Dick revenait tout juste de patrouille. La soirée avait été plutôt calme. Il retira ses affaires le plus discrètement possible, puis partit prendre une douche. Il finit ensuite par enfiler un caleçon, il prit un débardeur pour enfin aller se coucher.
Marinette était déjà dans son lit, elle semblait dormir profondément. Il prit place aux côtés de la jeune femme. Instinctivement, elle vint se blottir contre lui.
Dick sourit.
Il respira son parfum sucré. Bientôt, il se laissa aller dans les bras de Morphée.
Depuis l'accident avec Blockbuster, Dick avait finalement réussi à convaincre Marinette de venir s'installer quelques jours chez lui, le temps pour son appartement et pour son café d'être réaménagé. En effet, son appartement avait été complètement saccagé et son café à moitié détruit.
Au départ, il voulait dormir sur le canapé et laisser son lit à Marinette. Mais la petite bleunette avait refusé catégoriquement.
Ils avaient finalement opté pour partager le lit.
Après tout, ils étaient juste " de bon amis" .
Cela avait demandé quelques ajustements. Dick finalement, trouva comme excuse pour ses patrouilles en tant que Nightwing, le fait qu'il était de service. Il dû également redoublé d'imagination pour cacher ses affaires de vigilant.
Mais, ces petits "sacrifices" en valait la peine.
Marinette était, comme il l'avait imaginé, un peu maniaque . En l'espace de trois jours, son appartement s'était métamorphosé.
Pour commencer, l'appartement était impeccable. Il n'y avait rien qui traînait, ce qui était très inhabituel. Dick était l'incarnation du désordre en ce qui concernait ses affaires.
Il y avait plusieurs plantes vertes au niveau de la fenêtre. Le mur du salon avait été décoré avec un assortiment de cadre noir et blanc, sur le thème du cirque. L'affiche des Flying Grayson était désormais encadrer et trônait fièrement au milieu des autres cadres plus petit.
Le canapé, ainsi que les fauteuils avaient été recouvert par des plaids et des jetés de tissus, au couleur bleu clair, blanc et noir. Il y avait désormais des coussins de décorations sur le canapé, aux couleurs vives.
Il y avait un bouquet de fleur magnifique au milieu de la table basse.
C'était un mélange très réussi entre un style industriel rétro. Il fallait avouer que l'appartement était maintenant décoré avec beaucoup de goût, et cela correspondait plutôt bien à la personnalité joviale de Dick.
Le jeune homme avait également beau insister pour que Marinette se repose simplement. Elle ne l'écoutait pas. Elle lui préparait tous les matins le petit-déjeuner, elle lui préparait son déjeuner, elle faisait le dîner… (Et dieu… ce que cette fille cuisinait bien…)
La bleunette s'était même mis à trier ses vêtements, à faire la lessive… Elle n'avait absolument pas à faire tout cela! Il était complètement gêné par la situation.
Puis, petit à petit, il finit par s'habituer à cette petite routine.
Il s'habitua à la décoration. Il mangeait plus équilibré. Il avait finit par s'habituer à devoir marché uniquement en chaussette dans l'appartement… Ses collègues de travail commencèrent à le taquiner à propos de sa "colocataire" (surtout Amy qui n'en ratait pas une).
Dick se retrouva à rentrer chez lui avec impatience. Il pourrait alors passé du temps avec Marinette.
Il en apprit un peu plus sur elle.
Son père était décédé à la suite d'un accident, sa mère la tenant pour responsable l'avait alors abandonné. Son professeur de chinois l'avait alors adopté et emmener avec lui à son village d'origine au Tibet. Elle passa alors sept année de sa vie à s'entraîner dans un temple Shaolin. Marinette n'entra pas dans les détails, mais Dick compris rapidement que les cicatrices qu'elle avait sur le dos provenait de cette période.
Autrement dit, le "tuteur" de Marinette avait fait en sorte de l'isoler au possible et de profiter de sa situation vulnérable. Mais cela Dick se gardait bien de le dire.
Après la mort de son premier tuteur, elle en a eu un deuxième. C'est ce deuxième tuteur qui l'emmena aux États-Unis. Il était également celui qui lui avait fourni les fonds nécessaire pour ouvrir son café.
