Bonsoir tout le monde alors oui je sais ça fait très longtemps que je n'ai pas posté sur cette histoire mais j'avais un gros syndrome de page blanche qui commence doucement à disparaître alors je ne sais pas si j'ai encore beaucoup de monde qui suit encore cette histoire ou mes autres histoires mais je vais essayer de les finir. Je ne sais pas à quels intervalles je posterais mais je compte bien les finir. VOilà un petit chapitre pour se remettre dans le bain

Bonne lecture !

Freya l'avait entendu frapper violemment contre la porte et bien qu'elle aurait aimé retourner le voir, elle savait que c'était impossible. Elle alla se pencher à sa fenêtre où elle apercevait les navires de Bjorn. Elle savait que son destin était de voyager mais elle ne comprenait pas pourquoi les Dieux la mettaient à l'épreuve. Pourquoi ils avaient mis Hvitserk sur son chemin en sachant pertinemment qu'elle aurait dû mal à lui résister.

Déesse Freyja, pourquoi m'infliger encore des souffrances? N'ai-je pas suffisamment payé? Dois-je en plus être obligé de choisir entre ma famille et ma liberté? S'il vous plaît, si par un quelconque hasard j'ai encore le droit à quelques unes de vos faveurs donnez moi la force de lutter! Je vous en prie!

Elle fut interrompue par des coups frappés à sa porte. Elle alla ouvrir et tomba nez à nez avec un serviteur Franc. Il lui parla dans sa langue et au vu du coup d'œil qu'elle lui donna il comprit qu'elle ne parlait pas sa langue. Freya vit l'homme faire un effort de concentration.

Prince Rollo… commença-t-il, vous venir manger à table.

Il s'exprima difficilement mais Freya salua l'effort. Elle lui sourit et il le lui rendit avant de la conduire dans les couloirs. Il l'emmena dans une salle avec une immense table dressée pour six. Rollo était installé en bout de table, sa femme Gisla était à sa droite et il avait laissé une place libre à sa gauche. Rollo se leva à son arrivée.

Douce Freya, j'ai cru que tu avais changé d'avis.

Je suis beaucoup de chose, Rollo mais je suis avant tout une femme de parole.

Et je ne peux que saluer cette qualité. La loyauté est quelque chose qui se perd de nos jours.

Vous en savez quelque chose vous qui avez trahi votre frère et vos neveux, dit-elle avec un sourire moqueur.

Tu es sacrément mordante pour une si jeune personne. Viens t'asseoir.

Il lui indiqua le siège libre à côté de lui. Freya s'installa sous le regard sévère de sa femme. Freya lui fit un sourire poli. Gisla s'adressa à son mari dans sa langue. Puis Rollo se tourna vers Freya.

Je crois que ma femme te considère comme une rivale, dit-il en souriant.

Il n'y a pas de quoi, dit-elle, je ne cherche nullement à semer le trouble dans votre mariage, je trouve juste dommage de ne pas profiter d'un repas gratuit.

Tu as bien raison, lui dit-il

La princesse s'adressa à Rollo mais Freya ne comprit rien à part le prénom Lagertha. Rollo sourit et se tourna vers Freya.

Ma femme demande si tu es la fille de la célèbre guerrière au bouclier Lagertha.

Bien que cela aurait été un honneur d'être sa fille, je ne suis qu'une simple fille de fermiers vivant dans un petit village de Norvège.

Tu lui fais penser à elle, et moi aussi je trouve que tu as certains traits de caractères qui lui ressemblent.

Je suis loin d'arriver à la cheville de Lagertha mais c'est un grand honneur d'être confondu avec elle.

Je suis sûre que tu es bien trop modeste.

Je….

