Chapitre 10 - Leçon de bravoure
Entre la planète Terre et Chimera, une inter-dimension sert de base secrète pour nos deux cyniclons ennemis. Différente de celle que Dren et les autres connaissaient, celle-ci présentait tout de même ce style grec avec plusieurs tours en granit sculptées. Tarèns se prélassait en lévitation au dessus du sol, tandis que Murk ne cessait de protester dans son coin.
— Mon plan devait marcher.
— Oui enfin les Mew Mew courent toujours, répliqua Tarèns.
— C'est la verte aussi là, elle est devenue aussi lumineuse, que je ne sais pas quoi, maugréa-t-il.
— Elles ont ce que nous n'avons pas Murky...
— Mon nom est Murk, insista ce dernier.
— Peu importe, elles ont un esprit d'équipe.
Tarèns se releva et fit face à son acolyte. Murk jurait toujours dans son col assit sur son bloc de pierre blanche. La lumière se reflétait sur des colonnes d'un style grec, quelques unes fêlées. L'horizon s'étendait à l'infini, mais le sol se stoppait net à plusieurs endroits, dévoilant un fond sans fin.
— Mon prochain plan sera infaillible et... s'arrêta-t-il, je n'aurais même pas à me salir les mains, elles se détruiront toutes seules, finit-il dans un rire cynique.
— J'attends de voir, conclut Tarèns en se téléportant.
— La Terre pourra nous appartenir...
Murk pouffa et s'attela à l'élaboration de son nouveau plan. Bientôt il serait opérationnel et éliminerait ces satanées Mew Mew aussi facilement qu'elles ont été crées l'année passée. Il n'échouerait pas là où Dren l'avait lamentablement fait, bien qu'il ne connaisse pas ce dernier : sa réputation le précédait.
Sur Terre, Bridget venait de terminer les cours et se rendait à présent au café Mew Mew pour prendre son service. A l'intersection d'une rue, elle hésita en apercevant le panneau d'indication de l'école primaire de son petit frère. Elle jeta un coup d'œil à sa montre : il était l'heure où il quitterait sa salle de classe pour rentrer à la maison. Elle décida de faire un détour pour voir Nicolas. En arrivant devant la cour, elle aperçut au loin son fraternel seul et elle ressentie de la peine. Enfin un groupe de plusieurs élèves vinrent à sa rencontre : à cet instant la Mew Mew se sentit soulagée, mais quand elle vit ces jeunes jeter son cartable ainsi que ses lunettes au sol, elle ne put s'empêcher d'intervenir.
— Arrêtez, ça va pas !
— Bridget ?! Reconnu son petit frère qui cherchait désespérément ses lunettes au sol.
— Ooh, il prévenu sa grande sœur chérie, ironisa un jeune.
— Et qu'est-ce qu'elle pourra faire la grande sœur à la coupe de grand-mère ?
— Je... Je ne vous permets pas, tenta la verte en bégayant.
Elle remettait les lunettes de Nicolas sur son nez en disant cette dernière phrase. Même elle, ne se trouvait pas convaincante en disant cela, pourtant ce ne sont que des enfants d'à peine 10 ans. Elle aidait son frère à rassembler les affaires qui était tombé de son sac, tout en écoutant les injures de ces petits morveux.
— Eh, les gars, c'est pas la fameuse grande sœur qui est dans le lycée hanté ?
La Mew Mew jeta un regard interrogateur à son petit frère qui lui, se contenta simplement de baisser les yeux pour continuer de ramasser ses affaires. Comment était-il au courant de cette fameuse histoire ? Avait-il surpris à cette conversation téléphonique avec les trois Beckys l'année dernière, le soir où elle devait aller faire des photos des preuves au lycée ? Fort possible. Ainsi la verte rentra dans le jeu.
— C'est exact, se reprit Bridget, et je l'ai même vu de mes propres yeux. D'ailleurs, le fantôme du lycée Excalibur traine toujours dans les couloirs, ajouta-t-elle en se relevant.
— Mais bien sûr, et moi j'suis un dragon cracheur de feu, ça n'existe pas les fantômes, lança un petit.
— Très bien, tu ne nous crois pas, puisque vous vous croyez si mâlins, venez au lycée en pleine nuit, riposta la Mew Mew.
