Disclaimers : One Piece est toujours l'œuvre sublime de Goda. Control, c'est Halsey. Et le prompt, la joie de vivre, toussa, c'est Grise.

Note : Bonne année à tous ! Petite publi furtive, car quoi de mieux qu'un trauma signé Doffy pour bien débuter l'année ? Merci, Trèfle, de continuer à avoir le courage de continuer cette histoire ! Cœurs sur toi.

WARNING : Fuyez pauvres fous ! Double warning pour ce chapitre.

Sur ce, bonne lecture !

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Control

Partie 19


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L'incident, comme le qualifiait Doflamingo dans son esprit, avec Rocinante ne se reproduisit pas, mais il n'avait jamais eu aussi conscience de la présence de son frère si près de lui. Depuis qu'il avait interdit à Pica de garder un œil sur son frère, il l'avait fait à sa place, sondant régulièrement sa cellule, s'assurant qu'il ne faisait rien de louche.

Lorsqu'il lui rendait visite pour lui donner son repas ou pour le laver, il continuait de le frapper et, parfois, quand sa conversation avec Trebol lui revenait en mémoire, ses coups redoublaient de force, jusqu'à faire couler le sang. À chaque fois, quand il passait ses doigts sur les blessures pour recoudre la peau, il se demandait pour quelle raison il s'énervait réellement. Tuer Rocinante, cela aurait arrangé tant de choses, mais pourtant... Quelque chose l'en empêchait. Le sang, sûrement. Le sang, c'était la raison qu'il se donnait à chaque fois qu'il refermait les blessures plutôt que de l'achever ou que son pénis entrait en érection.

Tout cela usait ses nerfs, car s'il n'avait jamais été aussi conscient de la présence de son frère, il n'avait jamais été si conscient de l'attention que les membres de la Family lui portaient, comme si cette faiblesse soudaine était étalée au grand jour.

Doflamingo devait absolument trouver une solution pour remédier à cette situation insupportable.

Bien entendu, il y avait aussi Trebol, qu'il avait surveillé de près en ce qui concernait Señor Pink et sa femme, même si rien n'avait été fait jusque là. Il se plongea avec attention dans quelques ouvrages qu'il avait subtilisé la nuit dans les étagères de l'hôpital de l'île. Il doutait que ces idiots ne remarquent quoi que ce soit, et Doflamingo était certain d'en faire un bien meilleur usage.

Doflamingo s'intéressait beaucoup à la médecine. Depuis quelques années, à mesure qu'il maîtrisait son pouvoir, il apprenait à le mettre au profit de sa propre santé.

Doflamingo aimait ne dépendre que de lui-même et s'il y avait bien quelque chose qu'il refusait, c'était de laisser quelqu'un l'approcher avec un scalpel. Alors, il s'assurait qu'il pourrait se soigner lui-même, adapter certaines techniques avec ses fils.

Cependant, ces derniers jours, ce n'était pas pour lui qu'il faisait des recherches, mais pour enfin se débarrasser de cette épine que représentait ce foutu légume qui servait de femme à Señor Pink. Sans que celui-ci ne se rende compte de rien, bien entendu.

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Doflamingo était parti se défouler à travers les nuages au milieu de la nuit alors que tout était calme et tout contrôle dans la maison. Il le faisait nettement moins depuis qu'il était le seul à veiller sur Roci et il restait nettement moins longtemps dans les airs également. Il ne voulait pas passer trop de temps loin de son frère, qui savait ce qu'il pouvait faire ?

En rentrant cette nuit-là, il sonda immédiatement où était son frère, s'attendant à ne rien trouver comme d'habitude et commençant déjà à retirer ses vêtements trempés et à moitié couverts de givre. Cependant, tandis qu'il mettait un pied dans la salle de bains en déboutonnant sa chemise, il sentit autre chose.

Des vagues de détresse s'échappaient de l'aura de son frère et, surtout, il la sentait faiblir.

Sans attendre, il se précipita dans la pièce et ouvrit la porte d'un coup de pied nu. Rocinante convulsait dans son lit tel un possédé, ses jambes battant l'air alors que ses doigts s'accrochaient à sa gorge, essayaient de retirer quelque chose de son visage.

Doflamingo reconnut aussitôt la substance verte claire, presque bleutée qui couvrait la moitié basse du visage de son petit frère.

Rocinante était en train de s'étouffer. Le mucus de Trebol était en train d'étouffer Rocinante.

Il se jeta sur son frère, le plaqua contre le lit pour l'empêcher de bouger et, de ses fils, il commença à extraire le liquide épais, poisseux et collant qui avait coulé jusqu'au fond de sa gorge et menaçait d'atteindre ses organes. Dans l'urgence, il sentit ses fils érafler l'intérieur de son œsophage et de sa trachée. Les mains de Rocinante agrippaient ses bras, ses doigts serrant de toutes ses forces, jusqu'à enfoncer ses ongles dans sa peau, comme lorsque Doflamingo était venu l'empêcher de mettre fin à ses jours.

Lorsqu'il eut fini, les premières respirations de Roci furent assourdissantes et il se mit à tousser en gémissant de douleur. Des gouttes de sang se répandirent sur la chemise ouverte et le ventre de Doflamingo, sang qui sortaient directement de la bouche de son frère, qui avait envahi celle-ci et qui commençait même à couler de son nez.