Freya fut interrompue lorsqu'elle reçut de la purée dans ses cheveux. Elle se tourna brusquement vers le garnement qui avait utilisé sa cuillère comme catapulte. Elle reconnut l'aîné des enfants de Rollo, le même qui leur avait tiré la langue. Rollo et Gisla grondèrent Guillaume qui se recroquevilla sur sa chaise. Freya fit signe à Rollo de laisser tomber.

Je suis vraiment navrée, lui dit Gisla en langue nordique.

Freya fut d'abord surprise puis c'était évident qu'elle connaissait leur langue puisque son mari était un viking.

Ce n'est rien princesse. Ce n'est que de la purée.

Vous n'allez pas… lui faire du mal, dit-elle un peu incertaine.

Bien sûr que non, lui dit Freya offusqué. Je suis peut-être une femme viking et je n'ai peut-être aucun scrupule à tuer ou à piller les villages mais je jure sur les Dieux que je ne ferais jamais de mal à un enfant et encore moins pour des enfantillages.

La princesse Gisla était surprise qu'elle s'offusque aussi rapidement. La seule chose qu'elle avait vu des vikings c'était qu'il n'était que des barbares avides d'or et de sang. Mais cette jeune femme était pas comme ça.

Mais par contre, je suis assez partisante du "oeil pour oeil" donc…

Elle posa sa main sur la tête du petit Guillaume et la plongea dans son assiette. Le garçon sortit la tête de son assiette avec le visage recouvert de purée et il éclata de rire en retirant la purée de son visage. Son frère et sa sœur ne purent s'empêcher de se moquer de leur frère et Rollo et Freya rirent.

Méfie-toi la prochaine fois que tu attaques une femme vikings, dit Freya en ébouriffant les cheveux de Guillaume.

La princesse Gisla se leva de table.

Venez avec moi, dit-elle à Freya.

Freya jeta un regard surpris à Rollo mais il ne semblait pas au courant des agissements de sa femme. Freya se leva à son tour et suivit la princesse dans les couloirs. Elle la conduisit sur un petit balcon avec vue sur la mer. Freya s'accouda à la rambarde en regardant l'horizon attendant que la princesse se mette à parler.

Vous êtes une guerrière? demanda-t-elle

C'est exact.

Pourquoi voyagez-vous?

Parce que j'en ai envie.

Vous êtes la seule femme à bord?

Nous sommes deux, la deuxième est la femme du constructeur de bateaux qui nous accompagnent, Floki.

Donc vous êtes une femme pour tous les hommes du navires? dit-elle avec un haussement de sourcil.

Je n'aime pas du tout ce que vous sous-entendait princesse. Je ne crois pas vous avoir manqué de respect depuis mon arrivée, je vous demanderais donc d'en faire autant, dit-elle avec un regard sévère.

Vous n'allez pas me faire croire que vous n'avez couché avec aucun de ces hommes?

Croyez-le ou non aucun ne m'a touché, et si l'un d'eux essayait il ne serait sans doute plus jamais capable de prendre une femme.

Même le neveu de mon mari?

Qu'est-ce que vous voulez, princesse?

Je veux savoir si mon mari à des risques de m'être infidèle, c'est tout.

C'est ridicule, je ne suis pas intéressée par votre époux, la seule chose que je désire c'est de voyager au bout du monde s'il le faut. C'est ça que je souhaite.

Et les esclaves?

Quoi les esclaves?

Je connais vos coutumes. Je sais que lorsque vous faites des raids les femmes sont souvent violées et servent ensuite d'esclaves.

Que voulez-vous que je vous dise? Moi je ne les viole pas en tout cas.

Il le fera?

Je ne connais pas votre époux! Je n'avais entendu parler de lui que dans les récits. Le frère de Ragnar Lotbrock a trahi son frère à plusieurs reprises et a fini par épouser une chrétienne, c'est tout ce que je sais de lui.

J'ai peur qu'il redevienne le viking qu'il était avant.

Rollo est toujours un viking que vous le vouliez ou non. Mais rassurez-vous, ils ne violent pas tous les esclaves, certains sont fidèles à leur femme.

