NDT : Salut ! Voici le nouveau chapitre. Je suis contente d'en avoir fini (et de la tournure de ce chapitre ;-)). J'ai vraiment été occupé. C'est un chapitre un peu en avance donc je ne connais pas les résultats de la traduction d'avant. Je modifierai celui-ci lorsque je connaitrai ce que vous avez décidé. Au pire, je vous aurai avertie, car je vais changer le pronom plus tard dans l'histoire, selon ce que vous préférez – tout de suite ou dans quelques chapitres. Le crédit revient à WalkingThePlank pour l'histoire et J.K. Rowling pour l'univers d'Harry Potter.

Bref, j'espère que vous aimerez la traduction et puis on se revoit en bas !


Les disclaimers et le résumé complet se trouvent dans le premier chapitre.

N'hésitez pas à laisser un review, ça me fait vraiment plaisir.


Chapitre 11

Harry était étendu sur son ventre sur le vieux lit bosselé de sa chambre au Square Grimmauld, comme il le faisait parfois lorsqu'il avait du temps à tuer entre les visites de Ron et celles de Severus la nuit.

Il se tendit et étira sa main droite, endolori par sa surutilisation de la journée. Il avait écrit plus d'une douzaine de longues lettres.

Il leva sa baguette, s'éclaircit la gorge, puis lança un sort de protection sur les nombreux morceaux de parchemins couchés devant lui. Remus lui avait appris sur son petit-déjeuner, sans demander à Harry pourquoi il avait besoin de savoir cela, et il lui était reconnaissant pour ça. Remus adorait toujours enseigner et Harry pouvait voir qu'il était flatté lorsqu'il lui avait demandé pour connaître ce sort.

Harry se dégourdit les doigts une fois de plus, puis plia chaque lettre en trois, et les fourra dans les enveloppes qui avaient été étiquetées individuellement avec les noms.

Terminer toutes ces lettres remplit curieusement Harry d'un sentiment de paix. Un sentiment de conclusion dans sa courte, mais tumultueuse vie.

Il y avait des choses qu'il avait besoin de dire à ses proches une fois qu'il serait parti et ses lettres pourraient avec un peu de chance répondre aux questions qu'il pourrait restées.

Harry pouvait imaginer ses amis tenant ces lettres après sa mort, peut-être en pleurant un peu, mais trouvant finalement du réconfort dans ses mots. Juste un petit quelque chose pour se rappeler de lui plus tard.

Harry sortit un dernier morceau de parchemin et écrivit ses dernières volontés.

Toute sa fortune héritée de ses parents irait à Remus, Sirius, les Weasleys, et une grande partie comme donation à Poudlard, aussi. Ils étaient ceux qui l'avaient élevé, et Poudlard fut sa maison.

Hedwidge irait à Severus. Harry pouvait voir que Severus devenait las de sa solitude. Peut-être qu'Hedwidge pourrait donner à Severus de la compagnie, de la même façon qu'elle en avait fourni à Harry pendant ses étés solitaires chez les Dursleys.

Harry avait besoin que sa famille sache que, le temps qu'il soit potentiellement mort, ils n'étaient pas abandonnés. Il avait besoin que ses proches sachent à quel point ils étaient chanceux et chéris.

Harry mit ses bottes noires en cuir et s'assit au bout de son lit, la pile de lettres dans sa main. Severus serait là d'une minute à l'autre pour sa leçon. Severus était fiable, et avec ça, venait la ponctualité.

Pile à l'heure, on frappa à sa porte de chambre.

« Harry, il est là, » vint la voix irritée de Sirius. Il roula les yeux et s'extirpa du lit.


« Bonne année, Severus, dit Harry, fermant la porte de la cuisine derrière lui.

-À vous aussi. » Severus inclina la tête en guise de salutation, puis conjura un sort de silence, comme il le faisait toujours. « Êtes-vous prêt ?

-Non. Le suis-je jamais ?

-Un jour, vous aurez à l'être.

-Je ne peux pas être un bâtard paranoïaque chaque minute de la journée comme vous l'êtes, » dit Harry, d'un ton léger et taquin.

Le visage de Severus ne montra aucun humour. « Je suis navré de vous informer que vous êtes devenu un bâtard paranoïaque comme moi quelques années plutôt. »

Harry eut un sourire narquois. « Vrai. Mais je ne suis pas toujours sur mes gardes.

-Mais vous devez l'être. C'est pourquoi je suis ici. » Severus déplaça rapidement son regard vers les tuiles en dessous de ses pieds.

« Je sais, dit tristement Harry. Il tendit la main pour prendre celle de Severus dans la sienne. Les longs doigts fins de l'homme s'entrelacèrent à travers ceux d'Harry sans effort.

Harry regarda dans les yeux sombres du professeur et vit la douleur et la tristesse qui avaient toujours été là, mais qui semblaient s'intensifier.

