Coucou tout le monde !
Merci à potter241, Petite-Licorne-Arc-en-Ciel et tous les invités pour toutes ces gentilles reviews, elles m'ont vraiment touchée !
J'espère que ce nouveau chapitre qui arrive un jour au retard vous plaira aussi, sous le POV d'un tout nouveau personnage…
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Chapitre 10 : Alphard- à partir des vacances d'été de 1942
Je peux à peine y croire. Moi qui n'avais jamais quitté la Grande-Bretagne si chère à la famille Black, je suis à des milliers de kilomètres d'elle à présent.
J'ai les compagnons de voyage les plus atypiques qui puissent exister. Sola Lovegood et Tom Jedusor. Et étrangement, tout se passe bien. Pour la première fois, je me sens libre. Voilà déjà deux semaines que nous parcourons l'Egypte, logeant tantôt chez l'habitant, tantôt dans hôtels, découvrant petit à petit la culture locale et je peux dire avec certitude que jamais auparavant je ne m'étais autant amusé. Mon esprit curieux, mon désir d'aventure que je croyais éteints définitivement par ma famille si étouffante se sont réveillés, plus vifs que jamais.
Je suis loin de respecter les standards des Black. Ma mère ferait une apoplexie si elle pouvait me voir. J'erre, habillé de vêtements d'occasion trouvés sur un marché local, dormant souvent à même le sol. Je suis rouge par endroits, tout comme mes deux compagnons, nos peaux peu adaptées au soleil égyptien. Nous mangeons ce que nous pouvons trouver, et nous bougeons toute la journée, un sac sur le dos, des lunettes de soleil sur le nez.
Je respire enfin.
Notre voyage touche à sa fin. Mais j'ai découvert beaucoup de choses durant ces quinze jours de périple africain.
Premièrement, je suis né pour ça. Je veux parcourir le monde. Apprendre toute ma vie les merveilles que la magie a à nous offrir, marcher, marcher, marcher et ne jamais m'arrêter. Je peux me voir, à soixante-dix ans, explorant des catacombes ou marchant dans la forêt amazonienne à la recherche de vieilles tribus de mages. C'est ce à quoi je veux consacrer ma vie. Pas aux enfants. Pas à la politique. Pas à l'enrichissement de ma famille.
C'est un rêve, bien sûr. Je suis Alphard Pollux Black. Je suis l'héritier de secours, si un malheur venait à toucher mon cousin Orion. Je ne suis peut-être pas l'indispensable, mais jamais on ne me laissera vivre comme bon me semble. Rien qu'à m'imaginer épouser une parfaite dame de Sang-Pur, élever un héritier, et ricaner sur les Sangs-de-Bourbe jusqu'à ma mort inévitable, j'ai la nausée.
Le deuxième point est intimement lié au premier et il se résume en un mot. Sola. Elle est tout ce dont je rêve, et que je n'aurai jamais. Une femme indépendante, volontaire, amusante, qui partage mes rêves et ma vision de la vie. Elle est interdite. C'est une Sang-Pur, mais pas d'une éminente famille. Mes parents ne me permettraient jamais de la courtiser. De toute manière, elle a un petit ami, Mulciber, qui, bien qu'issu d'une famille très puissante, dispose de bien plus de liberté que moi et peut lui offrir tout ce dont je suis incapable. Il a un jeune frère, disposé à prendre sa place dans la succession si le besoin s'en faisait sentir. Même si moi-même, je ne suis pas l'héritier, la famille Black est une prison dont on ne peut jamais se libérer. Personne ne peut choisir de la quitter, non sans répercussions. Ils feraient de ma vie un véritable enfer.
Je suis un Serpentard. Je ne suis pas courageux. Je ne suis pas audacieux. Je ne peux pas me permettre de l'être.
« Al ? Al !»
Je sursaute, et baisse automatiquement la tête. Sola est perchée à mon bras, essayant visiblement d'attirer mon attention depuis de longues secondes. Elle arbore une moue légèrement boudeuse, qui se transforme en sourire quand elle comprend qu'elle a réussi à me sortir de ma torpeur.
« Ca va ? », chuchota-t-elle. « Tu sembles un peu absent. »
Jedusor marche devant nous, occupé à charmer le paysan qui a accepté de nous accueillir pour notre dernière nuit en Egypte.
« Je suppose que je suis un peu nostalgique. », répondis-je avec un faible sourire, l'estomac noué. « J'ai beaucoup aimé ce séjour. Je ne t'ai jamais remerciée de m'avoir proposé de t'accompagner. »
Sola rayonne.
« Tu es le meilleur compagnon de voyage du monde, Al. Si c'était possible, je te cacherais dans mes bagages quand j'irai parcourir le monde. », s'exclama-t-elle d'un air rieur.
« Ce serait un rêve pour moi. », murmurai-je en détournant le regard, ma voix un peu trop enrouée pour paraître naturelle.
Sola m'arrête, m'observant de ses yeux sérieux, sa main caressant légèrement mon avant-bras.
