Bouh ! J'ai mal au dos…
Bon, à part ça j'ai pas grand' chose à raconter… enfin si : pour une fois, les deux parties du chapitre font avancer l'histoire, c'est cool non ?
Je sens que Pandorwho va encore m'en vouloir, mais franchement, je ne regrette rien !
Bonne lecture, n'oubliez pas de commenter, ça ne vous coûte absolument rien et ça m'aide à avancer…
Chapitre 9 : Monstres
- D'accord, qu'est-ce que je suis censé faire ? râla Lucifer à voix haute en jaillissant comme un diable hors de sa boîte dans le dos de Sam, qui sursauta et lâcha la bouteille de lait qu'il avait à la main.
La bouteille explosa sur le sol et Lucifer, impatient, claqua des doigts pour faire disparaître les dégâts.
- Non mais ça va pas la tête ?! s'exclama Sam, les yeux exorbités.
L'archange haussa un sourcil.
- Ben quoi, j'ai tout nettoyé, non ?
- Le problème n'est pas l- oh, oublie, capitula le chasseur en sortant une autre bouteille de lait pour en ajouter à son café. Qu'est-ce que tu voulais, au juste ?
Lucifer soupira longuement, puis se laissa tomber sur un banc pour s'accouder sur la table de la cuisine, la tête entre les mains.
- Je suis paumé, voilà tout. Comme tu l'as si bien souligné la dernière fois, ma relation avec Jack va se jouer sur le long terme, et même si sans me vanter je me débrouille bien avec lui pour l'instant, je vais finir par craquer et tuer quelqu'un, je le sens.
Sam, comprenant que l'instant était grave - pour que Lucifer Himself vienne lui demander des conseils, c'était presque la fin du monde - vint s'asseoir devant le Diable, son mug de café entre les mains pour se tenir chaud. Il fixa Lucifer avec insistance et ne s'arrêta que lorsque le grand blond lui renvoya une œillade offensée.
- Quoi ? J'ai du lait sur le visage ? ironisa l'archange.
- Non, je… C'est juste que… tu l'aimes vraiment en fait ?
Lucifer lui renvoya une expression qu'il parvint à rendre mi-blasée, mi-heurtée. Du grand art pour une bitchface, pensa Sam.
- Qu'est-ce que tu croyais ? Que je zonais ici pour le simple plaisir de voir vos sales têtes ?
- Non, mais… on pensait tous que tu cherchais à gagner l'affection de Jack pour te servir de lui. Or, si c'était le cas, tu te serais contenté de le manipuler, tu ne m'aurais pas demandé mon avis. Donc tu veux réellement être un bon père pour lui, non ?
Lucifer faillit se mettre en colère, mais il dut reconnaître que l'erreur des chasseurs était compréhensible. Avant la naissance de Jack, il s'imaginait déjà régner sur le monde avec son fils surpuissant, et même après l'avoir rencontré dans l'autre monde, il y pensait toujours un peu. Le truc, c'est que Jack était tout simplement trop attachant, même pour lui. Il commençait d'ailleurs à comprendre pourquoi des durs à cuire comme les Winchester avaient décidé de l'adopter envers et contre tout.
- Ouais, se résigna-t-il à répondre, fatigué de tout ce bordel. Je veux être son père, c'est tout. Je n'arriverai pas à lui faire lâcher toute ta maudite famille, mais dans le fond, vous n'êtes pas éternels, je n'ai qu'à attendre…
Le Diable crut que Sam allait l'insulter ou le menacer de mort (encore), mais le jeune homme se contenta de le regarder, songeur, en sirotant son café.
- Je suppose, oui.
- Tu prends la chose très calmement je dois dire, commenta Lucifer, interloqué.
Sam haussa les épaules, fataliste.
- He bien, premièrement, tu n'as pas dit "je n'ai qu'à vous tuer tous", c'est la preuve que tu accordes de l'importance à ce que veut Jack, vu que tu nous détestes cordialement et que si tu le pouvais, tu nous ferais tous disparaître d'un claquement de doigts. Ensuite, tu n'as pas tort, on n'est pas immortels, à part Castiel. Mais tu vois, je fais confiance à Jack pour t'empêcher de nuire. Il ne se laissera pas manipuler facilement et tu le sais, donc je ne me fais pas trop de souci. Et au moins, même quand nous ne serons plus là, il aura toujours une famille, techniquement.
