le chemin le plus court s'étend à l'est du Fleuve, sur la rive la plus sombre. Quelle rive prendrez-vous à présent ? »
« Si l'on tient compte de mon avis, ce sera la rive ouest et le chemin de Minas Tirith. Mais je ne suis pas le chef de la Compagnie. » Répond Boromir.
Les autres ne disent rien, Aragorn semble hésitant et troublé, c'est à lui de choisir à présent.
« Je vois que ne savez pas encore que faire. Il ne m'appartient pas de décider pour vous ; mais je vais vous aider à ma façon. Certains d'entre vous savent manœuvrer les bateaux : Legolas, dont les gens connaissent l'impétueuse Rivière de la Forêt, Boromir du Gondor, et Aragorn le voyageur. » Dit finalement Celeborn.
« Et un hobbit ! Ce ne sont pas tous nos semblables qui considèrent les bateaux comme des chevaux sauvages. Les gens de ma région habitent sur les rives du Brandivin. » S'écrie Merry.
« Voilà qui est bien. Je vais donc pourvoir votre Compagnie de bateaux. Ils devront être petits et légers, car si vous voyagez loin sur l'eau, il y aura des endroits où vous serez forcés de les transporter. Vous parviendrez aux rapides de Sarn Gebir, et peut-être enfin aux grandes chutes du Rauros, où le Fleuve grondant se précipite du haut du Nen Hithoel ; et il y a d'autres dangers. Ces bateaux pourront rendre une partie de votre voyage moins épuisant. Toutefois, ils ne vous porteront pas conseil : au bout du compte, vous devrez leur tourner le dos, ainsi qu'au Fleuve, et partir vers l'ouest – ou vers l'est. » Dit Celeborn
Aragorn remercie maintes fois Celeborn. Les bateaux offerts le rassurent beaucoup, notamment, parce qu'ils lui permettent de différer le choix du parcours pendant encore quelques jours. Les autres semblent reprendre espoir eux aussi. Quels que soit les périls qui les attendent, il semble préférable de flotter à leur rencontre, sur les flots généreux de l'Anduin, que de marcher lourdement en ployant sous le faix.
« Tout sera préparé pour vous et vous attendra au havre avant midi demain. J'enverrai mes gens vous trouver dans la matinée, afin de vous aider dans vos préparatifs de voyage. Maintenant, nous allons vous souhaiter à tous une belle nuit et un sommeil paisible. » Annonce finalement Celerborn.
« Bonne nuit, mes amis ! Dormez en paix ! Et ce soir, ne vous tracassez pas outre mesure au sujet de la route. Les chemins que chacun de vous emprunterez sont peut-être déjà tracés à vos pieds, bien que vous ne les voyiez pas. Bonne nuit ! » Dit à son tour Galadriel, coupant court à cette entrevue.
Nous regagnons tous notre campement afin de nous concerter sur la suite du voyage. Pendant longtemps ils débattent de la démarche à suivre, je préfère ne pas m'en mêler, leur plan est le bon et ils doivent le suivre. Aragorn a un dilemme à résoudre : va-t-il à Minas Tirith pour accomplir son devoir ou suis-t-il Frodo dans sa quête ? Bien évidemment, je connais déjà la réponse.
« Pourquoi vous ne venez pas avec nous Eleanor ? » Me demande Sam, peiné.
« J'y ai longuement réfléchi… Nous y avons longuement réfléchi avec Naya et nous nous sommes décidées sur un plan. J'ai demandé conseil à la dame Galadriel sur la marche à suivre et elle a accepté de m'aider, d'ici quelques jours, j'aurai exactement tout ce dont j'ai besoin pour continuer. Malheureusement, je ne vous serai pas utile durant cette partie du voyage, je préfère donc rester ici et… J'ai une idée… Mais pour cela il me faut convaincre la dame Galadriel et le seigneur Elrond, je ne puis faire ceci sur la route. Je vous retrouverai donc plus tard, si tout se passe bien… D'ici une quinzaine de jours. »
« Qu'avez-vous prévu ? » Me demande Aragorn.
« Ça mon ami, c'est une surprise ! » Je lui réponds avec un sourire en coin.
« Vous êtes sans aucun doute la personne la plus surprenante que j'ai rencontré mademoiselle ! » S'exclame Gimli.
