Jeu Mortel
Chapitre 17 : Appréhension
Les prochain jours fut les plus durs et les plus mystérieux que Leïla avait eu jusqu'ici. Elle avait passé plusieurs jours, et plusieurs nuits, à se repasser en boucle le film dans sa tête. Elle espérait se souvenir de quelque chose entre le moment où elle s'était fait attaquée et l'instant où Dumbledore l'avait ranimé, mais jusqu'à maintenant rien de marquant n'avait refait surface.
Sirius, qui avait reçu une missive du trio d'or après cette soirée si étrange, lui avait envoyé presque aussitôt une lettre pour s'assurer de la bonne santé de sa nièce. Leïla l'avait rassuré et lui avait dit que toute cette histoire prendrait fin en même temps que la fin du Tournoi.
Elle ne devait pas non plus négliger le travail de la troisième tâche du Tournoi. Leïla avec toutes ces péripéties autour de Mr Croupton, qu'on n'avait toujours pas retrouvé, avait presque oublié que la dernière tâche aurait lieu dans moins d'un mois.
Au début du mois de juin elle commença donc sérieusement à faire des recherches, en essayant de mettre de côté l'affaire Croupton. Elle parcourut une bonne partie des livres de botanique traitant de haies magiques, demanda à Neville s'il avait une quelconque solution pour les traverser où les détruire, mais aucune réponse ne lui parvînt.
Son plan avait été de ne pas s'embarrasser de chose tel qu'une orientation ratée ou d'une perte de temps. Mais de tout évidence elle allait devoir en passer par là, pour allait décrocher le Trophée des Quatre Sorciers.
- C'est dans ces moment-là que je voudrais bien avoir le pouvoir de projection astral, exprima Leïla à l'adresse d'Enzo.
Les quatre amis s'étaient encore retrouvés dans la bibliothèque. Visiblement ce serait un lieu qu'ils auraient visité à moult reprise.
- C'est vrai, reconnut Enzo, comme ça vous auriez été deux à vous perdre.
- Ne te moque pas de mon sens de l'orientation, réprimanda Leïla en ouvrant un nouveau bouquin.
- Il a raison au fond, soupira tristement Angel. Tu n'as pas un très bon sens de l'orientation, c'est sur ça qu'ont devraient se concentrer.
- Hé, dit Alyssa en ayant l'illumination du siècle et en attirant l'attention des autres. Vous vous souvenez ? Il y a un an, je me suis perdu dans la forêt de Muir Wood au nord de San Francisco.
- Ouais, répondit Leïla sachant que son amie allait lui proposer une idée.
- Je n'en suis pas sorti par hasard, poursuivit la châtaigne, j'ai essayé de retrouver mon chemin pendant des heures, jusqu'à ce que j'utilise la magie.
- Une formule ? supposa la brune.
Alyssa approuva d'un signe de tête.
- Tu t'en rappelles ? demanda précipitamment Leïla. Pitié dis moi que tu t'en souviens !
Alyssa fit un sourire et approuva de nouveau.
- Ah, merci ! s'exclama Leïla en sautant de joie.
Alyssa s'empara du parchemin et de la plume que tenait Angel et commença à griffonner des rimes sur le parchemin vierge.
- Tu es sûre que ça marchera ? demanda une minute plus tard Leïla en tenant précieusement la formule dans sa main.
- Affirmatif, répondit Alyssa, je suis sûre à cents pour cents. Après tout ça m'a bien sorti de cette forêt. Après j'ai quand même changé quelques détails, pour quelle t'amène au Trophée et non à la sortie.
- Mais il te faudrait aussi une autre formule, ajouta Angel.
- Pourquoi faire ? dit Enzo. Tant qu'elle retrouve son chemin, c'est l'important.
- Ce ne sera pas une promenade de santé, expliqua le brun, Verpey t'as bien dit qu'ils « pimenteraient » les choses ?
- Oui, c'est vrai, se souvînt Leïla, je pourrais peut-être utiliser une formule de résistance, comme pendant la première tâche.
- Non, refusa Angel, on ne sait pas combien de temps va durer cette épreuve. Il n'y a pas de limite de temps cette fois, si tu utilises une formule de résistance, il t'en faut une plus efficace.
- C'est vrai, soupira Leïla, si j'utilise celle du scorpion, il y a de grande chance que tombe dans les pommes après un court moment.
- Donc prochaine étape, décida Enzo, rédiger une formule améliorée pour te rendre plus forte.
- Ça devrait être la dernière pour le Tournoi que tu utiliseras, dit Alyssa.
- Espérons.
Plus la tâche se rapprochait, plus son appréhension montait en flèche. Mais il y avait aussi un autre événement à prendre en compte. Dans trois jours, à la date du dix juin, ce serait la célébration du quatorzième anniversaire de mort de sa mère, Evangelyne.
Cette date, qui marquait une tournure drastique et triste, avait eu lieu de devenir une sorte de tradition chaque année depuis sa disparition.
Le matin, trois jours avant cet anniversaire, Leïla coinça son frère entre le cours d'histoire et son cours d'études des runes.