— Tu le rencontrera peut-être un jour… Il est… un peu unique on va dire… Il m'appelle toujours "déesse"... Sois disant parce que ça me va bien.
— Hmm. Je ne pense pas qu'il est tort. Tu es très jolie. Et puis, je serais ravi de rencontrer ton bienfaiteur.
Et pour lui donner une médaille pour t'avoir enlever à un environnement malsain.
— Ahaha, très drôle. Tiens, pour une fois que tu as un jour de congé profite en pour déguster ton petit-déjeuner.
— Oui, chef!
— Je vais jeter un œil aux travaux aujourd'hui, normalement tout devrait être prêt dans deux semaines. J'en ai profité pour faire quelques petits changements dans le café.
— Deux semaines hein…
— Oui! Tu serais enfin débarrasser de moi!
Elle prononça ses mots en lui faisant un clin d'œil et en lui tirant la langue.
Débarrasser uh… Si tu savais...
Dick ria, pour cacher son malaise.
Le jeune homme était… perdu…
Il avait des sentiments grandissant à l'égard de Marinette. Il n'en était pas amoureux. Pas encore. Mais il savait qu'il le pourrait.
Le fait qu'elle resta avec lui n'avait pas aider son cœur à faire son choix. Dick aimait sa présence. Il aimait être en sa compagnie, il aimait l'idée de partager un toit avec elle...
Cependant, même s'il avait de l'affection envers elle, son cœur appartenait toujours à Barbara.
Dick n'y pouvait rien.
Et ciel, il se sentait tellement mal d'avoir autant de sentiment contradictoire.
J'ai l'impression d'être juste un pauvre type…
Son coeur battait plus fort dès qu'il entendait le son de la voix de Bab's sur son oreillette. Il y avait de nouveau cette complicité entre eux, cette petite étincelle.
Dick voulait entretenir cette flamme.
Barbara est mon premier véritable amour… Elle est une femme incroyable. Forte, téméraire, intelligente, d'une grande beauté… Mon coeur bat fort rien qu'en la voyant. J'ai le souffle court. Un frisson parcourt tout mon corps tellement sa seule présence suffit à me troubler.
Mais d'un autre côté…
Une autre étincelle s'était créée dans son cœur. Plus il passait du temps avec Marinette, et plus cette petite étincelle devenait une flamme.
Plus le temps passait… Et plus il se rendait compte, que la connexion qu'il avait avec Marinette était réciproque.
Plus j'entends tes rires, et plus ils deviennent mélodieux… Plus je me blotti contre toi, et plus mon traître de coeur hurle que je suis enfin à ma place… Plus je vois tes sourires, et plus je me dis que j'aimerais voir davantage ce soleil lumineux que tu es. Qu'est-ce que tu m'as fait?
Peut-être devrait-il jeter de l'eau sur le feu, avant que cela ne devienne un brasier?
Je dois m'éloigner.
Son cœur se serra.
Dick ne voulait pas partir. Il se sentait irrémédiablement attirer. Comme une planète qui avait enfin trouver son soleil.
Bon sang… Je ne comprends pas ce que je veux.
-XxxX-
Marinette Fu.
Cette jeune femme était une véritable énigme.
Après que Dick l'ait quitté sans vergogne, pendant leur soirée, Barbara s'était mise à faire ses recherches sur cette mystérieuse jeune femme qui semblait avoir le droit à toutes les attentions de son ex.
Cela me rappel quand il était en couple avec Kori...
Plus elle cherchait, et plus le malaise grandissait en elle.
Quelque chose clochait avec cette femme. Elle avait un passé étrange.
Marinette Fu, de son nom de naissance Marinette Lenoir, avait été adopté à 14 ans, après avoir été abandonné par ses parents biologiques.
Ce simple fait soulevait déjà énormément de question. Comment se faisait-il que ses parents l'aient abandonné alors qu'elle était déjà une adolescente? D'après les papiers, les parents n'avaient plus les moyens de s'occuper d'elle. Mais dans ce cas… Pourquoi ne pas l'avoir confié à un proche? Pourquoi l'avoir directement remis aux travailleurs sociaux?
