Fandom : Durarara!
Ship : Shiki/Izaya
Rating : M
Résumé : Chaque vendredi soir, Shiki appelait Izaya. Et ces coups de téléphone bien particuliers les amenaient tous les deux à explorer une toute autre partie de leur relation...
Et voici le deuxième ship sur Durarara! Bien que je l'ai déjà sous-entendu dans certaines de mes fictions, c'est la première fois que j'écris réellement sur eux. Attention, l'OS est classé M pour smut/lemon !
Je vous souhaite une bonne lecture !
Jour 8 : Phone sex
Le téléphone vibra sur son bureau. Izaya sourit, en voyant le numéro qui s'affichait. Comme toujours, le yakuza était parfaitement à l'heure. Cela faisait deux mois maintenant que cette routine s'était mise en place et, depuis, Shiki ne manquait aucun de leur rendez-vous. Tous les vendredis, à vingt heures, il l'appelait. Et, bien sûr, Izaya décrochait à chaque fois. Ce soir-là ne fit donc pas exception.
« Shiki-san, le salua-t-il d'une voix chantante. Quel plaisir de recevoir ton appel !
—Tu as l'air en forme, Izaya, lui répondit Shiki d'un ton plus posé.
—Je suis toujours en forme le vendredi. »
Izaya rigola doucement. Il ne lui mentait même pas. Il adorait cette journée ! Il aimait tant ces coups de téléphones déplacés. Le comportement de Shiki le fascinait. Il se demandait ce qui le poussait à vouloir ce genre de relation avec lui. Et ce mystère le captivait totalement.
« Où es-tu ? demanda alors le yakuza, coupant court à ses réflexions.
—Dans mon bureau.
—Rejoins ta chambre, exigea-t-il.
—Oh, tu es si conventionnel, Shiki-san », se moqua doucement Izaya.
Voyant qu'il n'avait pas de réponse de l'autre homme, il soupira faussement et quitta son siège confortable. Il monta ensuite les escaliers et entra dans sa chambre.
« Voilà, j'y suis, Shiki-san.
—Pose ton téléphone et allume la caméra. »
Izaya gloussa légèrement en entendant les ordres du yakuza. Ce dernier n'aimait vraiment pas perdre son temps, hein ? C'était si amusant ! Izaya installa alors son téléphone en équilibre sur sa commode et enclencha la caméra. Evidemment, Shiki, lui, ne le fit pas. Si prévisible ~ Oh, Izaya s'en délectait !
« J'espère que tu ne vas pas m'enregistrer, susurra-t-il d'une voix faussement craintive.
—Tu sais très bien que non », répondit Shiki d'un ton toujours calme et posé.
Izaya retint un sourire amusé. C'était vrai, il le savait très bien. Ça faisait longtemps, après tout, qu'il avait piraté le téléphone de Shiki. Il se demandait parfois si l'autre homme ne s'en doutait pas.
« Hmm bien... Et maintenant, Shiki-san, que veux-tu que je fasse, hein ? »
Les yeux pétillants de malice, Izaya attendait avec impatience la suite des évènements. Il se demandait dans quelle humeur se trouvait le yakuza aujourd'hui et il avait hâte de connaître le scénario qu'il lui avait concocté cette semaine.
« Déshabille-toi », ordonna alors Shiki.
Sa voix était devenue plus sévère. Le sourire d'Izaya s'étira. Le jeune homme retira ensuite ses vêtements lentement, un à un. Même s'il ne pouvait pas le voir, il savait que Shiki le dévorait du regard. Et cette certitude l'embrasait. Il aimait tant parvenir à susciter du désir chez le yakuza et avoir toute son attention. À nouveau, il pensa au mystère qui entourait Shiki. Pourquoi donc faisait-il cela alors qu'il était marié ?
Izaya ne pensait que très rarement à sa femme. Après tout, ce n'était pas son problème. Mais l'adultère le passionnait. C'était un acte si humain. Si humain et si destructeur dans un couple exclusif. Pourquoi donc Shiki le faisait-il ? S'ennuyait-il dans sa relation ? Peut-être qu'il pensait que ce n'était pas de la tromperie comme ce n'était pas vraiment réel. Après tout, lorsque Shiki venait le voir, il avait toujours une attitude neutre et professionnelle, comme s'il reniait ces soirées si plaisantes. Izaya trouvait son comportement si drôle ! Parce que, peu importe sa façon de se comporter avec lui lors de leur rencontre, Shiki trompait très clairement sa femme. Et c'était si intrigant !
« Plus vite que ça ! » le ramena alors à l'ordre le yakuza.