- Neuf heures, dans la tour d'astronomie, lui dit-elle simplement conscient qu'il avait saisi le sens de sa phrase. Ne soit pas en retard ou j'y vais sans toi.
Elle se dirigea ensuite vers sa meilleure amie, qui devait rejoindre la classe de divination.
- Pour neuf heures, ça te convient ? Toujours partante ?
Alyssa acquiesça avec un petit sourire.
- Bien-sûre. On fournira bien une excuse pour les cours.
Ce jour-là, lors du cours d'études des runes, elle ne fût pas très concentrée. Elle revivait sans cesse les souvenirs de sa mère dans sa tête. Ce fut seulement quand Enzo lui donna un coup de coude qu'elle consentit enfin à revenir à la réalité.
Elle ne s'était même pas rendu compte que le professeur Babbling leur avait donné une feuille complète d'exercices à remplir et que la sienne était resté vide.
Enzo, en bon ami, fit glisser sa feuille jusqu'à Leïla qui recopia sans enthousiasme les réponses (peut-être fausses) de son ami.
Le lendemain ne fut guère plus enthousiasmant. Rogue, qui avait dût avaler un filtre de colère fulminant pendant le week-end, se montra encore plus féroce et désagréable qu'à l'ordinaire. Alyssa et Leïla durent prendre fortement sur elle-même pour ne pas cracher leur haine sur le maître des potions.
Mais au plus grand étonnement de tous ce fut Sophia qui craqua. Elle fondit en larmes au milieu de la classe sous le regard de tous.
Après avoir argumenter pendant près d'un quart d'heure auprès de Rogue, Katherine fut autorisé à l'emmener hors de la classe pour se calmer.
- Tu nous as dit qu'elle allait bien, murmura Alyssa du bout des lèvres à Leïla.
- Oui, c'est ce que Katherine m'a dit, répondit Leïla tandis que Rogue retournait à son bureau. Peut-être que c'est la pression de la fin d'année ?
- Et de ce cours aussi, marmonna Enzo derrière elles, ça m'étonne même que ce n'est pas arrivé avant.
En sortant des cachots Leïla put apercevoir Katherine et Sophia dans un des couloirs.
Sophia était appuyé contre le mur et avait sa tête dans les mains. Katherine, une main sur l'épaule semblait vouloir la réconforter.
- Sophia, dit doucement Leïla en parvenant à sa hauteur. Tu vas bien ?
Mais à ces mots, les sanglots de sa camarade redoublèrent.
Leïla lança un regard à ses amis qui voulait sembler dire « Vous pourriez venir à mon secours ? ».
- C'est Rogue qui te met dans cet état ? demanda Angel. Quoi qu'il t'a dit, ne le prends pas personnellement. Il est horrible avec tout le monde.
Enfin Sophia releva la tête et regarda les quatre amis, ses yeux étaient rouges et le maquillage qu'elle avait mis avait coulé.
- Il n'y a pas que lui, marmonna-t-elle au bord des larmes. En ce moment je loupe tous mes devoirs, j'ai du mal en cours, je n'arrive pas à dormir la nuit et je me suis disputé avec...avec mon copain.
- Je vois, dit enfin Leïla, ce n'est pas une bonne période pour toi en ce moment.
- Pour les devoirs et les cours, je peux te filer un coup de main, proposa Angel. Je suis plutôt bon dans toutes les matières. Et pour le sommeil, tu n'as qu'a aller voir Mme Pomfresh elle pourra te donner quelque chose.
- Et pour ton copain, dis toi que c'est juste une dispute passagère, lança Alyssa bien qu'elle ignorait le sujet de la dispute.
Sophia essaya de le faire un sourire sans joie, mais put esquisser seulement une sorte de grimace.
- En tout cas j'avais raison, s'exprima Angel un peu plus tard dans la bibliothèque. Elle a bien un copain.
- Ce qui peut expliquer son comportement depuis le début de l'année, poursuivit Enzo en jouant avec sa plume.
- C'est bizarre tout de même, insista Alyssa, d'habitude quand elle est avec quelqu'un, elle ne perd pas de temps pour nous le dire.
- Cette fois elle n'a peut-être pas voulu étaler sa vie privée devant tout le monde, supposa Angel en cherchant des idées de formule.
Alyssa eut un petit rire avant de répondre :
- La dernière fois qu'elle a eu un petit ami, elle m'a tellement bien décrit sa scène de baiser que j'ai eu l'impression de la vivre à sa place.
- Raison de plus, rationalisa Enzo, peut être que cette fois c'est différent. Peut-être que son copain ne veut pas qu'elle raconte tout.
- Oui, mais de là à ne pas avoir son nom ou au moins la date du début de leur relation, contrecarra Alyssa.
- Est-ce qu'on pourrait laisser cinq minutes de côté la vie sentimentale palpitante de Sophia pour revenir à mon problème d'absence de formule ? interrompit Leïla quand elle vit Angel ouvrir la bouche pour répliquer quelque chose à Alyssa.
- Oui, excuse nous, dit Angel en secouant la tête. Tiens regarde, j'ai pensé à ça pendant le cours d'arithmancie, qu'est-ce t'en dit ?
