Disclaimer : Les personnages de l'univers de Dragon Ball ne sont pas ma propriété et je me contente de les emprunter sans en tirer aucun gain financier...
« Regard sur un monde perdu »
Chapitre 8
Planète Maguma - Présent
Il eut un bref instant d'hésitation qui lui fit serrer les dents puis il s'élança à son tour dans le ciel. Sans doute dans le seul but de l'irriter, Kakarot accéléra son allure lorsqu'il le rattrapa de sorte que, même à sa vitesse maximale, le prince ne pouvait faire autrement que rester quelques mètres en retrait. À cette vitesse, toutefois, ils atteignirent très rapidement le lieu où le jeune saiya-jin voulait le conduire.
Vegeta usa de ces quelques moments de répit pour calmer au mieux son corps et son esprit. La seule chose qu'il s'interdisait formellement de faire face à Kakarot était de faire preuve de lâcheté. Mieux valait mourir avec fierté que de se ridiculiser d'une telle manière devant son ennemi.
Le frère de Radditz s'arrêta et se contenta de flotter au-dessus d'une petite ville qui, lorsque le prince le rejoint, lui sembla quatre ou cinq fois plus grande que le village qu'il venait de détruire. Sans lui jeter un regard, l'homme laissa la gravité l'entraîner rapidement vers le sol pour atterrir à l'extrême ouest de la cité. Végéta le suivit sans un mot.
La température au sol était plus tolérable, quelques rares bâtiments dépassant les deux ou trois étages de hauteur projetant leur ombre en divers points de la petite cité. Analysant rapidement son environnement, il prit note des habitations aux murs clairs, des tons pâles qui se déclinaient dans des dizaines de couleurs, de l'architecture simple et sans fioriture, et catégorisa cet endroit comme le fief des êtres au teint orange et aux yeux verts. La ville qu'il avait détruite avec Nappa et Radditz avait été beaucoup plus brute, la plupart des constructions réalisées dans des métaux sombres qui semblaient trop mal conçus pour gérer efficacement la chaleur de cette planète.
Ce que le prince réalisa ensuite fut que la ville était étrangement calme. Il en déduit que leur présence avait dû être repérée bien avant leur arrivée. Ce peuple devait posséder une meilleure technologie que ne le laissait penser leur manière de vivre. Il avait bien remarqué quelques appareils de captage solaire, ici et dans le village précédent, mais il avait aussi vu de vastes champs, ce qu'il pouvait qualifier de fermes et pas d'usine à proprement parler. Tout laissait penser que cette population, malgré sa masse sur la surface de ce monde, pouvait être considéré comme quantité négligeable. Et c'est aussi ce qu'avaient indiqué leurs scooters lorsqu'ils avaient atterri sur cette planète. Les seuls adversaires avec un pouvoir susceptible de les ralentir s'étaient trouvés dans la ville qui avait été leur première cible.
Une porte s'ouvrit dans la direction que fixait Kakarot depuis son arrivée. Une seule femme fit son apparition et s'approcha d'eux, ne laissant entre-eux que quelques mètres de distance. Elle les détailla calmement du regard pendant que Vegeta en faisait autant. Plus grande que lui mais plus petite que Kakarot, sa musculature prouvait qu'elle avait un certain potentiel pour le combat mais il lui manquait deux de ses quatre doigts de la main gauche et sa peau, seulement dévoilée de son front jusqu'à la clavicule, était décolorée par endroit comme si elle avait été brûlée ou montrait les vestiges de cicatrices. Parmi les détails qu'il remarqua encore sans s'y attarder, il nota les petites cornes vertes sur son front, plus petites que la moyenne s'il se référait aux autres individus qu'il avait vu jusqu'à présent, et les cheveux tout aussi verts qui s'arrêtaient à ses épaules dans un amas de boucles peu dense. Enfin, son armure aussi blanche que la sienne mais d'une apparence plus fine et ouvragée, et couvrant tant ses bras et ses jambes que son buste, était la touche finale qui indiquait qu'elle était la combattante qu'on leur envoyait.
