Note de l'auteur : Bonjour! Cela faisait si longtemps que je n'avais pas poster ici. Je poste plus souvent la suite de l'histoire sur Wattpad que sur cette plateforme. Il faut dire que mon premier roman, me prend énormément de temps et que je suis toujours en train de le pauffiner. Sur mon compte wattpad, cette histoire en est au chapitre 14. Je suis vraiment désolé... Mais voici enfin le chapitre 7, en espérant que vous l'apprécierez et jeudi matin, le chapitre 8 sera mit en ligne comme cadeau de réveillon de nouvel an. Et le chapitre 9 sera poster samedi avant la reprise du travail et d'un chapitre par semaine, jusqu'au 14 tous les mercredis. Voilà, je pense que c'est un super programme pour me rattraper. Je vous souhaites une bonne lecture!
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Chapitre 7
L'ombre du père
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Si seulement le temps pouvait s'arrêter ! Theodora avait pensé à cela tout le mois d'août. Même son anniversaire, eût un goût amer... celui des derniers souvenirs aux côtés de sa mère. À quelques jours de son retour à Poudlard, l'ambiance était morose au sein de sa famille. L'ombre de son père, n'avait jamais autant plané que ces derniers jours. Sa tante Ellie, avait même essayé de prendre contact avec lui durant les derniers jours, pour éviter à sa sœur de finir à Azkaban, sans aucun succès.
Les nuits de Theodora étaient particulièrement agité. Elle faisait d'horrible cauchemar où elle voyait sa mère subir le fameux "baiser du Détraqueur" ou subir mille sévices par les gens du ministère. Ou devenir folle, à force de ne plus ressentir le bonheur et de revivre des souvenirs horribles. Le matin, la jeune sorcière se réveillait en sueur, tremblante comme une feuille. Elle imaginait dans ses moments de terreur, voir arriver son père en sauveur, il emménerait sa mère loin du ministère et la ferait disparaître en la mettant en sécurité. La réalité était tout autre, dès qu'elle partirait pour Poudlard, les Aurors viendront chercher sa mère et l'emméneraient à Azkaban et la jeune fille ne pourrait plus jamais revoir sa mère.
On lui avait fait miroiter un rêve et maintenant, on lui retirait la seule source de réconfort qu'elle possédait.
Dans le salon, elle était assise dans le divan, Mérope, sa chouette, dormait paisiblement sur le bord de la bibliothèque. La télévision allumée diffusait la célèbre série qu'Anna lui avait conseillé de regarder "DoctorWho" c'était les vieux épisodes en noir et blanc, cela ne dérangeait pas la sorcière, se faire passer pour une moldue aux yeux du voisinage, l'amusait particulièrement depuis le début de l'été. Même si son humeur n'était pas aux beaux fixes, cela l'amusait de voir passer la vieille Mc Cornick, devant la fenêtre et regarder à l'intérieur avec une curiosité mal placée. Sa mère lisait un livre, elle était d'un calme serein pour quelqu'un qui s'apprêtait à être enfermé dans la prison la plus horrible qui soit. La curiosité de la jeune fille était piqué à vif, et elle essaya de lire dans les pensées de sa mère plus d'une fois ces derniers jours.
- Arrête d'essayer de fouiller dans mais penser, murmura sa mère avec douceur.
- Tu me caches quelque chose et j'aimerai découvrir ce que c'est, dit Theodora dans un sourire.
- Si la vieille McCornick passe, on va encore avoir droit à deux heures de discussion longue et intense sur son petit chien. J'aimerais éviter qu'elle remarque que je fais semblant d'être occupé.
- Donc, tu fais juste semblant. Y compris pour moi?
- Non ! Tu devras pratiquer l'occlumacie l'année prochaine!
- Ne change pas de sujet, s'impatienta Theodora.
- Je ne change pas de sujet, mais ton esprit est bien trop exposé. J'aimerais un minimum éviter que certains auror légilimens ne lisent dans tes pensées et sa éviterai aussi à ton père de fouiller dans ta tête. Par moments, il faut savoir garder ses secrets bien cacher. Tu ne voudrais pas qu'il s'en prenne à Neville, s'il venait à découvrir que tu avais un faible pour lui.
- Il en serait capable?
- Oui! Si tu venais a le décevoir.