« J'espère que vous me pardonnerez de vous abandonner, mais la dame Galadriel a raison, c'est ici qu'est ma place… pour l'instant. »
Le lendemain matin, j'aide mes compagnons de voyage à faire leurs bagages. Alors que des elfes apportent des vivres, Legolas s'extasie devant un étrange pain :
« Du lembas ! Une bouchée de ce pain suffit à nourrir un adulte pour la journée ! »
« Combien en as-tu mangé ? » Demande discrètement Merry à Pippin.
« Quatre. »
Je rigole à cet échange, ces deux-là vont vraiment me manquer. Les elfes donnent à chacun des membres de la communauté une cape et un capuchon taillés spécialement pour eux d'une étoffe de soie légère mais chaude. La cape est changeante, d'une couleur indescriptible, en effet elle permet de se camoufler dans la nature, tel un caméléon. Chacune des capes s'épinglait autour du cou à l'aide d'une broche, semblable à une feuille verte aux nervures d'argent, la feuille de Lórien.
« Ces capes sont-elles magiques ? » Demande Pippin, les examinant avec intérêt.
« Je ne sais pas ce que vous entendez par là. Ce sont de beaux vêtements, d'un bon tissu, car il a été fait ici. Ce sont certainement des habits elfiques, si c'est ce que vous voulez dire. Feuille et branche, eau et pierre : ils ont la couleur et la beauté de toutes ces choses que nous aimons sous le crépuscule de la Lórien ; car nous mettons la pensée de tout ce que nous aimons dans tout ce que nous fabriquons. Reste que ce sont des habits, pas des armures, et ils ne détourneront aucun trait ou fer. Mais ils devraient vous être d'une grande utilité : ils ne pèsent presque rien, et ils sont assez chauds ou légers selon qu'il est besoin de chaleur ou de fraîcheur. Et vous constaterez qu'ils sont excellents pour vous abriter des regards ennemis, que vous marchiez parmi les pierres ou sous les arbres. Vous êtes assurément dans les bonnes grâces de la Dame ! Car elle a tissé elle-même cette étoffe avec ses demoiselles ; et c'est la toute première fois que nous vêtons des étrangers de la tenue de nos propres gens. » Répond Haldir.
Après le petit-déjeuner, Haldir nous fait descendre vers le port, Galadriel et Celeborn nous y attendent déjà. Celeborn nous propose un dernier repas tous ensembles avant le départ de mes amis. Le seigneur de la Lórien en profite pour donner ses derniers conseils, que j'écoute distraitement, je suis plus occupée à discuter avec Merry et Pippin. Après le repas, c'est l'heure des adieux, mais avant, Galadriel et Celeborn échangent leurs cadeaux :
« Voici le cadeau de Celeborn et de Galadriel au chef de votre Compagnie », dit-elle à Aragorn.
Elle lui donne un fourreau spécialement conçu pour épouser la forme de son épée, fourreau d'une grande beauté aux motifs de fleurs et de feuilles typiques de la Lorien, fait d'or et d'argent. Suite à ce cadeau, Galadriel demande au rodeur s'il désire autre chose… Tous deux savent très bien quelle est la seule chose qu'il veut réellement : Arwen.
« Pour tous les cadeaux que vous m'avez faits, je vous remercie, ô Dame de Lórien dont furent issues Celebrían et Arwen l'Étoile du Soir. Peut-il y avoir plus grand éloge ? » Dit Aragorn.
La Dame incline la tête, et se tourne ensuite vers Boromir, à qui elle remet une ceinture d'or ; et à Merry et Pippin, elle offre de petites ceintures d'argent munies de boucles dorées en forme de fleur. Legolas reçoit un arc, plus long et plus robuste que celui qu'il possédait, et doté d'une corde en cheveux d'elfe. Il était assorti d'un carquois rempli de flèches.
« Pour toi, petit jardinier et amoureux des arbres, dit-elle à Sam, je n'ai qu'un petit cadeau. Ce G est mis pour Galadriel, dit-elle ; mais il peut également signifier "germe" dans votre langue. Dans cet écrin se trouve de la terre de mon verger ; et telle, elle porte la bénédiction que Galadriel est encore en mesure d'accorder. Elle ne pourra t'aider à tenir ton chemin, ni te défendre d'aucune menace ; mais si tu la conserves et qu'un jour tu retrouves enfin ton pays, elle pourrait alors te récompenser. Le trouverais-tu entièrement dévasté et sans vie que peu de jardins en Terre du Milieu auront l'éclat de ton jardin, si tu y dissémines cette terre. Alors te viendra peut-être le souvenir de Galadriel, et un lointain aperçu de la Lórien que tu n'auras vue qu'en notre hiver. Car notre Printemps et notre Été sont révolus, et jamais plus on ne les verra sur terre, sauf dans nos mémoires. » Dit la Dame de Lothlorien à Sam en déposant dans sa main un écrin de bois gris.