De plus, Barbara avait beau cherché partout, elle ne trouvait rien sur les soi-disants parents de la jeune femme. Elle n'avait que leur nom : Mathilde Lenoir et Bastien Lenoir. Ils étaient censé être de petit commerçant, mais impossible de mettre la main sur le nom de leur commerce…
Après son adoption par ce "Wang Fu", la jeune femme et son "père adoptif" disparaîssent complètement des radars. Il y a un trou de plusieurs années dans sa vie. Aucune activité sur les réseaux sociaux, aucune activité bancaire, pas d'adresse connu.
Rien. Le néant.
Ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir se volatiliser ainsi.
C'était comme si pendant sept années, la jeune femme avait tout simplement disparu de la surface du globe.
Autre fait surprenant, elle aurait été adopté récemment, il y a trois ans, par un certain Kent Nelson.
Son Nom de famille était donc en réalité Marinette Lenoir Fu Nelson.
Ce fut à cet instant, en lisant de nouveau plusieurs fois le nom de famille complet de la jeune femme, que Barbara se rendit compte d'une chose: le nom de Kent Nelson ne lui était pas inconnu.
Elle continua donc ses recherches sur le nom de famille du deuxième père adoptif de cette Marinette. Lorsque la photo de l'homme s'afficha sur son écran, le cœur de Barbara rata un battement.
Cette fille était la fille adoptive… du Docteur Fate ?!
Barbara se mordit la lèvre nerveusement pendant quelques instants. Il y avait pour elle plusieurs sonnettes d'alarmes.
Où était passé cette fille pendant 7 ans?
Pourquoi Kent Nelson a adopté cette fille, alors que son gardien précédent était apparemment toujours en vie? (Barbara n'avait encore trouvé aucune déclaration de décès)
Il était claire pour Barbara que l'origine de cette "Marinette" (si s'était vraiment son prénom) était fausse et que ces papiers "officielles" étaient complètement faux.
Ce qui était intéressant, c'était que l'adoption de Marinette par Kent Nelson, lui avait permis d'obtenir la citoyenneté américaine, en un temps records. Ce qui éveilla encore une fois les soupçon de Barbara.
Cette femme n'avait pas de réseau social, pas de téléphone portable, uniquement une ligne fixe. Une partie des fonds de son commerce provenait d'une source inconnue, que Barbara a été incapable de retrouver.
Barbara était sceptique.
Pourquoi diable est-ce que Dick fréquentait une personne avec un passé aussi douteux?
Elle le connaissait assez, pour savoir qu'il était du genre à toujours donner une chance aux gens, même quand il ne devrait pas. Peut-être que le jeune homme connaissait le passé de cette fille, et qu'il avait décidé de lui donner une chance? Où alors, c'était encore une de ses phases " quelqu'un a besoin de moi alors je vais jouer au bon samaritain ".
Dick serait son ami, parce qu'il a juste pitié de cette fille...
Dans tous les cas, la rouquine se voyait très mal poser la question à Dick. Cela impliquerait de lui avouer qu'elle avait fait des recherches sur une "amie" proche du noireau. Et cela pourrait également être très mal interpréter. S'il y avait bien une chose que Barbara voulait à tout prix éviter, c'était qu'il y ait la moindre ambiguïté entre eux.
Leur histoire avait été un moment intense, mais c'était du passé.
La rouquine voulait passer à autre chose et juste rester en bon terme avec quelqu'un qu'elle considérait comme un ami. Ses recherches étaient simplement justifié par de la curiosité.
Je suis pathétique.
Non vraiment, à ce stade, Barbara devait bien s'avouer une chose: elle était blessée.
Après pratiquement une année entière passé loin du jeune homme, Barbara était arrivé à la conclusion qu'il lui manquait énormément, et que peut-être… Ils pouvaient tenter de recoller les morceaux? Cela était vrai que leur relation avait connu des hauts et des bas. Peut-être s'étaient-ils mis ensemble trop tôt?
Ciel… Ce que j'ai été stupide.
Barbara a passé près d'une heure à entendre Dick lui parler d'une autre fille.
