Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : Trente-et-unes nouvelles nuances à ajouter à la palette de couleurs que forme le couple Lancel/Amerei.

Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Lancel et Amerei pour la couverture de ce recueil !

Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi « Sur votre 31, deuxième édition » de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Le but est de poster, tous les jours d'octobre, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème est déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on doit toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu est de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car mars est composé de 31 jours. Je précise aussi qu'Amerei est un personnage qui n'apparaît que dans les livres. Quant à Lancel, il sera un mix entre celui de la série et celui des livres : ils ne sont pas si différents l'un de l'autre dans le fond.

Thème du 10 octobre : Argent

31 nouvelles nuances de Lancel et Amerei

Il y a des choses qui ne s'achètent pas

- Quelle chance tu as, Ami ! Ton mari vient de la plus riche famille des Sept Royaumes ! Tu vas être parée des plus belles toilettes, des plus beaux bijoux !

La phrase innocente de sa plus jeune sœur résonnait encore dans sa tête. Elle la faisait sourire. Il était vrai que l'argent avait été très vite de toutes les conversations depuis l'annonce de son mariage à Lancel Lannister. Amerei se considérait privilégiée : elle n'avait jamais connu la faim, le froid, avait des vêtements à sa taille, avait eu la chance d'avoir une instruction et la chance de rester insouciante, sans devoir penser à comment gagner son pain chaque jour, en sécurité entre les murs des Jumeaux. Pourtant, elle ne pouvait pas dire qu'elle vivait dans le luxe et l'opulence. Son grand-père était plein aux as mais pingre. Les Jumeaux étaient sombres, sans décorations. Quant à ses habits, ils n'étaient jamais neufs, elle récupérait les tenues de cousines, un jour elle avait même eu une robe qui avait appartenu à sa grand-mère, Amarei Crakehall. Bien sûr, elles étaient bien entretenues, toujours jolies mais elle n'avait jamais eu quelque chose de véritablement à elle.

Contrairement à son petit frère.

Après tout, elle n'était qu'une fille.

La seule fois où l'on fit un effort, ce fut justement parce qu'elle épousait « un compte en banque » comme son père avait surnommé Lancel peu avant de mourir avant les noces. Lancel, pourtant, n'était pas un être ostentatoire, déversant sa richesse pour paraître. Au contraire, il portait des tenues modestes. Son temps à la cour, ses propres traumatismes, sa remise en question et la renaissance de sa foi lui avaient fait passer le goût des belles tenues et du luxe.

Leur début de relation avait été compliquée, même s'il lui offrait la plus belle des richesses dès le départ : du respect. L'amour leur était venu après, à force de patience, de découverte mutuelle. Lancel redevenait qui il avait été avant sans retomber dans ses travers. Ses tenues étaient un peu plus riches mais toujours sobres, il restait simple. Mais il la gâtait. Il préférait utiliser son argent personnel pour lui faire plaisir. Elle voyait un tissu, le trouvait joli mais restait sage, habituée à être économe. Il l'achetait pour qu'elle puisse avoir une jolie robe. Il lui offrait des bijoux de temps en temps, des fleurs souvent mais son plus beau cadeau, c'était un qui ne s'achetait pas.

Lancel, contre toute attente, la rendait profondément heureuse.

Aussi, ils pourraient même se retrouver sans le sou, elle ne ferait pas le deuil de dragons d'or ou de cerfs d'argent. Mendier son pain ne la dérangerait pas le moins du monde puisqu'elle aurait l'essentiel : l'homme de sa vie à ses côtés.

L'argent, ça allait, ça venait.

L'amour, lui, restait et était un bien précieux à conserver éternellement, à préserver.

La plus belle richesse du monde en somme.

FIN