YAY J'AI REUSSI A TERMINER CE CHAPITRE
YOUHOU ! \o/ (désolé pour l'attente ptdr je suis nulle en organisation, et me rajouter plein de projets n'aide pas mdr)
QUOI QU'IL EN SOIT, je m'excuse d'avance pour les possibles fautes parce-que j'ai fais corrigé par personne cette fois, et aussi pour les possibles erreurs qu'il peut y avoir ? (voyez-vous, en me relisant, j'ai remarqué une incohérence parmis les berserkers qui apparaissent dans ce chapitre, c'est-à-dire qu'il y en avait un avec la mauvaise arme. Normalement c'est réglé mais je me méfie de mon cerveau alors j'espère qu'au moins mon écrit sera pas trop confus ToT)
Je galère aussi pour gérer les nombreux combats qui se passent en même temps mdr, mais bon c'est ma faute aussi, j'ai décidé de pas faire trop de favoritisme et de faire briller tout mes persos d'or, j'assume jusqu'au bout !
En tout cas j'espère que ce chapitre (apparemment très attendu) vous plaira ! Et que je parviendrais à sortir le prochain un peu plus vite ToT
Bonne lecture !
"Raijin !"
S'écria joyeusement une voix enfantine. Assit sur l'herbe, l'interpelé tourna la tête vers le garçon qui s'approchait en courant. Fujin, son frère, son jumeau, sa moitié. Il vint s'agenouiller à ses côtés, et tout deux échangèrent un câlin fraternel des plus doux. Qu'il l'aimait, son Fujin. Il se sentait si serein à ses côtés...
"Tu as réussi, tu as l'armure des Gémeaux !"
Fujin se redressa et lui offrit un sourire des plus radieux. Si seulement les autres pouvaient admirer ce magnifique sourire...
"Tu l'as mérité, il faut dire que tu as toujours été fort, bien plus que moi !"
Le rire qu'il laissa échapper attendrit autant le grand frère qu'il ne lui fit de la peine.
"Toi aussi, tu es fort, Fujin."
"Je ne pourrais jamais me comparer à toi."
"Tu n'en as pas besoin, frangin..."
"Fujin ! Raijin !"
Une nouvelle enfant s'approcha d'eux en trottinant, plus âgée, les bras chargée de fleurs. Athéna. Derrière elle, un vieil homme, leur père et mentor, Rémus. Arrivée à leur hauteur, elle lâcha le tas de fleurs sur les jumeaux, ce qui eut au moins l'avantage de faire glousser le plus jeune des deux.
"Et voilà, vous êtes magnifiques ! Tout est toujours plus beau avec quelques fleurs !"
Le tableau que le petit groupe offrait au monde était tout ce qu'il y avait de plus innocent, mais fugace, hélas. Même si il souhaitait de tout son être que cette scène soit réel, en son fort intérieur, Raijin avait conscience de ne vivre qu'un rêve. Une doucereuse illusion, qui lui faisait oublier, le temps de quelques instants, le fait que jamais plus ils ne pourront revenir à de tels moments.
Ses songes furent d'abord troublés par le ciel et son soudain changement de couleur. Le joli bleu azur devint soudainement d'un rouge sanglant. La calme plaine, si vaste qu'un bâtiment quelconque n'était visible à l'horizon, fut soudainement remplacée par les ruines d'un village en feu. Il se releva en panique au milieu des cris des personnes en détresse, et peu importe où il regardait, il n'y avait plus une seule trace de sa famille. Ni Fujin, ni Athéna, ni Rémus, ils avaient disparus, il était tout seul, revenu dans son corps de jeune adulte sans aucune explication. Il se mit à courir dans les rues de ce qui semblait être, autrefois, Rodorio. Il avait beau crier le nom de ses proches, ceux qui se trouvaient là avec lui quelques instants plus tôt, et ceux de ses camarades d'or, ses appels désespérés restèrent sans réponses. C'est un rire mauvais qu'il reconnaissait parfaitement qui le fit s'arrêter subitement. De justesse, il se protégea le visage avec ses bras avant que quelque chose n'explose devant lui. Dans les flammes que cela a provoqué, un homme s'avança, un sourire moqueur sur les lèvres, et les yeux emplis de haine. Son souffle se coupa, alors qu'il reconnaissait celui qui se tenait devant lui.
-Tu... Tu es mort !
Raijin voulu bouger, mais il était paralysé, et ce n'était pas à cause de la peur. Quelque chose d'autre, une force invisible empêchait tout mouvement. Le Berserker s'approcha jusqu'à se saisir de sa mâchoire avec force, lui arrachant une grimace. Leurs visages étaient plus proches qu'ils n'avaient jamais eu l'occasion de l'être, et cette fois, la panique le prit. Jamais il n'aurait pu penser que les yeux de cet homme pouvaient être aussi effrayants.
-Nous sommes alliés à Hadès, petit or. La mort est devenue une simple gêne passagère...
-Ce n'est pas possible...
-Et si, nous sommes encore vivants. Et crois-moi, la prochaine fois, je ne te laisserais pas t'en tirer si facilement.
Avec horreur, Raijin vit le guerrier lever son Bhuj. Il ne pouvait pas l'éviter, il ne pouvait pas bouger, et ça ne fit qu'agrandir le sourire malsain qui ornait son visage.
-A bientôt, connard.
D'un mouvement rapide et brutale, la lame transperça le ventre du Gémeaux. Ses yeux s'ouvrirent en grand alors qu'il crachait du sang, ressentant la douleur aussi bien que si il l'avait réellement vécu. Il se demandait même si ce n'était pas réel... Ou si les Dieux n'étaient pas en train de lui jouer un mauvais tour.
C'est avec une grande satisfaction que le guerrier d'Arès regarda le corps de son ennemi s'écrouler sur le sol, encore visiblement vivant, mais incapable d'effectuer le moindre mouvement. Puis, petit à petit, le monde commença à disparaître, signe d'un réveil imminent.
-Tu passeras le bonjour à ton frère pour moi.
Alors qu'il lui semblait perdre connaissance, la dernière chose que Raijin put entendre est le rire machiavélique de cet homme, alors qu'il s'éloignait de lui pour s'enfoncer dans la brume qui s'était formée tout autour de lui.
-Es-tu satisfait ?
-Oui, Seigneur Hypnos.
Le Berserker posa genou à terre face au Dieu du Sommeil. A ses côtés, son frère Thanatos, peu ravi d'être là, et par-dessus tout, son véritable maître, Arès.
-Je vous remercie infiniment de m'avoir accordé cette faveur.
