Bonjour,
On commence par remercier Lagacy qui fait un travail de fou comme d'habitude mais aussi qui n'est pas contente quand je la laisse sur la fin/faim ;) Et qui me laisse des commentaires à mourir de rire dans sa correction.
Ensuite, merci encore pour les visites et les commentaires.
Une nouvelle fois, ton commentaire "la même guest" m'a fait extrêmement plaisir. Tu n'imagines pas a quel point tu as illuminé ma fin de journée quand je l'ai découvert après le travail. Pour ce qui est de publier deux fois par semaines ça va être un peu compliqué pour moi. Et j'en suis désolée.
Pour info, je compte bien aller jusqu'au bout de cette histoire. Elle n'est pas entièrement écrire mais toute la trame l'est. Je n'ai donc plus qu'à rédiger. C'est mon challenge perso de 2020 et mon petit plaisir égoïste.
Je vous souhaite un bon lundi et une bonne semaine.
Mais surtout, je vous attends dans les commentaires :D
Bonne journée.
Chapitre 11 : Mais prenez-vous une chambre !
« Paul ? C'est moi. »
« Bébé, un problème ? »
« Non, c'est juste que... Je vais devoir rester un peu plus longtemps avec Jane. » Avouais-je gênée. « Je ne pensais pas que la dédicace allait nous prendre autant de temps, mais surtout nous empêcher de travailler avec Jane. Alors, je me dis qu'on peut peut-être se rejoindre directement au Hunter tout à l'heure ?»
« Oh ! Tu es sûre ? Tu ne veux pas que je passe ? »
« Non, non, ne t'inquiète pas. Jane et moi avons commandé quelque chose à manger pour aller plus vite. Et si tout se passe bien, on pourra être à l'heure. »
« Bien. » Dit-il déçu.
« Je suis vraiment désolée. »
« Tu ne veux pas que je te dépose de quoi te changer ? »
« Non, ça devrait aller. Jane voulait passer à la maison avant d'aller au bar, j'en profiterai aussi. Et au pire on pourra finir de travailler là bas. Tu ne m'en veux pas, j'espère ? » Finis-je avec une petite voix inquiète.
J'entendis un grognement de l'autre côté du file.
« Je vais me faire pardonner. »
« Comment ? » Me demanda-t-il quelques instants plus tard.
« Tu te souviens de ce que tu veux faire mais que je te refuse ? »
« Triple ? »
« C'est ça, je veux bien te laisser faire ça, ou alors je te laisserai faire tout ce que tu veux de moi. »
« Tout ? »
« Tout, mon Paul. » Ronronnais-je.
« Tu vas me tuer. » Grogna-t-il.
« D'accord, alors ? »
« D'accord. » Souffla-t-il.
« Merci ! Je t'aime mon Paul. »
« Moi aussi, bébé, à ce soir. »
« A ce soir. » Dis-je en raccrochant. « Bien sûr que je vais te tuer, Paul Lahote. » Ajoutais-je, faisant rire les filles qui avaient assisté à la conversation.
« Tu mérites un oscar pour ta performance, Isabella. » Dit Jane.
« Un triple ? » Demanda Claire.
« Il est persuadé de pouvoir me faire avoir trois orgasmes de suite. » Expliquais-je. « Ça va faire trois semaines qu'il m'embête avec ça. »
« Tu es vraiment sûre que tu veux pas échanger ? » Dit-elle.
« Claire. » Râla Kim. « Bon si on s'y mettait ? »
« J'en reviens pas que je vais faire ça. » Gloussais-je.
Quelques années plus tôt, Leah, Charlotte et Rosalie m'avaient forcé à participer à une fête déguisée donnée pour Halloween par une sororité. Je n'avais pas envie d'y aller et je n'avais surtout pas de costume mais Rosalie était arrivée avec la solution directement sortie de nos placards. Je m'étais donc retrouvée grimé en Catwoman. C'était encore, à ce jour, la chose la plus sexy que j'avais portée. C'était d'ailleurs aussi que ce soir là, j'avais rencontré Peter et l'avais présenté à Charlotte quelques mois plus tard.
Je ne pouvais pas porter la même tenue qu'à l'époque mais elles avaient réussi à utiliser, notamment, le pantalon taille haute en smili-cuir qui appartenait à Rosalie. Je ne savais pas si je passais encore dedans mais je croisais les doigts pour que ça soit le cas. J'avais donc été envoyé dans ma salle de bain pour faire les essayages. Je redescendis rapidement les escaliers pour trouver mes complices en train de manger de la pizza dans ma cuisine.
