Alors qu'elle s'enfonçait dans la forêt du pays du Feu depuis une bonne heure, elle s'effondra.
Konoha était encore si loin.
Depuis combien de temps gisait-elle ainsi ? Pas la moindre idée. Elle papillonna des yeux en sentant qu'on la manipulait. Elle resta détendue prête à dégainer un kunai pour se libérer. Elle ouvrit brusquement les yeux et tomba sur un visage bien connu : Lee.
— Tenten ! hurla aussitôt celui-ci en croisant son regard. J'ai eu si peur !
Il la serra fermement contre son torse en lui expliquant combien il avait eu peur de la perdre, qu'il avait eu peur d'être arrivé trop tard en la voyant allongée sur le milieu du chemin. Et Gai qui ne cessait de s'inquiéter enfermer dans Konoha se perdait dans les exercices exubérants.
— Eau, parvint-elle à articuler finalement.
Lee se confondit en excuses en lui présentant une gourde qu'il lui tint pendant qu'elle s'abreuvait à petites gorgées. Ses idées se firent plus claires et elle revint pleinement à elle.
— Temari ?
— Vivante, la rassura une voix à sa gauche.
— Kankuro, s'étonna-t-elle.
— Vous auriez dû rentrer y a plus d'une semaine, alors Kankuro a fait le déplacement pour nous aider à vous chercher parmi les endroits autorisés. Gaara serait venu, mais il a été retenu à Suna. Ino t'a fait les premiers soins, là elle s'occupe de Temari. Kiba est partit prévenir le village et Shino et Hinata surveillent les alentours.
Tenten eut un sourire tendre pour Lee avant de replonger dans l'inconscience. Ca allait, tout irait bien maintenant.
Elle ne se réveilla que deux jours plus tard à l'hôpital de Konoha. Elle sourit en voyant Lee assoupit à son chevet. Que ferait-elle sans lui ? Elle tendit le bras vers le verre d'eau et le mena tremblotant à ses lèvres. Elle avait réussie.
Elle sursauta quand la porte s'ouvrit brusquement sur Gai, Lee finit au sol.
— Tenten ! J'étais si inquiet ! Ne me refait plus jamais ça !
— J'essaierai, marmonna-t-elle.
Tout comme Lee quant il l'avait trouvée, il se lança dans un long discours sur combien sa disparition l'avait inquiété et qu'il était certain d'avoir vieillit de dix ans. Il avait un cheveu blanc juste ici ! Elle observa Gai continuer son délire et Lee rentrer dedans comme d'habitude. Une scène familière. Elle eut un sourire attendrit en les voyant. Tout allait bien.
Sakura finit par les chasser et la laissa se reposer.
Deux jours plus tard, elle fut autorisée à sortir avec interdiction d'entrainement pour trois semaines et de missions pour deux mois. Temari s'était réveillée la veille, elle ne garderait qu'une vilaine cicatrice de ses blessures, mais devrait attendre plusieurs semaines avant de pouvoir reprendre le combat.
Tenten s'éveilla chez elle tard ce jour-là. Elle avait beaucoup à récupérer et la fatigue ne semblait jamais totalement la quitter. La veille après avoir enfin effectuer son rapport au Hokage, elle avait sillonné son village à la recherche de ses camarades venus la secourir, notamment Ino qui avait prodigué les premiers soins.
Elle avait décidé de passer cette journée chez elle à faire le trie dans ses armes, beaucoup avait été abimée pendant l'assaut. Elle prit soin de son sabre finalement nommé Kaminari après son premier vrai combat. Cela l'occupa jusqu'à tard.
Le lendemain, elle se décida à rendre visite à Temari. Il était temps. Loin d'elle, la rancœur des premières heures. Cette mission avait au moins eu le mérite de chasser ses démons. Elle fit un détour pour récupérer des confiseries typique de Suna se disant que ça ferait du bien à la blonde d'avoir un peu de chez elle et se rendit ensuite directement à l'hôpital.
Elle s'attendait à trouver la sunajin relativement affaiblit, endormit et avec des cernes de dix jours sous les yeux, or celle-ci était parfaitement reposée et alerte. Sakura s'était réellement amélioré en soin et était d'une efficacité redoutable.
— Entre Tenten, l'invita Temari. Je ne me lève pas pour t'accueillir mais le cœur y est. Sakura a juré de m'achever si je posais à nouveau un pied à terre avant son accord.
— Ca ne m'étonne pas d'elle, s'esclaffa l'autre en entrant.
Tenten referma lentement la porte et s'approcha du lit. Elle tendit la boîte de confiseries à la sunajin avant de la détailler longuement. Elle allait bien. Un profond sentiment d'apaisement l'envahit. Elle s'installa au côté de la blonde lui prit la main et la serra.
Elles étaient vivantes.