Elle s'étonna elle-même d'une telle assurance dans sa voix. Pourtant elle se réconfortait d'être aussi convaincante et espérait que ces petits se calment sur son petit frère. Malgré tout, l'idée de se rendre au lycée la nuit ne l'enchantait guère.
— AhAh et comment on fait pour quitter chez nous en pleine nuit ? répondit le plus téméraire en croisant les bras.
— Vous n'avez qu'à accepter de venir dormir chez nous, et nous irons au lycée, ajouta Nicolas confiant.
— Très bien, vendredi soir, chez toi Nicolas, compléta un second gamin.
— Parfait, les fantômes sont encore plus actif avant le week-end, ironisa la Mew Mew en faisant tourner son frère pour s'en aller.
Enfin la jeune s'éloigna accompagnée de son frère. Ce dernier marchait silencieusement la tête baissée, presque confus. Il nettoyait ses carreaux et les repositionna sur le bout de son nez. Enfin Bridget brisa ce silence.
— Écoute, j'ignore où tu as entendu cette histoire de fantôme dans mon lycée, mais sache que ce ne sont que des rumeurs. Cependant, aller au lycée la nuit est plutôt effrayant, fit-elle, ça devrait leur faire une bonne leçon.
— Merci Bridget, souffla Nicolas. Au fait, qu'est-ce que tu faisais ici ?
— Je me rendais au café Mew Mew.
— Ce n'est pas vraiment ton chemin, remarqua-t-il.
— Je sais, ironisa la verte.
Leurs chemins se séparèrent plus loin à une intersection ; Nicolas empruntant le chemin de la maison et Bridget se rendant au café Mew Mew. La foule affluait dans le bâtiment rose et la verte ne tarda pas à aller se changer pour assurer son service. Durant l'heure de pointe, Bridget reconnu des élèves de première année de son lycée : inconsciemment elle les fixait du regard. Au fond, elle repensait encore à cette histoire de fantôme et de pari qu'elle venait de lancer à des gamins de 10 ans. Ce fut Corina qui l'a sorti de sa rêverie en lui touchant le bras
— Bridget, tout va bien ? S'intéressa la bleue.
— Oui, bien sûr, rassura-t-elle. Pourquoi ça n'irait pas ?
— C'est bien ce que je te demande Bridget, tu fixes ces filles depuis cinq minutes, indiqua-t-elle de l'index. Tu sais que c'est impoli ?
— Oui, je suis désolée, affirma la verte en s'éloignant de son amie.
Les clientes défilaient ; ce service fut une nouvelle fois un succès pour le café Mew Mew. Enfin, près d'une heure avant la fermeture, Zoey entra dans la grande salle d'un ton enjoué et son habituelle phrase « Zoey est de retour ! ». Les quelques filles encore présentes souriaient tandis que ses amies l'accueillaient.
— Tu as raté l'heure de pointe, plaisanta Bridget.
— Oh oui je sais, mais faut dire ça à Elliot, il m'a encore mit de fermeture et de ménage ! Soupira la rose.
Les dernières étudiantes quittèrent le lieu : Bridget les encaissaient et leur souhaita une agréable soirée. Enfin quand elles passèrent la porte, la Mew Mew continuait de fixer l'entrée du café toujours préoccupée par son projet d'expédition nocturne dans son lycée. Kikki grimpa sur sa grosse balle pour être à la hauteur de son amie.
— Bridget, tu es sûre que ça va ? demanda la blonde.
— Oui...
— Allons Bridget, ne nous la fait pas à nous, grogna Corina. Tu as fixé pratiquement toutes les élèves de ton lycée pendant de longues minutes, que se passe-t-il ? Insista-t-elle de nouveau.
— Tu peux tout nous dire, encouragea Zoey en s'approchant de ses amies.
Bridget les regarda tristement, et soupira tout en baissant les yeux. Peut-être que si elle en parlait à ses amies, l'épreuve serait beaucoup moins douloureuse. Après tout, elle était sortie de cet enfer de malmenage par les trois Beckys grâce aux Mew Mew, elle pouvait leur faire confiance.
— C'est mon petit frère, il se fait malmené par des petits voyous de sa classe, comme moi jusqu'à l'année dernière par les trois Beckys. Je ne veux pas qu'il souffre plus, confia-t-elle. Ce soir avant de venir au café, je suis passée par son école et j'ai vu ce groupe de petits s'en prendre à lui, alors je suis intervenue et ils ont parlé d'une histoire de lycée hanté, apprit-elle à ses amies. Je suppose que Nicolas leur a raconté cela à cause de la rumeur de l'année dernière.