Theodora réfléchit, c'est vrai qu'elle préférait garder son béguin pour elle. Qui sait ce que son père pourrait lui faire.
- Je préfère pratiquer la legilimencie, c'est plus amusant, ronchonne Theodora en sachant que sa mère avait raison.
Sa mère sourit, elle savait que Theodora pratiquerait l'occlumancie à Poudlard. Dumbledore s'en assurerait pour protéger les autres élèves mais aussi les pensées de Theodora. Son père ne devait pas avoir accès à ce que sa fille pouvait ressentir, il s'en servirait à coup sûr contre elle si elle venait à lui décevoir.
Nymphadora se leva de son fauteuil et vint s'asseoir sur l'accoudoir de celui où se trouvait sa fille, la prenant dans ses bras pour ressentir encore le contact devenu familier et apaisant de ses bras qui s'enroulent autour d'elle. Comme lorsque petite, elle venait d'emménager dans cette maison et qu'un orage éclatait. Theodora n'était âgée que de six ans, pourtant lorsque l'orage se faisait plus violent, la petite fille qu'elle était, venait se réfugier dans la chambre de sa mère, sanglotant et tremblant de peur. Au début, cela avait décontenancé Nyme, qui ne savait pas comment réagir, mais l'instinct maternel prit rapidement le dessus et elle enlaça la petite fille qui s'apaisa dans ses bras et finalement s'endormait alors que l'orage grondait toujours.
Theodora enlaça sa mère en retour, se sentait comme la petite fille de six ans qu'elle avait été... en sécurité et en paix. Elle savait que se serait de courte durée, que la réalité reprendrait le dessus. Une brusque bourrasque de vent pénétra dans le salon, rafraîchissant encore un peu plus la pièce. Theodora regarda les rideaux voler dans tous les sens, tels des fantômes qui cherchaient à fuir un ennemi invisible. Durant ce cours laps de temps, elle se sentait rassurée et optimiste même si ça ne devait durer que peu de temps.
Sur le quai de la gare de King's Cross, les retrouvailles avec ses amis furent réconfortantes et assez amusantes pour détendre un rien la jeune sorcière.
- Nous voici, tous réunit pour commencer cette cinquième année scolaire, dit Benjamin dans un sourire impeccable qui fit rougir Émilia et Allegra.
- On dirait les paroles d'un prêtre moldu, dit Anna amuser par la situation.
- J'ai vu un film sur les prêtres durant les vacances, souligna Benjamin. Et j'ai tellement ri, que j'ai décidé de reprendre cette phrase.
- Est-ce que tu vas arrêter ton numéro de charme, dit Zacharia amusé par la réaction des filles.
- Jamais!
Theodora leva les yeux aux ciels. Son cousin Benjamin, avait encore changé depuis la fin des vacances d'été. Et en voyant, Ben faire un clin d'oeil à Allegra et celle-ci détourner le regard, elle comprit que cette année, serait l'année ou son cousin serait bourrer aux hormones. Zacharia et Benjamin parlaient avec animation, les garçons semblaient survoltés cette année.
Oncle Alaric, avait déjà annoncé à la fin des vacances, lors du dernier repas de famille que Ben en plus d'avoir la voix qui mue, avait séduit la fille de la voisine qui vivait à côté de chez eux. Il avait d'ailleurs flirté avec la jeune moldue et lui avait brisé le cœur à la fin de l'été. Theodora, trouvait que l'année scolaire promettait d'être riche en surprise et surtout en prise de tête.
- C'était encore comment le nom de la moldue avec laquelle tu es sortis cet été? demanda Theodora interrompant la discussion animée entre Ben et Zacharie.
Son cousin la regarda avec un air surpris.
- Elle s'appelait Elizabeth, si j'ai bonne mémoire, renchérit Mélissandre, et tu lui as brisé le cœur.
- On comprend pourquoi, dit Allegra un donnant un léger coup de coude à Benjamin.
- Pourquoi tu ne te laisserais pas tenter ? Demanda Benjamin avec un sourire charmeur.
- Euh... Non... Dit Allegra en rougissant de plus belle.
- Tu sais, je pourrais te faire découvrir des choses que tu ne soupçonnerais pas.
- Je ne suis pas intéressé, répondit Allegra en se tournant vers Theodora.