Lucifer plissa les yeux, interdit.
- Je pensais que tu élevais le môme pour le garder à l'œil ? Pour le contrôler ?
Sam parut indigné, puis parut se souvenir qu'il parlait à Lucifer.
- Ce n'est pas… Je m'occupe de Jack parce que je l'aime, bêtement.
Le grand blond le fixa un instant, pas impressionné, puis il se tapota le crâne des deux mains, complètement paumé :
- Tu vois, j'ai beau y réfléchir, je ne pige pas comment tu as pu t'amouracher de mon gamin ! Je veux dire, on n'a pas exactement de bonnes relations, toi et moi, alors pourquoi mon gosse ?
Sam ouvrit la bouche, la referma, puis parut peser le pour et le contre avant de se décider à avouer :
- La nuit de sa naissance, quand je l'ai vu la première fois, je venais de perdre ma mère et Castiel. J'étais triste et en colère et je ne voulais pas d'un deuxième Lucifer. J'étais prêt à le tuer s'il le fallait, pour protéger le monde d'un deuxième psychopathe aux pouvoirs incommensurables. Et aussi, je l'avoue, pour essayer de me racheter après toutes les Apocalypses que j'ai déclenchées sans le vouloir par le passé.
- Je le savais ! s'exclama Lucifer sans pour autant lâcher un grand rire démoniaque.
- Et puis je l'ai vu. Il était déjà un ado , donc une menace, mais il était juste… assis là, dans la nursery. Puis il m'a appelé "père", ajouta Sam alors que dans ses yeux passait une émotion trop rapide pour que son interlocuteur la comprenne.
- Et alors ? s'enquit Lucifer, pendu aux lèvres de son Véhicule.
- Et alors j'ai réalisé que ce garçon venait lui aussi de tout perdre. Sa mère venait juste de mourir, son père adoptif aussi, son père biologique, bien que monstrueux, était perdu dans un autre monde…
- Hé !
- Il venait juste de naître et il n'avait déjà plus rien, poursuivit Sam sans faire attention aux états d'âme de Lucifer. Et je me suis rendu compte que ça aurait pu être moi à sa place, et que même si mes rapports avec mon père n'étaient pas des plus agréables, au moins j'avais une famille qui veillait sur moi. Et puis bordel, Jack n'était qu'un gosse ! C'était le fils de Kelly, et je n'avais aucun droit de le tuer ou de le considérer comme un monstre dès le départ !
- Donc tu l'as adopté pour… quoi ? Montrer à tout le monde que l'enfance de merde que tu as eue ne te définissait pas ?
- Peut-être, admit Sam. Mais je ne voulais pas qu'il soit seul au monde, personne ne mérite ça, surtout pas lui.
Lucifer se passa une main sur le visage et coinça son index sur sa lèvre supérieure pour considérer Sam en silence. Ils se regardèrent ainsi dans un silence inconfortable jusqu'à ce que le Diable s'exprime enfin.
- … Et moi je le méritais ?
Sam se recula sur son banc, pas vraiment surpris par la question.
- Lucifer, les humains ne t'ont pas enfermé dans cette Cage. Ton Père l'a fait et il n'a eu besoin de l'approbation de personne. D'accord, l'origine de votre conflit était l'humanité, mais on ne nous a pas consultés sur la question. Alors d'accord, c'était une façon horrible de régler un problème et une décision horrible à prendre, mais honnêtement, si quelqu'un menaçait une de tes créations, que ferais-tu pour la défendre ? Si quelqu'un menaçait de tuer Jack ?
- Je le buterais, affirma Lucifer avec aplomb.
Sam écarta les bras, comme pour dire "tu vois ?" avant de reprendre :
- Et tu sais parfaitement pourquoi je t'ai renvoyé dans la Cage.