Leïla regarda attentivement l'écrit de son ami mais finit pas hocher la tête de dénégation.
- Il manque quelque chose, marmonna Leïla.
Elle baragouina encore quelques mots indescriptibles avant de soudainement relever la tête.
- Évidement ! Pourquoi je n'y ai pas pensé avant ! déclara-t-elle en se levant et en commençant à fourrer ses affaires dans son sac.
- Leïla, dit Enzo ne comprenant pas l'élan soudain de son amie. Qu'est-ce que tu fais ?
Mais celle-ci ne lui répondit pas, elle termina de ramasser ses affaires, força ses amis à en faire de même et de la suivre hors de la bibliothèque. Leïla leur fit emprunter les escaliers jusqu'au septième étage, puis entra finalement dans la salle commune de Gryffondor.
- Je ne vois pas en quoi la salle commune va nous aider, dit Alyssa toujours dans le flou.
- Pas la salle commune, répondit enfin Leïla, mais le dortoir oui. Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant, ça m'aurait évité bien des problèmes.
Elle finit ensuite par entraîner Alyssa, Angel et Enzo dans le dortoir des filles, vide en cet fin d'après-midi.
Elle se dirigea vers sa valise et commença à la vider. Elle mit un tas de vêtement dans les bras d'Enzo, puis vida le reste à côté de son lit. Le fond de la valise était occupé par d'anciens livres. Les reliures en cuir semblaient vouloir rendre l'âme.
Elle en attrapa deux qu'elle mit dans les mains d'Angel puis sortit les deux derniers. Elle ajouta à la pile d'Angel l'un deux, et garda le plus vieux, le plus abîmé et le plus gros avec elle.
Elle le prit dans ses mains et fut désarçonné par le poids de celui-ci. Elle s'assit sur son lit, et le posa sur ses jambes qui étaient fortement serrés, puis elle jeta un regard à ses amis.
- Posez ça, marmonna-t-elle à Angel et Enzo.
Enzo ne se fit pas prier et lâcha sans une once de cérémonie le tas de vêtements dans la valise. Angel, lui, fut un peu plus respectueux et posa doucement la pile de livre à côté du lit.
- Tu vas enfin nous expliquer ? demanda Alyssa les mains sur ses hanches. Ou il va falloir attendre Noël prochain ?
Leïla prit une inspiration et leur raconta :
- Ce livre vient de la bibliothèque privée de Valentin. Je l'ai pris l'été dernier juste avant de te rejoindre, Alyssa. Et je me souviens, quand je l'ai feuilleté brièvement, avoir vu une page sur les protections.
- Oui mais on connaît tous ton père, avertit Angel, ce livre ne dois pas être sur la liste des cent bouquins les plus sûre.
- Non c'est vrai, avoua Leïla, mais il suffit...
- Si c'est un livre de magie noire il hors de question que tu l'utilise, coupa Enzo fermement.
Alyssa et Angel approuvèrent d'un signe de tête vigoureux.
- Attendez, fit Leïla, c'est vrai, cette formule est sans doute de la magie noire. Mais il suffit de changer quelques mots. Au plus une ou deux rîmes et je suis sûre que ça passera.
Mais les trois amis ne furent pas rassurés et ne cessaient pas de s'échanger des regards septiques.
- Écoutez, poursuivit la brune, on nous a toujours appris que la magie blanche pouvait annuler les effets de la magie noire. Je suis sûre que cette fois-ci ce n'est pas différent, laissez-moi au moins vous montrez ce que je veux faire.
Angel soupira lourdement mais finit par acquiescer.
Leïla ouvrit le livre, dont le titre avait été effacé avec les dégâts du temps, et se retrouva face à des pages jaunies. L'encre en revanche était toujours aussi noire, mais les pages semblaient s'effriter à chaque fois que Leïla en touchait une.
Elle essaya de tourner le plus vite possible les pages de cet ouvrage, pour que ses amis ne voient pas les formules horribles et les sujets dangereusement traités sur chacune d'elles.
- Par curiosité, dit Angel après avoir saisi l'un des titres. Qu'est-ce que tu pensais en faire de ce livre ?
- Rien, révéla Leïla, je voulais juste énerver mon père, encore une fois, en lui volant quelque chose qui lui tenait à cœur. Les bouquins que tu tenais tout à l'heure lui appartenait aussi. Mais peut-être vaut mieux qu'il soit entre mes mains que les siennes.
- Peut-être, répondit Angel sans rien ajouter.
- Tu me connais, répliqua Leïla, je n'aurai jamais utilisé ces formules. Pas si j'avais un doute de semer mort et destruction. Tenez, j'ai trouvé.
Elle retourna le livre vers ses amis en tapotant du bout des doigts la formule, les trois examinèrent soigneusement la formule avant d'interroger la sorcière.
- Alors c'est quoi ton plan ? demanda presque en cinglant Enzo. Parce-que de ce que je vois c'est toujours une formule de magie noire.
- Tu es sûre que tu veux utiliser cette formule ? voulu s'assurer Alyssa.
- Pour répondre à ta question Alyssa oui je suis sûre. Et pour la tienne Enzo oui j'en ai un. Ce ne sera plus une formule de magie noire pour très longtemps.