« Alors ? » Demandais-je.
« Putain ! » Dirent Claire et Kim d'une même voix.
« Putain bien ou putain pas bien ? »
« Carrément bien, Bella. » Dit Alice. « Le haut maintenant. J'avais exactement ce qu'il fallait pour toi à la boutique. » Ajouta-t-elle en me tendant le paquet. « Et sans soutien gorge, ma belle. »
« Tu devrais changer de bas de sous-vêtement par contre, ça fait une trace. » M'indiqua Rosalie.
J'acquiesçai avant de prendre le paquet et de terminer de me changer. Je changeai donc de bas comme Rosalie me l'avait demandé pour mettre quelque chose de coordonnée à la camisole à fine bretelle que m'avait donné Alice. Elle était en satin sauf le décolleté qui était entièrement en dentelle. Il était impossible de nier que je ne portais pas de soutien gorge. C'était clairement visible par la légère transparence de la dentelle mais surtout par le décolleté profond du dos, mais ce n'était pas vulgaire comme la camisole n'était pas proche du corps. Je redescendis une seconde fois dans la cuisine. Alice s'approcha de moi pour rentrer la camisole dans le pantalon.
« Parfait ! » S'exclama-t-elle en s'écartant.
« Je crois que je suis amoureuse. » Dit Claire. « Comment tu fais pour avoir un corps comme ça ? »
Je rougis et haussais les épaules sous la question.
« Bon, maintenant tu manges et ensuite on passe à la partie maquillage et coiffure. » Déclara Emily.
Elle n'était initialement pas prévue à cette soirée mais elle avait réussi à faire garder les garçons par Sue, pour pouvoir assister à la mise à mort de Paul Lahote par Bella Swan. J'attrapai une part de pizza puis la mangeai en écoutant les filles discuter entre elles. Je ne pensais pas qu'elles allaient transformer ma maison en quartier générale et m'aidaient à me préparer, mais elles avaient trouvé ça drôle que je décide de me rebeller un peu. Je n'allais rien faire d'extraordinaire juste donner à Paul de la matière à être jaloux et possessif. Mais surtout l'empêcher de m'approcher et de faire de moi ce qu'il voulait contrairement à ce que je lui avais dit plus tôt dans la soirée.
La fin de la journée dédicaces s'était passée plus facilement que le début et nous avions, contrairement à ce que j'avais affirmé à Paul, terminé en temps et en heure. Cependant, il était impossible pour lui de le savoir puisque j'avais quitté la librairie par la porte arrière et que j'étais montée directement dans la voiture de Rosalie qui m'attendait au début de la ruelle. J'avais l'impression d'être une nouvelle fois une super espionne en mission. Les filles avaient même poussé le vice à venir m'aider à nettoyer la librairie pour qu'on puisse avoir plus de temps ensemble.
« Cheveux attachés ou détachés ? » Demanda Charlotte.
« Il les préfère détachés. »
« Alors ils seront attachés. » Conclut Claire.
Elle attrapa mes cheveux et s'appliqua à les remonter dans un chignon sur le sommet de mon crâne. Elle avait fait un espèce de chignon de danseuse mais avec un côté lâche d'où quelques mèches s'échappaient, ce qui rendait la coiffure moins sage et un peu plus sauvage. On m'envoya me brosser les dents avant de me faire mon maquillage. C'était Charlotte qui s'en occupait, elle ne se maquillait pas tous les jours mais elle avait un sacré talent pour ça.
Je me regardais dans le reflet du miroir de ma chambre. Charlotte m'avait légèrement fumé les yeux mais avait surtout fait une bouche d'un rouge éclatant. C'était étrange de me voir ainsi, pour la première fois, je me trouvais sexy mais en même temps j'étais un peu gênée par cette image que je renvoyai. Ce n'était pas la même chose que le jour de la soirée déguisée car j'avais pu me cacher derrière un masque. Alors que là, il s'agissait réellement de moi, rien ne pouvait cacher mon identité.
« Tu ne pense pas que c'est trop ? » Demandais-je à Leah.
