Jour 19 : Dépenses (mot de l'Enfer) + Bran x Myrcella (demandé par Baderoh)

Contexte : UA à partir de la saison 2/3 et se passe 10 ans après

Note : bon je suis clairement pas satisfaite de ce texte fait avant-hier, il fait partie des textes de fins : couples que j'ai choisi en dernier, mot choisi en dernier, et écrit en période de révision intensive. Mais j'espère que ça sera quand même passable !

Merci à Marina, Angelica, Lassa, Black Angelis et starck29 pour leurs reviews sur les précédents textes ! 100 review dépassées, merci vraiment de tout coeur !


Lorsque son mestre vint lui amener le registre des comptes, Bran bondit de sa chaise – enfin, manière de parler, avec sa paralysie il en aurait bien été incapable. Mais ce qui était sûr, c'est que s'il avait pu le faire, il l'aurait fait. Et pour cause : l'état des finances de ce mois de décembre était catastrophique !

- Mais comment ce fait-il que nous nous retrouvions si endettés ? S'exclama-t-il, dévasté. Nous avions pourtant tout calculé pour que les dépenses des deux réveillons rentrent dans notre budget.

- Il y a eu un excédent de dernière minute, ser. C'est pour cela d'ailleurs que je ne peux vous en avertir que maintenant.

- Je vois... et d'où vient cet excédent ?

.

Bien que leur mariage n'ait pas démarré sous les meilleures hospices, Bran aimait beaucoup sa femme. Il avait été uni à elle pour sceller l'accord de paix que Joffrey avait finit par proposer à Robb, voyant que les armées du loup se faisaient trop menaçantes. Celui-ci avait accepté, incertain de l'issue de cette guerre, et ne souhaitant la poursuivre inutilement alors qu'il pouvait avoir ce qu'il désirait, à savoir l'indépendance du Nord. C'était ainsi que quelques minutes après avoir enfin retrouvé son frère et sa mère, ceux-ci lui avait annoncé qu'il devrait épouser la sœur de Joffrey. Bran n'avait rien contre elle, mais la blonde était une Lannister, chose qui lui déplaisait. Malgré tout, il avait fait son devoir, et avait commencé à vivre avec elle. Dix ans plus tard, les deux avaient développés une véritable affection l'un pour l'autre et Bran se félicitait d'avoir pu tisser une relation de confiance et respect avec elle. Toutefois, il ne pouvait passer outre ce qu'il venait de voir dans ce livre de compte.

- 2 000 dragons, Myrcella ! 2 000 dragons dépensés, pour votre seule personne ? Vous rendez-vous compte ce que cette somme ?

- Oui, répondit la blonde.

- Vraiment ? On ne dirait pas, sinon vous ne l'auriez pas fait ! Pourquoi, Myrcella ? Je sais bien que dans le Sud vous avez le faste et la dépense plus facile, mais en dix ans que vous êtes ici, vous n'avez jamais fait quelque chose du genre... Alors pourquoi par tous les dieux ?

- Je... je suis allée rendre visite aux gens de la ville, et... Je suis allée à l'orphelinat, pour faire de la distribution de soupe. Ces pauvres enfants m'ont fait tellement de peine ! Alors que les nôtres vont recevoir de nombreux présents à Noël, eux n'auront rien ou presque. J'ai alors promis de donner 2 000 dragons aux orphelins de la région, pour qu'ils puissent avoir un cadeau à découvrir le soir de Noël. L'idée qu'ils puissent croire qu'ils n'étaient pas gentils et que c'était pour cela que le Père Noël ne leur rendait pas visite m'était insupportable... Mais je ne pensais pas que cela créerait autant de difficultés financières pour le château. J'en suis désolée.

Bran ne peut que sourire face à ce discours empreint de tant d'empathie et compassion.

- C'est moi qui suis désolé, s'excuse-t-il. Je n'aurais pas dû sous-entendre que vous étiez frivole et inconsidérée. J'aurais dû savoir qu'il y avait une raison noble et généreuse derrière. À votre image, en somme.

- Ne vous en voulez pas, sourit doucement Myrcella. Votre réaction est normale. Mais puisque cela vous cause des problèmes, nous n'auront cas suspendre les dépenses pour mon anniversaire. Après tout, je n'ai pas besoin d'une grande fête. Votre présence et celle de nos enfants me suffit largement.

- Dans ce cas, nous prendrons aussi des économies sur mon anniversaire. Il n'y a pas de raison que je ne vous soutienne pas. En tout cas... les gens du Nord sont chanceux de vous avoir, Myrcella Stark. Je suis chanceux de vous avoir.

Et il ne pouvait pas être plus sincère.


Note de fin : Pour demain... un tout petit texte mais que j'aime bien, deux blonds (même si dans ma tête la fille est châtaine, et ça devrait faire tilt chez l'un d'entre vous)