Je vous jure qu'un jour je serais à l'heure!En attendant voici le onzième chapitre ! Et la résolution du sort Animagi!!!

Bonne lecture à tout.e.s


Chapitre 11: Une grave erreur

Les jeunes femmes sentirent la potion couler le long de leur gorge, laissant un goût si acide qu'elles eurent l'impression que leur bouche était en train de fondre. Maëlla fut la première à ressentir les effets du sort, elle fut prise de violentes crampes au niveau du ventre comme si ses organes voulaient s'échapper de son corps. Marie et Caroline essayèrent de réciter la formule malgré la douleur qui se faisait de plus en plus ressentir. Caroline lâcha sa baguette, les os de ses mains n'arrêtaient pas de se briser et de se consolider dans différentes formes. Marie sentit sa peau se tirer, se tordre, elle devenait de plus en plus rouge et elle semblait être en feu. Tout son corps brûlait. Les trois filles restèrent dans leurs souffrances pendant de longues minutes, hurlant de douleur, espérant presque que la mort vienne les arracher à leur torture. Les crampes de Maëlla se calmèrent peu à peu, elle desserra ses poings et sentit un liquide couler dans ses paumes. Elle regarda l'intérieur de ses mains et celui-ci était de la même couleur que la potion qu'elles avaient avalée quelques minutes auparavant. La douleur de Caroline et Marie s'estompa petit à petit aussi. Maëlla n'eut pas le temps de se remettre de ce qu'il venait se passer qu'une deuxième vague de souffrance s'empara d'elle. Ses côtes se brisèrent, ce qui transperça à sa peau quelques endroits. Deux petites ailes ensanglantées sortirent de son dos. Elle eut la sensation que ses dents se faisaient arracher. Ses pieds se recroquevillèrent et devinrent durs comme de la pierre. Ses avant-bras se recouvrirent d'écailles et de poils. Caroline se rua sur son amie mais elle n'eut pas le temps de l'atteindre que ses ongles tombèrent sous ses yeux et furent remplacés par d'énormes griffes jaunes. La bas de son dos lui fit atrocement mal. Quand elle se tourna vers l'origine de la douleur, elle vit une longue queue sans poil pousser à la fin de sa colonne vertébrale. Trois larges entailles s'ouvrirent de pars et d'autre de son cou, un liquide jaunâtre en coula. Caroline sentit deux énormes défenses pousser dans sa bouche. La transformation de Marie aussi avait commencé, sa peau avait pris une teinte verdâtre là où il n'y avait pas une fourrure qui y avait poussé. Son nez s'allongeait à vue d'œil et se recouvrait d'une couche dure comme l'os. Ses jambes s'affinèrent et la pliure de ses genoux changea brusquement de sens dans un craquement qui retentit dans tout le château. Ses pieds grandirent et doublèrent de volume tandis que ses orteils se transformaient en serres d'oiseau. Des pustules visqueuses se formèrent sur son poitrail. Les trois jeunes sorcières étaient devenus des monstres informes. Caroline fût la première à s'évanouir suivit de près par Marie et Maëlla. La jeune femme vit ,une fraction de seconde avant que ses yeux ne se ferment, une volute de fumée blanche formant un animal. Un loup. Ou peut être bien une hyène.


Maëlla ouvrit doucement les yeux mais les rayons du soleil vinrent lui brûler la rétine. Elle les laissa clos encore un peu et tenta de les rouvrir petit à petit, essayant de les accommoder à la lumière du jour. Elle entendait beaucoup d'agitation autour d'elle, notamment une femme qui parlait d'une voix très aiguë et qui était entrain de réprimander quelqu'un.

-Ah bah oui! Quand on ne sait pas jeter convenablement Incendio, on l'utilise pas!

-AIE! OUCH! AIE AIE AIE!

-Arrêtez de gesticuler dans tout les sens. Vous deux! Aidez Moi!

-Nous?

-Oui!

D'autres voix plus proches et plus familières arrivèrent jusqu'aux oreilles de Maëlla. Des voix très familières... C'étaient celles de Caroline et Marie.

-On dirait qu'il essaye de danser, rit Caroline.

-Arrête de te moquer. C'est pas cool, ajouta Marie.

-On a pas était aussi douillette, nous.

-On était inconsciente Caro.

Maëlla ouvrit les yeux immédiatement, se rappelant ce qu'il venait de se passer. Devenir Animagus, la potion, la douleur qu'elle avait provoquée. La jeune femme était dans une grande salle, remplie de lits, d'étagères sur lesquelles étaient entreposées une myriade de potions et de plantes. Elle essaya de s'appuyer sur ses avant-bras pour se redresser mais une violente douleur s'en dégagea. Elle émit un gémissement à peine audible. Ses bras étaient recouverts de bandages blancs, tout comme son torse.

-Tu te réveilles enfin!cria Caroline.

-Maë... Ça va?

-Euh... oui... je crois, répondit la susnommée, la bouche encore pâteuse.

-Ah vous vous réveillez pile pour le déjeuner!dit une femme avec un long tablier blanc et une croix rouge en son centre. Tenez et manger tout.

