ATTENTION SCENE DE VIOLENCE DECRITE DANS CE CHAPITRE, AME SENSIBLE PRENEZ GARDE !
Son imposante carrure avança d'un pas dans ma direction, faisant trembler le sol sous ses pas. Face à ce monstre que j'avais redoutée toute ma vie, je réalisais trop tard, en l'avant devant mes yeux pour la première fois, que je n'étais pas prête à l'affronter. Du haut de ses dix mètres, il me toisait avec un sourire macabre, qui en disait long sur ses projets. Je sentais les sueurs froides commencer à perler dans mon dos alors que ce dernier entrait en contracte avec le froid glaciale des barreaux d'une cellule, qui venait de sceller le piège qui m'entrainerait vers la mort. Tétanisée, je sentais doucement mon corps entrer dans une léthargie, m'immobilisant totalement et me rendant ainsi inoffensif face à ce monstre.
Au fond de moi, une partie avait déjà abandonné la bataille avant même qu'elle n'ait commencée. J'avais peur, oh ça oui. Mais, ce n'était pas que la peur qui me poussait à accepter cette mort sans même chercher à me battre. J'étais fatiguée. Une vie de renégat, traqué comme une vulgaire bête sauvage que l'ont chercherait à brandir en guise de trophée. Evidemment que je ne méritai pas une telle vie et, évidemment que mes parents ne méritaient pas une telle mort. Et maintenant, face à ce bourreau je réalise que je me suis préparer en vain. Je ne suis pas prête. Je ne le serais jamais.
Alors, j'allais baisser les armes ? Peut-être bien oui.. Je suis fatiguée. Law est surement déjà parti, enchainé de la tête au pied, à destination d'une vente d'esclave. Les Heart Pirates sont déjà tous mort.. Bepo.. La dernière image que j'ai de lui me retourne l'estomac. Sa fourrure si douce, si blanche, imbibée de ce liquide visqueux et vermeille, son crâne fendu entre ces deux petites oreilles, son inertie.. Je suis plus seule que jamais, je suis plus coupable que jamais, je suis celles qui les a condamné en affirmant pouvoir vaincre Mao. Qui l'eut cru ? Que ce minable avait Kaido dans sa manche ? Surement pas moi. Et voilà ce qu'on récolte en sous estimant son adversaire. Je suis une idiote et bientôt je serais une idiote morte.
Son regard avide de sang plongé dans le mien, Kaido leva sa massue au dessus de sa tête. La Terre venait de s'arrêter de tourner, les oiseaux de voler, les mers de se déchainer.. Ne laissant qu'un silence macabre, terrifiant. Dans mes pensées, je m'imaginais courir, éviter son attaque, survivre. La réalité est tout autre. Son arme s'abatis avec fracas à ma gauche, m'arrachant un hurlement de douleur qui se bloqua dans ma gorge tant la souffrance me transperça lorsque la chair de mon bras se déchira au contacte des clous soigneusement plantés dans sa massue. Je pouvais sentir le sang, coulant en cascade le long de ce qui me restait de peau.
- Je me sens d'humeur à te faire payer pour ce que tu as fais. Ne t'en fais pas, je vais faire durer le plaisir.
Agonie. J'étais à l'agonie et il jouait avec moi comme on joue avec une poupée.
Les yeux à demi ouvert, me soutenant de mon bras valide contre les barreaux, je priais pour qu'il mette fin à ce calvaire. La douleur transperçait mon être de part en part, me laissant suffocante et pitoyable. Lorsqu'il leva à nouveau son arme dans les airs, mes paupières se fermèrent, attendant un nouveau choc...
Qui tarda à venir..
Room
Law..
Une vague de chaleur et de soulagement m'envahi soudainement. Lorsque j'ouvris à nouveau mes yeux, je le vis, son éternel regard froid et sa posture rigide. Il n'était pas blessé, il n'était pas enchainé, il était en vie. Et c'est tout ce qui comptait. Désolée Law, je vais devoir te laisser gérer ça tout seul...
D'abord un désagréable goût métallique dans la bouche puis une douleur à réveiller un macchabée. Des brides de conversations, qui me semblait si lointain. Une douce chaleur, rassurante et encourageante. Je poussais un grognement de mécontentement avant d'ouvrir doucement mes paupières au monde. Penchée au dessus de moi, je vis d'abord Bepo dont les bandages couvraient sa tête et ses petites oreilles à l'endroit même où il avait été frappé. Puis, je vis Ikkaku, Penguin et Sachi qui pleuraient en criant qu'ils étaient heureux que je sois en vie, ce qui m'arracha un sourire et un soupire de soulagement en constatant qu'ils étaient eux aussi, bien vivant.