"Au secours! Aide-moi! "
Theodora ria en attendant la pensée d'Allegra. Ce qu'elle appelait une malédiction l'année dernière c'était révélé être un don formidable depuis qu'elle savait le maitriser. Elle devait encore apprendre certaines choses, mais dans la globalité, être legilimens comportait un sacré avantage.
- Comment veux-tu que Theodora t'aide? demanda Benjamin amusé. Tu es coincée avec moi à Serpentard. Pas de chance ma belle!
Ils rirent aux éclats. Rien n'avait vraiment changé au cours de l'été. Ben restait le même et Allegra, continuait de laisser ses émotions la guidé.
Theodora tourna le visage vers sa mère, qui parlait avec un sourire doux aux parents de ses amis lorsque le contrôleur du train siffla pour faire entrer tous les élèves à l'intérieur et les conduiraient vers une nouvelle année scolaire.
Les enfants embrassèrent leurs parents, pour Theodora qui s'était réfugié dans les bras de sa mère, ses aux revoirs avaient un goût encore plus amer qu'elle ne l'imaginait. Lorsqu'elle quitta les bras de sa mère, elle aperçut trois sorciers se tenir derrière elle.
- Ils sont déjà là! dit Theodora en montrant du regard les hommes du Ministère.
- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas aujourd'hui qu'ils vont m'emmener à Azkaban, dit Nymphadora avec douceur. Rufus Scrimgeour m'a juste annoncé que c'était une mesure de sécurité pour plusieurs jours avant que l'on ne m'y emmène.
- Ils ont peur que tu ne t'échappes!
- À titre préventif, je leur ai échappé une fois il y a quatorze ans d'ici avant de me rendre volontairement. Et puis je dois remettre de l'ordre dans la maison et la vendre avant de partir pour de bon.
Theodora se blottit dans les bras de sa mère. Mais en regardant vers les hommes, derrière eux se tenait un autre homme aux visages pâle comme la mort, aux narines de serpents. Theodora écarquilla les yeux, son père ne serait pas assez fou pour se tenir sur le quai avec tous les hommes du ministère présent. Et ensuite il disparut d'un seul coup. Les yeux de la jeune sorcière avaient sûrement dû lui jouer un tour. Quittant la sécurité des bras de sa mère, elle longea le train qui la conduirait vers un endroit familier où elle était sûre que rien ne changerait.
Avant de monter à bord, le train ejecta un panache de fumée qui provoqua une quinte de toux chez la jeune fille. Une ombre se dessina devant elle, dans un costume noir. C'était impossible, elle devait sans doute encore rêver. Il ne dit rien, fit un sourire terrifiant. Theodora regarda partout autour d'elle, afin de vérifier si quelqu'un d'autres l'avaient vu. Mais le monde des sorciers semblaient aveugles. Theodora regarda encore une fois l'emplacement ou se tenait son père quelques secondes plus tôt, mais ce dernier avait disparu.
Theodora monta vite à l'intérieur du train et commença à chercher le compartiment où se trouvaient ses amis. Elle croisa Harry, Ron, Hermione et Neville dans le couloir. Neuville tenait une plante affreuse dans les mains, mais la vue de son condisciple de maison, la fit sourire.
- Salut Theodora, j'ai appris pour ta mère, dit Neville timidement. Je trouve cela injuste ce qui lui arrive.
- Salut! Merci Neville, c'est comme sa voilà tout!
Neville attrapa le bras de Theodora et l'emmena légèrement à l'écart.
- Ma grand-mère croît Harry, dit Neville sans détours.
- Oh! Et?
- Je suppose qu'il a essayé de te contacter?
Theodora fit un léger signe de tête pour affirmer les propos de Neville. Ce dernier resserra la prise qu'il avait sur son bras.
- On en reparlera dans la salle commune...
Theodora n'en revenait pas, qu'est-ce que les vacances d'été avaient bien pu faire à Neville? Elle le trouvait déjà changer physiquement, moins boudinés et plus séduisant malgré ses vêtements qu'avait sûrement choisis sa grand-mère. Il semblait encore plus protecteur avec elle, Theodora rougit. Son béguin pour Neville refaisait surface et elle n'était pas sûre de savoir le cacher à cet instant précis.
- Enfin si tu es d'accord, dit Neville en détournant le regard.
- Je suis d'accord, je te raconterais tout, si tu me racontes tout, dit Theodora en souriant.