- Et comment tu comptes faire ?
- Les mots ici, dit Leïla en pointant un endroit précis, il suffit juste que je change ce mot, puis la rime suivante, et le tour sera joué.
Mais ses amis ne furent pas davantage rassurés.
- Regardez attentivement, insista la brune en tapotant une fois de plus la formule. Si on enlève ces deux phrases, la formule n'aura pas la moindre once de magie noire. Donc si je remplace ces mots par autre chose, ce sera bon.
- Et par quoi tu veux les remplacer ? demanda Angel.
- C'est simple, répondit Leïla, par question d'assurance je vais remplacer « noire » par « blanche » et il suffira que je trouve une rime qui colle pour la prochaine phrase.
- Ça pourrait marcher, fini par lâcher Alyssa.
Leïla fut étonné, elle ne croyait pas qu'Alyssa aurait été la première à tomber d'accord avec elle.
- Je suis sûre que ça peut marcher, dit Leïla en regardant les deux garçons. Vraiment. Je ne le ferai pas si je n'en n'étais pas sûre.
Les deux finirent par la laisser gagner mais elle pouvait sentir, qu'ils gardaient en eux un sentiment d'hésitation.
Leïla recopia la formule, entoura les mots qu'elle devrait changer, puis rangea tout ce qu'elle avait déballé dans sa valise.
- Tu as vraiment confiance en moi ? demanda Leïla le soir à Alyssa avant de se coucher.
- En toi oui, répondit Alyssa sans hésitation. En ce livre je dois bien avouer que non.
- Ça va marcher, assura Leïla en mettant ses mains froides sur les joues de sa meilleure amie. Je te le promets.
- Tu te souviens ? Tu as toujours dit de ne pas faire de promesse que tu ne pouvais pas tenir.
- Oui en effet c'est ce que j'ai dit, lança Leïla en s'éloignant d'elle.
- Alors une fois de plus ne le fait pas. Car ce livre appartenait à ton père, et il est hors de question que toi ou moi on lui fasse confiance.
Leïla soupira mais reconnut que ce que disait Alyssa n'avait pas mal de sens.
- Demain, neuf heures, rappela Leïla en écartant ses draps. Oublie pas de te réveiller.
Le lendemain matin Leïla mit toutes les peines du monde à se réveiller, malgré l'insistance auprès de sa meilleure amie de ne pas oublier l'heure et le lieu du rendez-vous prévu avec Liam.
Mais quand elle accorda un regard à son réveil qui lui indiqua sept heure et quart, elle consentit enfin à se lever.
Elle prit plus de temps ce matin-là pour se préparer qu'elle n'en avait pris depuis plus de deux mois. Mais elle le devait pour sa mère. Alors après avoir enfiler une robe droite bleu foncé qui était cintré au niveau de la taille, elle s'installa devant un miroir et se maquilla avec plus d'attention que d'habitude.
Ce jour-là elle mit des couleurs claires. Elle s'appliqua un fard à paupière argenté et surligna ses paupières d'un trait d'eye-liner et de mascara, et prit soin de ne pas dépasser en mettant son rouge à lèvre couleur pèche.
- Tu viens ? demanda Alyssa quelques minutes plus tard en mettant sa veste en jean.
- J'arrive, répondit la jeune fille en bouclant la sangle de ses escarpins à talon hauts.
- T'es belle aujourd'hui, remarqua sa meilleure amie avec un sourire.
- Dit tout de suite que d'habitude je ne le suis pas, plaisanta Leïla avant de reprendre un ton plus sérieux. Aujourd'hui c'est important.
Elle attacha rapidement ses longs cheveux bruns en queue de cheval haute et suivit le sillage de sa meilleure amie.
- Wouah ! dit Enzo en l'apercevant quand elles s'installèrent à la table des Gryffondor. T'es toute belle aujourd'hui.
- Je vais vraiment commencer me poser des questions, lança Leïla, tu n'es pas le premier à me le dire aujourd'hui. Mais j'apprécie, merci.
- C'est juste que ça fais quelques temps qu'on ne t'a pas vu si...pomponner, répondit Angel en se servant une tasse de café.
- Ouais, je sais, déclara Leïla en remplissant son verre de jus d'orange. C'était surtout par manque de temps, que par manque de volonté. Mais il est temps que cela change, j'ai décidé que jusqu'à la dernière tâche j'allais prendre un peu plus soin de moi.
- Excellente résolution, dit Alyssa en prenant une bouché de céréales.
Vingt minutes plus tard, les quatre amis sortirent de la Grande Salle. Leur cours de botanique commençait à huit heures, et bien que Leïla et Alyssa ne comptaient pas s'y rendre, ils se dirigèrent vers l'extérieur.
Avant de franchir la grande porte, Leïla aperçut Hermione en compagnie de Ron et Harry qui quittaient la Grande Salle à leurs tours.
- Je reviens, dit Leïla à l'adresse de ses amis. Alyssa, tu n'as qu'a les accompagner jusqu'à mi-chemin. Ont se retrouvent ensuite au terrain de Quidditch.