Une fille qui était censé être "juste une amie".
Et pourtant, la jeune vigilant pouvait ressentir toute l'affection que Dick portait à cette fille. À chaque mot qu'il prononçait en parlant d'elle, ses yeux brillait avec une certaine tendresse.
Une tendresse qui n'était réservé qu'à elle...
Est-ce qu'elle était blessée?
Oui, complètement.
Jalouse?
Peut-être bien.
En colère.
Totalement.
Il ne fallait pas se tromper. Barbara n'avait absolument RIEN contre cette fille. Sa colère était surtout tourné contre Dick. Cet imbécile était en train de donner à cette fille de faux espoir.
La rouquine était loin d'être une idiote. Si Dick l'avait contacté, c'était parce qu'il voulait arranger les choses entre eux. Au lieu de cela, il passa son temps à lui parler d'une autre femme, pour qui il avait incontestablement des sentiments… Mais… Qui de toute évidence n'était pas des sentiments aussi fort que ceux que Dick avait encore pour elle.
Autrement dit, pour Barbara, Dick se servait de cette fille comme d'un pansement , pour oublier leur ancienne relation.
C'était totalement injuste pour cette jeune femme.
Enfin… C'était ce qu'elle croyait…
Un soir, elle décida de rendre visite à Dick. Elle en avait clairement assez de cette situation, et voulait mettre au clair leur relation une bonne fois pour toute.
Sa première surprise? L'appartement de Dick avait subi une métamorphose totale.
— Tu as refait la décoration ?
Barbara ne put s'empêcher de son rendre compte qu'il y avait un meuble à chaussure à l'entrée. Et que sur ce meuble, il y avait plusieurs sacs à main. La rouquine savait très bien que ces objets n'appartenaient pas à Dick.
— Ah, oui… J'ai encore un peu du mal à m'y faire. C'est Mari qui en a eu l'idée après avoir vu l'état de mon appartement. Elle m'a obligé à aller faire quelques achats.
Ils… vivent ensemble?
— Tu veux plutôt dire qu'elle a acheté les décorations et que toi, tu n'as fait que porter les paquets.
— Touché.
Barbara avait eut un sourire un peu forcé. Mais Dick ne semblait pas s'en rendre compte.
— Je te sers quelque chose?
— Un simple café sera parfait.
Dick se mit à parler joyeusement de tout et de rien. Surtout de son travail au poste de police. Barbara l'écouta silencieusement.
Quand Dick revint avec son café, il mis sur la table plusieurs petits assortiments de petits macarons, tous de couleurs différentes.
Le coeur de Barbara se serra à la vue de ces petits gâteaux. Elle était certaine que ces macarons avait été fait par… cette fille .
— Alors, tu as quelque chose à me dire?
— J'ai… Beaucoup réfléchie ces derniers temps. Sur… nous deux .
— …
— Dick, je veux savoir pourquoi tu m'as appelé l'autre soir.
— Je…
Il eut un grand silence. Dick se gratta la tête nerveusement.
Barbara se sentit une fois de plus blessé.
— Dick, cette fille , que représente t'elle pour toi?
— Cette-... Tu veux parler de Marinette? C'est juste une amie .
Barbara laissa échapper un soupir.
Juste une amie, hein?
Elle regarda en silence la nouvelle décoration de l'appartement de Dick.
Une "amie" pour qui tu m'as laissé en plan. Une "amie" qui visiblement vie dans ton appartement. Une "amie" que tu as laissé refaire la déco de ton appartement.
Elle n'eut pas le temps de formuler ses pensées en mot. Le portable de Dick se mit à sonner.
— Je suis désolé… Je dois prendre cet appel.
Dick se leva et quitta la pièce. Lorsqu'il revint, il semblait un peu troublé.
— C'était Amy… Je dois retourner au commissariat. Pouvons nous… Avoir cette conversation un peu plus tard?
— Hmm. Le devoir t'appel.
— C'est ça.
Elle quitta les lieux avec un sentiment d'amertume.
-XxxX-
Gotham, 3:30 a.m.
Fate observait la scène qui se déroulait sous ses yeux, avec une certaine inquiétude.