- Pour sauver le monde, soupira Lucifer avec exagération.
- Peux-tu me le reprocher ?
Lucifer prit encore une fois son temps avant de répondre entre ses dents, agacé :
- … Non.
Sam le considéra avec ce qui ressemblait à de la pitié et s'avança à nouveau vers la table, voyant que l'autre n'essayait pas de l'étrangler pour avoir osé lui parler ainsi.
- Je pense que tu as le bon état d'esprit. Pour Jack, je veux dire. Si tu pouvais ne pas te focaliser sur les humains, ce serait parfait pour lui. Tu n'es pas obligé de nous apprécier, mais tu n'es pas non plus tenu de nous mépriser. Après, je ne fais que te donner des conseils, libre à toi de les suivre ou pas.
- Mouais, grogna le Diable, contemplatif.
La liberté était une chose, mais la sécurité en était une autre, découvrit rapidement Enkil après avoir parcouru des kilomètres de forêt inconnue en quelques heures.
Certes, Michel ne lui collait plus au train comme du double-face, mais Enkil n'avait plus d'arrivages de nourriture, là. Il avait déjà fini son pain et une des pommes que l'archange lui avait données et il s'inquiétait déjà de son prochain repas. Et, bon sang, il mourrait d'envie de manger des bonbons. Ou du chocolat. La pomme l'avait fait saliver, mais son taux de sucre était tout simplement trop faible pour lui. Et puis, à force de courir, il avait désespérément besoin d'eau mais il n'avait pas encore aperçu de rivière dans le coin.
Fourbu, l'œsophage en feu, Enkil s'arrêta à nouveau pour reprendre son souffle. Michel n'était toujours nulle part en vue, mais le jeune homme ignorait s'il le poursuivait simplement de loin, s'il avait laissé tomber l'idée de le faire prisonnier ou s'il n'avait simplement pas encore remis les pieds dans le secteur après avoir été banni. Pour un archange, c'eut été étrange, mais Gabriel avait été rarement banni pendant sa longue existence et en général, il n'insistait pas. Enkil n'avait donc aucune idée du temps qu'il faudrait à Michel pour revenir.
Le jeune homme s'assit sur une souche d'arbre et prit le temps de respirer à fond. Le soleil était couché depuis quelque temps déjà et un silence irréel régnait sur la forêt. Il aurait aimé pouvoir chasser pour manger un bout, mais soit les animaux de ce monde avaient tous disparu, soit ils s'étaient faits très discrets. Bon sang, même les oiseaux ne chantaient pas, si oiseaux il y avait.
Quel genre de monde était-ce là ?
Trouver une rivière devenait urgent. Premièrement, il pourrait se fabriquer de quoi retenir l'eau pour la transporter avec lui, puis il y aurait peut-être du poisson, qui sait ? Tous les animaux de ce fichu monde ne pouvaient pas avoir disparu quand même ?
Il y eut un craquement de branche qui se brise et Enkil se redressa, sur le qui-vive. C'était un trop gros bruit pour un lapin ou un faisan… un daim, peut-être ? Le jeune homme se redressa lentement, silencieusement, et observa les environs en regrettant de ne plus avoir la vision surnaturelle de Gabriel, qui lui permettait autrefois de voir dans le noir.
Les craquements se multiplièrent bientôt et Enkil réalisa que le bruit s'approchait de lui. Inquiet, il recula d'un pas, prêt à prendre ses jambes à son cou si Michel surgissait des buissons, mais aucun crâne aux cheveux ras ne se montra. Au lieu de ça, il vit une tête garnie de cheveux relativement longs et remarquablement gras qui couvraient un visage blême et peu engageant.
Un humain ? Enkil n'en était pas sûr.
Le visage se rapprocha, révélant des crocs effilés où séchait du sang brunâtre et épais. Au même moment, le vent se leva et souffla vers Enkil une odeur épouvantable, acide et morbide. Sans réfléchir, le jeune homme tourna les talons et prit la fuite sans se soucier de la douleur dans ses mollets ou dans sa gorge.
