MERCI, merci à tous pour vos reviews ! Savoir que vous prenez autant de plaisir en me lisant me touche beaucoup et me pousse encore plus à me creuser la tête :P.

Je voulais tout d'abord vous souhaiter une très belle année 2021 (et qu'elle puisse être meilleure que celle que l'on vient de passer ...), et je vous laisse profiter d'un nouveau chapitre :).


Le lendemain, le réveil strident d'Hélène la tira du sommeil, qu'elle avait si difficilement trouvé.

La visite de Raphaël la veille avait ravivé ses souvenirs, ses blessures, mais aussi et surtout, son amour ineffaçable. Elle n'aurait pas été capable de lui parler face à face, alors elle avait décidé de lui donner les lettres qu'elle lui avait écrites.

Hélène avait passé une bonne partie de la nuit allongée sur son lit, les yeux grands ouverts, seule face à ses démons. Car oui, elle en avait, elle aussi. Raphaël Balthazar n'était pas le seul à rencontrer des moments sombres.

Elle était angoissée de le retrouver, et elle avait peur de sa réaction à la lecture de sa lettre. Peur qu'il prenne mal le fait qu'elle lui ait caché qu'elle avait été enceinte. Peur de se retrouver à nouveau face à lui, qui incarnait sa plus grande faiblesse.

Pourtant, quand elle apprenait il y a quelques semaines qu'une importante affaire dont elle était en charge se déplaçait à Paris, elle avait insisté pour s'y rendre en personne. Elle aurait pu envoyer un officier de sa juridiction pour la représenter, mais elle avait sauté sur l'occasion, sans trop savoir pourquoi.

Elle se sentait bien à Valence, malgré tout. Elle avait retrouvé ses racines, ses amis d'enfance, et sa famille. Mais elle avait beau tenter de faire la part des choses, elle se sentait toujours vide, par moments.

Sa maison parisienne, son équipe, sa DPJ qu'elle aimait tant, tout lui manquait. Il lui manquait, par dessus-tout.

Elle avait tenté durant une longue période de passer outre ce mal-être, qui devenait de plus en plus envahissant. Et puis l'occasion s'était présentée à elle, comme un signe du destin. Alors elle n'avait pas hésité une seconde.

Mais ce matin, face au miroir de sa salle de bain, elle se mit à se demander quelle mouche avait bien pu la piquer pour qu'elle ait envie de s'infliger ça. L'angoisse lui nouait l'estomac rien qu'en imaginant voir Raphaël passer la porte de la DPJ.

« Reprends toi ma fille. Il y a deux ans t'avais l'impression que rien ne pouvait t'atteindre. C'est pas parce qu'il t'a brisé le coeur que tu dois perdre toute ta confiance en toi. »

En fronçant les sourcils, elle se corrigea immédiatement.

« En fait non, il t'a pas brisé le coeur. Pas directement. C'est toi qui a choisi la facilité en partant du jour au lendemain. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi. »

Réalisant qu'elle avait une mine horrible à cause de sa presque-insomnie, elle entreprit de se maquiller pour camoufler les dégâts. Puis elle se brossa les cheveux et les attacha en une queue de cheval. Traditionnel.

Appuyée au lavabo, face à son reflet, elle inspira un grand coup.

« Allez, Capitaine Bach. Il faudra bien regarder la vérité en face un jour. T'étais la meilleure flic de la DPJ de Paris, tu le resteras toujours. Et si tu dois te retrouver avec Balthazar ... Advienne que pourra. »

Elle sortit de la salle de bain un peu plus sûre d'elle après son petit monologue intérieur.

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Elle rentra dans la DPJ, accueillie chaleureusement par ses anciens collègues. Jérôme lui tendit un café brûlant avant qu'elle entame son briefing face à l'équipe.

Puis elle suivit son lieutenant devenu Capitaine, dans son ancien bureau.

Machinalement, il la laissa prendre place derrière le bureau et s'assit face à elle.