La Cour des Hiboux était vraiment une organisation constituée de psychopathe, de pervers narcissique, égocentrique et de types ayant le complexe de dieu. Et cette bande de fou voulait à tout prix mettre la main sur les Miraculous primaires. Ceux qui accordait un voeux qui changeait la réalité et effaçait le passer.
Avec l'aide de la dernière Gardienne, il avait eu besoin de deux années pour récupérer tous les Miraculous perdu autour du globe (ceux qui était relativement court au vue du nombre considérables de Miraculous a récupéré). Ces Miraculous étaient maintenant sous la protection du groupe qu'il avait formé très récemment. Nouveau groupe, dont la jeune Gardienne faisait partie.
— Messieurs, nous sommes réunis ici ce soir, car nous avons une grande nouvelle. Nous avons enfin réussi à identifier l'identité de la dernière Gardienne.
Fate soupira.
Il avait sincèrement espérer que la petite puisse enfin avoir une vie normale. Mais malheureusement pour elle, en fusionnant tous les Miraculous de la Miracle Box originelle, elle devint la balance universelle de l'univers. Cela signifiait que toute sa vie serait constamment régi par la loi de "l'échange équivalent".
Si elle avait de la chance, alors, en conséquence, elle devrait subir une période de malchance égale à la chance dont elle avait bénéficié.
Et Fate savait que Marinette avait récemment eu un changement dans sa vie. Elle avait développé des sentiments puissant à l'égard de quelqu'un. Cela impliquait qu'un malheur aussi grand que ses "sentiments positifs " s'abattait sur elle bientôt.
Fate se souvenait de ce jour, où il avait retrouvé la petite Gardienne. Elle allait mettre fin à ses jours, après que le dernier temple des Miraculous ait été dévalisé. L'homme avait ressentit que l'univers entier était en train de se désintégrer.
Pour que leur univers (et toute forme de vie) puisse continuer à exister, cette jeune femme devait vivre.
Elle lui raconta son histoire.
Il choisit de la prendre sous son aile.
La première chose qu'il fit, fut de la présenter à quelqu'un qui l'aiderait à reprendre confiance en elle. Quelqu'un qui avait également besoin de se faire recadrer.
Il présenta Marinette à John Constantine. S'il y avait bien une personne sur cette Terre qui n'irait pas l'offrir sur un plateau à la Ligue des Justiciers, c'était bien ce blond excentrique.
Marinette était une petite demoiselle au grand coeur. Quelqu'un qui avait énormément souffert. Beaucoup avait profité de sa gentillesse, dont les Gardiens.
Ces types étaient censés protéger les artefacts magiques contre ceux qui avaient de mauvaises intentions, pas retenir des enfants en otage et leur faire un lavage de cerveau.
La petite ne s'en était pas rendu compte. Mais elle avait un sérieux syndrome de stockholm.
Son ancien "Maître" avait abusé de son autorité. Il avait fait en sorte de l'isoler. Avec tout le bagage émotionnelle que la gamine avait, il était très facile de lui faire, faire tout ce qu'il voulait.
L'ancien gardien avait utilisé Marinette pour s'affranchir de ses responsabilités.
Constantine ne fut pas facile à convaincre. Au départ, il se montra indifférent. Mais à force d'insistance, le blond finit par céder.
Fate pouvait déclarer avec certitude, que Constantine s'était attaché à Marinette. Il la voyait comme une petite soeur (même s'il était certain, que le blond ne l'admettra sans doute jamais).
Fate lui même, voyait Marinette comme sa fille .
— Nous allons cette fois-ci procéder différemment. J'ai dans l'idée d'engager plusieurs assassin.
L'attention du magicien se reporta de nouveau sur les membres de la Cour.
Il pourrait les désintégrer s'il en avait envie. Mais il n'avait aucune envie d'attirer l'attention de Batman (ce type était dangereux pour la petite Déesse. Depuis la mort du deuxième Robin, son jugement était particulièrement altéré. S'il apprenait la vérité sur Marinette, il chercherait à la contrôler).
Fate se sentait désolé pour la petite Déesse. Mais pour sa sécurité, et celle de l'univers.
Marinette devait quitter Blüdhaven.