Vous y croyez vraiment?

Je suis peut-être une viking mais je suis aussi une femme et j'aime à espérer que l'homme que j'épouserai me sera fidèle. Je sais que je serais toujours la femme d'un seul homme et j'espère qu'il en pensera de même.

Vous n'êtes toujours pas marié? demanda-t-elle surprise.

Par les Dieux non, dit-elle en rigolant

Vous n'avez donc pas d'enfants.

Certainement pas

Vous n'en voulez pas?

Non, ou en tout cas le plus tard possible.

Vous, les femmes vikings, vous êtes vraiment curieuses.

Rassurez-vous, la pensée des femmes chrétiennes nous échappe aussi.

Gisla laissa échapper un rire.

Si c'est l'infidélité de votre mari qui vous fait peur, je peux veiller à ce qu'il le reste.

Vous feriez ça?

Je n'aurais peut-être pas à le faire mais si ça vous permet de le laisser partir sans vous inquiéter, je peux essayer.

Si vous vous proposez, alors j'accepte.

Très bien. Si vous le permettez, je vais aller dormir. Un long voyage m'attend.

Je ne vous retiens pas plus longtemps.

Merci, princesse Gisla.

Vous savez, je pense qu'il désire plus qu'une simple coucherie. Il ne se montrerait pas aussi protecteur.

Au revoir, princesse, dit-elle pour éviter le sujet "Hvitserk"

Freya retourna dans sa chambre. Elle récupéra une longue chemise blanche dans l'armoire et se glissa dans les draps de soie. Son sommeil était très agité. Il était peuplé de cris et de corps enflammés. Tout n'était que horreur, malheur et destruction. Il ne savait pas que les cris qu'elle poussait dans son sommeil avaient réveillé l'homme qui dormait dans la chambre d'à côté. Hvitserk se leva précipitamment en pensant qu'elle était peut-être en danger. Mais en arrivant dans la chambre, il l'a vit se débattre avec elle-même. Il s'approcha d'elle et tenta de la réveiller. Freya s'agita encore un peu mais finit par ouvrir les yeux. Elle eut du mal à savoir où elle se trouvait ni d'où provenait cette voix qui l'avait sortie de ses ténèbres.

Freya, c'est fini, continua la voix.

Elle se retourna et croisa les yeux bleus de Hvitserk. Des yeux qui exprimaient toute son inquiétude. Elle ferma les yeux et une larme roula sur sa joue. Hvitserk se hâta de l'effacer.

Freya, c'était juste un mauvais rêve, lui dit-il

Non, lui dit-elle, ce sont des souvenirs.

Tu peux me raconter si tu veux.

Non c'est mon fardeau, c'est à moi de le porter. C'est ma punition, celle infligée par les Dieux

Pourquoi ils t'infligent cela?

Parce que j'ai abandonné ma famille.

En venant ici?

Non, bien avant.

Tu devrais peut-être en parler….

Non, ça ne servirait à rien….

Freya… dit-il dans un souffle alors qu'il prit sa main dans la sienne.

Elle était allongée sur le côté et lui il était accroupi à côté d'elle. Elle avait le regard rivé sur leur main jointe. Ils étaient tous les deux silencieux attendant qu'un des deux brise le silence. Hvitserk lui caressait lentement les cheveux et inconsciemment, Freya ferma les yeux. Il continua durant de longues minutes. Il pensait qu'elle s'était endormie mais lorsqu'il voulut retirer sa main elle la serra plus fort. Il ne voulait pas la laisser mais il ne voulait pas non plus lui manquer de respect en se couchant auprès d'elle. Il s'assit contre le mur et posa sa tête sur le matelas en tenant toujours sa main. Il aurait sans doute mal partout demain mais pour rien au monde il n'aurait voulu s'éloigner d'elle. Il finit par sombrer dans le sommeil à son tour.