— La rumeur de l'année dernière ? demanda la blonde.
Zoey et Corina se dévisagèrent : la rousse se décomposa sur place tandis qu'un sourire narquois se dessinait sur le visage de la bleue. Bridget continua son explication en leur avouant qu'elle allait amener ses enfants dans son lycée en pleine nuit à la fin de la semaine.
— N'en dit pas plus Bridget, nous t'accompagnons, ça pourra être amusant cette histoire de fantôme, fit Corina, n'est-ce pas Zoey ? Insinua-t-elle.
— Non, pas les... les... bégaya-t-elle. J'ai une excellente idée, vous allez y aller toutes les trois et vous n'aurez même pas besoin de moi, tenta-t-elle.
— On aura besoin de toi, alors on va devoir faire comme la dernière fois Zoey, menaça Corina.
— C'est-à-dire ? demanda Kikki.
— Avec une laisse autour du cou..., nargua la bleue.
Corina expliqua alors la référence aux deux autres : ce fameux soir où Zoey et elle s'étaient rendu au lycée Excalibur après avoir entendu des rumeurs durant le service sur un potentiel fantôme à la piscine, alors que ce n'était que Bridget qui découvrait pleinement ses pouvoirs de Mew Mew. La féline tentait de s'éclipser doucement en faisant des petits pas en arrière pendant les explications de la bleue. Kikki la rattrapa avec une roue pour se placer juste sous son nez.
— Mais qu'est-ce qui t'arrive Zoey, tu es toute blanche ? Ne me dis pas que tu as peur des fantômes ?
— Aaah, ne prononce pas ce mot horrible, j'ai peur des fantômes, je l'ai dis, aah, j'ai dis le mot, un fantôme, au secours !
Les atouts félins de Zoey firent leurs apparitions en même temps que la Mew Mew s'emballait pour cette petite histoire de fantôme. A bout de souffle, elle s'arrêta net et se tenta de se calmer, toujours mal à l'aise. Elle observa ses amies ; Corina lui lançait un regard sournois, bien convaincue qu'elle amènerait la féline dans cette situation avec la laisse de Brutus ; Kikki l'interrogeait avec ses yeux bruns, tandis que Bridget, assise à une table fixait le dessin du plateau avec tristesse.
— S'il te plait Zoey, accompagne-nous, je n'aurais pas la force de gérer ce groupe d'enfant qui croit aux histoires de fantômes toute seule, supplia Bridget en relevant la tête.
— Bon, soupira la rose après plusieurs secondes, c'est d'accord. Mais c'est bien parce que c'est toi Bridget, confia-t-elle en prenant les mains de son amie.
— Au moins, ça aura l'air vrai cette histoire de fantômes avec les réactions de Zoey, taquina Corina.
La réplique de la bleue déclencha un fou rire de la part de Kikki ainsi qu'un rire gênée de Bridget. Sur le visage de Zoey se dessinait le malaise, consciente que ses réactions étaient démesurées, mais elle ne pouvait les contrôler : elle avait peur des fantômes.
Murk s'affairait à son prochain plan à travers de multiples recherches sur les humains et notamment les Mew Mew. Malheureusement, elles ne menaient à rien mais il ne désespérait pas de trouver un point faible pour toucher ces filles aux tenues colorées afin de les éliminer pour de bon. Dans sa concentration, il ne remarqua les pas féminins qui s'approchaient de lui dans un claquement régulier.
— Qu'est-ce que tu fais mon p'tit muffin ?
— Haby, fit-il avec lassitude. J'ai toujours pensé que ce surnom ne me mettait pas du tout en valeur. Grogna Murk en tapotant toujours sur la console où il effectuait ses recherches.
La dite Haby n'était pas bien grande, et devait à peine avoir 15 ans. Elle portait une robe lui arrivant mi-cuisse : le haut de cette dernière était particulièrement colorée avec du rouge, du bleu roi ainsi que de noir en motif de losange. Un gros nœud blanc ornait le décolleté tandis que des manches noires poursuivaient le haut. La jupe à volant reprenait ces mêmes couleurs avec une prédominance pour le bleu. La jeune avait les cheveux d'un blanc éclatant, coupés au carré, qui lui descendait sur les épaules et faisait ressortir ses faux yeux vairons, coloré par des lentille, naturellement marron.