-Je te jure, si le Seigneur Hadès n'aimait pas autant son neveu... soupira le blond.
-De quoi te plains-tu ? demanda le dieu de la Guerre, non sans une pointe d'animosité. Laisser Kokalo se venger un peu ne peut faire que du bien... En plus, nous avons appris quelque chose de potentiellement utile.
-La belle affaire, grogna la Mort. Le chevalier des Gémeaux a un jumeau caché, et après ? Ce n'est pas le premier, et certainement pas le dernier. Tu dois en savoir quelque chose, n'est-ce pas, Arès ?
Les deux divinités se fusillèrent du regard, non sans un sourire amer, avec un Hypnos blasé entre les deux. Il n'avait pas envie d'attiser la moindre dispute, et encore moins de participer à leur combat silencieux. Rester en retrait et ne rien dire sur son ressenti était donc la meilleure option qui lui restait.
Face au trio divin, et surtout, aux cosmos hostiles de deux d'entre eux, le simple humain qu'était Kokalo commençait à être sérieusement mal à l'aise. Il ne pouvait pas partir, son maître ne l'y avait pas encore autorisé... Le Sommeil avait un peu de peine pour lui.
-Et bien, reprit Arès après un bon moment à mentalement insulter Thanatos, sache que tout les Gémeaux ne naissent pas avec un jumeau, c'était donc tout à fait probable qu'il soit fils unique. Mais le Sanctuaire n'a pas beaucoup changé, en quelques millénaires. Ce garçon doit encore devoir vivre dans l'ombre.
-Et alors ? cracha l'autre dieu.
-Oh, par mon enculé de père ! Ai-je vraiment besoin de te faire un dessin ?
Devant les yeux effarés du noiraud, le rosé roula des yeux avec agacement. Tout en liant ses gestes à la parole, comme il le ferait avec un enfant, le dieu des berserkers commença à expliquer son raisonnement.
-Je vais faire ça avec des mots simples. Second jumeau des gémeaux, égale: rejeté. Dans le noir, ouuh. Personne le voit. Ou plutôt, personne ne devrait le voir, c'est interdit. Oh comme c'est cruel, bouhou.
Un sourire amusé étira ses lèvres en voyant le blond barré la route à son frère, l'empêchant d'aller lui collé son poing dans la figure pour s'être moquer ouvertement de lui. Et ce, juste en posant sa main sur son torse. Sans faire remarqué le ridicule de son comportement, il continua:
-Jumeau caché, jumeau sniff sniff. Et si jumeau sniff sniff, jumeau facile à manipuler. Tu suis ?
-Oui, grogna Thanatos.
-Bravo, je suis fier de toi mon garçon.
-Espèce de-
-Arès, s'il te plais.
Les trois dieux se tournèrent en direction du Seigneur des Enfers, qui venait tout juste d'arrivé. Immédiatement, les divinités en colère se calmèrent, embarrassés d'avoir été ainsi surpris par Hadès lui-même dans un tel moment... d'enfantillage, il fallait l'avouer. Le seul à ne pas se rendre compte du ridicule de la situation, c'était bien Kokalo, noyé sous les cosmos inquiétants. Heureusement, ils se calmaient.
-Vous êtes dans le même camp, essayez de mieux vous entendre. Pour le bien de nos plans.
-Pardon, mon Oncle.
-Désolé, Seigneur Hadès.
-Vous êtes tout pardonnés. Alors... "Kokalo du Buhj", je crois. Comme s'est passé cette... petite récréation ?
-Très bien, Seigneur Hadès, finit-il par répondre, dissimulant sa nervosité. Je ne vous cache pas mon impatience de le revoir sur le champ de bataille.
Le sourire d'Arès s'agrandit. L'éclat sadique qui brilla dans ses yeux n'échappa à aucune des divinités présentes, mais avec lui, ils étaient habitués.
-Qu'en est-il des troupes et chevaliers noirs que nous avons envoyés ?
-Oh, la plupart des chevaliers noirs sont morts en emportants leurs adversaires avec eux, commença le neveu. Il n'en reste que quelques uns, dont l'Autel noir et le Corbeau noir, d'après Phobos. Ils sont en route pour venir en aide aux Spectres et aux Berserkers déjà surplace.
-Aucune mort recensée au sein même du Sanctuaire ?
-Pas encore, mais ça ne devrait tarder. Leurs rangs sont diminués, leur nombre de base était déjà plus petit que le nôtre... Dès le départ, ils partaient avec un désavantage !
-Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi nous n'attaquons pas tout de suite, grogne le dieu de la mort. Y aller en mode bourrin, c'est pas censé être ton domaine d'expertise, Arès ?
Le Fléau poussa un soupir d'agacement, tandis que ses doigts venaient d'eux-même masser la racine de son nez.
-Effectivement, créer des stratégies comme le ferait Athéna est d'un ennui immortel pour moi. Je préfère largement agir sur le champ de bataille plutôt que de rester cloîtré avec une plume à la main.
-Alors qu'est-ce qui t'empêche d'aller te battre maintenant, comme tu l'aurais fais avant ?
-Oh, je ne sais pas, le désir de vaincre peut-être ?
Une lueur de rage brilla un instant dans le regard de la divinité guerrière, mais d'une façon ou d'une autre, il parvint à l'éteindre aussitôt, ou plutôt... A la dissimuler.
-Je veux assurer notre victoire sur cette connasse. Même si j'ai failli vaincre la dernière fois en utilisant ma méthode maison, je ne veux plus prendre aucun risque. Qui sait quels secrets elle peut encore cacher ? Quelles solutions elle peut encore avoir ? Et honnêtement... Détruire son armée petit à petit et lui donner l'espoir de parvenir à nous vaincre, pour mieux le détruire ensuite, ça a quelque chose de plus jouissif que de simplement tout casser. Ce qui arrivera tôt ou tard, entendons-nous bien. Je ne pourrais pas repousser le naturel éternellement !
-...Sadique.
-Avoue que mes idées te plaisent, Thanatos.
Pour la première fois depuis des siècles, la Mort de la Destruction échangèrent un regard étrangement complice. Un discret sourire étira les lèvres du seigneur des Enfers, en même temps qu'un sentiment de pur fierté envahissait sa poitrine.
-Crystal wall !
Le mur se créa devant les berserkers qui s'étaient jeté en direction du Bélier. Ne pouvant empêcher leur course, ils s'y heurtèrent et s'écroulèrent sur le sol aussitôt. Tandis qu'ils se relevèrent, agacés pour certains, énervés pour d'autres, Akim regardait minutieusement les ennemis qui lui faisaient face. Il était parvenu à lever son mur avant qu'ils ne puissent mettre un pas dans son temple, mais le reste du sanctuaire n'avait pas cette chance.