« Alors, ce retour aux sources ? » s'enquit-il en souriant.

« Ça me fait un bien fou, si tu savais. Vous m'avez tellement manqué, tous. »

« Ah ça, toi aussi. Ça a pas été facile de faire sans toi. »

« Avec toi pour reprendre l'équipe, je savais que ça ne poserait pas de problème. Et j'avais raison, la preuve. » répondit Hélène en souriant, désignant d'un signe de tête leurs collègues qui travaillaient dans l'open space.

Ils discutèrent un long moment de leurs vies professionnelles et personnelles respectives, comme pour rattraper le temps perdu.

Delgado posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres, timidement.

« Et ... Balthazar ? Tu l'as vu ? »

« Non. Pas encore. Je ... C'est un peu compliqué à gérer, cette situation. »

« Je me doute, et je ne te demande surtout pas de rentrer dans les détails. »

Hélène se mordilla les lèvres, avant de relever la tête.

« Comment il va ? »

« Honnêtement ? Au tout début, c'était une catastrophe. Je ne vais pas te mentir, Hélène. Même quand Marguerite est mort, il n'était pas dans cet état-là. Fatim et Eddy ont dû gérer l'IML tout seuls un bon moment. Maintenant ... en apparence, je dirais que ça va. Mais il n'est plus le même, depuis que tu es partie. »

La jolie blonde avait du mal à savoir quoi faire de cette confidence. D'un côté, elle était plutôt satisfaite de lui avoir rendu la monnaie de sa pièce, pour qu'il comprenne enfin ce qu'elle avait vécu chaque fois qu'elle avait cru le perdre. Mais de l'autre ... elle s'en voulait terriblement. Le faire souffrir n'était absolument pas un objectif.

« Tu vas faire quoi ? »

Hélène soupira en se reculant pour s'adosser au siège de bureau.

« J'en sais rien. Il faudrait qu'on discute, c'est certain. Mais j'ai l'impression que quoiqu'il arrive, on finira toujours par se détruire l'un et l'autre. Donc là, je ne sais pas quoi faire. » Hélène sourit malgré elle, l'air pensive. « J'ai jamais été aussi perdue que depuis qu'il est rentré dans ma vie. Peu de gens peuvent se vanter de m'avoir mis dans cet état-là ... C'est même le seul. »

Delgado secoua la tête en souriant.

« En tout cas, depuis que t'es partie, il n'a pas sauté une seule fois en parachute ... et il ne m'a plus jamais demandé de lui faire sauter un PV pour excès de vitesse. Il a déprimé sévère, mais au moins, il a pas essayé de se foutre en l'air. »

Hélène se mit à rire, contrastant avec la gravité de ce que Delgado venait de lui dire.

« Ouais ... Ben ça, pour le coup, ça m'inquiète, venant de lui. »

« Bon, je te rassure, il continue quand même le parapente et l'hélico, de temps en temps. »

Hélène inclina la tête en souriant. Bizarrement, cette discussion lui faisait plus de bien que ce qu'elle avait imaginé. Tout ce qu'elle retenait depuis des mois commençait à se libérer.

Delgado regarda sa montre.

« Normalement, les prélèvements ont dû être livrés à l'IML pour qu'ils les ré-examinent. J'ai rien contre les légistes de Valence, mais ... »

Hélène sourit, encore une fois.

« C'est le meilleur. Je sais. »

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En fin de journée, Balthazar envoya un sms à Delgado pour l'informer qu'ils avaient fini de tout examiner, et qu'il pouvait venir pour qu'il leur fasse le compte rendu, avec Eddy et Fatim.

« Je vais aller à l'IML. » Annonça-t-il à Hélène, qui revenait de la machine à café, gobelet en main.

« Ils ont fini ? »

« Oui, apparemment. J'ai pas envie de provoquer le destin, loin de moi cette idée, mais tu devrais venir avec moi. T'en sais plus que nous, sur cette affaire. »

Hélène grimaça avant d'accepter. De toute manière, elle allait bien devoir résoudre cette enquête, d'une façon ou d'une autre.