Sam rougit jusqu'aux oreilles et murmure quelque chose d'incompréhensible, refermant sa main sur l'écrin et s'inclinant de son mieux.
« Et quel cadeau un Nain demanderait-il à recevoir des Elfes ? » dit Galadriel, se tournant vers Gimli.
« Aucun, Ma Dame. Pour moi, il suffit d'avoir vu la Dame de Lórien et entendu ses douces paroles. » Répond Gimli.
« Oyez Elfes, vous tous, oyez ! Qu'on ne dise plus jamais des Nains qu'ils sont cupides et désobligeants ! Tout de même, Gimli fils de Glóin, vous désirez sûrement une chose que je puis vous donner ? Nommez-la, je vous prie ! Vous ne serez pas le seul à partir les mains vides. » Crie Galadriel d'une douce voix.
« Il n'y a rien, dame Galadriel. Rien, si ce n'est – s'il est permis de demander, non, de nommer, une seule mèche de vos cheveux, qui surpassent l'or de la terre comme les étoiles surpassent les gemmes de la mine. Je ne demande pas un tel cadeau. Mais vous m'avez enjoint de nommer mon désir. » Dit Gimli, saluant profondément et cherchant ses mots.
Les Elfes remuent, laissant échapper des murmures étonnés, et Celeborn pose sur le Nain des yeux ébahis, mais la Dame sourit et lui répond :
« On dit que les Nains ont les mains habiles mais non la langue ; or il n'en va pas de même pour Gimli. Car nul ne m'a jamais adressé une requête aussi hardie, et pourtant aussi courtoise. Et comment pourrais-je refuser, puisque je lui ai enjoint de parler ? Mais dites-moi, que feriez-vous d'un tel cadeau ? »
« Je le chérirais, Ma Dame, en souvenir des mots que vous m'avez adressés lors de notre première rencontre. Et si jamais je retrouve les forges de mon pays, il sera enchâssé dans un cristal impérissable pour devenir un héritage de ma maison, et un gage de bonne volonté entre la Montagne et le Bois jusqu'à la fin des jours. »
Alors la Dame, défaisant l'une de ses longues tresses, en coupe trois cheveux dorés, et elle les dépose dans la main de Gimli.
« Ces mots accompagneront le cadeau. Je ne prédis rien, car toute prédiction est désormais vaine : d'une part s'étendent les ténèbres, et d'autre part l'espoir seulement. Mais si l'espoir devait vaincre, alors je vous dis, Gimli fils de Glóin, que vos mains regorgeront d'or ; mais sur vous, l'or n'aura aucun empire. Et toi, Porteur de l'Anneau, dit-elle, se tournant vers Frodo. Je viens en dernier à toi, qui n'es le dernier dans mes pensées. Pour toi, j'ai préparé ceci. »
Elle élève une petite fiole de cristal qui étincèle tandis qu'elle la bouge, et des rais de lumière blanche jaillissent de sa main.
« Cette fiole, renferme la lumière de l'étoile d'Eärendil, conservée dans les eaux de ma fontaine. Elle sera plus brillante encore quand la nuit t'entourera. Qu'elle soit pour toi une lumière dans les endroits sombres, quand toutes les autres lumières s'éteindront. Souviens-toi de Galadriel et de son Miroir ! » Commente-t-elle.
Frodo prend la fiole, il s'incline, mais ne trouve rien à dire. Galadriel se tourne vers moi, me tendant la main. Je la prends, comprenant qu'il est temps pour moi de dire adieux à mes compagnons de voyage. Les Hobbits se jettent tous sur moi, m'étreignant comme s'il s'agissait de notre dernière rencontre.
« Nous nous reverrons, je vous le promets. » Je leur dis, les larmes aux yeux.