Le prince afficha un rictus menaçant. Elle n'y réagit pas et son regard se durcit simplement lorsqu'elle l'étudia, probablement parce que son armure était couverte de poussière, et de sang. La femme ne s'y attarda toutefois pas et ses yeux se fixèrent sur Kakarot. Une vague de colère le traversa à être ignoré de la sorte.
- Vous avez détruit Vindu, déclara la femme d'une voix claire et puissante.
- Je regrette que les choses se soient déroulées de cette façon.
Vegeta fronça les sourcils. A quoi jouait-il ?
- Essaie-tu de me dire que tu n'es pas responsable ? interrogea-t-elle en levant un sourcil.
Il y eut un silence durant lequel le jeune saiya-jin sembla débattre avec lui-même. Il vit du coin de l' œil son expression s'assombrir et ses poings se serrer.
- Comme vous le savez sans doute déjà, c'est cet homme qui a... massacré les vôtres.
Vegeta se tourna violemment vers lui mais aucun des deux autres ne semblait faire grand cas de sa présence. Mais que cherchait donc à faire ce traître ? S'imaginait-il qu'il ne pourrait pas venir à bout d'une simple femme ? Sa colère enflait mais, en même temps qu'elle, un certain malaise. Il avait amassé des données et fait des observations depuis qu'il avait posé le pied sur cette planète. Pourtant, son instinct lui dictait d'être plus prudent que jamais en dépit des évidences auxquelles il voulait se fier.
- Et toi, qu'as-tu fait ? continua la femme.
- J'ai envoyé des hommes au nord, lui répondit Kakarot.
Lui, Radditz et Nappa, pour anéantir une ville et ses habitants. Les ennemis de ce peuple, peut-être ? Cette réponse ne parut cependant pas tout à fait la satisfaire et elle se tourna vers le prince.
- Qu'es-tu venu faire dans cette ville ?
Ce qu'il était venu y faire ? Il se mit à ricaner, puis rit ouvertement. Au diable les manigances de Kakarot ! Il n'avait qu'une seule mission et ses muscles tremblaient de rage contenue. Même cette femme agissait comme si elle était supérieure à lui, le prince des saiya-jin ! Elle allait amèrement le regretter et il prouverait à Kakarot qu'il ne fallait pas le sous-estimer.
- Je suis venu vous détruire, bien sûr, dit-il avec un sourire carnassier. Et puis je m'emparerai de cette planète !
Il s'élança immédiatement sur celle qu'il avait désigné comme son adversaire, le poing chargé d'une énergie dévastatrice. Elle disparut de son champ de vision. Il vit sa jambe apparaître au niveau de son œil droit, n'eut pas le temps d'esquiver et son épaule heurta violemment le sol alors que son esprit enregistrait à peine le coup qu'il venait de recevoir en plein visage.
Comment avait-elle pu être si rapide ?
Il se releva, irrité, prenant appui sur une main et frottant de son gant le sang qu'il sentait couler au coin de sa lèvre. Il se mit en position de combat, ses doigts repliés comme des serres presque à hauteur de son visage tandis que son autre bras était positionné en arrière pour éliminer toute faille dans sa posture.
Mais son opposant ne le regardait pas et se contentait de fixer Kakarot.
Se sentant profondément insulté, il poussa un cri de rage et se jeta à nouveau sur elle, brisant son élan au dernier moment pour la prendre à revers et envoyer une violente décharge d'énergie dans son visage. Elle attrapa son poignet et le tordit d'un coup sec avant qu'il n'ait pu terminer son action. Il y a eu un craquement et son bras irradia de douleur au moment où l'os cassa. Vegeta se rejeta immédiatement en arrière pour lui échapper et elle ne tenta pas de le retenir.
Son bras gauche pendait presque inutile à ses côtés. Le prince fulminait. Ça n'avait aucun sens ! Personne sur cette planète n'avait un tel pouvoir ! Les scooters n'avaient-
Il serra les dents, se forçant à reléguer la douleur au second plan. Ils n'avaient rien détecté à leur arrivée. Et il ne pouvait que reconnaître que son adversaire avait une certaine force. Il n'avait plus son scooter mais lui aurait-il été d'une quelconque utilité ? Il ne savait comment elle parvenait à faire cela mais cette femme devait être capable de masquer son énergie, il ne voyait pas d'autre explication possible.