Le chevalier se forçait à ne pas regarder ses camarades d'argent et de bronze, qui se battaient et se faisaient massacrer par des spectres et guerriers d'Arès à quelques mètres de là. Il ne donnait pas chère de la peau des gardes, également... Ses dents et ses poings se serrèrent, causant l'hilarité de ses ennemis, auxquels ce détail n'avait pas échapper.
-Et bien alors, on ne supporte la mort de ses camarades ? se moqua un des berserkers. Pour un guerrier, c'est vraiment lamentable.
Le français ferma les yeux en prenant une profonde inspiration. Ne pas laisser la colère prendre le dessus, rester calme, se concentrer sur la victoire...
Le cosmos d'un des berserkers s'éleva, et soudainement, son guisarme s'abattit avec force sur le mur de cristal. A sa grande surprise, toute la puissance qu'il dégageait se retourna soudainement contre lui et le projeta à quelques mètres de là. Il atterrît lourdement sur le sol, fissurant celui-ci sous l'impact. Dans un grognement, il se redressa, tandis que ses trois camarades fusillaient l'Or du regard.
-Je constate que les berserkers sont fidèles à leur réputation... Vous êtes aussi bêtes qu'on le dit, peut-être plus. Une bande de gros bras sans cervelle.
-Tu vas payer pour ça, chevalier ! s'écria un second berserker. Je ne te permettrais pas de nous insulter de la sorte !
Protégé par son mur, Akim ne sentit pas l'air qui devenait de plus en plus lourd, plus brûlant autour du groupe de guerriers ennemis. L'homme qui venait de parler, armé d'un tomahawk, le regardait avec un sourire carnassier qui n'annonçait rien de bon.
-Vous voyez bien que c'est inutile, soupira le Bélier. Chaque fois que vous attaquerez le mur de cristal, votre puissance se retournera contre vous. Vous ne pouvez pas le briser.
-Un mur indestructible n'existe pas, intervint une autre voix. J'en ai eu la preuve de mes propres yeux.
Les quatre guerriers se retournèrent vers le nouvel arrivant, leur supérieur, un homme armé d'un naginata dont un des yeux était recouvert par un cache-oeil. Sa longue chevelure rose or volait derrière lui, rajoutant du charisme à sa prestance. Il s'avança au milieu du groupe, qui s'était dispersé pour le laisser passer, sous le regard méfiant du Chevalier.
-J'ai déjà eu à affronter un Chevalier du Bélier avant toi. Je connais le point faible de ta technique.
-Elle ne possède aucun point faible.
Le manque d'assurance se fit malheureusement entendre dans sa voix, et il s'en rendit vite compte. Ca méritait bien une gifle mentale... Il était en face de ses ennemis, il ne devrait pas les laisser voir la moindre faiblesse, ou la moindre faille.
-C'est ce que nous allons bientôt constater, j'imagine...
La nervosité ne fit que s'accentuer au fil des secondes qui s'écoulaient, durant lesquels l'inconnu prenait tout son temps pour lever son arme. Ou du moins, c'est ce qui lui semblait.. Alors qu'en réalité, il ne lui fallut que deux secondes pour abattre la pointe de sa lame sur un point précis de son mur, brisant celui-ci en milliers de morceaux sous ses yeux effarés. Son mur de cristal, disparu, en quelques secondes... Si le berserker qui venait de le détruire restait calme, les quatre autres montraient leur joie et leur fierté sans gêne. C'en était presque insultant.
-Qui es-tu...? finit-il par demander dans un murmure.
-Chester du Naginata, général du Régiment de l'Effroi.
-Le Régiment de l'Effroi... Voilà donc à qui j'ai affaire.
Akim reconnaissait le nom de ce Régiment. Celui dirigé par Déimos, dieu de la Crainte. Mais peu importe, ce n'est pas le dieu qui les dirigeait qui importait en ce moment même, il devait se concentrer sur ses adversaires présents et rien d'autre.
-Tu as peut-être brisé mon mur...
Le cosmos d'Akim s'éleva, entraînant avec lui une aura dorée qui se mit à briller autour de lui. Son mur détruit, il pouvait maintenant ressentir la chaleur que les berserkers provoquaient... Rien d'assez puissant pour le déconcentrer.
-...Mais je ne vous permettrait pas d'avancer pour autant. Pas un ennemi ne passera le seuil du temple du Bélier, j'en fais le serment !
-J'ai bien peur qu'il ne se retrouve rapidement brisé, Chevalier. Comme je te l'ai dis, j'ai déjà affronté un de tes prédecesseurs... tes techniques n'ont aucun secret pour moi.
Après un court combat de regard, durant lequel leurs cosmos respectifs se heurtaient l'un à l'autre, c'est Chester qui finit par ouvrir officiellement les hostilités en bondissant soudainement vers son adversaire, tenant son naginata de façon à ce que la pointe soit dirigée vers son dos. Akim claqua de la langue avec agacement. Il leva une de ses mains, qui se mit à briller particulièrement plus que la seconde, et, dans un cri, il lança une pluie de météores dorés en direction de son ennemi.
-Stardust Revolution !
De son arme, que le français jurait être protégé par le cosmos du berserker, celui-ci repoussa, renvoya et bloqua la majorité des météores. Le peu qui le touchèrent le firent à peine sourciller, jusqu'à ce qu'il n'atteigne son objectif. Heureusement pour lui, Akim était un chevalier d'or, il avait d'excellents réflexes et pouvait se déplacer à la vitesse de la lumière. C'est ce qui lui permit, d'un bond sur le côté, d'éviter de justesse la lame qui vint fendre la pierre de son sol. De ses bras, il protégea son visage des nombreux débris que ce ravage envoyait dans tout les coins, alors qu'une onde de choc l'envoya à terre. Ce n'est pas un petit trou que le guerrier d'Arès venait de créer, comme la taille de son arme pouvait laisser penser... Mais c'est dans un cercle de quelques mètres que s'étendaient les fissures.
Akim grimaça. En plein vol, son casque l'avait quitté, il n'y avait donc plus rien eut pour empêcher l'arrière de son crâne d'heurter méchamment le sol. Sonné, il se redressa malgré tout, tandis que le berserker remettait pieds à terre. Avec un léger sourire, il contemplait son adversaire au sol.
-On dirait que j'ai passé le seuil de ton temple.