Neville sourit et Theodora reprit son excursion à travers les wagons du train. Malgré la surprise de la jeune fille, son ami Neville restait tel qu'elle le connaissait. Et elle avait l'impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine. Ce qu'elle ressentait pour Neville était éphémère, ça ne durerait pas, Theodora le savait et elle n'avait vraiment pas envie de tentée le diable.
- Tu fais une drôle de tête, Jedusor, dit une voix masculine.
Theodora redressa la tête et regarda le garçon qui se tenait contre l'une des fenêtres du train.
- Je tire la tête que j'ai envie Beauguard, répondit Theodora avec un peu de venin dans la voix.
Alexander Beauguard, était un élève de la maison Serdaigle dont elle n'avait jamais vraiment prêté attention. Mais curieusement, il avait un je-ne-sais-quoi qui attirait son regard. Est-ce que tous les garçons de cette année scolaire auraient tous changer où les yeux de Theodora lui jouaient des tours. Il avait des cheveux blonds cendrés et des yeux bleus gris, son visage avait des traits fins et la jeune sorcière se surprit à regarder ses bras, sous son t-shirt, il était légèrement musclé. Neville à côté de lui avait l'air d'un saucisson et pensé ainsi de son plus cher ami et petit béguin lui fit de la peine. Elle devait être aussi superficielle que les autres filles qui couraient après Beauguard.
- Ton pitt-bull n'est pas près de toi? demanda Theodora dans un sourire narquois.
- Cela ne te regarde pas, Jedusor!
- Alors ne me pose pas de question sur ma tête.
Theodora fit un pas pour continuer son chemin, ce type l'aguaçait vraiment, mais Alexander lui barra le chemin.
- Ôte-toi de mon chemin, siffla Theodora.
- Du calme Jedusor, murmura Alexander à son oreille. Tu ne voudrais pas que tout le monde sache pour ton cher papa.
- Tu n'oserais pas?
- Qui sait, et puis comment réagirait tous les autres élèves de l'école en sachant que la fille de Vous-Savez-Qui, se balade tranquillement dans les couloirs?
- Comment...?
- Le monde des sorciers parle, Jedusor. C'est dommage qu'avec le don que tu as, tu ne les écoutes pas plus souvent.
Alexander se déplaça un rien sur le côté et partit vers la fin du wagon. Theodora encore sous le coup de la colère essayait de se ressaisir, lorsque ses pieds se mouvèrent seuls vers le wagon suivant où elle trouva ses amis et son cousin en grande conversation.
- Tu en as mis du temps! dit Allegra en souriant.
- Tu en tires une tête, dit Benjamin soucieux.
Theodora s'assit près de la fenêtre, ses nerfs à vif et observait les paysages défilés. Benjamin s'assit en face d'elle scrutant la moindre trace sur son visage de calme. Mais elle n'était bien trop occupée par elle-même que pour faire attention aux autres.
Son cousin essaya de lire dans sa tête, mais comme la jeune fille n'avait plus irrigué de barrière, il put revoir toute la scène qui venait de se jouer dans le wagon précédent.
- Alexander aurait mieux fait d'éviter de parler, dit Benjamin furieux.
- Laisse-tomber, il n'en vaut pas la peine, dit Zacharia. Le provoquer maintenant, signifierait que tout le monde aurait raison au sujet de votre famille.
- Tu sais ce que beaucoup de sorciers pensent, dit Allegra en s'asseyant à côté de Theodora.
La main de sa meilleure amie, la calma un tant soit peu. Elle ouvrit la vanne de pensée et se retrouva avec un flot de pensée aussi bizarre les unes que les autres. jusqu'à ce qu'elle capte plusieurs pensées qui concordaient avec ce qu'avait dit Alexander. Mais ses pensées venaient de Malefoy et des autres Serpentard. Rien de bien alarmant entre autres.
Alexander, avait réussi à éveiller la méfiance de Theodora. Les autres familles de sorciers ne connaissaient pas sa famille comme elle la connaissait. Elle ne parla pas d'avoir cru voir à plusieurs reprises son père sur le quai de la gare, cela n'aurait servi à rien, à part remuer encore plus le couteau dans la plaie.
Elle resta assise à écouter ses amis, parler du reste de leurs vacances, après tout le monde ne tournait pas qu'autour d'elle.