Elle ne laissa pas le temps à ses amis de répondre et se précipita vers la fille du trio d'or.
- Hermione, interpella Leïla, est-ce que je pourrais te parler deux minutes ?
- Salut, dirent Ron et Harry après avoir vu qu'elle ne leur avait adressé aucun regard.
- Salut les garçons, dit enfin la brune, désolé j'ai vraiment pas le temps. Est-ce que je peux vous empruntez Hermione ?
- D'accord, répondit Hermione en regardant sa montre. Mais vraiment deux minutes. On a un cours de défense contre...
- Promis, coupa Leïla en empoignant le bras de la née-moldue et de l'attirer à l'écart.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
- Un sortilège, révéla Leïla avant de rajouter, pas dangereux et qui n'a rien à voir avec le Tournoi.
Hermione la regarda en l'incitant à continuer.
- Le jour de l'examen des baguettes, expliqua Leïla, celui qui regardait le fonctionnement de celles-ci à réaliser un sortilège avec celle de Fleur. Des fleurs on en jailli, je crois que la formule était « ochadeus » ou quelque chose dans ce genre.
- « Orchideus », rectifia Hermione les lèvres pincées.
- Oui, voilà, dit Leïla, je voudrais bien te demander de le faire...pour moi.
- Tu as besoin de fleurs ? s'étonna la jeune sorcière.
- Un bouquet, affirma Leïla, j'aurai bien demandé à Harry ou aux jumeaux. Mais tu es la meilleure en sortilège, et le but étant que le bouquet soit frais et non fané au bout d'une heure.
Le compliment fit plaisir à Hermione qui rougit.
- Et pourquoi tu as besoin de fleurs ? demanda avec curiosité.
- Je croyais que tu ne devais pas être en retard en cours, devança Leïla ne voulant pas exposer ses sentiments à Hermione.
Mais Hermione n'en démordit pas.
- Pour ma mère, lâcha Leïla, ça fait quatorze ans qu'elle est morte aujourd'hui. Et je voudrais bien un bouquet.
Le visage d'Hermione blanchit aussitôt, Leïla se doutait bien que la réponse que la châtaigne attendait avait plus un rapport avec des blagues ou autre chose qu'un décès.
- Oh, je suis désolé, s'excusa Hermione, je ne pensais pas que...
- C'est rien, interrompu Leïla d'un geste de la main. Est-ce que tu peux réaliser ce sortilège ?
- Oui, approuva Hermione, tu veux une espèce de fleur en particulière ?
- Des roses, répondit Leïla, blanches et rouges.
Hermione hocha la tête, sortit sa baguette magique de la poche de sa robe, se racla la gorge et brandit enfin sa baguette.
- Orchideus, prononça-t-elle d'un ton vigoureux.
Il y eu un nuage de fumée et aussitôt une gerbe de fleur rouge et blanche sortit de sa baguette.
Le bouquet resta quelques secondes en l'air avant de tomber dans les bras de Leïla.
- Voilà, déclara Hermione, normalement elles devraient tenir plus de temps que des roses normales.
- Merci, Hermione, répondit Leïla en contemplant le bouquet.
- Pas de quoi, dit la jeune sorcière avant de jeter un coup d''œil à sa montre. Je dois te laisser, je vais être en retard !
Elle rangea précipitamment sa baguette dans sa robe, adressa un signe de la tête à Leïla, puis couru vers le grand escalier et disparu dans les étages.
- Super bouquet, admira Alyssa un quart d'heure plus tard quand Leïla l'eut rejoint au terrain de Quidditch.
- Je le dois à Hermione, répondit la brune, elle a fait un travail fantastique.
- J'espère qui fait le même temps à San Francisco qu'ici, commenta Alyssa en regardant la clarté du ciel.
- Sûrement, marmonna Leïla, peut-être même qu'il y fait plus chaud. T'as eu des nouvelles de ta mère récemment ?
- Non, répondit Alyssa en hochant la tête, mais je ne m'inquiète pas, elle doit être surcharger de travail à l'hôpital.
Une heure plus tard, les deux filles avaient quitté le terrain de Quidditch pour se rendre dans la tour d'astronomie.
- Tu es sûre qu'il va venir ? demanda Alyssa quelques minutes plus tard en consultant sa montre.
- Je lui ai dit, que s'il était en retard je partirai sans lui donc je pense que oui il va venir. Mais si dans cinq minutes il n'est pas là, tant pis pour lui.
Mais elles n'eurent pas à attendre cinq minutes car quelques secondes plus tard, Liam émergea des escaliers.
- Tu es en retard, lança sa sœur en lui jetant un regard foudroyant.
- J'ai été retenu par des abrutis de Serpentard, se défendit son jumeau.
Leïla prit en compte que sa phrase signifiait des excuses. Elle examina son frère et vu que lui aussi semblait habillé avec plus de soin qu'a l'accoutumé. Bien qu'il avait toujours été bien habillé.
Il avait troqué ses habituelles t-shirts aux manches longues gris foncé pour une chemise blanche qui mettait en valeur ses muscles et une veste de costume noir. Et son jean était plus serré que d'habitude, et enfin il portait des chaussures de ville noir.