Le regard de Vegeta erra vers l'endroit où se tenait Kakarot, impassible. Ne montrant pas la moindre surprise.
Il l'avait fait exprès. Il avait su qu'elle serait là, qu'elle pouvait être un danger, et avait décidé que Vegeta lui ferait face. Essayait-il réellement de se débarrasser de lui sans se salir les mains ? Ce n'était pas la première fois qu'il se faisait la réflexion. Et ça devenait de plus en plus plausible. Quel lâche ! Même pas capable de faire les choses de ses propres mains ! Et il espérait qu'il se laisse éliminer sans broncher ? Il ne lui laisserait plus l'opportunité de le contrôler ! Ce qu'il avait fait dans le précédent village l'avait révolté ? Dommage... parce que, cette fois, il allait tout pulvériser !
Il concentra son pouvoir jusqu'à ce qu'il se manifeste en une puissante boule d'énergie au-dessus de sa paume et se mit à rire à gorge déployée. L'éclat de panique qui s'afficha sur le visage de la femme le ravit. Sa vitesse était peut-être remarquable pour une habitante de cette planète mais Vegeta possédait une puissance digne de l'Élite et, quand il décidait d'en user, elle écrasait ses ennemis.
La femme se précipita vers lui, une aura verte l'enveloppa et elle disparut. Le pied qui s'enfonça dans son estomac lui donna l'impression que la moitié de ses organes furent broyés sur l'instant. Il tomba à genoux, hoquetant. Puis, dans un cri étouffé, il envoya la boule d'énergie qui n'avait pas quitté sa paume droit sur le bâtiment d'où la femme était sortie. Il jubila en voyant la peur se marquer sur ses traits. Et cette satanée femme disparue à nouveau pour réapparaître sur la trajectoire de son attaque. Idiote. Même elle ne serait pas en mesure d'arrêter une telle masse d'énergie.
Un rictus satisfait ourlant ses lèvres, il observa son adversaire qui allait se faire désintégrer avant que ce qu'elle avait visiblement décidé de protéger soit réduit en poussière. Elle poussa un hurlement. Une violente secousse fit trembler la ville. Et l'énergie verte qui surgit de son corps enveloppa son attaque et l'étouffa aussi facilement qu'on aurait pu éteindre la mèche d'une bougie entre deux doigts.
Il cligna des yeux et la femme apparut devant lui, un éclat meurtrier dans le regard. Bien qu'il n'en n'aurait pas eu physiquement le temps ou le pouvoir, il aurait dû tenter de contre attaquer, ou s'enfuir pour panser ses blessures et ensuite venir prendre sa revanche, mais son esprit ne parvint qu'à lui souffler avec détachement qu'il s'était bien fourvoyé en pensant que Kakarot se réservait les proies faciles.
Elle leva son poing et l'abattit avec une telle force contre sa tempe qu'il sombra presque immédiatement. Le coup suivant ne vint jamais. Vegeta se retrouva toutefois incapable de bouger le moindre muscle ou d'ouvrir les yeux mais il perçut une partie d'un échange entre les deux personnes dont le pouvoir surpassait de très loin le sien sur cette planète.
" ... tu me laisser le tuer ?"
" ...bien qu'il le mériterait..."
" ... vaincre ?"
" ...un choix... pas votre planète..."
"..."
"...paix..."
"..."
"..."
"..."
"... Wu Kong."