« Tu es parfaite, Bella. » Me dit-elle en passant ses bras autour de mes épaules. « Et non tu ne ressembles pas à une prostituée, ou alors à une prostituée de luxe ! » Ajouta-t-elle en me faisant rire. « Ne renonce pas maintenant alors que tu étais si bien partie. »
« Tu penses qu'il le mérite ? »
« Eh bien, l'employée te dirait non, mais la sœur te dit qu'il faut que tu lui montres que tu n'es pas une petite souris et que tu veux qu'il respecte tes demandes. »
« Dans un sens, il les a respectées mais pas dans sa totalité. Du moins pas comme je l'aurais apprécié. »
« Exactement, alors tu vas nous le chauffer et lui montrer qui est le patron à la maison. » Conclut-elle en me frappant la fesse avant de quitter la pièce.
Je rigolais à sa bêtise. Elle avait raison, je ne pouvais pas me laisser faire à chaque fois et toujours accepter ses demandes et ses actions. J'attrapais mes escarpins noirs à motif croco et un perfecto en cuire que je passais avant de me regarder dans le miroir. À la dernière minute, je décidais d'ajouter un collier. La chaîne était dorée, fine et descendait assez bas pour que je puisse cacher le pendentif dans le creux de ma poitrine. C'était la dernière chose qui manquait à cette tenue.
« C'est bon ! » Signalais-je en descendant les escaliers.
Une nuée de femmes arriva rapidement dans l'entrée. Elles aussi avaient fait un effort en plus pour ce soir. J'avais apparemment donné le ton à la soirée : en faire baver à la gente masculine. Notre groupe se sépara et je montais avec Jane. Elle devait récupérer Demetri et Heidi pour notre sortie au bar. Comme nous allions dans le bar de Peter, ils avaient jugé que les gardes du corps n'étaient pas obligatoire pour la soirée. Il allait y avoir assez de géants pour l'aider en cas de problème.
« Comment tu te sens ? » Me demanda Jane alors qu'elle se garait sur le parking de l'auberge réservée pour eux.
« Nerveuse. Je n'ai jamais fait ça avant. »
« Tout va bien se passer, ma jolie. » Ajouta-t-elle avant que les portes de la voiture ne s'ouvrent.
« Bonsoir ! » Chantonna Demetri en s'installant à l'avant du véhicule.
J'avais prit la place arrière dans la voiture pour pouvoir le laisser être à son aise à l'avant, plutôt qu'à moitié courbé à l'arrière. Je sentais le regard brûlant d'Heidi sur moi, il était sûr que ma tenue ne lui plaisait pas.
« Whaou Bella ! Tu es éblouissante ce soir ! »
« Merci. » Répondis-je en rougissant.
« Une occasion spéciale ? » Me demanda-t-il avec une lueur d'intérêt.
« Bella doit donner une petite leçon à son compagnon. » Déclara Jane en se mettant en route.
« Compagnon ? » Me demanda Demetri.
« Oui, Paul... Il avait interdiction de venir à la librairie aujourd'hui mais il n'a pas correctement respecté la consigne. »
« Et qu'a-t-il fait ? » Dit Heidi intéressée.
« Il a envoyé son cousin et son meilleur ami pour faire un rapport. Sam, je peux comprendre son passage à la librairie puisqu'il est policier et qu'il travaillait aujourd'hui. Mais Jared non, surtout qu'il n'a rien acheté. »
« Donc quand tu disais qu'il était possessif, tu ne mentais pas. » Reconnue Heidi.
« Non ! » Dis-je avant de commencer à lui raconter ce que Paul avait pu faire.
« Et tu sais ce qu'il va faire ce soir ? » M'interrogea à nouveau Heidi.
« Aucune idée, mais ça risque encore de faire le tour de la ville. » Conclus-je avant de quitter la voiture.
J'avais bien vu que Demetri avait été refroidi par la nouvelle. Il était impossible pour moi de nier qu'il attendait plus que ce que je pouvais lui offrir. Mais je préférais lui dire la vérité plutôt que de la lui faire découvrir sur le fait. Il était aussi impossible de nier que Demetri n'avait pas provoqué les retrouvailles de la journée. On traversa rapidement la route avant d'entrer dans le bar. Ils étaient tous arrivés, nous étions les derniers. Je repérais directement Paul.
« Lequel est le tien ? » Me demanda Demetri à l'oreille en posant une main sur mon épaule.
Le geste n'était pas passé inaperçu et encore il ne savait pas ce que je lui réservais sous ma veste.