— Pourquoi ? Sur Terre, c'est le nom de petits gâteaux, répondit la jeune Haby, De mignons petits gâteaux moelleux. Dis, tu ne pourrais pas m'en ramener un jour ? demanda-t-elle en attrapant le cyniclon par derrière.
— Je ne m'amuse pas, Haby, lâcha-t-il en enlevant une main de la jeune de sa poitrine.
— Moi non plus, rectifia-t-elle en se détachant. Et même si le maitre m'appelle Happy Child, je n'ai rien d'une enfant et encore moins heureuse. Fit-elle à nouveau. Alors qu'est-ce que tu fais muffin ?
Il tapait frénétiquement sur le clavier de la console, quand enfin en appuyant sur une ultime touche, l'écran s'afficha noir dans un bip sourd. Il se retourna vers Haby et la bloqua contre la console avec son corps. Ses bras l'encadrèrent, l'empêchant ainsi de s'échapper. Murk approcha son visage de la jeune.
— Rien qui te concerne jeune enfant heureuse, souffla-t-il.
— Dois-je te montrer que je ne suis plus une enfant, insinua-t-elle mielleuse en passant ses bras autour du cou du cyniclon.
— L'idée est tentante, susurra-t-il près de son oreille, mais je n'ai pas le temps, s'éloigna-t-il enfin.
Haby leva les yeux au ciel en soufflant un « imbécile ». Elle se retourna pour faire face à la console et tenta de la rallumer pour voir ce que mijotait le cyniclon. Après plusieurs tentatives sur différents boutons, l'écran restait inlassablement noir, reflétant son portrait. Elle s'éloigna et passa un passage inter-dimensionnel pour rejoindre sa planète, sans la moindre information croustillante.
A Tokyo, il est déjà tard : les rues sont éclairées par les lampadaires tout justes allumés qui dégagent une lumière jaune, presque rassurante. Bridget accompagne son petit frère ainsi que ses camarades de classe en direction de son lycée pour leur défi, comme les jeunes l'appellent. A cet instant, la verte fut prise par d'innombrables doutes : elle espérait ne croiser personne, et surtout elle priait dans son fort intérieur que depuis l'année dernière, nul moyen de sécurité avait été envisagé par son lycée public. Elle pensait que ses doutes s'envoleraient une fois que ses amies l'auraient rejoint. D'ailleurs en arrivant devant la grille de la cour de l'établissement scolaire, Bridget fut presque soulagée de voir Corina, Kikki ainsi que Zoey, dont la bleue tenait avec une laisse –ceci fit sourire la verte-. Elle remarqua également une jeune fille, à peine plus âgée que Kikki, brune avec de magnifiques yeux verts.
— Elodie ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? S'étonna Nicolas.
— J'ai su pour votre défi les garçons, alors j'ai voulu voir, répondit la jeune en souriant.
La Mew Mew verte remarqua le malaise sur le visage de son frère mais aussi ses joues roses. Corina ne tarda pas à entrainer les enfants dans l'établissement. Deux groupes se formèrent : les Mew Mew partirent d'un côté tandis que tous les autres enfants s'aventurèrent dans les couloirs du lycée à la recherche du fantôme. De multiples bruits résonnaient entre les murs, chaque son pourtant anodin se transformait en quelque chose de peu rassurant. De temps à autre, un son réveillait les atouts félins de Zoey toujours au bout de la laisse de Brutus.
— Est-ce que j'ai déjà mentionné le fait que j'avais peur des fantômes, peur, une terrible peur, atrocement peur ?
— Oui Zoey, pas loin d'une centaine de fois, confirma Kikki.
— Allons Zoey, les fantômes n'existent pas, tu le sais quand même. Puis s'ils existaient, ils seraient bien moins dangereux que tous les prédasites que tu as affronté dans ta vie de Mew Mew, lâcha Corina.
— Je suis vraiment désolée, Zoey, s'excusa une nouvelle fois Bridget.