Izaya lui lança un regard joueur à travers l'écran. D'accord... Shiki ne voulait vraiment pas perdre de temps, ce soir. Izaya s'amusait de plus en plus. Il accéléra le rythme et finit par retirer son sous-vêtement, se retrouvant nu face à la caméra, sans aucune honte. Ce n'était pas la première fois, après tout, et ce ne serait certainement pas la dernière.
« Tu aimes ce que tu vois ? » demanda-t-il d'un ton taquin.
Evidemment, il n'eut aucune réponse, mais la respiration de Shiki semblait être légèrement plus saccadée. Avait-il déjà commencé à se toucher ? Izaya aurait tant voulu pouvoir le voir.
« Mets-toi à genoux sur le lit, face au téléphone. »
Encore des ordres. Hmm, Shiki était déjà bien pris dans le jeu. Izaya ne pouvait qu'aimer ça ! Il grimpa alors sur le matelas et prit la pose qu'il lui avait demandée. Il sentait l'excitation le gagner. Répondre aux demandes de Shiki, s'exhiber par écrans interposés... Il n'aurait jamais cru que ça lui ferait autant d'effets... mais, chaque semaine, il ne pouvait que se laisser aller au plaisir.
« Ferme les yeux », lui ordonna ensuite Shiki.
Izaya s'exécuta. Les paupières closes, il fit plus attention à sa propre respiration qui commençait à s'accélérer. Il attendait la suite avec tant d'impatience !
« Je dois dire que je suis très déçu de toi, informateur, reprit froidement le yakuza. Tu pensais que je ne verrais pas clair dans ton petit jeu ? »
Izaya gémit doucement. Il adorait quand l'homme plus âgé commençait leur jeu de cette façon-là.
« Je ne vois pas de quoi tu parles, Shiki-san, souffla-t-il.
—Tais-toi. Je ne veux t'entendre que lorsque je te poserai une question. »
Izaya frissonna. Il aimait tant quand Shiki prenait ce ton autoritaire avec lui.
« Je suis derrière toi, maintenant, gronda Shiki d'une voix profonde. J'attrape ta nuque. »
Les yeux toujours fermés, Izaya n'eut aucune peine à imaginer la scène. Il pouvait sentir la chaleur du yakuza dans son dos. Le poids de ses doigts sur sa peau. Sa poigne dominatrice. Il haleta.
« Mon autre main se pose sur ton torse. Je frôle tes tétons sans m'y arrêter. Tu ne le mérites pas. »
Izaya passa sa propre main sur sa poitrine, comme s'il était Shiki. Il gémit légèrement.
« Mes doigts descendent lentement. »
Izaya suivit ses mots, frissonnant sous son propre toucher.
« Je m'arrête sur ton ventre. Tu es si excité, informateur. Si tu pouvais te voir. »
Ah... Oui... Le désir grimpait de plus en plus le long de ses reins. Son entrejambe devenait dure. Il voulait tant pouvoir s'en emparer.
« Veux-tu que je continue ? demanda Shiki d'une voix impérieuse.
—Oui, souffla Izaya.
—Supplie-moi alors. »
Izaya inspira profondément. Shiki se montrait si cruel. Mais il sourit, malgré tout, amusé par la situation. Oh oui, Shiki était si passionnant.
« Pitié, Shiki-san, chuchota-t-il, continue... »
Izaya n'eut pas de mal à dire ces mots. Ce n'était qu'un rôle, après tout. Un rôle plaisant. Et Shiki était si prévisible qu'Izaya ne pouvait que succomber à ses demandes. Il sentit son corps tout entier se remplir de plaisir. La situation l'excitait terriblement.
« Ma main descend, reprit enfin le yakuza. Elle attrape ton sexe. Mes doigts se referment dessus. »
À nouveau, Izaya appliqua ses paroles à la lettre. Il gémit lorsque sa paume toucha enfin son entrejambe.
« Je commence des mouvements. Légers. Lents. Je resserre mes doigts. Le sens-tu, informateur ?
—... Oui... Oui, Shiki-san.
—J'augmente le rythme. Encore... Encore... Encore ! »
Izaya suivit la cadence, haletant de plus en plus bruyamment. Sa main lui faisait tellement de bien. C'était bon, si bon...
« Je finis par me lasser, annonça cruellement le yakuza. J'éloigne ma main. J'éloigne ma main, informateur. »
Izaya souffla de frustration, mais il parvint à retirer ses doigts de son sexe. Il respira fortement.
« Je te force à te mettre sur le dos. » dit alors l'autre homme d'une voix ferme.
Izaya se coucha sur le matelas, impatient. Shiki jouait si bien avec lui. Il commençait à perdre haleine.
« J'écarte tes jambes. »
Izaya ouvrit ses jambes, tremblant légèrement de plaisir.
« Je t'observe. »
La voix essoufflée de Shiki le fit s'enflammer de désir.