« Celui avec le t-shirt noir, qui rêve de te démonter le portrait. » Indiquai-je.
« D'accord... Je ne peux clairement pas lutter là. Je m'avoue définitivement vaincu. » Finit-il par dire. « J'espère au moins qu'ils ont de la bonne bière. »
Je lâchai un rire avant de l'attirer vers la table que Jane avait déjà rejoint avec Heidi. Je fis exprès d'enrouler mon bras autour de celui de Demetri.
« Demetri laisse moi te présenter : Jared le fiancé de Kim, et Sam le mari d'Emily que tu as déjà rencontrés. Ensuite Jacob qui est le mari de Leah. Puis Claire et Quil. Emmett, le petit ami de Rosalie. Alice, la petite amie de Jasper et enfin j'espère que tu te souviens de Peter et Charlotte. Sans oublier Paul bien sûr. » Dis-je en les présentant à Demetri.
« Je suis ravie de vous rencontrer. » Déclara-t-il avant de s'installer à table.
Je m'installais rapidement à table en ignorant complètement Paul et j'entamais la conversation avec Charlotte et Rosalie. Je pouvais sentir son regard me brûler la peau mais surtout voir qu'il était tout sauf content de la présence de Demetri ou alors du fait que je l'avais présenté simplement comme étant Paul.
« Il est à deux doigts d'envoyer voler la table pour t'attraper. » Me dit Rosalie qui avait Paul dans son champs de vision.
« Je m'en doute. » Gloussais-je.
« Tu devrais peut-être enlever ta veste maintenant. » Ricana Charlotte.
J'étais clairement amusée par la situation. Je décidais donc retirer ma veste en le regardant droit dans les yeux. Je pris mon temps pour faire descendre la fermeture éclair, retirer une manche puis l'autre. Et enfin je lui offris la vision de mon dos quasiment nu quand je posais la veste sur le dossier de la chaise. Quand je me retournais pour le regarder, je compris que j'avais gagner la première partie. Il me voulait totalement et tout de suite. Je lui lançais un clin d'œil avant de me mordre la lèvre.
« Tu devrais aller l'achever maintenant. » Gloussa Rosalie.
Je lâchais un rire léger avant de me lever pour le rejoindre. Il écarta directement sa chaise de la table quand j'arrivais près de lui, et il m'attira à lui pour que je m'installe à califourchon sur ses genoux. Je posais mes mains sur ses épaules alors que lui posait les siennes sur mes fesses. Son regard se porta directement dans mon décolleté où il avait une vue directe sur mes seins nus.
« Tu ne porte pas de soutien-gorge. » Grogna-t-il à voix basse.
« En effet. » Répondis-je en collant ma poitrine contre son torse. « Est-ce que tu aimes ? » Lui chuchotais-je à l'oreille.
Il poussa un nouveau grognement avant de me coller un peu plus contre son bassin, je pouvais clairement sentir son érection qui commençait à grossir.
« Parfait. » Ronronnai-je. « Et tu sais quoi ? »
« Non. »
« Tu te souviens la fois où j'ai raté mon épilation mais que tu as adoré ? »
Il poussa un nouveau grognement.
« Eh bien j'ai fait la même chose ce soir. » Susurrai-je. « Et puis je me suis dit que tu adorerais me voir dans ce pantalon. Est-ce que tu aimes, mon chéri ? »
Ses mains remontèrent un peu plus haut pour toucher ma peau nue.
« J'ai ensuite fait le choix de porter ce rouge à lèvre carmin parce que tu avais adoré la dernière fois me voir à genoux devant toi avec ma bouche rouge te dévorant avec passion. Je me suis même dit qu'on pouvait refaire ça ce soir. »
Je l'entendis pousser un soupir alors que mes dents mordillaient son oreille.
« Mais tu sais quoi, mon amour ? » Demandai-je en déposant un baiser contre son cou. « Tout ça tu n'y auras pas le droit ce soir. » Ajoutais-je en m'écartant de lui.
Il m'empêcha de me lever alors que j'allais le faire et me recolla à lui.
« Et pourquoi ? » Gronda-t-il en colère.
« Mais parce que tu as joué avec les mots aujourd'hui, mon Paul. Tu as envoyé Jared et Sam pour t'assurer que Demetri ne tentait rien avec moi. Pensais-tu que je n'allais pas le découvrir ? »
« Comment ? »
« Ils sont tout sauf discrets, surtout Jared ! La prochaine fois, choisis mieux tes espions. Tu es donc punis.»