Il avait peur de demander, alors ne le fit jamais, et Severus n'avait jamais abordé le sujet.

Harry souhaitait avoir commencé à écrire dans un journal. Il aurait adoré savoir exactement à quel moment il avait commencé à voir la beauté dans ces tristes yeux sombres.

Ça avait pris longtemps avant qu'ils soient confortables l'un avec l'autre. Severus ne touchait jamais Harry en premier, mais il avait commencé à paraître plus à l'aise lorsqu'Harry voulait l'étreindre, ou tenir sa main… même si Severus était toujours le premier à couper le contact.

Severus serra la main d'Harry un fois, puis se retira pour sortir sa baguette de ses robes.

« Je suis prêt. »

Severus mit ses lèvres dans une ligne incroyablement fine et leva sa baguette.

Harry se représenta littéralement un mur de brique dans sa tête, celui autour du jardin de Tante Pétunia, et l'imagina protégeant son esprit de l'homme voulant envahir celui-ci.

Cela tenu fermement, mais commença à s'effondrer, les briques s'effritant et tombant. Et puis, il fut submergé de pensées et de souvenirs.

Courant vers le mur menant à la gare 9 ¾ et fracassant son chariot dans celui-ci lorsque Dobby l'avait fermé.

Ses jambes reposant sur celles de Severus dans la maison de sûreté.

Recevant son premier pull de Weasley à son onzième anniversaire.

Severus se faisait un chemin rapidement entre les souvenirs, ne s'arrêtant jamais à aucun d'eux, continuant juste d'aller plus loin.


Harry était hors d'haleine et suait profusément. Il prit une profonde respiration, retira son nouveau pull fait par Molly et le mit sur le dos d'une chaise.

« Vous m'avez retenu plus longtemps que d'habitude. » Un compliment, venant de de Severus.

« Mais pas encore assez, dit Harry.

-Non.

-Pourriez-vous faire quelque chose pour moi ? »

Les lèvres de Severus s'entrouvrirent alors qu'il regardait Harry, les sourcils froncés en une question silencieuse.

Harry sortit les lettres de sa poche arrière de son pantalon et les tendit à l'homme aux cheveux corbeau.

« J'ai besoin que vous les envoyiez, après que je sois parti. »

Severus regarda le paquet. L'enveloppe sur le dessus avait son propre nom dessus. Il les regarda une par une pour lire Hermione, Ron, Sirius, Remus, Molly et Arthur, Albus, Professeur McGonagall, Neville, Luna, Ginny, Hagrid et… Draco.

« Est-ce- ?

-Ouais.

-Je ne peux pas… je ne suis pas certain que je suis le bon pour être votre exécuteur testamentaire.

-Vous l'êtes. S'il vous plaît, faites-le pour moi ? Dites juste oui. »

L'homme cligna des yeux lentement. « Oui, dit-il dans un murmure.

-Merci. Et, euh, ne lisez pas la vôtre avant que je sois vraiment mort, d'accord ?

-Je n'aurais jamais besoin de l'ouvrir. Je refuse que cela arrive.

-S'il vous plaît, arrêtez ! » Supplia Harry. Il ajouta plus calmement, « Tout le monde me fait la même scène. Me dire d'être optimiste, d'avoir espoir. Vous êtes la seule personne qui a toujours été réaliste, qui a toujours été honnête avec moi et qui a été capable de me dire les choses comme elles étaient. Je sais que vous travaillez fort pour me sauver. Mais maintenant, c'est la réalité. C'est le futur que j'attends. J'ai fait la paix avec ça. S'il vous plaît, je vous en supplie, acceptez juste que ceci arrivera. Et puis… Envoyez ses maudites lettres. »

Severus avait l'air chagriné, mais coinça les lettres dans ses robes.

« Je voudrais vous mépriser pour ce que vous me faites faire, dit Severus.

-Allez-vous me manquer lorsque je serai parti ? » Harry essaya de paraître comme s'il plaisantait, pour alléger la tension dans l'air entre eux.

À la place, Harry se trouva écrasé entre les bras forts de l'homme plus vieux. La première fois que Severus initiait un contact physique.

Harry espéra que le confort qu'il retrouva dans cette étreinte serait le sentiment de mourir. Entouré d'une noirceur apaisante.

Harry s'accrochait à Severus comme un dernier espoir, parce que Severus était exactement cela pour lui.

Il sentait la cardamome et la sueur.

Harry crut avoir entendu un léger sanglot.

Peut-être était-ce le sien, puisque Severus Snape ne pleure pas.


NDT : Wassup ! Bon, bah c'est la fin de ce chapitre. Laissez-moi un review, j'adore ça ! Ça me donne une idée si je suis correcte dans ma trad. Dites-moi si j'ai fait une faute quelconque, je pourrai la corriger, vous êtes mes yeux… et mes yeux.

Bref, je vous souhaite un bon reste de semaine et on se voit dans la prochaine !

Janned14

Over and out.