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Balthazar finissait de ranger ses instruments et les échantillons de prélèvements, tandis que Fatim et Eddy rédigeaient un compte-rendu. Soudain, la porte s'ouvrit. Raphaël releva la tête, s'attendant à trouver Delgado. Il resta bouche bée quand il remarqua qu'il n'était pas seul, mais accompagné d'Hélène. Il n'aurait pas pensé la voir immédiatement à l'IML, au vu de leur courte entrevue de la veille.

« Capitaine !! » Eddy, comme à son habitude, laissa échapper son enthousiasme en s'exclamant comme un enfant. Fatim souriait, quant à elle, plus réservée mais tout aussi heureuse.

Tour à tour, Hélène prit dans ses bras les deux jeunes, contente de les retrouver. Leur duo lui avait manqué aussi.

« Alors, au fait, félicitations ... » ajouta-t-elle dans un sourire en désignant la bague qui ornait l'annulaire de Fatim. Delgado l'avait bien-sûr tenue au courant de leurs fiançailles. Elle n'en avait été que peu surprise.

Fatim la remercia chaleureusement avant de s'écarter. Les élans de joie se turent peu à peu dans la salle d'autopsie de l'IML.

Raphaël se leva à son tour.

« Delgado, Capitaine, bonjour ... » commença-t-il en évitant avec soin le regard d'Hélène, avant se lancer dans les explications de ce qu'il avait pu trouver sur les prélèvements.

« ... Donc, tout pousse à croire que le suspect qui est derrière les barreaux actuellement ... »

« N'est pas le bon. » termina Hélène, coupant le légiste dans sa phrase. Balthazar s'autorisa finalement à la regarder, encouragé par cette intervention.

« Vous croyez aussi ? » demanda-t-il, vaguement troublé par la bizarrerie de la situation.

« Depuis quand vous me demandez mon avis, Balthazar ? » répondit Hélène, avec un regain de professionnalisme, décidant soudain que l'heure n'était ni à la méfiance, ni à l'angoisse des retrouvailles. Ils devaient travailler, coûte que coûte.

Face à cette pique inattendue, Raphaël resta muet, ne sachant quoi répondre.

Après avoir débattu longuement sur les possibilités que l'enquête leur donnaient et avoir libéré ses deux jeunes légistes pour la soirée, Balthazar se retrouva à présent seul avec Hélène et Delgado.

Le portable de Jérôme sonna, et Hélène lui lança un regard interrogateur.

« Ah, merde ... Faut que j'y aille Hélène, j'ai du nouveau sur une autre enquête. J'ai un gars qui passe me chercher pour une perquisition. »

Elle hocha la tête. De toutes les manières, ils étaient venus avec sa voiture, elle pouvait donc rentrer immédiatement sans rester bloquée à l'IML avec Balthazar - situation à éviter à tout prix -.

« Ok, ça marche. À demain. »

À présent seule face à Raphaël, Hélène décida de prendre les devants avant qu'il ait pu formuler le moindre mot.

« On se retrouve demain à la planque présumée ? Comme on a trouvé des médicaments là-bas, j'aimerai que vous jetiez un oeil. Bonne soirée Balthazar. »

Et elle se retourna pour quitter la pièce.

Raphaël haussa les sourcils, soudain surpris par une telle nonchalance, contrastant avec l'état dans lequel il l'avait trouvée chez elle hier soir.

« Bonne soirée Balthazar ? Alors toi, t'es quand même incroyable. » dit-il alors qu'elle s'apprêtait à passer la porte. La jolie blonde se figea en entendant ces mots, avant de lui faire face à nouveau.

« Pardon ? »

Balthazar avança vers elle, alors qu'elle croisait les bras sur sa poitrine, levant la tête, presque hautaine.