Entre lui et sa sœur, celle qui était le plus coloré était Alyssa avec sa robe en dentelle vert kaki, ses bottines marrons et sa veste en jean bleu.
- On peut y aller ? demanda enfin Alyssa en regardant le jeu de regard exercé entre la sœur et le frère.
Leïla fit un signe de tête puis pris la main droite de son amie, tandis que celle-ci, avec une petite grimace offrit la sienne à Liam, qui la prit sans dire quoique ce soit.
Alyssa fit appel à son pouvoir de téléportation et ils se transportèrent tous les trois hors des murs de Poudlard.
Quand ils arrivèrent à destination, ils étaient à côté d'un grand mur de pierres.
Leïla et Alyssa regardèrent aux alentours pour voir si personne ne les avait vu employer la magie, Liam lui ne s'en donna même pas la peine.
- Merci, dit enfin Leïla à l'adresse d'Alyssa.
Celle-ci fit un sourire à sa meilleure amie, et ne se formalisa pas de l'absence de remerciement de la part de Liam.
- Tu nous attends ici ? proposa Leïla. Ont essaient de faire au plus vite.
- Oh, prend ton temps, répondit Alyssa avant de désigner le café juste en face du cimetière. Je vous attends là-bas.
- Tiens, déclara Leïla en lui tendant sa carte bancaire qu'elle gardait toujours sur elle en cas de besoin, Tu connais le code.
- T'inquiètes, voulu refuser Alyssa, j'ai ce qu'il faut.
Mais Leïla insista, elle lui passa même son paquet de cigarettes, ce fut seulement quand Liam, agacé, se racla la gorge, que Alyssa accepta la carte et les cigarettes et prit la direction du petit café.
Leïla jeta un regard noir à son frère, mais consentit à le rejoindre pour contourner les murs et ainsi rejoindre l'entrée du cimetière.
Ils ne venaient pas ici souvent. Tout au plus deux à trois fois par an, pour l'anniversaire tristement célèbre du jour de sa mort, quelques fois pour la Toussaint et très rarement pour son anniversaire.
Mais malgré tous les conflits qui les opposaient, ils s'étaient fait une promesse, et ils comptaient la tenir. L'un comme l'autre.
Liam poussa les lourdes grilles en fer forgés et laissa passer sa sœur en premier.
Leïla se retrouva devant des allées et des allées de tombes. Certaines stèles étaient plus hautes que d'autres et quelques mausolées se dressaient dans le cimetière.
Leïla, en compagnie de son frère, contourna le jardin du souvenir, et marcha sur la pelouse soigneusement entretenue. Pour être honnête ce n'était pas le plus beau des cimetières mais il avait son propre charme.
Ils marchèrent pendant cinq minutes entres les différentes tombes, puis finirent par s'arrêter devant une pierre tombale qui était juste à côté d'un saule pleureur.
La tombe elle aussi était soigneusement entretenu, malgré ses quatorze ans. La pierre blanche poli était propre et des plaques du souvenirs étaient posé dessus, sur certaines ont pouvaient y lire « A notre maman, tu seras toujours dans nos cœurs » ou encore « A mon épouse qui m'a été loyale dans la vie, et qui le sera dans la mort ».
Il y avait aussi une petite statuette d'un ours assis et qui tenait entre ses pattes une bougie.
Leïla laissa en suite son regard dérivé vers la stèle et regarda ce qui y était marqué.
« Evangelyne Black, née Swyn
1966 - 1991
Mère - Sœur - Épouse – Amie
Parti de ce monde mais jamais de notre esprit et de notre cœur »
Leïla, sans un mot, s'accroupit posa le bouquet de roses sur la pierre tombale, porta son index et son majeur à ses lèvres puis les posa ensuite sur le nom de sa mère gravé sur la stèle.
- Je t'aime, maman, murmura-t-elle pour elle-même.
Elle se releva ensuite et repris place aux côtés de son frère.
Liam quant à lui sortit une unique rose blanche de l'intérieur de sa veste et la posa à son tour à côté du bouquet de sa sœur. Il prononça ensuite quelques paroles que Leïla ne put entendre et se releva après avoir passé la main sur le dessus de la stèle.
- Tu crois qu'elle nous en voudrait ? demanda soudainement Liam à la surprise de sa sœur. De nous voir nous déchirer comme on le fait.
- Oui, sûrement, répondit Leila quelques instants plus tard Je suppose...
- Quelques fois je voudrais retourner à cette époque, murmura-t-il assez fort pour que sa sœur l'entende. Quand nous avions quatorze ans et que nous étions insouciants.
- Moi aussi...
- Mais ce n'est pas possible n'est-ce pas ? dit Liam en regardant sa sœur qui avait toujours les yeux rivés sur la tombe de leur mère. Quoi que je fasse, tu ne me pardonneras jamais cette erreur ?
- Une erreur qui à coûter la vie à notre mère ! dit durement Leïla en regardant enfin son frère dans les yeux.
- Tu crois que je ne le sais pas ? répliqua Liam en ne haussant pas la voix. Tu ne crois pas que je le regrette chaque jour depuis quatorze ans ?