- Dehors. Laissez nous, claqua la voix froide de leur capitaine.
- A vos ordres captain ! Répondirent-il en choeur.
Enfin, le voilà. Le capitaine des Heart. Lorsque mes pupilles s'accrochèrent à ses deux orbes orageuses, je ne vis pas une once d'inquiétude mais plutôt de la colère. Après tout, j'avais risquée la vie de l'intégralité de son équipage pour une histoire qui ne nous concernait pas.
- Comment tu te sens ?
- Disons que j'ai connu meilleur réveil.
- C'est ce que tu aurais eu si tu ne t'étais pas lâchement abandonné à la mort.
Nous y voil.. Attendez quoi ?
- Qu'est ce que tu as dit ?
- Tu m'as très bien compris.
- Je ne me suis pa...
- Arrête de me mentir ! Me coupa Trafalgar en haussant le ton. Je t'ai vu de mes yeux ! Tu t'es laissée mourir ! Alors c'est comme ça que tu te bat pour sauver ton amie ?
- Ne parle pas de ce que tu ne sais pas ! Hurlais-je en me redressant subitement, ce qui m'arracha un gémissement de douleur.
- Je l'ai vu dans tes yeux, quand tu te tenais encore dos à cette cellule. Tu étais vide d'envie de survivre, vide de combativité, vide de rage, vide de colère ! Je ne veux pas d'une trouillarde comme alliée ! Je ne veux pas d'une femme qui abandonne au premier obstacle contre un ennemi qui n'était même pas réel.
- Réel ? De quoi tu me parle ? On a rarement fait plus réel que le Kaido qui m'a arraché la moitié du bras !
- Et pourtant, il faut croire que l'illusion était parfaite. On a rapidement découvert que Mao avait mangé un fruit du démon qui lui permettait de créer n'importe quel illusion. La question que je me pose maintenant c'est... Comment a-t-il su que Kaido était ta bête noire ?
- Aucune idée, fis-je en avalant bruyamment ma salive.
- Si tu ne veux pas que je te jette par dessus bord tu as plutôt intérêt à me dire toute la vérité. Dissimuler la vérité ne plaide pas en ta faveur.
- C'est une longue histoire.
- Et j'ai tout mon temps.
- Quand je t'ai fourni ces dossiers sur Flevance.. Je les avais bien obtenu quelque part.. Avec un tas d'autres dossiers confidentiel sur la face caché du gouvernement mondiale.
- Mmh.
- Je suis Matsuki D. Kasumi, la fille de deux scientifiques qui travaillaient autrefois pour le gouvernement. Mes parents étaient, à ma plus grande fierté, des révolutionnaires plus que des marines ou des pions du gouvernement. Alors, quand ils ont eu connaissance des horreurs qu'avaient commis les plus haut dirigeant de ce monde, ils ont amassés secrètement des preuves de leurs culpabilité dans un tas d'affaires louches. Et puis un jour.. Ils ont eu accès par hasard à l'unique document écrit en ponéglyphe, contant en une fois l'histoire du siècle oublié et son secret. Nous vivions déjà à Onigashima lorsque Kaido est arrivée. Pour toute la population de Wano, il avait simplement décidé de s'établir ici car c'était un endroit stratégique. La vérité est que Kaido cherchait mes parents pour détruire toutes les preuves qu'ils avaient amassé. Il a décidé de rester à Wano qu'après les avoir tués tout les deux.
- Pourquoi Kaido aurait décidé de retrouver toute les preuves qui nuirait au gouvernement mondiale et donc, indirectement d'aider son ennemi ?
- Car il est le principale concerné dans l'histoire du siècle oublié.
- C..Comment ? S'exclama Law, les yeux écarquillés.
- Son immortalité n'a rien à voir avec le précédent possesseur de l'ope ope no mi, il vient directement du siècle oublié. Je suis désolée Law, je ne vais pas pouvoir t'en dire d'avantage pour ta sécurité et pour la mienne mais, je peux t'assurer que je ne veux pas te nuire.
- Tu ne nous nuira pas, mais tu te laisse mourir face à l'homme qui a tué tes parents. Kasumi, soupira-t-il en enlevant son chapeau. Je sais parfaitement ce que tu as ressenti, les doutes qui t'ont envahi et la volonté d'en finir car je du faire face à ces mêmes démons lors de mon affrontement face à Doflamingo. Ne laisse personne t'arracher la vengeance que tu mérites, que tes proches méritent.
Law, s'approcha un peu plus de moi avant de me saisir le menton pour me forcer à le regarder dans les yeux.