Vient ensuite Legolas que je salue solennellement, nous n'avons pas besoin de mots, il sait que je prépare quelque chose. Gimli, beaucoup plus bourru, se montre plus sensible à mon départ :
« Je regrette que vous ne nous accompagniez pas Ma Dame, votre présence va nous manquer mais si telle est votre décision, alors je la respecte. »
« Nous nous reverrons bien plus tôt que vous ne le pensez Gimli. Je vous rejoindrai en temps voulu, quand tout espoir vous semblera vain. »
Sur cette promesse, il s'écarte, me laissant face aux deux hommes restants.
« Ma Dame. Ce fut un plaisir de voyager en votre compagnie. Sachez que vous avez prouvé que votre place est dans cette communauté, jamais je n'eus plus tort de douter d'une personne. » Me dit Boromir en prenant mes mains dans les siennes.
« Nous avons eu de nombreux différents et, pour être honnête, je ne vous ai jamais réellement apprécier Boromir… Mais j'éprouve un grand respect pour vous. Soyez fidèle à vous-même, et battez-vous jusqu'au bout. »
« J'ai une requête à vous demander avant notre départ. » Me dit-il en sortant un parchemin scellé.
J'acquiesce en prenant le parchemin, attendant la suite.
« Il s'agit d'un message pour mon frère, Faramir. En temps voulu, pourriez-vous lui remettre pour moi ? »
« Partez en paix, dès que l'occasion se présentera, j'irai au Gondor pour lui remettre ce message. Je vous en fais la promesse. »
Incapable de garder contenance, je me jette dans les bras d'Aragorn lorsqu'il se présente à moi.
« Je sais que vous ne pensez pas être digne de votre titre, mais moi je crois en vous. » Je lui dis, toujours accrochée à son cou.
« J'espère vous revoir très vite Ma Dame. Votre absence se fera sentir dans notre communauté, soyez-en certaine. »
« Bonsoir mon enfant. »
« Ma dame. » Je salue Galadriel en faisant une petite révérence.
« Ne soyez pas intimidée, je vous attendais. »
« De quoi vouliez-vous me parler ? »
« Vous vous posez surement des questions sur votre venue en ce monde… »
« En effet… »
« Sachez que c'était votre destin de venir ici, je vous attendais depuis longtemps. »
« Comment cela ? Mon arrivée ici est un pur hasard. »
« Non Eleanor. Pour vous il s'agit d'un hasard parce que vous connaissez une certaine version de l'histoire, mais vous pouvez me croire : je vous attendais. »
« Ne me dites pas qu'il y a une prophétie ? Dans toutes les histoires que j'ai pu lire, les prophéties amènent rarement du bon dans la vie de l'élu. »
« Le malheur a déjà frappé votre vie il y a bien longtemps, vous ne croyez pas ? »
J'en reste sans voix, ainsi, ça aussi elle l'a vu…
« Connaissez-vous l'histoire des trois anneaux elfiques ? »
« Malheureusement, mes souvenirs sont très flous vis-à-vis de ces récits, je me souviens surtout de la guerre de l'anneau… Mais il me semble que l'un des anneaux était en possession de Gandalf et donnait le pouvoir de résister aux ténèbres, le second est le vôtre et donne un pouvoir de protection quant au dernier, il est porté par le seigneur Elrond et on suppose qu'il donne le pouvoir de guérison. »
« C'est exact. Cependant, l'histoire en a oublié un : Volva. Chaque anneau elfique est associé à l'un des éléments : Narya est l'anneau de feu, Nenya est celui de l'eau et Vilya est celui de l'air. Sachant que notre monde était en danger, nous avons fabriqué un dernier anneau en secret : Volva. Il s'agit de l'anneau de terre, celui-ci a le pouvoir d'amener la réflexion et la sagesse, il représente l'équilibre parfait parmi tous ces éléments destructeurs. »
« Oui, un peu comme en astrologie quoi. »
« C'est cela même. » Me confirme Galadriel avec un sourire amusé.
« C'est passionnant comme histoire mais… Pourquoi me racontez-vous cela ? »
« Parce que cet anneau, le voici. » Me répond Galadriel en me tendant un écrin.
Je l'ouvre et me retrouve devant un anneau de couleur émeraude. Le corps de l'anneau est en argent, un argent brillant et lumineux absolument sublime, la tête de la bague est dotée de diamants argentés et entourant un cristal émeraude de forme carrée. Il est absolument sublime.
« Cet anneau vous est destiné mon enfant. » Dit Galadriel avec douceur.
Pardon ?