« Comment tu peux arriver ici, me parler pendant plus d'une heure comme si on bossait toujours ensemble, comme s'il ne s'était rien passé, et repartir avec un bonne soirée Balthazar ? J'ai lu ta lettre Hélène. Je sais. Alors arrête de faire comme si tout était normal. »

À l'instant où il prononça ces mots, il sut que ce n'était pas du tout, du tout, le ton adéquat. Mais la voir ainsi, soudain si détachée vis-à-vis de leur situation le mettait hors de lui.

Hélène fit un pas en avant, avec un regard soudain très sombre, le toisant presque.

« Très bien. Alors si tu l'as lue, tu comprendras que j'ai besoin d'un peu de temps. Et si je fais comme si tout était normal, c'est parce que je sais être pro quand il le faut, Balthazar. Si t'es pas capable d'en faire autant, je ne peux pas t'aider. Si tu imagines que j'en ai rien à foutre, libre à toi de penser ce que tu veux. »

« Ok, ok. Alors c'est quoi le plan ? On travaille ensemble sur une enquête, on se parle pas, et tu rentres à Valence ? Mais bon, comme tu m'as filé une lettre, ça explique tout, alors ça va, c'est pas grave. Je comprends que ce que tu as vécu était tout sauf facile Hélène. . Mais c'est toi qui a choisi de le vivre toute seule. »

Raphaël montait crescendo face à une Hélène qui restait impassible. Voyant qu'elle ne répondait pas, il poursuivit, son regard planté dans celui de son ancienne « collègue ».

« T'as pas le droit de te pointer ici comme une fleur, et de me reprocher d'essayer d'éclaircir les choses, en balançant tes petites attaques gratuites ! On sait, le Capitaine Bach est toujours pro et carré, et honnête, contrairement à son imbécile de légiste qui part toujours en live, t'as pas besoin de le répéter. Mais t'as juste pas idée de ce que j'ai vécu ici pendant un an et demi, Hélène. »

Cette fois, la jeune femme était prête à répondre, des flammes dans les yeux.

« J'ai pas idée ?! Et quand tu t'es barré six mois sans laisser de traces, c'était quoi ?! Hein ?! »

Elle hurla dans la salle d'autopsie, laissant sa fureur s'emparer d'elle.

Ce qu'elle avait dit à Delgado quelques heures plus tôt était bien vrai. À chaque fois qu'ils faisaient un pas l'un vers l'autre, ils se détruisaient un peu plus.

Hélène poursuivit d'une voix un peu plus basse, tentant de contrôler sa rage grandissante. Elle avait imaginé bien d'autres retrouvailles.

« Tu sais quoi, laisse tomber. On va pas y arriver. C'était une mauvaise idée que je revienne. »

Raphaël la regarda sortir de la pièce, complètement déboussolé. Une fois de plus, le film se répétait. La fuite. C'était toujours la même fin, il n'y avait même plus de suspense.

Soudain, dans le coin de la salle d'autopsie, il aperçut un reflet familier, qu'il n'avait pas eu le loisir d'observer depuis longtemps. C'était celui d'une belle jeune femme brune, les cheveux bouclés descendant en cascade sur ses épaules. Et elle avait l'air scandalisée par la scène qui venait de se produire.

« Non mais alors toi, t'as vraiment le don pour tout foutre en l'air hein. C'est mignon la maladresse, mais là, c'est juste consternant, mon caramel. »

« L... Lise ? »

La jolie brune leva les yeux au ciel, paraissant excédée par le fait qu'il soit encore surpris de la voir.

« Mais rattrape-la, bon sang, Raph'! » s'exclama Lise en tendant le bras pour indiquer la porte.

Deux secondes passèrent avant que le légiste reprenne ses esprits et se mette à courir vers la sortie.

Il rattrapa Hélène par le bras, sur le porche de l'IML.

« Hélène ... Attends. »

La jolie blonde se retourna, prête à le rejeter de toutes ses forces.