Le Bélier s'empressa de se relever, non sans jeter un regard empli de colère à son ennemi.
-Te crois-tu malin, berserker ?
-Assez. Vous autres, passez, je m'occupe de lui.
-A vos ordres ! s'exclamèrent le groupe de guerriers d'une même voix.
Akim écarquilla les yeux alors qu'il voyait les hommes passer derrière le général, profitant de leur position pour le narguer avec des sourires arrogants. A nouveau, il chargea une de ses mains de son cosmos, et réitéra son attaque du Stardust Revolution... Uniquement pour être de nouveau bloqué par Chester, qui prenait grand soin à protégé ses hommes. Avec un claquement de langue répétitif, il secoua doucement sa tête de droite à gauche.
-Ce combat se déroulera entre toi et moi. Quant à mes hommes... ce sont à tes camarades de s'en occuper.
Le Bélier jura entre ses dents, mais en y pensant, il n'y avait aucune chance que ces quatre-là, qui n'avaient même pas pu passer d'eux-même son mur de cristal, soient capables de vaincre ne serait-ce que Jason. Ou du moins, il l'espérait sincèrement...
Pendant ce temps, au treizième temple.
Raijin ouvrit brusquement les yeux, sa bouche grande ouverte tentait désespérément d'happer de l'air alors que son corps entier semblait le brûler. A côté de lui, il vit et entendit à peine ce qu'il devinait être une garde.
-Tout va bien, seigneur Raijin ! Inspirez profondément, ça va bien se passer !
Les mots lui parvenaient à peine aux oreilles, celles-ci lui donnaient l'impression d'être bouchées. Mais il comprenait parfaitement ce qu'il devait faire, ne serait-ce que par instinct. Il ferma les yeux afin de se concentrer sur sa respiration, il devait se calmer... Mais comment était-ce possible, alors que les souvenirs de cet horrible rêve lui revenaient en boucle, et que son corps entier était à une température étrangement élevée ? Etait-ce le poison de Dio qui le causait ? Comment y avait-il survécu ? Et surtout, ce rêve... Etait-ce réellement un rêve, et rien de plus ? Il n'arrivait pas à réfléchir, pas avec toute cette douleur, autant physique que mentale. Il était effrayé, il voulait que ça s'arrête.
"Je suis là, Raijin. Ca va aller, ne t'inquiète pas."
Il rouvrit soudainement les yeux, surpris par la voix qui venait de résonner dans sa tête. La voix de son frère... Un léger sourire étira ses lèvres, son jumeau avait vraiment un don pour le calmer sans même être physiquement à ses côtés. Il souffrait sans doute, la même douleur dont lui était accablé, c'est ce qui le laissait penser qu'il avait besoin de son aide et son soutiens... Vraiment, qu'est-ce qu'il ferait sans lui ?
-Raijin.
Une main vint se poser sur la sienne. Doucement, Raijin se tourna vers le nouvel arrivant, et ses lèvres s'étirèrent un peu plus en voyant vaguement le visage de sa Déesse.
-Qu'est-ce... Qu'est-ce qui s'est passé...?
Sa voix était faible, mais ses mots étaient clairs. Doucement, Athéna l'aida à se redresser sur le lit avant qu'un verre d'eau ne lui soit tendu par la garde encore présente. Tandis qu'il buvait, lentement mais sûrement, ses oreilles étaient toute attentives à la réponse de sa divinité.
-Après ton arrivée avec Dio, Gabriel est parvenu à le soigner sans trop de mal, mais pour toi, c'était compliqué...
-J'étais mourrant, conclua le Gémeaux après avoir finit son verre.
La Déesse se mordit la lèvre inférieur, tout en hochant la tête. Ce n'était vraiment pas un mot qu'elle aimait entendre.
-Je ne pouvais tout simplement pas accepté que tu... "partes" de la sorte, c'était au-dessus de mes forces, Raijin.
-Ma Dame...
-C'est pourquoi je t'ai donnée mon sang.
Le jeune homme écarquilla les yeux, choqué. Est-ce qu'il avait bien entendu ? Non, ce n'était pas... Son sang, à elle, une divinité ? Il avait du mal à l'assimiler, mais le regard déterminé de la déesse ne lui laissait aucun doute.
-Tu dois sentir que ça te brûle à l'intérieur, n'est-ce pas ?
-Je... Je pensais que c'était le poison...
La jeune femme sourît doucement.
-C'est mon sang... Certes, t'en faire don était risqué, mais au point où nous en étions... tu aurais succombé si je n'avais rien fais.
Malgré sa confusion, Raijin parvint à sentir les cosmos agités tout autour du Sanctuaire. Ils étaient encore en temps de guerre, ce n'était pas anormal, mais ce n'en était pas moins inquiétant. Il n'eut pas besoin de poser de question, Athéna reprit la parole pour lui expliquer leur situation actuelle.
-Tu es resté inconscient un bon moment, honnêtement, je suis agréablement étonnée que tu te sois déjà réveillé. Nous t'avons fais déplacé au treizième temple, parce-que la guerre devient de plus en plus... "intense". En ce moment-même, il semblerait que des chevaliers noirs aient attaqués les villages environnants. J'y ai envoyé des chevaliers, mais pour l'instant, il semblerait que le Sanctuaire soit sain et s...
Le bruit d'une explosion fit tressaillir toute personne présentes, coupant la parole à la Déesse par la même occasion. Tout les regards se tournèrent vers la fenêtre par pur réflexe. L'explosion venait de l'enceinte du Sanctuaire, il n'y avait aucun doute.
-Oh non...
Petit à petit, des cosmos malfaisants firent ressentir leur présence. Contenant sa panique, Athéna se leva, prête à partir. Elle stoppa Raijin dans son élan pour faire de même, ce qui n'était pas du tout du goût du chevalier.
-Dame Athéna...
-Non. Tu reste ici, et ce n'est pas négociable.
-Mais je dois te protéger ! C'est mon rôle !
-Raijin, regarde-toi ! Ton corps a encore besoin de récupérer, de s'adapter à mon sang, tu ne peux pas te battre dans ces conditions.
-Mais... Qui va protéger le troisième temple à ma place ?
-Ne t'inquiète pas pour ça, nous avons encore onze chevaliers d'or pour assurer ma protection. Et dans le pire des cas... Je t'autorise à participer à la bataille si je me retrouve en danger direct. Uniquement dans ce cas là.