« Tu ne peux pas faire ça ! » S'exclama-t-il.
« Je peux et je vais le faire, Paul ! Je t'avais prévenu ! »
« Au téléphone tu m'as promis. »
« Je n'ai pas utilisé le mot « promettre » mais « vouloir ». Tu veux jouer avec les mots, je peux faire pareil et j'ai plusieurs témoins pour attester de ça. »
« Bébé, s'il te plaît. »
« Non ! »
« C'est injuste ! Ce mec écrit des pornos sur ma femme et je dois rien faire ? » Râla-t-il.
« Je vais ajouter ça à ta punition : Je vais te lire un roman pornographique et un roman érotique, juste pour te montrer la différence. D'ailleurs, on devrait peut-être utiliser l'un des livres de Demetri, juste pour que tu t'imprègnes bien de la chose. »
« Non. » Grogna-t-il en plongeant dans le creux de mon cou.
Je passais mes mains dans ses cheveux et fermais les yeux sous la sensation de sa bouche.
« Tu ne pourras pas empêcher les autres de penser à moi ou lui d'écrire sur moi. » Chuchotais-je contre son oreille. « J'aime te savoir possessif avec moi, mon amour. Parce que je sais que ça veut dire que tu m'aimes et que tant que tu le seras alors j'aurai la certitude que tu m'aimes. Cependant, tu ne peux pas et ne dois pas faire ça sur mon lieu de travail. » Expliquais-je à voix basse.
« Et si je te promets de ne plus le faire ? » Me demanda-t-il en se décollant de mon cou.
« Tu resteras quand même punis. Seuls les gentils garçons ont le droit de s'amuser. »
« Bébé... » Supplia-t-il.
« Dernière chose, Demetri m'a dit qu'il n'était clairement pas de taille à lutter contre toi. Alors dis toi que tu as au moins gagner ça, ce soir. »
Il sourit satisfait avant de m'attirer à lui pour m'embrasser. Je voulais bien le priver de sexe mais je ne voulais pas me priver de ses baisers. Il me fit clairement comprendre qu'il avait envie de moi et qu'il était en colère contre ma décision. Pour un peu, il aurait pu me faire changer d'avis.
« Mais prenez vous une chambre ! » S'exclama Peter.
Je me décollai de la bouche de Paul avant de passer mon pouce contre ses lèvres pour retirer une trace éventuelle de rouge à lèvres.
« Excellente idée, Peter ! Tu as de quoi héberger Paul pour cette nuit ? » Demandai-je en le regardant.
Paul grogna une nouvelle fois, alors que les autres rigolaient sous ma remarque. Je m'installai correctement pour être en face des autres.
« Non mais ne rigolez pas vous deux ! » Dis-je en pointant Sam et Jared. « C'est à cause de vous ! »
« Elle a raison, d'ailleurs Paul n'est pas le seul qui va avoir besoin d'une chambre cette nuit. » Déclara Kim.
« Quoi ? » S'exclama Jared. « Mais j'ai rien fait ! »
« Tu es sûr ? As-tu raconté en détail, à Paul, ce que tu as fait dans ma librairie cette après-midi ? » Demandai-je sournoisement.
« Qu'est ce que tu as fait ? » Grogna Paul.
« Rien. »
« Jared ? » Grogna-t-il à nouveau.
« Paul ? » Répondit Jared moqueur.
« Il a embrassé Bella sur le front et l'a appelé chérie. » Dénonça Kim.
Jared râla contre Kim alors que Paul lui envoya un coup de poing dans le bras.
« Recours à la violence, tu t'enfonces Lahote. » Prévins-je en attrapant sa main pour la ramener contre moi.
Il enroula ses bras autour de moi et posa sa bouche contre ma nuque.
« Tu es à moi. » Déclara-t-il avant de me mordiller la peau.
J'étais sûre d'avoir une trace d'ici demain. Il posa un autre baiser sur la marque avant de m'attirer contre son torse plus étroitement. Je fermais les yeux alors qu'il posait des baisers contre mon oreille. Il me fallait vraiment une volonté de fer pour résister et ne pas l'attirer à l'extérieur pour rentrer. Je savais pertinemment qu'il le faisait exprès mais je pouvais me montrer aussi têtue que lui, si je le voulais.