Le groupe d'héroïnes continua son ascension dans les couloirs du lycée Excalibur. Bridget en profita pour montrer son casier à ses amies et prendre quelques affaires. Les filles furent d'ailleurs très touché de voir plusieurs photos de leur équipe collées à l'intérieur de la porte du casier de la verte. Au beau milieu d'un couloir, Kikki s'arrêta net, laissant Zoey la percuter par derrière toujours peu rassurée.
— Vous entendez ? Interrogea la blonde. On dirait le bruit des vagues.
— Bridget, arrête ça c'est absolument pas drôle, pleurnicha Zoey, et c'est encore plus effrayant.
— Je t'assure que ce n'est pas moi Zoey, conjura la verte.
Des cris d'enfants résonnèrent plus loin ce qui alerta d'autant plus l'équipe des Mew Mew. Enfin un groupe d'enfant déboula à l'autre bout du couloir en trombe. Ce que Kikki entendait n'était d'autre que les pas précipités des enfants à travers les couloirs silencieux. L'un d'eux s'arrêta devant les filles, l'air affolé, les mains sur le visage.
— Il y a vraiment un fantôme ici !
— Où est Nicolas ? Paniqua Bridget.
Le petit lui indiqua le bout du couloir du doigt puis s'enfuit de l'autre côté à toute vitesse. Les Mew Mew se regardèrent et se mirent à courir pour retrouver le petit frère de Bridget. Cette dernière avait également remarqué qu'Elodie n'était pas avec les gamins, et espérait la retrouver avec Nicolas. Durant la course, Mini-Mew était apparu devant le visage de Zoey en indiquant un prédasite et déclenchant les mewtamorphoses des filles. A travers les vitres d'une salle de classe donnant sur le couloir, une vive lumière s'en dégageait. Lorsque les filles arrivèrent à la pièce, elles découvrirent Nicolas qui tentait de protéger Elodie des espèces de filaments d'une méduse prédasite avec une grande règle de géométrie.
— Eh le prédasite, prends-en-toi à quelqu'un qui peut se défendre ! Grogna Zoey.
Bridget vint à la rencontre des enfants pour les rassurer tandis que les autres Mew Mew tentaient d'éloigner le prédasite dans un lieu plus spacieux pour le détruire sans trop de dégâts. Enfin Corina, Kikki et Zoey arrivèrent à le faire sortir de la salle de classe.
— Tout va bien, vous devriez rejoindre les autres enfants dans la cour du lycée, tenta la verte.
— Ma sœur et ses amies sont dans l'école aussi, informa Nicolas.
— Je suis certaine qu'elles se sont mises en sécurité, fit Bridget d'un ton mal assuré.
Elle raccompagna les deux jeunes près d'une porte de sortie, dans la direction opposée du prédasite. Puis elle rejoignit ses amies au combat contre la créature. Quand elle arriva, elle n'aperçut pas Corina, uniquement Zoey et Kikki qui combinaient leurs attaques pour éliminer le prédasite. La verte apporta alors son attaque et la méduse géante se désintégra dans une flaque d'eau au milieu du couloir.
— Où est Corina ? S'inquiéta la verte.
— Elle s'est prit un filament électrique du prédasite... commença Zoey.
— Je suis là, intervint la bleue au tournant d'un couloir la main sur l'abdomen.
Bridget leur expliqua la situation avec son frère : ce dernier ne l'a pas reconnu sous sa forme Mew Mew et elle se sentait quelque peu soulagée. Elles se dépêchèrent de rejoindre la cour du lycée et de retrouver les enfants pour rentrer chez eux. La leçon de bravoure était terminée et Bridget pensait qu'ils avaient compris. Le soulagement se lit sur le visage de Nicolas quand il aperçut sa sœur et ses amies. Enfin ses camarades de classe s'approchèrent de lui, l'air confus.
— Nous sommes désolés Nicolas, s'excusa le plus téméraire, nous ne recommencerons plus.
— Puis t'es vraiment cool comme mec, dit un autre.
— Tu as été très courageux, félicita la petite Elodie avant de l'embrasser sur la joue.
Le rouge s'empara de son visage quand les filles plus loin observaient la scène. Il était temps pour cette équipe de rejoindre son chez-soi, la soirée avait été éprouvante. Au moment de partir, Corina observa le lycée une dernière fois. Elle secoua la tête pour effacer ses dernières pensées et rejoignit ses amies plus loin.