Doflamingo était si furieux qu'une vague puissante de Haki des Rois se répandit tout autour de lui alors qu'il posait ses doigts sur sa gorge, sondant l'intérieur de celle-ci pour réparer les lésions qu'il arrivait à repérer. Roci était à lui. Il était son frère. Personne n'avait le droit de le toucher, de l'effleurer... Personne n'avait le droit de le tuer, de faire couler son sang, il n'y avait que lui qui pouvait le décider. Que lui...

— Tu m'appartiens, grogna-t-il, son Haki continuant de battre férocement l'air.

Rocinante ne réagit pas, trop occupé à tenter de se pencher hors du lit pour tousser et cracher du sang en essayant de gagner quelques goulées d'air salvatrices. À lui... pensait Doflamingo à chaque gerbe de sang qui venait couvrir la manche de sa chemise plutôt que le sol. À lui... Il voulait le posséder tout entier, réalisa-t-il alors qu'une douleur dévorante réchauffait l'intérieur de son ventre.

Sans réfléchir, il se recula et plaqua son frère à plat ventre sur le matelas et commença à arracher ses vêtements à l'aide de ses fils. Dans la brusquerie de ses gestes, la peau fut éraflée par endroit et il y posa la langue, léchant le sang qui commençait à en sortir au lieu de suturer les petites blessures qui marquaient la peau comme il avait l'habitude de le faire.

Rocinante avait-il déjà laissé quelqu'un d'autre le mettre dans une telle position de faiblesse ? se demanda-t-il en détachant son propre pantalon, sentant une colère plus sourde et plus profonde le saisir.

Rocinante commençait déjà à mieux respirer mais des quintes de toux continuait de le saisir. Il se contorsionna pour regarder son frère par-dessus son épaule, incrédule. Ses yeux rouges et humides n'avaient jamais été aussi écarquillés.

— Sérieux, Doffy ? réussit-il à articuler avec difficulté. Là ? Comme ça ?

Pour toute réponse, Doflamingo plaqua son bassin contre Rocinante, passant un bras autour de sa taille pour mieux le retenir et augmenter la pression de son sexe entre ses fesses. Doflamingo resta ainsi, immobile, submergé par les sensations que ce simple contact provoquait à travers tout son corps. Sous lui, Rocinante se pétrifia mais il entendit un léger rire s'échapper de sa gorge meurtrie. Un rire qui n'avait rien à voir avec tous ceux qu'il avait eu jusque là. Un rire que Doflamingo n'eut pas le temps d'essayer d'identifier, car Rocinante fut le premier à bouger sous lui, contre lui.

Doflamingo voulut l'en empêcher, pensant d'abord qu'il cherchait à s'échapper, avant de réaliser que Roci ne faisait cela que pour mieux se frotter contre lui et un râle satisfait s'échappa de sa gorge. Frustré de ne pas y avoir pensé aussitôt, Doflamingo plaqua sa main contre la nuque de son frère et le bloqua contre le matelas.

— Quoi, n'est-ce pas ce que tu veux, Doffy ? souffla-t-il en tentant de cambrer son dos comme un chat docile qu'on caresse. Qu'est-ce que tu attends ?

Doflamingo fixa son frère, le visage enfoncé dans son oreiller, à moitié caché par ses cheveux. Il ne voyait que sa bouche masquée par ce tatouage grotesque, légèrement entrouverte qui laissait échapper des expirations rapides et bruyantes. Il serra ses doigts autour de sa nuque, là où les traces violettes avaient fini par disparaître. Il avait l'air si vulnérable, ainsi. La simple idée de l'imaginer dans cette position avec quelqu'un d'autre avant lui déchaîna davantage son Haki des Rois et il serra jusqu'à ce que ses doigts s'impriment de nouveau sur la peau pâle, preuve que seul lui était en droit de décider de l'air que Roci pouvait respirer.

— À moi, murmura-t-il en relâchant la pression et bougeant son bassin contre son frère alors que celui-ci reprenait de grandes goulées d'air. Personne n'a le droit de te toucher, tu m'entends ? Personne. Tu es mon frère.

Le concerné hocha la tête, le souffle court et le corps tremblant tout en suivant ses mouvements de hanches. Oui, c'était ainsi que Doflamingo le voulait. Roci, son Roci, docile et dévoué, n'appartenant qu'à lui, ne voulant que lui, malgré la détresse palpable qui le submergeait.

Sa main quitta sa nuque, caressa son dos en retraçant les quelques marques qu'il connaissait, évitant les autres qu'il se chargerait de faire disparaître et il la descendit afin de la glisser sous lui pour la poser sur son entre-jambes. Le sexe de Rocinante commençait à se durcir et Doflamingo laissa échapper un rire.

— N'était-ce pas ce que tu voulais toi aussi, petit frère ?

Rocinante eut un gémissement étranglé qui fit frissonner Doflamingo. Il continuait de bouger contre lui, le dévorant des yeux. Il voulait plus, il voulait s'enfoncer en lui et le posséder tout entier mais à peine y avait-il songé, Doflamingo sut qu'il était trop tard.

Cette fois, il se laissa happer par l'orgasme qui le saisit.

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Merci d'avoir lu !

Cela me semble inutile de le préciser mais je le fais quand même : même si c'est moi qui l'écrit, ce que fait Doffy, c'est mal, et cela ne veut nullement dire que j'encourage ce genre de relations ou de rapports. (Ou même ce qu'il fait en général.) On est toutes d'accord pour dire que Doffy est malade.

Ce chapitre a été super dur à écrire, et le relire c'était encore pire. J'ai énormément travaillé dessus, pour des raisons évidentes... et j'essaierai de ne pas trop tarder pour poster la suite pour éclaircir tout ça avec le POV de Roci.