« Qu'est ce que tu fais ?! » S'exclama Heidi, surprise.
J'ouvris les yeux paresseusement pour voir Demetri en train d'écrire à toute vitesse sur une serviette en papier.
« Ça, cette alchimie, il faut que je l'utilise. » Dit-il en donnant un coup de tête dans notre direction.
« Ah non ! » Protestai-je. « Je n'ai pas envie de me retrouver dans un autre roman porno ! » M'écriais-je.
« Érotique, bébé, érotique. » Me corrigea Paul en souriant contre ma peau.
« Paul ! Flûte ! »
J'écartai ses bras pour ensuite me lever et partir au bar. Il était temps pour moi de me commander à boire. Je me pris une boisson avant de revenir m'installer à table. Bien sûr la chaise que j'avais occupée au début n'était plus là. Au vu du grand sourire que Paul affichait c'était entièrement de sa faute. Je fis donc le tour de la table pour m'installer sur lui et bouder un peu.
« As-tu changé d'avis ? »
« Non. Demande encore une fois et j'ajoute des jours en plus. »
« Parce que ça va durer combien de temps ? »
« Une semaine pour le moment. »
« Non. »
« Oui. »
« Négocions. »
« Que proposes-tu ? » Demandais-je en m'installant au travers de ses genoux pour pouvoir le regarder.
« Petit-déjeuner au lit demain matin et massage des pieds chaque soir après ton travail. »
« En échange de quoi ? Et combien de temps ?»
« On annule la punition entièrement. Et jusqu'à nos vieux jours. »
« Tu sais que je prévoyais de te laisser sur ta faim au début. Et finalement, j'ai préféré t'annoncer mes intentions à la place. »
« J'ajoute donc une tarte aux pommes au minimum par mois obligatoire et je te laisse le choix pour notre prochaine sortie. »
« En plus j'ai enfilé une jolie petite chose sous ce pantalon que tu n'as pas encore vue. »
« Je te fais ton déjeuner pendant un mois. »
« Laisses moi réfléchir. » Dis-je en faisant mine de réfléchir. « Petit-déjeuner au lit uniquement les jours importants comme les anniversaires etc... Massage peut importe le jour, tarte au noix de pécan en plus de la tarte aux pommes pour l'automne et l'hiver. Je m'en moque du choix de sortie, par contre déjeuner pendant deux mois. En échange je réduis à cinq jours. »
« Deux jours et je nettoie ta voiture. »
« Trois jours. »
« Deal. » Dit-il en m'embrassant.
Je m'écartai de lui avant d'attraper mon sac qui était arrivé sur le dossier de sa chaise. J'en sortie mon téléphone.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Je note notre accord en mémoire. » Expliquais-je.
Il ricana avant de m'embrasser la joue. Mon verre choisit ce moment pour arriver, ce qui tombait bien puisque je venais de mener des négociations très difficiles. J'étais assurément gagnante surtout sur la tarte aux pommes et à la noix de pécan. Je ne l'avouerais pas mais elles étaient bien meilleures que celles de Sue ou d'Emily alors que je les trouvais déjà excellentes.
Sam avait lui aussi été puni pour avoir participé au plan de Paul. Cependant encore une fois notre soirée s'était passée dans la joie et la bonne humeur. Et depuis que Mallory mère et fille avaient été vaincues c'était devenu agréable de pouvoir sortir sans avoir peur d'une nouvelle rumeur sur nous. Ou même de sentir leurs yeux de fouines sur nous.
Paul avait tout de suite commencé à appliquer les termes de son contrat, en rentrant à la maison, avec un super massage. Il était bien trop heureux de ne plus jamais revoir Demetri, même si il n'avouerait jamais qu'il s'était plutôt bien entendu avec lui durant la soirée. Sa mauvaise foi m'avait fait rire et j'avais passé la route du retour à me moquer de lui. Il avait découvert que je n'avais pas menti sur ce qui se passait sous le pantalon que Rosalie m'avait prêté et s'en était mordu les doigts d'avoir agit comme un enfant.
J'avais dormi jusqu'à tard dans la matinée le dimanche, finalement j'étais réellement épuisée de mes dernières quarante-huit heures de folies. Et à défaut de me faire l'amour il m'avait cajolée tout le reste du week-end. Nous n'étions pas sortie de chez lui de toute la journée et avions simplement profité de la présence de l'autre. Je me fis la réflexion que ce genre de choses devaient arriver plus souvent. Et que je devais, dès que l'occasion se présenterait, avoir une personne pour gérer la librairie au moins un week-end par mois pour pouvoir profiter de lui entièrement.