-C'est l'appel de la bouffe qui t'as réveillée?demanda Marie.

-Sûrement...répondit-elle dans un faible sourire, tout en essayant de s'asseoir dans son lit.

Elle avait sur les genoux un plateau qui contenait un bouillon, un énorme morceau de pain, une portion de riz blanc avec quelques légumes à la vapeurs et une compote pour le dessert. Même si ce repas était loin d'être un délice, elle le dévora en quelques secondes tout en écoutant Marie et Caroline.

-Je me suis réveillée hier soir et Marie, ce matin.

-Madame Maxime est venue nous voir tout à l'heure. Elle a dit qu'elle repasserait quand tu serais réveillée. Elle avait l'air d'être folle de rage. Ça va chauffer.

-Tout le monde nous a dit que ce qu'on a fait était extrêmement dangereux et que si l'un des guides nous avait pas trouvé, on serait sûrement mortes.

-Un des guides?

-Le Gévaudan nous a trouvé et a prévenu les surveillants.

Un elfe de maison passa entre les lits avec un chariot et récupéra les plateaux vides. Les jeunes filles furent étonnées de voir qu'il n'était pas vêtu de haillons mais d'une tenue d'infirmier. Elles le suivirent du regard jusqu'à qu'il sorte de la pièce et elles n'eurent comme seule réaction un visage d'approbation.

Pendant de longues heures, les jeunes femmes parlèrent de leur expérience, essayant de trouver ce qu'elles avaient bien pu faire de travers pour donner de tels résultats. Le soleil laissait passer ses derniers rayons à travers les fenêtres de l'infirmerie quand les portes s'ouvrirent laissant entrevoir une ombre qui faisait plus de trois mètres. C'était Madame Maxime qui s'avança vers les jeunes sorcières accompagné du professeur Mireau. Elles arrivèrent à peine à avaler leur salive quand leur Directrice les fusilla du regard.

-Comment avez-vous pu faire cela? Comment avez-vous pu autant vous mettre en danger? Comment avez-vous-pu mettre en péril la réputation de cette école? Bande d'inconscientes écervelées! Vous rendez-vous compte de vos actions? Vous auriez pu vous tuer! Jamais dans ma carrière, j'ai vu telle stupidité de la part de trois élèves en même temps! Croyez-vous être au dessus des règles? Croyez-vous que l'enseignement qu'on vous donne ici n'est pas à la hauteur de votre talent? Vous mériterez que je vous renvoie! Que plus jamais vous puissiez étudier la magie! Qu'on vous interdise à jamais de pratiquer la magie! Comment des élèves de votre âge ont pu faire quelques chose d'aussi stupide? J'espérais au moins de la maturité de votre part! Devenir des Animagi... Mais vous pensiez réellement que c'était à votre portée? Cela ne fait même pas six mois que vos pouvoirs se sont déclarés et seulement quatre que vous étudiez la magie. Par la barbe de Merlin! Qu'ai je pu faire pour avoir des élèves aussi inconscientes! Vous serez punies et ne vous attendez pas à des heures retenues! Oh non! Votre punition sera bien pire que votre transformation ratée! Je tiens à ce que vous vous en souveniez longtemps! Qu'à chaque fois que l'envie de faire un pas de travers vous vient à l'esprit, les souvenirs de cette punition vous en empêche! Quand vous sortirez de l'infirmerie, vous viendrez me voir dans mon bureau que je vous donne votre punition! hurla Madame Maxime avant de partir avec la même furie dans laquelle elle était arrivée.

-Je suis très déçu par votre comportement. Surtout de vous, Mlle Verdier. Une élève si prometteuse. Vous avez osé me mentir en me regardant dans les yeux. Je suis extrêmement déçu. J'espère que ça vous servira de leçon, ajouta le professeur Mireau, avant de partir.

Les jeunes femmes restèrent muettes pendant longtemps après le passage de leur directrice. Abattues par la remontrance qu'elles venaient de subir et par la punition qui allait suivre. Un lourd sentiment de honte s'installèrent en elles.

Cela faisait plusieurs jours que les jeunes femmes étaient à l'infirmerie, leurs blessures étaient presque entièrement cicatrisées. Caroline, Marie et Maëlla étaient partagées par deux sentiments, l'excitation de sortir enfin et reprendre les cours et la peur d'affronter la punition qui les attendait, sans parler de l'incommensurable déception d'avoir échoué dans un projet qu'il leur tenait tant à cœur. Madame Naglareffe, l'infirmière, était venue le matin même pour les ausculter une dernière fois avant de leur donner l'autorisation de sortir. Les trois sorcières étaient assises sur leur lit attendant l'arrivée d'Alexandre, l'elfe de maison qui travaillait en tant qu'assistant. Il devait rapporter leurs uniformes pour qu'elles puissent enfin sortir.

-Ça sera quoi notre punition, à votre avis?demanda Marie, inquiète.

-Des lignes à copier!répondit Maëlla.

-Imagines que c'est des lignes version Ombrage!

-Oh! J'espère pas!dit Caroline en grimaçant. Il n'y a pas des lois contre la violence faite aux élèves?