« Pour quoi faire, Raphaël ? Hein ? »

Face au regard profondément désolée du légiste, Hélène décida tout de même de lui laisser une chance de plus. Après tout, elle n'était plus à ça près. Foutu pour foutu, autant que leur histoire soit brisée jusqu'à la fin.

Mais Raphaël avait à présent tout autre chose en tête. Comme si l'apparition de Lise avait provoqué un déclic, et que tout s'était à nouveau organisé dans son esprit, en trois secondes. Il n'avait plus la force pour une quelconque dispute.

« On ... On peut pas continuer à se faire du mal comme ça. Je regrette ce que je viens de te dire. C'est ... c'est juste que c'est tellement étrange de te retrouver là, d'un coup et ... »

La fin de sa phrase se perdit dans un sanglot.

« Et tu m'as tellement manqué, j'ai cru que je ne m'en sortirai jamais sans toi ... » Il ne prit même pas la peine de cacher ses yeux embués.

Hélène se sentit tout à coup ridicule de s'être emportée ainsi, égoïstement. Ils avaient tous les deux souffert, à parts égales. Pas l'un plus que l'autre.

Se repousser sans cesse n'était plus une solution, et ils le savaient tous les deux.

Sans rien dire, elle passa ses bras autour du coup de Raphaël, qui serra les siens autour de sa taille.

À cet instant, il fondit en larmes. Hélène resta un moment comme paralysée face à cette réaction qu'elle n'aurait pas soupçonné. Après de longues secondes, elle osa enfin passer sa main dans les cheveux de Raphaël, et l'attira plus fort contre elle.

« Je suis désolée. J'ai jamais voulu qu'on en arrive là ... Mais je pouvais plus. » murmura-t-elle alors que les sanglots de Raphaël se calmaient peu à peu.

Il s'écarta légèrement d'elle pour lui faire face et essuya ses larmes d'un revers de manche.

En le voyant ainsi face à elle, sans artifices, et sans son fidèle sourire charmeur, les yeux emplis de larmes et d'une détresse qu'il tentait d'étouffer depuis si longtemps, toute la carapace d'Hélène se fissura. Jamais il n'avait osé se montrer ainsi devant elle.

« J'ai pensé à toi tous les jours, jusqu'à m'en rendre malade. » murmura Raphaël.

« Moi aussi. »

Face à face, diamétralement opposés, ils se dévisagèrent un long moment.

La folie et la sagesse.

Le yin et le yang.

L'eau et le feu.

Hélène et Raphaël.

Comme s'il semblaient enfin comprendre que l'un n'allait pas sans l'autre.

Ensemble, la vie était explosive.

Mais séparés, leur existence demeurait fade et sans saveur.

Un petit sourire finit par naître sur le visage de la Capitaine de police, ravivant par la même occasion la lueur de malice qui avait disparu des yeux de Balthazar.

« On est cons, hein ? » murmura-t-elle d'une voix douce, en effleurant la joue de Raphaël pour chasser une dernière larme.

« Je ne peux pas faire meilleur constat. » répondit Raphaël, lui rendant son sourire.

Et à nouveau, il la serra dans ses bras.

« Alors on ... On fait quoi ? » demanda timidement Hélène, se libérant de l'étreinte de Raphaël.

« Là, je ... Je ne suis pas sûr d'être en pleine possession de mes moyens pour qu'on puisse discuter vraiment. »

Hélène hocha la tête, un peu déçue, mais compréhensive. Les rares fois où elle avait pu le voir tomber le masque, il lui avait fallut un peu de temps pour s'en remettre. Elle savait combien c'était difficile pour lui de se livrer, et elle décida de l'accepter.

« Ok. On verra ça plus tard. Mais quoiqu'il arrive, promets-moi une chose ... »

« Je t'écoute. »

« On ne prend plus jamais la fuite. »

Raphaël la regarda en souriant, avant de hocher la tête.

« Promis ? »

« Promis. »