Notre routine reprit doucement dès le lundi suivant. J'essayais de passer du temps chez moi mais je n'en avais plus vraiment l'envie et Paul s'était mis en tête de me faire déménager chez lui le plus rapidement possible. Je ne vais pas dire que j'étais à cent pour cent contre l'idée, mais je n'étais pas non plus emballée. Pas que c'était trop tôt entre nous mais c'était plus pour le fait que si jamais on se disputait j'avais au moins un endroit à moi où pouvoir me réfugier.
Pas que je voulais me disputer avec lui ou même le quitter. Mais de temps en temps mon petit côté pessimiste revenait. Je vivais tellement sur un nuage que j'avais peur que tout s'effondre d'un coup et que je me retrouve submergée par la chose. En soit, il avait raison. À quoi ça me servait de garder la maison alors que mon père aurait pu la louer à quelqu'un d'autre qui l'occuperait vraiment. Et j'avais de plus en plus d'affaires qui traînaient chez lui. Pas que je ne les reprenais pas avec moi, c'était plutôt lui qui me les kidnappait pour me forcer à rester avec lui.
J'étais dans la cuisine en train de cuisiner, pour une fois, enfin j'étais plutôt en train de réfléchir à la question quand mon téléphone sonna. Paul était avec moi en train de travailler sur son ordinateur pendant que je préparais le repas du soir. Mes mains étaient sales, il décrocha donc pour moi avant de mettre sur haut parleur.
« Allô ? »
« Bella ? C'est moi. » Soupira une voix masculine que je connaissais que trop bien.
Pendant un bref instant je paniquais et j'envisageais d'enlever le haut parleur de cette conversation ou même de raccrocher, mais en regardant Paul je compris que je ne pouvais plus lui garder secret une partie de ma vie.
« Phil. » Répondis-je froidement.
« Est-ce que je te dérange ? »
« Je... Je suis en train de préparer le dîner. »
« D'accord. » Soupira-t-il à nouveau.
Il y eut un blanc avant qu'il ne fasse un bruit de gorge. Je ne quittais pas Paul des yeux qui se demandait clairement ce qui se passait.
« J'ai besoin de toi, Bella. » Annonça-t-il.
« Que veux-tu ? »
« Riley. » Avoua-t-il. « J'ai des essaies à Portland et à Seattle au mois d'octobre. Je ne veux pas le laisser ici, mais je ne peux pas l'avoir avec moi. »
« Et ? »
« J'avais espéré que tu puisses le garder pendant ce temps là. Je ne veux pas qu'une inconnue s'occupe de lui. »
« Phil. » Soupirais-je.
« Je te promets que ça ne sera pas comme la dernière fois, Bella. »
« Tu m'avais dit qu'il ne devait rien nous arriver la dernière fois. Résultat je me suis faite arrêter pour kidnapping, Phil ! Il s'en est fallut d'un doigt pour que je n'aille pas en prison et que mon casier judiciaire reste vierge ! » Explosais-je.
« Je sais, ma grande. Mais je t'assure que cette fois-ci tout ira bien. J'en ai déjà parlé à mon avocat et il prévoit de faire un contrat légal pour que tu sois protégée. Tu pourras même demander à Jasper de vérifier ça pour toi. »
Je soupirai à nouveau et j'essuyai mes mains sur le torchon de cuisine. Je ne savais pas quoi faire. Une part de moi avait envie de dire oui directement, mais une autre voulait refuser. Je ne voulais pas revivre à nouveau la même situation que la dernière fois ou même pire. J'avais eut de la chance mais surtout que Jasper soit là pour me sortir de là.
« Écoute, Phil, j'ai besoin de réfléchir. Tu sais que j'aime Riley mais je ne suis plus seule maintenant et ce n'est pas une décision que je peux prendre sans prendre en compte son avis . Même si tu me dis qu'il ne m'arrivera rien cette fois-ci, toi et moi, savons très bien qu'on ne peut pas prévoir son comportement. Et je ne veux pas l'impacter, si ce n'était que moi je m'en moquerais mais pas lui. »
« Tu dois énormément l'aimer. » Déclara-t-il.