Le chevalier ne trouva rien à redire, peu importe à quel point il pouvait être frustré de ne pas participer à la bataille. Aussi proche pouvait-il être de leur déesse, il n'avait d'autres choix que d'obéir à ses ordres. Voyant qu'il s'était résigner, Athéna s'empressa de quitter la chambre, le laissant aux bons soins de la garde. Elle rejoignit bien vite le Grand Pope, qui se trouvait à la statue divine, les poings serrés. La situation était grave, de nombreux cosmos avaient disparuent, il n'y avait eut aucun survivant parmis les chevalier d'argent et de bronzes qui avaient été envoyés... Et ceux encore présents au Sanctuaire étaient en train de succomber les uns après les autres.
-Ils sont au temple du bélier, annonça-t-il une fois sa divinité à ses côtés.
Athéna serra les dents, et son sceptre dans sa main. Son regard se posa sur la première maison, d'où elle pouvait sentir des éclats de cosmos, de plus en plus puissants.
-Pourvu qu'ils survivent... murmura-t-elle pour elle-même.
Les bras croisés sur sa poitrine et les sourcils froncés, Jason dissimulait difficilement ses tremblements. Face à lui se tenait des berserkers aux sourires inquiétants, qu'il ne devait absolument pas laisser passer. Il s'était préparé au combat pendant des années, il avait déjà affronté des ennemis occasionnellement... Mais c'était sa première fois devant des berserkers, et il ne s'attendait pas à ce qu'ils aient l'air si menaçants.
-Je ne vais pas le répéter, faites demi-tour, et je vous épargnerais.
Sa tentative d'être intimidant s'avéra plus amusante qu'autre chose aux yeux de ses adversaires. L'un d'eux, dont les mains étaient recouvertes par des cestes, fit un pas en avant, visiblement prêt à en découdre.
-Si je puis me permettre, commença-t-il. Tu es seul, chevalier. Ca ne devra pas être trop dur pour nous de passer.
L'homme serra les poings avant de les frapper l'un contre l'autre. Son cosmos monta en puissance d'un coup, arrachant un frisson au Taureau. Ils le sous-estimaient, grandement. Et ça avait le don de l'agacer.
-Cornes contre poings, voyons qui de nous deux l'em-
-TITAN'S NOVA !
A leur grande surprise, le sol sous les pieds des guerriers de Déimos se mit à briller et trembler de plus en plus fort, faisant émerger une puissance destructrice prête à les anéantir. Leurs corps se mirent à flotter et brûler, arrachant des cris à deux d'entre eux. Jason serra ses bras, une perle de sueur perlant sur son front. Cette technique lui demandait beaucoup de concentration, si il ne voulait pas tout détruire. Après quelques instants, qui avaient été dévastateurs pour le quatuor, la lumière se dissipa avec la terrible énergie qui l'avaient accompagnée, et leurs corps s'écroulèrent dans le trou béant qui venait tout juste d'être créer. Nerveusement, le chevalier s'approcha, et fut effaré de constater l'état des armures de ses adversaires.
Ils étaient tout juste fissuré, à peine abîmé, alors qu'il venait de leur faire subir une de ses plus puissantes attaques. Est-ce qu'il ne s'était pas donné assez à fond ? Ce n'était pas possible, il était pourtant sûr d'y avoir mit tout son être. Sa nervosité aurait-elle eut raison de lui, un chevalier d'or ?
Un rire mauvais s'éleva, en même temps que le berserker aux cestes, qui en était la source. Jason déglutit lorsque son regard croisa celui du fou, qui arborait un sourire des plus sadiques.
-Voilà donc tout ce dont tu es capable, petit taureau ? C'était bien la peine de me couper la parole.
"Petit", ce mot suffit à crisper tout le corps du chevalier. Il haïssait ce mot lorsqu'il lui était directement adressé, il ne supportait pas qu'on lui rappelle sa taille, encore plus sur un ton aussi méprisant.
-On dirait que je vais devoir m'occuper de t'apprendre les bonnes manières !
L'homme bondit d'un coup en sa direction, projetant son poing en direction de sa figure. Gardant sa contenance du mieux qu'il pouvait, Jason bondit en arrière et glissa sur le sol, faisant crisser la pierre. A peine le berserker fût-il de nouveau sur le sol que ses camarades sortirent à leur tour du trou. Et pourtant, leurs cosmos ne s'enflammaient pas autant que le premier. Est-ce qu'ils comptaient le laisser se battre contre lui seul ? Il savait qu'ils le sous-estimaient, mais à ce point ? Son sang bouillait dans ses veines rien que d'y penser.
-Oh, suis-je bête ! s'exclama son principal adversaire. J'ai oublier de me présenter ! Il faut bien que tu sache qui vas t'envoyer six pieds sous terre !
Bien plus confiant que lui ne l'était, le guerrier de Déimos commença à s'avancer, prêt à bondir de nouveau à n'importe quel moment.
-Je suis Afanen des Cestes ! Retiens-le bien, chevalier !
-Assez parler maintenant, approche si tu l'oses !
-Avec grand plaisir.
A nouveau, le berserker bondit, mais cette fois-ci, Jason resta fermement sur place. Il laissa le poing chargé de cosmos s'abattre sur ses bras sans broncher, sondant le regard dérangé de son adversaire. Alors que Jason s'attendait à recevoir d'autres coups, l'homme resta immobile, mais son poing continuait de pousser, comme s'il essayait de traverser l'armure protectrice. Il le sentait, si il se relâchait ne serait-ce qu'une seconde, cet homme n'aurait aucun mal à l'envoyer valser. Etant donné leur proximité, il ne put que constater la différence de taille entre eux. Il devait avoir au moins une vingtaine de centimètres de plus que lui... Et en était très fier.
-Passez, les gars. Je m'occupe de ce nabot.
C'en était trop, il n'allait pas se laisser insulter sans rien faire.
Le cosmos du Taureau s'éleva d'un coup, définitivement prêt à en découdre. Il n'avait pas conscience de l'inquiétude qu'il provoqua au gardien de la Balance, à plusieurs maisons d'ici. Tout ce qui lui importait en ce moment était de se débarrasser des intrus, ne pas en laisser un seul passer.
-Great horn !
Cria-t-il en projetant son cosmos sur son adversaire, le repoussant ainsi de plus en plus alors que son corps était soumis à une pression grandissante. Jason décroisa les bras, prêt à intensifier son attaque, mais au même moment, l'homme aux cestes se dégagea de sa trajectoire. L'énergie en forme de taureau se dirigeait sur le reste du quatuor, qui parvint majoritairement à éviter l'assaut. Seul l'un d'entre eux, celui aux tomahawks, reçut le coup sur une de ses jambes, et heurta le sol dans un cri étouffé. Immédiatement, son camarade équipé d'un bouclier alla le rejoindre et l'aida à se relever, gardant toujours un oeil sur l'or. Mais celui-ci n'eut pas le temps de porter une nouvelle attaque, son ennemi principal se faufila derrière lui, et s'écria:
-Earthquake terror !