Il ignorait totalement à quel genre de créature il avait affaire, mais en général, une personne qui sent la mort n'est pas de très bonne compagnie. L'adrénaline qui l'aidait à courir à cet instant reposait sur l'instinct le plus primaire d'Enkil, qui lui hurlait "DANGER !" depuis qu'il avait aperçu cet… homme.
Le véhicule de Gabriel essuya du revers de la main la sueur qui lui dégoulinait dans les yeux et c'est là qu'il réalisa qu'on le suivait. Il tendit l'oreille par-dessus ses propres bruits de pas et perçut non pas une, mais plusieurs paires de jambes qui le coursaient sans relâche. Et ses poursuivants étaient plus près qu'il ne le pensait…
Le cerveau d'Enkil, bombardé par le stress et la peur, fit de son mieux pour tourner à plein régime, ne fut-ce que pour comprendre ce qui le poursuivait. Vu les crocs et le sang, il aurait parié sur des vampires, mais généralement, les vampires avaient un visage humain, pas celui de monstres sans âme.
Il devait donc trouver de quoi leur couper la tête à tous avant d'être vidé de son sang - juste après avoir recouvré la liberté, quelle ironie ! Le problème, c'est qu'il était désarmé, qu'il ne possédait plus de pouvoirs d'archange et qu'il ignorait où se trouvaient les humains les plus proches.
…Par contre il pouvait trouver un refuge et y rester jusqu'au lever du soleil, au risque de laisser Michel prendre de l'avance sur lui.
Une idée complètement folle fit son chemin dans son esprit, et Enkil fut effrayé du sérieux avec lequel il l'envisagea. Michel le voulait vivant et était un fichu archange capable de se téléporter, alors s'il priait…
Non !
Il n'avait pas besoin de Michel pour survivre à des vampires !
Aidé par sa colère croissante, Enkil sauta aussi haut qu'il le put pour atteindre une branche d'arbre épaisse et solide et grimpa le long du tronc pour se mettre hors de portée des monstres. De cette façon, ils ne pourraient pas l'attaquer à plusieurs, ni l'encercler.
Il interrompit son escalade dès que les branches se firent plus fragiles et regarda vers le bas, heureux d'avoir passé son enfance à jouer à cache-cache avec les autres enfants de son village. Les vampires se rassemblèrent autour de son refuge et levèrent la tête, suivant son odeur malgré la puanteur qu'ils dégageaient.
Il n'y eut aucun dialogue, aucun signe de communication entre les monstres. Ils tentèrent de se jeter sur le tronc et leur tentative de grimpette dégénéra en bagarre généralisée sous le regard stupéfait du jeune homme. Le plus fort des vampires dégagea les autres à coups de griffes et de crocs, puis escalada d'autorité le majestueux végétal. Son ascension était saccadée, presque animale, mais il bougeait avec rapidité et bientôt, il atteignit Enkil, qui tenta de lui décocher un coup de pied pour le faire tomber.
Le vampire esquiva sans montrer la moindre contrariété et se ramassa pour bondir sur sa proie. Enkil croisa le regard de la créature et sentit son sang se glacer. Il n'y avait plus aucune humanité dans ces yeux-là, juste une faim dévorante et une sauvagerie frénétique.
- Que les dieux me viennent en aide, souffla-t-il, terrifié, en remontant ses jambes au maximum.
Le vampire se propulsa vers lui et fut cueilli au menton par le talon du garçon, qui poussa un glapissement et récupéra vite sa jambe quand l'autre essaya de s'en saisir pour conserver son équilibre. C'est là qu'il remarqua qu'un second vampire avait entamé l'escalade du tronc. Enkil fit ses prières à toute vitesse et avisa une branche assez grosse qui semblait à deux doigts de tomber. Il se faufila jusque là et pesa de tout son poids sur le pieu de fortune pour le détacher de l'arbre, qui tremblait maintenant sous les assauts des trois humanoïdes.
- Allez, alleeeeez, supplia Enkil.