- Ce n'est pas ce que tu montres, répondit Leïla, chaque jour quand je te croise, ce n'est pas ce que tu montres.
- Parce-que je fais semblant ! lâcha enfin Liam. Qu'est-ce qui se passerait si je ne faisais pas semblant, Leïla ? Je vais te le dire, on se ferai bouffer tout cru.
- Alors vaux mieux inspiré crainte et terreur, c'est ça ? demanda Leïla avec presque un éclat de rire ironique dans la voix.
- Non, respects et assurance, rectifia Liam, c'est la différence. Je ne peux pas faire autrement.
- Bien-sûre que si, s'énerva Leïla face à son frère. A une époque ce n'était pas Will et Sleek qui t'accompagnaient. Mais moi. Et Alyssa. Et Enzo. Et Angel. Tu te souviens de ça ?
- Bien-sûre que oui je me souviens, petite sœur, répondit Liam. Parfois la nuit, tard, je me raccroche à ça. Mais quand le soleil se lève, ce n'est plus la réalité.
- Nous étions cinq avant dans cette bande, rappela Leïla, et après nos quatorze nous n'étions plus que quatre.
- Neuf ans, poursuivit Leïla en reportant son attention sur la tombe d'Evangelyne. Ça, c'est le temps qu'il t'a fallu pour m'avouer ta faute, et ce qui en avait résulté.
- C'est vrai, reconnut Liam en reportant lui aussi son regard vers sa mère. Et si c'était à refaire, je recommencerais. Parce-que pendant neuf ans tu ne m'as pas haï.
- Tu penses que je te hais ?
- Bien-sûre, dit Liam, sinon comment tu définirais ton comportement avec moi ?
- J'ai essayé de te haïr. Je te jure que j'ai essayé de toutes mes forces, confia Leïla, mais je ne peux pas. Tu es mon frère. Le seul parent qu'il me reste.
- Alors qu'est-ce que tu ressens envers moi ? s'étonna Liam convaincu que sa sœur le haïssait.
- Je ne sais pas, répondit Leïla, un mélange d'amour et de colère et d'incompréhension.
Liam se mordit la lèvre mais n'ajouta rien.
- Tu aurais dû me le dire ce jour-là, continua Leïla.
- Et j'aurais dû te dire quoi « Au faîtes Leïla, notre père avait prévu l'assassinat de notre mère par l'intermédiaire de la Source ».
- Peut-être oui, asséna Leila, peut-être qu'elle serait encore là aujourd'hui.
Mais Liam hocha la tête de dénégation.
- Quand j'ai entendu Valentin en parler, c'était déjà trop tard, expliqua-t-il, maman était déjà en Enfer. Par ailleurs j'avais cinq ans. C'est à peine si j'avais compris le sens de ses mots, c'est seulement des années plus tard que j'ai enfin tout compris.
Leïla s'étonna de l'attitude de son frère, c'était la première fois de sa vie, qu'elle entendait Liam appeler son père « Valentin », d'habitude c'était elle qui le faisait.
- Tu n'aurais quand même pas dû me le cacher, insista la sorcière.
- Est-ce que tu crois pouvoir me pardonner un jour ? demanda Liam en rebondissant sur une des premières questions posés dans cette discussion.
- Je ne sais pas, souffla Leïla, mais pas tant que tu n'auras pas changé. Ce qui comprend ton implication dans les affaires que Valentin est entrain de fomenter.
- Je ne sais pas ce qu'il fait, répondit Liam, je ne l'ai jamais su. C'était à toi qui voulait en parler.
- Tu me dit la vérité ?
Leïla avait vraiment envie de croire son frère. Mais elle ne pouvait pas s'y fier simplement parce qu'il lui disait quelque chose qu'elle avait envie d'entendre.
- Oui, dit simplement Liam.
- Il va me falloir du temps...et des preuves.
- Des preuves ? s'étonna Liam en regardant à nouveau sa sœur dans les yeux. Tu veux une preuve ? Maintenant ?
Sous l'incompréhension de Leïla il s'accroupit dans l'herbe, et s'empara de la plaque souvenir où il était marqué « A mon épouse qui m'a été loyale dans la vie, et qui le sera dans la mort ». Il se releva, croisa un instant le regard de sa sœur, reporta son attention sur la petite plaque qu'il tenait. Puis soudainement il la jeta contre l'arbre d'à côté, la plaque heurta le tronc et explosa en morceaux.
- Voilà ta première preuve, déclara Liam.
Leïla les yeux ébahis regardait encore l'arbre sur lequel Liam avait jeté le souvenir. Ce souvenir ne lui avait jamais plu. Elle avait toujours su que chaque mot gravé dessus avait été un mensonge, mais elle n'y avait jamais touché. En revanche, elle n'avait jamais pensé que Liam aurait-été la personne qui la détruirait.
Elle reporta doucement son attention vers son frère. Il paraissait serein pour quelqu'un qui venait de jeter quelque chose de toute ses forces.
Finalement les deux se retournèrent une dernière fois vers la tombe de leur mère. Ils venaient de passer une heure dans ce cimetière.