- Tu es capable de le faire comme j'ai été capable de venger mon ami, même si cela te semble être l'impossible. Tu es capable et tu vas le faire.
Plusieurs jours avaient passés, j'avais avec joie retrouvé mes quartiers dans le sous-marin jaune poussin du chirurgien de la mort, enfin retrouver mes quartiers c'est un bien grand mot. Disons que j'avais réintégrer la chambre, assez confortable il faut le dire, de Law. Bepo nous a averti que nous mettions cap sur Wano sans détour et sans arrêt. Mon stress grandissait et mes interrogations aussi.
Hier, nous avons quitté l'ile d'Arashi que nous avions pu délivrer des chaînes que ce sadique de Mao avait fermement cadenassées. C'est avec une émotion que j'ai tentée tant bien que mal de dissimulé qu'on eut lieu les au revoir avec Pissandre, Kaya et les autres. J'avais malgré moi fini par m'attaché à eux et j'ose croire que c'est un sentiment réciproque. Kaya m'avait fermement prise dans ses bras en me souhaitant bon voyage et un bon rétablissement pour mes blessures, la voix prise de sanglot. Pissandre avait été plus distant dans ses adieux en posant une de ses grandes main sur mon épaule, un sourire sincère illuminant son visage. « Prends soin de toi petite, tu as encore un long chemin à parcourir » avait- il murmurer lorsqu'il avait été temps de regagner le navire.
Vous devez surement vous demandez ce qu'il est advenu de Mao ? Ce fou allié, après sa capture par le capitaine des Hearts, à servit de cobaye pour différentes expériences scientifiques nécessitant des humains vivant. (C'est ce qu'à affirmer Law mais, je n'ai pas pousser les recherches pour savoir ce qui a bien pu arriver à ce semblant de marine aux airs de dictateur). Quand il a fallu embarqué, Trafalgar n'a pas voulu risquer la vie de son équipage en embarquant Mao et son fruit du démon redoutable à bord alors, il s'est.. Occupé de lui. Le taciturne m'a confié un peu plus tard qu'il lui avait fait regretter d'avoir utiliser l'illusion de Kaido sur moi, m'apprenant par la même occasion qu'il avait utiliser l'image de Doflamingo pour déstabilisé Law durant leur combat.
Allongé sur le lit que je partage avec Trafalgar, je pousse un soupire de soulagement. Tout était enfin rentré dans l'ordre, mes erreurs avaient été réparées et aucune perte n'est à déplorer de notre côté. La porte de mon espace personnel s'ouvrit doucement, laissant apercevoir progressivement la tête du propriétaire des lieux. Bien que nous dormions dans la même chambre, j'avais chercher à l'éviter, embarrassée face au seul témoin de ma faiblesse et de mon échec. Maintenant il se tenait là, au pied du lit, me surplombant de toute sa hauteur et me fixant d'un de ses regards indifférents comme il en a le secret.
- Vas-tu venir manger avec nous ou es-tu encore décider à me fuir ?
J'avais pourtant été discrète... Enfin c'est ce que je croyais ! Un soupire de capitulation franchi la barrière de mes lèvres tandis que je relevais totalement la tête vers lui.
- J'arrive.
- Bien, il tourna les talons en direction de la porte mais, s'arrêta avant de la franchir. Rien de ce que j'ai vu ne s'ébruitera. On a déjà tous eu des moments de faiblesse, c'est à toi d'en tirer ta force désormais.
Un torrent de larmes inondèrent mes yeux et mes joues à la seconde où la porte de la chambre se referma derrière la silhouette longiligne de Law. Me cacher à jamais dans un trou de souris pour y terrer avec ma lâcheté, voilà ce à quoi j'aspirais actuellement et même la plus bienveillante des paroles ne pouvait y changer quelque chose. Un orage de pensés sombres et néfastes envahit ma tête, m'empêchant d'y trouver la lumière dans ce flot de négativités. Ma main serra instinctivement mon t-shirt au niveau du cœur, comme pour y apaiser la douleur qui le frappait de toute part. Des sanglots plus bruyant les uns que les autres éclatèrent, brisant le silence reposant dont la lumière de l'océan y apportait habituellement quiétude et sérénité. Je fais pitié. Je n'inspirais pas la crainte, la colère, la rage ou la soif de vengeance. J'inspirais la pitié. Comment inspirer la crainte de représailles à un monstre comme Kaido, comment délivrer ma meilleure amie de ses griffes en n'inspirant aucune crainte à mon adversaire ? Law a raison sur toute la ligne. Il était temps pour moi de cadenasser toutes ces réflexions néfastes et d'en jeter la clé dans l'océan de mes tourmentes pour enfin passer à la vitesse supérieur. Craignez moi ! J'arrive !
