Voilà le texte de mon mari pour le calendrier de Noël, c'est un univers original. N'hésitez pas à l'encourager.
Défi : Placer les mots "Lit" et "Croire" et la phrase "Je t'aime à en crever mais ne me demande pas de tuer un cafard pour toi s'il te plaît"
Univers : Original
Auteur : Skundow
- Tu ne m'écoute pas, gémit-elle
Il sursauta et sortie de sa rêverie, cligna des yeux et se tourna vers elle.
- Bien-sur que si je t'écoute, répondit-il avec un sourire.
- Absolument pas ! Dit-elle en claquant le livre qui était posé sur ses genoux, tu sais aussi bien que moi que les sorts qui sont à l'intérieur sont important et cela fait plusieurs minutes que je te parle mais tu es encore en train de rêvasser.
Elle est vraiment belle pensa-t-il
- Tu sais que tu es vraiment belle quand tu t'énerve avec ta mèche rousse qui te tombe sur la joue et tes yeux bleus perçant qui me font fondre et ton co..
- Arrête ! lança-t-elle
- Quoi ? Je n'ai pas le droit de dire toutes ces choses ?
- Non ! J'ai fait vœux de chasteté pour obtenir ce poste auprès de la reine et tu le sais très bien ! Et puis tu es allongé là à coté de moi, dans ce lit, pour m'aider à comprendre ces sorts mais il faut croire que cela ne t'intéresse pas vue que tu préfères rêvasser, grommela-t-elle
Il se retourna pour fixer le plafond, ferma les yeux et vida son esprit. Il commença à ressentir l'énergie et la vie qui s'écoula du château. Les cuisines étaient en ébullition, les gens rassembler autour du banquet scintillaient de mille feux, il put s'apercevoir que les enfants, dont les rires résonnaient, décoraient le sapin dans la cour. Il se concentra encore plus et pu sentir le monde extérieur au château, la neige s'installait doucement, le froid gelait les rivières, il pouvait ressentir les animaux se préparer pour l'hiver. A ce moment précis, il reçut un coup de coussin sur la tête et pour la deuxième fois ses rêveries se sont interrompu.
- Tu recommence, dit-elle en rigolant, ce n'est pas juste, moi je n'y arrive pas.
- Tu veux que je te l'apprenne ?
- J'aimerai bien tu le sais... dit-elle en détournant le regard.
Il lui prit la main, la porta jusqu'à ses lèvres et y déposa un baiser, ce qui la fit frémir.
- Est-ce que tu m'aime vraiment ? Demanda-t-elle
- Oui je t'aime
- Mais pourtant tu n'y as pas le droit... Chuchota-t-elle en plongeant son regard sur le feu qui illuminait la pièce.
- Aaaaah !
- Quoi ? S'exclama-t-il en suivant son regard.
Il remarqua l'insecte brun au-dessus de la cheminée.
- Oh un cafard, dit-il en souriant
- C'est tout ? demanda-t-elle alors que la panique se faisait de plus en plus ressentir, mais va le tuer !
- Je t'aime à en crever mais ne me demande pas de tuer un cafard pour toi s'il te plaît, rigola-t-il.
- Pourtant tu ne t'es pas gêné quand tu as anéanti le château du seigneur Dacran, râla-t-elle.
Il se retourna pour lui faire face et la fixa avec un regard noir.
- Comment ose-tu ? siffla-t-il.
Elle eu un mouvement de recul, soupira et un doux sourire apparu. Elle s'approcha du magicien et caressa tendrement sa joue rugueuse.
- Excuse-moi s'il te plait.
Il la regarda et il ne put s'empêcher de sourire à son tour. Puis se retourna à nouveau vers le cafard qui se dirigea vers la fenêtre.
- Sois libre petit cafard, murmura-t-il
Un vent glacial le fit sortir de sa rêverie, faisant un écho dans la cheminé en ruine. Le bois avait fini par céder à plusieurs endroits, des lambeaux de tissus trainaient un peu partout. Cette pièce qui autrefois était remplie de joie et d'amour n'était plus qui n'était plus que l'ombre d'elle-même, où la mort régnait en maître. Alors qu'il se retourna sa botte heurta quelque chose de métallique, il baissa ses yeux violets sur l'objet, inclina la tête puis s'accroupie. Il le ramassa et à l'aide de sa manche il nettoya la poussière qui s'était accumulé. Il décida de l'ouvrir et découvrit un collier en forme de rose accompagné d'une chainette en or. Malgré que le collier fût rester de toute beauté il remarqua qu'il était brisé à divers endroits.
- Je suis vraiment désolé, murmura-t-il alors qu'une larme tomba sur le collier. Pourras-tu me le pardonner un jour ?
« Tu rêves encore » souffla le vent
Un écho du passé qui résonna dans sa tête. Il mit le pendentif dans sa poche et regarda une dernière fois comme pour chercher son visage mais ne trouvera que désolation. Il murmura un mot d'une langue inconnue et la pièce commença à s'illuminer avant de prendre feux. Il claqua des doigts et se téléporta sur la colline qui surplombait le château en ruine alors que le feu s'échappait d'un des tours. Il plongea la main dans sa poche, serra le pendentif puis se dirigea vers la forêt dont l'obscurité l'avala au fur et à mesure qu'il avançait.
Aloooooors ?
Bisous à vous 3