- S'il y a d'autre choses. D'autres confessions et secrets qui doivent être révélés, tu ne penses pas qu'on devrait le faire autre part, que sur la tombe de notre défunte mère ? demanda Liam
Leïla approuva d'un signe de tête, chacun fit leur adieu à leur mère de leur façon. Leïla ferma les yeux et prononça une prière silencieuse et Liam, lui, murmura le nom de sa mère et posa une fois de plus sa main sur la tombe de celle-ci.
Ils rebroussèrent chemin ensemble, en silence, quand ils atteignirent l'entrée du cimetière Liam s'arrêta, ce qui incita Leïla à en faire de même.
- Je l'aimais, Leïla, assure-t-il d'un ton clair. Et je continue à l'aimer.
- Elle m'a dit de te pardonner et qu'elle t'aimait...lors de la première tâche, dit la brune, je sais qu'il y a de grande chance que ce n'étais pas vraiment elle. Mais elle voulait que tu le saches, j'aurais dû te le dire il y a des mois, mais je ne pouvais pas...
Ils n'ajoutèrent rien et rejoignirent Alyssa, qui depuis une heure, patientait dans le café.
- C'est bon ? dit Alyssa ne remarquant rien de changé à quand ils étaient partis.
Leïla hocha la tête, tous les trois retournèrent où Alyssa les avaient fait apparaître. Et comme une heure auparavant, elle reprit leurs mains et les transportèrent vers leur lieu de destination, Poudlard.
Ils avaient réapparu au même endroit, dans la tour d'astronomie.
Liam se défit bientôt de la poigne d'Alyssa et adressa un signe de tête impassible à sa sœur qui comprit immédiatement le message, puis d'un pas nonchalant s'éloigna.
- Tout s'est bien passé ? s'enquit Alyssa auprès de sa meilleure amie.
- Oui, parfaitement, dit Leïla d'un ton neutre.
Elle s'en voulait un peu de ne pas raconter ce qu'elle venait de vivre avec Liam. Elles s'étaient toujours tout dit, mais cette fois, elle allait devoir garder le silence. Autant pour elle-même que pour son frère.
Finalement ils arrivèrent à temps pour le cours d'histoire de la magie. Les garçons demandèrent à Leïla si tout c'était bien passé, et elle leur fourni la même réponse qu'elle avait fourni à Alyssa.
Dans la semaine qui suivit, rien n'indiqua que Liam avait changé de comportement auprès de sa sœur. Mais Leïla savait bien qu'il gardait en tête la discussion qu'il avait eu devant la tombe de leur mère, et que toutes révélations devraient attendre la fin de l'année scolaire. Peut-être après ne devrait-il plus faire semblant ?
La semaine d'après, la dernière semaine de cours pour les quatre amis, passa avec une extrême lenteur. Tout était plus calme et silencieux. Tous les élèves de Poudlard travaillaient pour leurs examens, dont les derniers auraient lieux le matin de la troisième et dernière tâche.
Leïla, Alyssa, Enzo et Angel eux-mêmes étaient débordé de travail par les professeurs de Poudlard, tandis que Paige insistait pour travailler sur les bases de la sorcellerie. Elle disait que certains élèves manquaient certains points cruciaux.
- J'aurais pensé que notre dernière semaine de cours pour notre fin de scolarité serait plus amusante, confia Alyssa en jetant sa plume à côté de son parchemin.
- Ça va l'être, maugréa Leïla, mais seulement après la fin du Tournoi. Après je te jure qu'on pourra faire la fête pendant toute une semaine si c'est ce que tu veux.
Alyssa éclata de rire en disant qu'elle avait pris aux mots sa meilleure amie.
La veille de la troisième et dernière tâche du Tournoi des Quatre Sorciers, Leïla se coucha avec pour souvenir l'époque où son frère côtoyait toujours la bande qu'il avait un jour formé aux côtés de Leïla, d'Alyssa, d'Angel et d'Enzo. Cette époque lui parût très loin.
Puis soudainement elle se releva, sous le grognement d'Alyssa qui dormait profondément à côté d'elle. Leïla se dirigea vers son sac fouilla dedans, puis en sortit un stylo et des feuilles, puis grâce à la lumière de la lune elle lut attentivement ce qui était marqué. Elle signa puis data le bas de la dernière page et rangea à nouveau les feuilles et le stylo dans son sac.
Elle se recoucha auprès de sa meilleure amie, et se demanda pourquoi elle n'avait pas fait ça avant. Cette fois elle s'endormit pour de bon, et fit des rêves qui lui fit esquisser un sourire dans son sommeil.
Hey !
Désolé pour l'heure plus tardive que d'habitude à laquelle je poste ce chapitre, je n'étais pas chez moi...
Voilà du coup un nouveau chapitre avec enfin l'histoire complète sur la mort d'Evangelyne, la raison du désaccord entre Leïla et Liam et finalement peut-être un espoir de réconciliation et de pardon entre les deux.
J'espère qu'il vous plaira à tous, le prochain chapitre sera consacré à la troisième et dernière tâche, c'est dingue de se dire qu'on approche de plus en plus de la fin !
Les droits appartiennent à J.K Rowling et Constance M. Burge,
Isia31,