-Logiquement si. De toute façon, je suis pas pressée de savoir quelle va être notre punition, conclut Maëlla avant que les jeunes femmes ne retournent à leur silence religieux.

Un petit bonhomme verdâtre, aux logues oreilles de chauve souris, entra dans la pièce avec une pile de vêtements dans les bras. Il déposa les tenues aux pieds des lits de chaque jeune femme, avant de repartir. Elles esquissèrent un sourire en guise de merci et s'habillèrent.

Les femmes sortirent de l'infirmerie et découvrirent un tout nouveau château. La période de Noël approchant, tout le château était décoré en circonstance. On pouvait voir tout les cinq mètres, des sapins décorées par des centaines de boules brillantes et de guirlandes. Une infinité de bougies flottaient au dessus des têtes comme un ciel étoilé, réchauffant l'atmosphère. Les feux de cheminées produisaient une chaleur douce et intense mais en aucun cas, la chaleur qu'ils produisaient ne faisait fondre les sculptures de glace. Elles représentaient des danseuses, des licornes, des cygnes, des ours, des personnages faisant du patin à glace. Les jeunes femmes étaient émerveillées par ce qu'elles voyaient, leur regard était rivé sur ces décorations. Leur attention était si absorbée que Caroline trébucha sur quelque chose. C'était un elfe de maison qui avait un bonnet de Noël et portait un plateau avec des biscuits de pain d'épices. Tout autour d'elles, de nombreux elfes portaient le même bonnet et servaient aux élèves des coupes de vin chaud, des sucres d'orge et des chocolats chauds. L'odeur des biscuits se mélangea à celle des clémentines et des clous de girofles. Les trois sorcières s'avancèrent dans les couloirs et remarquèrent des branches de guis accrochées au plafond. Des douces mélodies résonnaient à travers tout le château, ces magnifiques cantiques venaient des nymphes qui formaient des chœurs pour chanter des airs de Noël.

Sous ces merveilleux spectacles, les jeunes femmes oublièrent presque de se rendre dans le bureau de Madame Maxime. Ou avait voulu l'oublier. Elles rencontrèrent sur leur chemin Armand, l'un des surveillants. Il les intercepta et les accompagna jusqu'à la tour sud-Est, où se trouvait le bureau de la directrice. Une porte gigantesque se dressait devant elles, Maëlla s'approcha et toqua fébrilement. Les deux énormes pans s'ouvrirent dans un grincement, dévoilant un escalier en colimaçon. Les jeunes femmes entrèrent et n'eurent pas le temps de monter les marches qu'un claquement retentit derrière elles, la porte s'était refermée. Elles montèrent l'escalier et découvrirent un immense bureau. Tout était grand, les fauteuils, les étagères, les fenêtres, les guéridons... Même la théière posée sur l'une des tables faisait la taille d'une poule. Madame Maxime était assise à son bureau, penchée sur de nombreuses feuilles, grattant de sa plume un parchemin jauni.

-Attendez ici, dit la directrice sans relever la tête.

Les jeunes sorcières, tétanisées, ne bougèrent pas d'un centimètre et observèrent plus attentivement la pièce. Elles virent au dessus du bureau, encadré par deux fenêtres, un immense tableau d'un homme se tenant debout, entouré d'un canidé étrange, d'un chamois aux pattes asymétrique et d'une salamandre.

-J'espère que vous vous êtes bien remis. Approchez, j'ai vos punitions, dit Madame Maxime avant de continuer. Vous ferez toutes ces tâches pendant votre temps libre donc, bien sûr vous êtes interdite de club de duel et de match de Quidditch jusqu'à la fin de l'année. Votre punition prendra fin quand vous aurez fait toutes les taches inscrites sur cette liste, continua-t-elle en tendant un parchemin si long qu'il traîna par terre.

Maëlla prit la liste et la montra à ces deux amis. Pendant le prochain semestre, elles devraient:

· Laver les écuries, la volière et le parc des Abraxans

· Ranger et faire le tri de toutes les réserves du château

· Faire la poussière de tout les tableaux

· Faire reluire les statues

· Classer et ranger les livres de la bibliothèque

· Tailler les haies et les arbustes des jardins

· Dégnomer le jardins et les terrains de Quidditch

· Lustrer les balais

· Éliminer tout les doxys

· Nettoyer les caves des Bandimons

· Nettoyer les toilettes

· Nettoyer toutes les fenêtres

Et la liste continua encore et encore. Plus les jeune filles lisaient le parchemin, plus leur visage se décomposait.

-Vous pouvez disposer, indiqua Madame Maxime.

Les trois sorcières sortirent du bureau, dépitées face à la montagne de travail qu'elles devraient faire durant les prochains mois. Elles essayèrent de se rassurer le mieux qu'elles purent. Elles pensèrent au repas de Noël qui était prévu le soir même et au retour dans leurs familles pour les fêtes de fin d'année.


C'était peut-être prévisible mais c'est donc un échec total... Comment va se passer le second semestre à suivre dans le 12, 1e et 14 :)

A demain pour le chapitre 12 : Sanctions et opportunité :)