Il faillit basculer en bas de l'arbre quand la branche se dégagea enfin et se rétablit in extremis. Il se recula sur son perchoir précédent et brandit la branche taillée en pointe comme une dague. Il savait fort bien qu'un pieu ne pouvait rien contre un vampire, mais s'il pouvait les blesser suffisamment pour les faire fuir, il n'allait pas chipoter.
- Amenez-vous, sales monstres ! cria-t-il dans l'espoir de leur faire peur, mais le tremblement de sa voix lui fit perdre toute crédibilité.
Le premier vampire repartit de plus belle à l'abordage et tenta d'attraper Enkil par la jambe. Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure et abattit la pointe de bois sur le côté de la tête de la créature, qui eut l'air surprise avant de basculer dans le vide. Un autre vampire prit sa chute comme une invitation et entreprit de bondir de branche en branche pour vider Enkil de son sang. Pendant ce temps, le deuxième vampire essayait de passer derrière sa proie pour la mordre par surprise, mais Enkil n'avait pas perdu la raison, lui.
Dès que son premier assaillant tomba comme une pierre sur le sol forestier, Enkil se tourna vers l'autre monstre et attendit qu'il soit à sa portée pour lui asséner un coup de bâton comme il l'aurait fait avec une batte de base-ball. Le vampire, sonné, glissa de sa branche et Enkil put s'occuper du troisième suceur de sang. Ce dernier esquiva le nouveau coup de branche et s'empara de la cheville de l'humain, qui poussa un cri de terreur en se sentant perdre l'équilibre. Il tomba sur le côté sans pouvoir se retenir et attrapa de justesse la branche du dessous, juste en face de son agresseur.
Le vampire étendit une main griffue dans sa direction et Enkil, paniqué, n'eut d'autre choix que de se laisser tomber d'un niveau. La branche inférieure s'abattit sur son estomac et le jeune homme faillit recracher son maigre repas du jour. Les yeux écarquillés, le garçon s'accrocha de toutes ses forces à l'arbre et grimaça de douleur en sentant des griffes percer la peau de sa jambe droite. Les vampires restés sur la terre ferme entraient dans la danse.
Au bord des larmes, Enkil se hissa difficilement sur son perchoir et voulut donner un coup sur la tête de son assaillant le plus proche quand il réalisa qu'il avait lâché son arme de fortune durant sa chute.
- Merde !
Le vampire lui sauta dessus et la dernière chose qu'Enkil aperçut avant que les ténèbres ne l'avalent fut deux rangées de dents dégoûtantes qui fonçaient droit vers sa jugulaire.
- Ooooh, ma tête, souffla le petit blond en se redressant difficilement.
Sa main fila vers sa tempe, puis les souvenirs de la nuit précédente lui revinrent avec brutalité. Il porta aussitôt ses doigts vers sa gorge et sentit une couche de sang poisseux sur sa peau. Sa veste bleue était couverte de sang sur un côté, et Enkil était prêt à parier qu'elle était foutue.
Il était impossible qu'il ait survécu à ça.
- Alors, Enkil… fit une voix badine où vibrait une pointe de colère.
Le jeune homme leva la tête et tomba nez à nez avec nul autre que Michel, qui avait l'air très énervé.
- C'est la deuxième fois que tu meurs dans ce monde, humain stupide. Alors dis-moi, tu préfères retourner affronter d'autres monstres ou rentrer gentiment dans ta cellule ?
Enkil lui cracha au visage sans se donner la peine d'élaborer. Michel s'essuya avec une grimace de dégoût et contempla son prisonnier avec mépris avant de laisser ses lèvres s'élargir dans un rictus satisfait.
- Enfin, si tu es capable de courir aussi vite, c'est que tu es entièrement guéri, pas vrai ?
Enkil n'avait aucune idée de ce que cette constatation impliquait, mais il était sûr d'une chose.
Il n'allait pas aimer ce qui allait suivre.
à suivre…
Oui, bon, je sais, je vais avoir droit à une séquestration dans la cave de Pandorwho…mais elle va devoir m'attraper avant :D Et pis si je suis enfermée je n'écris pas de suite, na. Et je suis l'auteure, donc je fais c'que j'veux, d'abord !
Un petit commentaire ? ^^