DBDBDBDBDB
Planète X - Epoque X
Un test de puissance, c'était ainsi que l'avait appelé le vieux Zo. Mais il n'avait pas dû affronter Kinka, Ginka ou même leur très pâle ami Kage, le nouveau disciple de Zo qui les avait rejoint trois mois plus tôt alors que Ria avait décidé de quitter leur petit groupe pour poursuivre ses études de biologiste. Il savait qu'il aurait pu battre les jumeaux en combat singulier mais Kage était si rapide et avait des méthodes d'esquive si bizarres qu'il avait toujours eu le dessus jusqu'à présent malgré sa faible constitution. Kage disait que c'était parce qu'il avait de la magie dans son sang mais les jumeaux lui avait dit que c'était des histoires et que les albinos n'avaient pas de pouvoir cachés. Il aurait quand même aimé affronter à nouveau son aîné car ses adversaires n'avaient pas été très résistants... Si c'était ça un tournoi, il était déçu. Il n'avait pas pu montrer à sa grand-mère, installée dans le petit public que l'événement avait attiré, qu'il était devenu bien plus fort que six mois plus tôt.
- Pourquoi tu fais cette tête, Minus ?
Kage était tout fin mais très très grand et donnait des surnoms à tout le monde. D'ailleurs, lorsqu'il avait remarqué qu'il appelait leur maître vieux Zo, il s'était rapidement mis à le surnommer vieil os en souriant chaque fois que le vieil homme lui jetait un regard. Il surnommait Yufa, qui était une athlète professionnelle de vingt-quatre ans et adorait les courses de vitesse, La Flèche. Quant à Aghni, qui suivait les enseignements du vieux Zo depuis plus de cinq ans, venait d'atteindre vingt-et-un ans et n'était pas à proprement parler un combattant, il l'appelait toujours leur Lumière Divine, sans doute parce qu'il apprenait à maîtriser son énergie pour guérir et que, lorsqu'il soignait une blessure, ses paumes brillaient légèrement. Le teint hâlé du jeune homme devenait toujours un peu plus foncé quand Kage l'appelait comme ça mais il trouvait que le surnom lui allait bien. Ce qu'il faisait, personne n'y arrivait, le vieux Zo n'avait jamais rencontré qui que ce soit d'autre capable de focaliser son énergie d'une manière si particulière et, même s'il ne pouvait soigner que des blessures superficielles, ça restait incroyable et presque magique aux yeux de tous. Le jeune garçon ne comprenait pas trop pourquoi les jumeaux n'aimaient pas que Kage les appelle les Têtes Rouges puisqu'ils avaient les cheveux rouges. Et il n'était pas dérangé par son surnom. Il était peut-être petit pour son âge, tout comme Kage était trop grand pour ses dix-sept ans, mais quelle importance s'il était fort ?
- C'était trop facile, répondit-il. Le vieux Zo avait dit que ce serait un test de puissance !
- Oh, tu n'as pas entendu ? Comme nous étions tous les quatre beaucoup plus fort que les petits jeunes de notre tournoi junior, ils ont proposé à Vieil Os de nous laisser participer à un match contre les demi-finalistes de la catégorie adulte.
- C'est vrai ? s'exclama-t-il avec un regain d'enthousiasme.
- Eh oui, on va en découdre ! Tiens, ce sera lui ton adversaire, je crois bien qu'il s'appelle Zang. Et je parie que les Têtes Rouges qui se précipitent vers nous viennent t'annoncer la même chose.
Le jeune garçon n'entendit pas vraiment la fin de sa phrase car, déjà, son attention était retenue par son futur adversaire. Il se tenait, isolé, le dos contre un tronc d'arbre, tout à l'extrémité de la zone de l'événement, les yeux fermés. Il était vêtu simplement, de vêtements amples et avec ce qui ressemblait à une toge, comme en portaient les moines dans les vidéos de sa grand-mère. Il devait bien le dominer de deux tête, était plutôt pâle, n'avait pas un cheveu sur le crâne et n'avait pas l'air très musclé. Pourtant, le jeune garçon était intrigué. Il ne savait pas dire s'il était faible ou s'il était fort. Son aura ne brillait pas intensément comme celle du vieux Zo. Peut-être plus faiblement encore que celle des jumeaux. Et, malgré ça, son instinct lui disait que sa puissance n'était pas celle qu'elle paraissait être.
Le jeune garçon afficha un large sourire. Lui, il avait hâte de l'affronter !
A suivre...