Jason eut à peine le temps de se retourner pour voir le berserker, accroupi, abattre ses deux poings sur le sol. Immédiatement, une puissance dévastratrice envahit les lieux, brisant, faisant trembler murs comme plafond. Les yeux écarquillés sous l'effroi, Jason écarta les bras pour s'aider à garder l'équilibre. Il ne pouvait pas bouger, tenir debout lui demandait déjà beaucoup d'efforts. De grandes fissures s'étaient vite créés dans la pierre, et émettaient une lumière bleuâtre presque aveuglante. Alors que les colonnes se brisaient, et que des débris commençaient à tomber, le berserkers des Cestes se jeta sur le Taureau. Seulement une seconde s'écoula, mais c'était largement assez pour que Jason ait le temps de protéger son visage de ses bras, avant qu'un poing puissant ne s'abatte dessus.
Son équilibre brisé, il ne put empêcher son corps de basculer jusqu'à heurter le sol. Les tremblements commencèrent à se calmer, permettant aux autres berserkers de passer tant que le gardien était à terre. Mais les structures du temple du Taureau étaient fragilisés après un tel carnage... et le toit s'effondrait de plus en plus, prêt à ensevelir le guerrier d'Athéna. Loin de se soucier de tout les morceaux de pierres qui tombaient, le berserker s'apprêta à abattre à nouveau son poing sur le corps de Jason.
Depuis l'entrée du siens, Sasha regardait nerveusement en direction du deuxième temple, une perle de sueur coulant le long de son visage. Les cosmos violents qui émanaient des deux premières maisons ne lui disaient rien qui vaille, et si ses amis succombaient ? Et si il ne pouvait plus jamais voir Jason et son sourire ? Qu'est-ce qu'il détestait être le 7e gardien, plus proche de la dernière maison que de la première. Obligé d'attendre que les ennemis viennent à lui, pendant que ses frères d'armes se faisaient massacrer. Ca faisait mal, sentir tout ces cosmos disparaître, les uns après les autres...
Deux nouvelle silhouettes apparurent soudainement au loin, courant à toute vitesse vers les douze maisons. En plissant les yeux, il remarqua qu'ils ne ressemblaient pas du tout à des berserkers... mais des chevaliers noirs.
Comme si ils n'en avaient pas déjà assez sur les bras.
...
Dès qu'ils avaient franchit le pas du temple des Gémeaux, les Berserkers avaient été perdus. Ils avaient beau courir, non seulement ils ne parvenaient pas à trouver la sortie opposée, mais en plus, il leur arrivait de revenir juste devant le temple, comme s'ils avaient fait demi-tour. N'étant pas de nature patiente, il ne leur fallut pas beaucoup d'essaies avant d'être à bout, l'un hurlant de rage et maudissant la personne responsable de leur calvaire.
-Je croyais que le chevalier des Gémeaux n'était pas encore en état de se battre ?! récria le premier, qui aidait son camarade particulièrement blessé à tenir debout.
-Soit il s'est remit très vite, soit quelqu'un d'autre est en train de se foutre de nous, conclua l'éclopé.
-Il faut absolument qu'on trouve un moyen de passer ! s'exclama le troisième. Nous avons une mission à accomplir et notre temps est limité !
-Merci, on sait ! On a reçu les mêmes ordres ! Le seul moyen de stopper ces conneries, c'est de trouver et éliminer le responsable.
-Ou au moins le mettre K.O.
-Ou... on pourrait détruire ce stupide temple ?
Les deux berserkers se tournèrent vers leur camarade aux tomahawks, qui se sentit soudainement un peu stupide d'avoir proposer cette idée. Et pourtant, elle n'était pas si stupide.
-Ce serait vraiment si simple ? demanda l'homme au guisarme, dubitatif.
-A trois, on devrait pouvoir y arriver... Tu peux tenir debout tout seul, Adriel ?
-Plus ou moins.
Caché derrière un des piliers du temple, dissimulé derrière une illusion pour être sûr de ne pas être vu, Fujin jura entre ses dents. Aucun des trois guerriers n'avaient pour l'instant remarqué sa présence, et si il voulait que ça continu, il devait être très prudent. Mais si ils comptaient attaquer le temple directement... Il allait devoir intervenir.
Les guerriers de Déimos se mirent en ligne, tournés en direction du temple, armes en mains. Ils commencèrent à peine à faire brûler leurs cosmos lorsqu'une lueur doré apparu soudainement devant eux, disparaissant ensuite pour laisser place à l'armure des Gémeaux, se tenant fièrement comme si quelqu'un se trouvait à l'intérieur. Fujin avait dû laisser tomber le labyrinthe pour se concentrer sur le contrôle de l'armure, et sa propre dissimulation. Même si il était capable de tenir les trois en même temps, c'était trop risqué, il se fatiguerait plus vite et risquait d'être découvert.
-Ah, tu te montre enfin, chevalier ! s'écria fièrement le premier berserker.
-Juste au moment où on allait détruire ta très chère maison.
Le japonais prit une profonde inspiration, alors qu'un cosmos doré commençait à briller autour de l'armure. Lentement, elle leva les mains en l'air, les croisant au-dessus de sa tête. "Il prépare une attaque." comprirent rapidement les berserkers. Tout autour d'eux, une autre dimension commença à s'ouvrir.
"Vous n'êtes pas autorisés à passer. Galaxian explosion !"
D'un coup, il abaissa ses mains en direction de ses ennemis, projetant sur eux de multiples planètes sur le point d'exploser. Rapidement, l'un des berserkers se plaça devant son camarade blessé et brandit devant lui un bouclier attaché à son bras. L'objet s'agrandit soudainement, permettant au troisième homme de venir se cacher derrière également.
L'attaque des Gémeaux était puissante, assez pour commencer à fissurer le matériau pourtant très résistant de leur protection. Le guerrier serra les dents alors qu'il résistait du mieux qu'il le pouvait à la force qui l'écrasait, et le faisait petit à petit glisser sur le sol. Il pouvait sentir son bouclier trembler, et craignait qu'il ne se brise à tout moment.
-Tiens bon ! l'encouragea un de ses camarades.