« Tu es beau, comme ça. »
Le compliment envahit son corps. Mais ce n'était pas assez. Il avait besoin de pouvoir se toucher à nouveau. Heureusement, Shiki sembla le comprendre. Il eut un reniflement amusé puis, enfin, il reprit le scénario.
« Puisque tu te comportes bien, informateur, je vais être gentil avec toi. »
Izaya en frissonna. Il le voulait tant. Ses mains le démangeaient. Son sexe se tendait, avide de contact.
« Je me mets entre tes jambes, murmura Shiki d'une voix remplie de convoitise. J'entre un doigt en toi. »
Izaya fit alors glisser un doigt dans son corps. Il avait l'impression d'être en feu. Les ordres de Shiki l'amenaient petit à petit vers l'extase.
« Je le fais bouger lentement. Tu es si serré, informateur. Mais ça ne m'empêche pas d'en entrer un deuxième. »
Izaya gémit lorsque son second doigt rejoignit le premier. Les cuisses contre son torse, il commença alors un va-et-vient profond et agréable.
« De mon autre main, je reprends ton sexe entre mes doigts, lui décrivit Shiki. Mes mouvements sont de plus en plus rapides. »
Guidé par le yakuza, Izaya accéléra. Son corps était complètement détendu et il prenait de plus en plus de plaisir en imaginant que c'était Shiki qui le touchait de la sorte.
« Je continue, souffla ce dernier. Encore et encore. »
La voix du yakuza se fit plus décousue. Izaya pouvait entendre ses halètements. Le bruit de la peau que l'on frotte. Il imagina Shiki en train de se masturber devant son écran. Son plaisir s'en décupla. Izaya commençait à se perdre avec délice dans ces sensations. Il parvenait, désormais, à faire entrer ses doigts de plus en plus profondément en lui, mais la position l'empêchait d'aller aussi loin qu'il ne l'aurait voulu. Si seulement c'étaient réellement les doigts de Shiki qui entraient en lui...
Mais ah... l'illusion suffisait à mettre tous ses sens en ébullition. Durant de longues minutes, le silence ne fut plus entrecoupé que par leurs gémissements. Izaya pouvait entendre chaque râle de Shiki. Ça le faisait tant vibrer. Izaya commença alors enfin à se noyer pleinement dans son plaisir. Il était si proche... si proche lorsque la voix de Shiki s'éleva à nouveau, le sortant de cette transe délicieuse.
« Je retire mes doigts de ton corps. Je me relève. »
Quoi ? Izaya mit quelques secondes à comprendre réellement sa phrase. Non !
« Je me relève, informateur », répéta Shiki, dont l'autorité naturelle perçait à travers ses mots.
Le corps tremblant, Izaya suivit alors ses ordres. Il enleva ses doigts et se redressa péniblement sur le lit.
« Shiki-san... continue...
—Non, informateur, claqua le yakuza. Je ne suis pas là pour te procurer du plaisir, mais pour te donner une leçon. »
Izaya grogna. Pourquoi fallait-il que Shiki se montre aussi cruel ? Ça faisait partie du jeu, il le savait bien, mais ah... la frustration rongeait le corps d'Izaya. D'autant plus que ce dernier était certain que le yakuza avait joui, lui. Néanmoins, malgré la rougeur de son visage et son souffle court, Izaya afficha un sourire suffisant.
« J'espère que tu as passé une bonne soirée, Shiki-san. »
Il y eut alors un petit silence et Izaya sut directement ce qui allait se passer.
« Je te rappelle plus tard, Izaya. Et ne sois pas en retard pour ton prochain rapport. »
Sur ces mots, Shiki raccrocha froidement. C'était si prévisible et, pour une fois, ce n'était pas drôle du tout. Izaya en soupira, dépité. Comme toujours, Shiki parvenait si facilement à quitter son rôle et à reprendre celui du yakuza qui n'était là que pour affaire. C'était ennuyeux. Mais le sourire d'Izaya ne s'effaça pas pour autant. Parce que ces soirées étaient si amusantes, dans le fond.
Le jeu était désormais terminé. Du moins, jusqu'à la semaine prochaine. Mais, en attendant, Izaya allait bien devoir finir le travail. Il se recoucha alors, se prélassant sur le lit. Il ferma les yeux et repensa à la voix de Shiki. Ses mains glissèrent naturellement jusqu'à son bas-ventre... Un jour, il en était sûr. Il parviendrait à faire craquer Shiki. Ils joueraient à ce petit jeu en face-à-face. Shiki comblerait alors enfin Izaya jusqu'au bout... Et cette pensée ne fit qu'augmenter le plaisir en lui...
Merci de m'avoir lue ! A demain pour un autre OS !