Je souris à Paul avec tendresse. Phil avait raison, je l'aimais énormément.
« Il est parfait pour moi. » Avouais-je en rougissant sans quitter les yeux de Paul.
Il me sourit avant de faire le tour de l'îlot pour me prendre dans ses bras et m'embrasser le front.
« Bien, je comprends. Serait-il possible pour toi de me donner une réponse avant la fin de la semaine ? »
« D'accord, je veux bien. »
« Et sache que même si tu refuses, je ne t'en voudrais pas, Bella. D'accord ? »
« Je sais, Phil. »
« Bien, je vais te laisser, ma grande. Passe une bonne soirée. »
« Merci toi aussi. » Dis-je avant qu'il ne raccroche.
Je poussais un énième soupir avant de me coller un peu plus contre Paul qui resserra son étreinte sur moi. J'avais envie de profiter de cette sensation d'être sur un nuage avant que tout n'éclate en mille morceau.
« Ça va ? » Me demanda-t-il contre mon crâne.
J'acquiesçai avant de lui embrasser le torse et de sortir de son étreinte.
« Attends, un instant, j'arrive. » Dis-je en sortant de la cuisine.
J'ouvris mon sac qui contenait mon ordinateur avant de le sortir et de l'installer sur l'îlot à côté de la place qu'occupait Paul précédemment. Je tapotais le siège pour lui dire de venir s'installer à côté de moi. Une fois à sa place, il en profita pour m'embrasser la tempe le temps d'allumer et de déverrouiller l'ordinateur. Je n'avais clairement pas envie de parler de ça maintenant, mais je ne pouvais pas me permettre de ne pas lui expliquer ce qui venait de se passer. J'ouvris le dossier qui m'intéressait avant de faire apparaître, sur l'écran, la photo que je voulais.
« Riley. » Présentai-je.
J'essayais de regarder le moins possible ces photos, car elle me rappelait les choix que j'avais dû faire à une époque.
« Ton.. »
« Mon frère. » Le coupai-je avant qu'il ne s'imagine des choses. « Riley est mon petit frère. »
J'ouvris une autre photo.
« Phil, son père. »
« Attends tu connais Phil Dwyer ? Et c'était lui que tu viens d'avoir au téléphone ? »
« Oui, on peut dire d'une certaine manière que Phil a été mon beau-père. »
J'ouvris une autre photo de Phil, Riley et moi.
« La ressemblance est hallucinante. » Murmura-t-il.
« Je sais, on peut penser que c'est notre fils. Surtout que ça pourrait être possible. Riley a neuf ans maintenant. »
J'ouvris une dernière photo à contre cœur.
« Ta mère. »
« Ma mère. » Confirmai-je.
« Tu es quasiment son portrait craché. » Remarqua-t-il.
« Oui, si j'avais les yeux bleus et que j'étais blonde. »
« C'est pour ça tu ne t'aimes pas, t'apprécies pas ? »
« En partie, mais surtout parce qu'elle m'a toujours dit que j'étais la plus laide des enfants avec mes yeux boueux et mes cheveux filasses. Enfin ce n'est qu'une petite partie des choses que j'ai entendu durant mon enfance. Elle a toujours été assez imaginative me concernant. »
Il hocha la tête avant de m'embrasser la tempe à nouveau.
« Pourquoi Phil veut que tu gardes Riley ? » Me demanda-t-il finalement.
« Je.. Riley est né l'année de mes dix-sept ans. Ma mère ne s'en est jamais occupée, j'ai toujours tout fait à sa place. Normalement, l'année suivante comme j'avais dix-huit ans j'aurai dû revenir ici pour terminer mon lycée, mais je n'ai pas réussi à laisser Riley derrière moi, alors je suis restée un an de plus. Phil n'était pas souvent à la maison donc il ne voyait pas comment ma mère était réellement. J'ai même envisagé, pendant un moment, de rester à Phoenix et de ne pas faire la fac de Seattle pour pouvoir continuer à m'occuper de Riley. Et puis un jour j'ai retrouvé toute mes affaires sur le pas de la porte et les serrures changées. Je ne pouvais plus entrer dans la maison. On venait de me mettre purement et simplement à la porte. »
« Pourquoi ? »
« Un test de grossesse. »
« Tu étais enceinte ? » S'exclama-t-il surprit.
Mouuahhahhhhh, à la semaine prochaine ;)