Enfin, tout se calma. Un sourire étira ses lèvres, alors que leur abri revenait à sa taille normale. Fujin n'eût pas le temps de lancer un deuxième assaut qu'un des berserkers se jeta sur lui, son guisarme enflammé dans la main. Il se concentra et fit bouger rapidement les mains de l'armure, qui bloquèrent de justesse la lame entre ses paumes. Le guerrier de Déimos se mit à rire, transcender par son cosmos qui entrait en collision et affrontait celui du chevalier avec une force grandissante.
-Maintenant, Ezekiel !
Soudainement, le berserker au bouclier apparu derrière l'armure et jeta son poing chargé de cosmos en sa direction, traversant l'or. Ou du moins, c'est ce qu'il pensait. Mais alors qu'il s'apprêtait à se réjouir de sa victoire, il se rendit compte que quelque chose clochait. L'espace semblait se distordre là, juste devant ses yeux, à l'endroit où se trouvait son arme.
Des éclairs sortirent des paumes de l'armure, arrachant un cri de surprise à l'homme au guisarme. Il fut soudainement projeté en arrière, directement dans une autre dimension qui venait tout juste de s'ouvrir autour de leur ennemi. Juste à temps, son pieds fût attrapé par Adriel, resté en arrière à observer minutieusement leur affrontement avec le Gémeaux. Il tira dessus, le ramenant à la terre ferme, mais n'eut pas l'occasion de se féliciter. Le cri de leur second camarade attira leur attention.
Ezekiel avait tenté une nouvelle attaque, et avait échoué. Le Gémeaux le tenait par le cou, plaqué contre le sol, son cosmos l'écrasant de tout son poids. Un cosmos chargé de colère et de rancoeur.
-Ezekiel ! cria l'estropié, une légère panique mal dissimulé dans sa voix.
Les sourcils de Fujin se froncèrent, sa prise sur le berserker se serra, lui arrachant un gémissement étouffé.
"Ca, c'est pour avoir blessé mon frère."
Pensa-t-il alors que le poing libre de l'armure se leva, brillant d'un cosmos doré. Le berserker jeta un regard à son bouclier, à un mètre de lui, et tenta de l'atteindre en tendant le bras. Mais ce fût sans succès, et il sentit bien vite le choc d'être frappé avec une brutalité presque digne d'un soldat d'Arès. Du sang commença à couler de son nez et de sa bouche, sa tête lui tournait et une horrible migraine commença à s'emparer de lui. Il fit brûler son cosmos, mais un second coup ne tarda pas à suivre le premier, peu importe à quel point il pouvait essayer de repousser cet homme. Fujin aurait pu continuer ce petit manège encore longtemps, et se serait complètement laisser emporter par sa frénésie si il n'avait pas sentit le danger s'approcher de lui. Ou, plutôt, de l'armure. Il la fit éviter, au dernier moment, deux tomahawks qui allèrent se planter dans des piliers non loin de lui. Libérer de la prise de son adversaire, Ezekiel fut enfin capable de respirer, mais ses oreilles bourdonnaient. Il serra les dents et commença à se relever, avec l'aide du berserker qui venait tout juste de l'aider, tandis que le troisième se plaçait devant eux pour faire office de bouclier humain.
Fujin les haïssait, bien qu'ils ne soient pas ceux qui avaient directement fait du mal à Raijin, ils restaient dans le même camp. Et ils allaient leur faire payer de la même façon qu'il l'aurait fait avec cet autre homme.
L'armure croisa les bras devant lui, son cosmos brûlait plus que jamais. Il se préparait à lancer l'attaque signature des Gémeaux, la Galaxian Explosion, à nouveau. Mais une voix éclôt dans sa tête, le stoppant net.
"Fujin, ça suffit."
Surpris par l'intervention soudaine de son frère, Fujin se figea. Pourtant, il ne devrait pas l'être. Evidemment qu'il avait sentit toute la rage et la haine qui s'étaient emparés de lui, bien sûr qu'il était sensible à l'intensité du combat qui se jouait au troisième temple, encore plus qu'aux deux premiers. Il y avait toujours ce lien entre eux.
Le cadet se reprit, il n'avait pas le temps d'être déconcentré. Il avait des berserkers à éliminer.
"Laisse-moi accomplir ma mission, grand frère."
"Accomplir ta mission ? De ce que je ressens, tu es surtout en train de te défouler."
"Ils ont fait du mal à beaucoup de gens, dont toi."
"Ce n'est pas eux qui m'ont blessé, Fujin, tu dois te calmer !"
"Je-"
"Je ne veux pas entendre d'excuse, tu sais très bien ce que je pense de tes excès de colère ! Je sais que tu tiens à moi, et c'est parce-que je tiens tout autant à toi que je te le demande... Calme-toi."
Les berserkers s'échangèrent des regards confus. De leur point de vue, leur adversaire s'était tout simplement immobilisé sans aucune raison apparente, alors qu'il semblait prêt à leur envoyer de nouvelles étoiles explosives en pleine face. Ils se seraient attendus à devoir encaisser une attaque qui aurait très bien pu les emmener aux portes de la Mort... Mais au lieu de ça, son cosmos semblait se calmer petit à petit. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Il était en train de rater une bonne occasion de leur mettre une raclée... C'était louche, ils ne devaient pas baisser leur garde, aussi belle cette opportunité soit-elle.
"Tu devrais les laisser passer."
Fujin écarquilla les yeux. Est-ce qu'il venait bien d'entendre ce qu'il venait d'entendre ?
"Quoi ? Mais qu'est-ce qui te prends ?"
"Ils doivent déjà être bien amochés après avoir passé trois maisons. Je suis certain qu'Hayden saura se débarrasser d'eux."
"Moi aussi je pourrais !"
"Tu n'en as pas besoin, et c'est trop dangereux, tu risque de te faire prendre ou de te blesser toi-même... S'il te plais, laisse-les passer."
Face à l'inquiétude de son aîné, le faux chevalier ne put qu'abdiquer. Aussi forte sa rancune pouvait-elle être, son amour pour son frère la surpassait, encore plus lorsqu'il pouvait lui-même ressentir les mêmes choses que lui.
L'armure baissa les bras, le cosmos offensif disparu presque totalement pour laisser la place à l'amertume. Les guerriers de Déimos étaient perdus devant un tel changement de comportement, le guisarmier pensa même à en profiter pour attaquer, mais Ezekiel lui attrapa l'épaule pour l'empêcher de s'avancer.
-Ne te jette pas la tête la première, Aharon. On doit rester sur nos-
-Vous pouvez passer.