Dans les geôles d'Onigashima.
Ses cheveux lui collait au front, sa bouche était plus sèche qu'un désert alors qu'a contrario elle était qui, privée de ses vêtements, frisait l'hypothermie. La malnutrition commençait à marquer son corps dont les os se faisait de plus en plus saillant. Mai qui n'était pas au mieux de sa forme, n'est désormais plus que l'ombre d'elle même. Même le sommeil lui-même l'avait abandonnée, trahit. Chaque fois que ses yeux se fermaient, elle voyait le sang gouttait sur le sol de cette immense pièce, les hurlements de sa mère venait jusqu'à ses oreilles, son regard s'accrochait avec désespoir à la seule famille qui lui restait alors que la vie quittait doucement son corps... Elle ne devait pas flancher, elle ne devait pas trahir, elle devait être forte parce qu'un jour Kasumi reviendra la chercher. Elle devait...
A quoi bon ?
Depuis combien de temps croupissait-elle dans ces cellules sales dont sa seule compagnie se trouvait être des hommes fantasmant sur son corps désormais privé de tout ses atouts ? Elle ne savait pas.. Peut-être un mois, peut-être un an. Elle avait perdu le fil. Mai voulait que tout cela s'arrête, Mai permettait parfois à son esprit de s'évader et celui ci la représentait en train de s'ouvrir les veines dans un dernier sourire. Un sourire de soulagement. Elle se savait perdue, morte avant l'heure.
- Le boss veut te voir, bouge toi la pouilleuse. La brune sursauta lorsque cette voix caverneuse la sortie de ses pensées.
Le garde était un grand baraqué qu'elle avait déjà eu le loisir de voir plusieurs soirs, tard la nuit dans sa cellule pour profiter de ce qu'une femme avait a offrir à un homme courageux comme lui. Un frisson lui parcouru l'échine en repensant à toutes ces fois où elle avait voulu se débattre face à ces monstres qui abusait d'elle. La douleur était encore présente, sur sa peau et dans son cœur. Chaque seconde elle avait mal, chaque seconde elle souffrait tandis qu'eux souriait, triomphant sur ce qu'ils appellent le « sexe faible ».
L'homme, dont la taille dépassait facilement le mètre quatre-vingt-dix attrapa fermement son bras déjà parsemé de plusieurs bleus avant de la sortir de force de la prison, laissant son corps à moitié inerte trainer sur le sol.
- Lai..Laissez moi, murmura-t-elle faiblement.
- Je t'ai pas demandé ton avis, garde ta voix pour ce soir quand tu devras crier mon nom pouilleuse.
Mai ravala ses larmes, non pas par fierté mais, par peur. Si jamais on la voyait pleurer elle était punie sévèrement. Jamais plus elle ne voulait avoir à faire à un traitement pareil.
- Maître, s'inclina respectueusement le garde. Voici la prisonnière.
L'homme, qui jeta la brune au pied du monstre qu'était l'empereur, s'empressa de quitter les lieux à pas de loup. De ses yeux dorés, Mai osa jeter un regard vers le géant qui se dressait face à elle. Une chance qu'elle soit à genoux, presque incliné face à Kaido car, ses jambes tremblaient tellement qu'elle aurait été incapable de tenir debout. Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était pas tenu sur ses deux jambes qu'elle doutait de pouvoir le faire à nouveau.
- Je t'ai convoqué ici pour te proposer une solution, tonna la voix de Kaido. Il se trouve que Kasumi se trouve sur le chemin de Wano en compagnie de Trafalgar Law. J'ignore où ils vont débarqués et j'ai besoin de quelqu'un pour les surveiller.
- NON ! JAMAIS ! Hurla-t-elle.
- Silence ! Ordonna l'empereur en frappant sa bouteille d'alcool sur le sol. N'ose pas hausser encore une fois le ton avec moi.
Mai avala bruyamment sa salive tout en baissant rapidement son regard en direction du sol, tremblante comme une feuille.
- Ce que j'ai à te proposer te rendra tout aussi gagnante que moi, gamine. Ta mère n'as pas encore rejoint le monde des morts, il sera dommage qu'un de mes hommes l'y pousse prématurément tu ne trouve pas ?
- Q..Qu..Quoi ?
- Si tu te range de mon côté en devenant mon informateur, j'épargnerais ta mère et te rendrais ta liberté. La décision est entre tes mains maintenant.
La trahison et la vie de sa meilleure amie, sa sœur contre celle de sa mère. Une vie contre une vie, tel est le choix qui s'impose à elle.