La mâchoire des trois camarades sembla se décrocher. Sous leurs yeux ébahis, le chevalier d'or s'assît en tailleur devant eux, comme si il avait décidé que le combat était terminé. Comme si il se fichait de se mettre dans une telle position de faiblesse face à des ennemis qu'il était encore en état de combattre et peut-être vaincre. Quelle logique y avait-il là-dedans ?
-Qu'est-ce que c'est que cette connerie ? lança Adriel. C'est quoi le piège ?
-Il n'y en as pas. Vous vouliez passer, je vous y autorise. Le chevalier du Cancer s'occupera de vous régler votre compte. Déguerpissez de ma maison avant que je ne change d'avis.
-On devrait l'écouter, conseilla Ezekiel. Profitons qu'il n'ait pas toute sa tête pour continuer notre route.
-Grmhm... il a de la chance qu'on ait d'autres priorités, grogna le guisarmier.
Tandis qu'Adriel et Ezekiel s'aidaient mutuellement pour marcher, Aharon resta quelques instants immobile à surveiller le chevalier avant de les suivres, surveillant chaque bruit, chaque fluctuation du cosmos du Gémeaux au cas où il déciderait de les attaquer dans le dos.
Mais il ne fit rien. Jusqu'au bout, il resta sans bouger, pour que l'armure finisse par reprendre sa forme totem une fois loin des regards. Enfin, Fujin pouvait se permettre de respirer.
Et, en haut des marches séparant sa maison de celle du Cancer, Hayden attendait. Son armure sur le dos et le cosmos empli de rage.
Des bourdonnements envahissaient son esprit, comme s'ils tentaient de ronger son crâne. Liu Yang grimaçait, ils devenaient de plus en plus fort, jusqu'au point de ressembler aux voix d'âmes damnés. Ca faisait si mal, il voulait se débarrasser de ce bruit. Il s'attrapa la tête et rapprocha ses genoux de son torse pour finir en position fétale, retenant les gémissements de douleurs de s'échapper de sa gorge. Pourquoi était-ce si douloureux ? Il se sentait si faible, si seul. Pourquoi n'y avait-il personne autour de lui ? Pourquoi l'obscurité devait-elle être sa seule compagne dans un moment comme celui-ci ?
-Laissez-moi tranquille...!
Il voulait que ces bourdonnements s'arrêtent, il voulait qu'ils s'en aillent. Mais pouvait-il vraiment encore les appeler "bourdonnements" ? Des mots semblaient se former dans tout le brouhaha, c'était comme si des voix essayaient de se faire entendre, de l'atteindre. Mais il se fermait à eux, il ne voulait pas les entendre, elles étaient sans doute malfaisantes. Elles lui voulaient du mal.
-Non...
Elles se rapprochaient, elles devenaient plus fortes. Elles criaient, provoquant une douleur aiguë dans tout son crâne. Mais que lui voulaient-elles, à la fin !?
-Arrêtez...!
Pourquoi, pourquoi son cosmos était-il aussi restreint ? Il devait se battre, il devait se défendre. Faire n'importe quoi mais éloigner ces voix de lui, tout pour ramener la lumière, tout pour chasser le froid. Il serra ses cheveux et gémit en se recroquevillant encore plus. Jamais il n'avait aussi trembler et transpirer de toute sa vie, même les entraînements des plus exigeants qu'il avait suivit ne l'avaient pas mit dans un tel état.
-Allez-vous en !
Son cosmos explosa autour de lui, repoussant les indésirables. Sa voix avait été si puissante, si agressive qu'il le réveilla brusquement. Tout était revenu à la normale, il était dans une chambre du sanctuaire, assit sur un lit. Ses yeux étaient écarquillés et sa respiration bien trop forte, son cerveau était toujours en panique et son corps continuait de trembler, mais il était revenu à la réalité...
-Qu'est-ce qui s'est passé ici ?!
Le Sagittaire sursauta et se tourna vers la voix, découvrant avec un certain effroi la situation qu'il venait sûrement de provoqué. A terre, deux gardes bien amochés tentaient de se relevés, tandis que deux autres venaient les rejoindre pour leur venir en aide. Un coup d'oeil rapide suffît à Liu Yang pour remarquer les meubles et murs fissurés, voir partiellement détruits. Il vérifia sur sa gauche et pu voir que la fenêtre n'était pas non plus en très bon état. C'est lui qui avait fait ça, il n'y avait pas le moindre doute. Il avait eut si peur que son cosmos était devenu incontrôlable... Et il avait blessé des camarades.
-Sire Liu Yang...?
Une main se posa sur son épaule, mais il ne se retourna pas pour voir de qui il s'agissait. Il se sentait si coupable, si honteux.
-J... Je suis désolé... Je ne...
Il posa une main sur sa gorge, surpris par les tremblements dans sa voix. Son mal de tête ne l'avait pas quitté... Et les bourdonnements non plus. Ils refaisaient surface, le suivaient jusqu'à l'extérieur de ses songes. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas le laisser en paix, au moins pour quelques minutes ? Qu'est-ce qu'ils lui voulaient ?
Sans qu'il ne sache pourquoi, son attention fut entièrement attiré par l'extérieur. Les bourdonnements devenaient plus forts, les voix revenaient, l'empêchaient d'entendre les appels des gardes censés veillés sur lui. Il y avait quelque chose dehors, quelque chose qui l'appelaient, quelque chose que les voix essayaient de le convaincre d'aller voir. Il voulait sortir, non, il se devait de le faire. Mais son corps refusait de bouger, comme si il avait conscience de la bêtise que ce serait.
Son corps fut secoué, mais il ne le sentit presque pas, comme s'il n'était même plus dedans.
"Liu Yang..."
Une voix l'appelait. Une voix si déformée qu'il n'en reconnaîtrait ni le genre, ni l'origine.
"Pars, Liu Yang... Ce Sanctuaire n'est pas réel, tu es danger. Liu Yang, revient à moi..."
Pourtant, peu à peu, elle semblait devenir plus clair. Il tenta de se concentrer sur cette voix, qui semblait éloigner les autres. Cette voix, oui, il la connaissait... Elle était féminine, et continuait de lui murmurer à l'oreille...
"Fais-moi confiance, chevalier du Sagittaire."
C'était la voix d'Athéna.
Petit résumé des berserkers pour les paumés:
Chester du Naginata, Général du Régiment de l'Effroi (régiment au servir de Déimos)
Afanen des Cestes (qui se castagne avec Jason)
Adriel des Tomahawks
Ezekiel du Bouclier
et Aharon du Guisarme
(désolé si je paume c'est galère de gérer autant de persos en un chapitre XD)