« Hey. Tu sais que je suis sérieuse, n'est ce pas ? », me dit-elle. « Si tu veux venir, ta compagnie serait inestimable. Si tu acceptes, dès l'année prochaine, ces deux semaines d'aventure seront notre vie quotidienne. Pas de retour au pays, du moins tant que tu as des fourmis dans les jambes comme moi et un cœur d'aventurier. Si Merlin le veut, nous ne serions jamais obligés de nous arrêter. »
Le désir monte en moi, si puissant que j'ai envie de suffoquer. Je n'ai qu'un mot à dire, un mot pour que mon rêve se réalise.
Je veux voyager. Mais ce que mon cœur veut plus que tout, c'est elle. Cette jolie petite blonde, aussi légère qu'une plume, au sourire rayonnant et aux yeux remplis d'étoiles. Si j'étais le seul maître de mes choix, je la suivrais n'importe où, jusqu'aux régions les plus reculées du monde. J'abandonnerais mon héritage en deux secondes.
Quand je l'ai approchée lors de ce fameux cours de Potions, je n'avais pas d'idées particulières en tête. Elle n'avait pas de partenaire. Moi non plus. Ca paraissait juste logique de la rejoindre.
Puis, alors que nous étions tous les deux perchés au dessus de notre chaudron, elle a parlé, et j'ai écouté. J'ai vu au travers de la Folle, comme ses camarades de Serdaigles ont tendance à la surnommer. J'aimerais dire que j'ai agi de façon intelligente. Que je lui ai souri, que j'ai essayé d'apprendre à la connaître. Mais non. Je suis resté silencieux, absorbé par elle, incapable de dire quoique ce soit.
Je pensais que Sola aurait été rebutée par ma nature peu loquace. Au contraire. Dès le lendemain, elle me saluait joyeusement alors qu'elle venait s'asseoir près de moi pour manger avec son frère. Quelques jours plus tard, lors d'une de mes tournées de préfet, je l'ai retrouvée, assise dans l'encadrement d'une fenêtre, une main soutenant paresseusement sa tête, l'autre griffonnant des phrases illisibles sur un vieux parchemin. J'allais passer sans la reconnaître, ne voulant pas à avoir à lui retirer des points, mais elle m'a vu. Aussitôt elle m'a entrainé à côté d'elle, me posant mille et une questions sur moi, ma famille, mes ambitions. Et, comme je l'avais écoutée lors de ce cours de Potions qui nous a réunis, elle est à son tour restée assise là, buvant mes paroles, ses yeux noirs brillant d'intérêt.
C'est devenu une routine. Lors de mes devoirs de préfet, je la trouvais souvent à ce même endroit, et je m'asseyais à ses côtés. Nous parlions de tout et de rien. De sujets allant de mes projets et des siens, en passant par la culture générale, la magie païenne, les pays que nous souhaitions découvrir. Elle m'a décrit ses relations avec ses deux nouveaux frères, avec son père absent et sa belle-mère Zelia Lovegood née Malfoy, avant qu'elle ne meure en couches.
Avec elle, c'est si facile de trouver mes mots. Je n'ai aucun masque à maintenir. Je peux être Al, et me libérer d'Alphard Black.
Si seulement ces moments pouvaient durer pour l'éternité…
« Tu sais bien que je ne peux pas. », rétorquai-je un peu sèchement, mes yeux parcourant l'horizon alors que je me remets à marcher pour rattraper nos deux compagnons.
Sola trottine à mes côtés. Lorsqu'elle me répond, elle choisit visiblement ses mots avec soin.
« Tu te mets toi-même les barrières qui t'emprisonnent, Al. », déclara-t-elle calmement. « Je comprends que c'est difficile. Mais c'est un choix que tu dois faire, que chacun de nous doit faire à un moment ou à un autre. Le devoir, ou la passion. Une vie toute tracée ou une vie d'aventure. La sécurité ou le risque. »
« La famille ou l'amour. », poursuivis-je pour moi-même, trop bas pour être compréhensible.
« Quoi ? », me demanda Sola.
J'hausse les épaules.
Nous marchons à nouveau quelques minutes, silencieux, chacun plongés dans nos pensées.
Jedusor et le paysan nous attendent à l'entrée d'une maisonnette d'allure modeste. Je commence à accélérer pour les rejoindre, mais à nouveau, mon amie m'arrête.
« Tu n'as pas à répondre maintenant tu sais. Mon offre restera toujours ouverte. Réfléchis jusqu'à la fin de l'année prochaine. Choisis sagement, car c'est une décision que tu devras assumer toute ta vie. »
« Et ton petit ami ? Que deviendrait-t-il ? », demandai-je, avec tout le courage que je suis capable de rassembler. « Il nous accompagnerait ? »
Son visage se crispe, et une expression étrange le traverse.
« Au risque de me répéter, chacun doit faire des choix. Moi, toi. Noxance devra en faire un aussi. », dit-elle avec gravité, serrant une dernière fois ma main, avant d'avancer vers son frère qui lui parle immédiatement, me fixant avec suspicion.
Tom Jedusor est un gars étrange. Je ne sais pas s'il m'aime ou pas. Il a un masque encore plus solide que le mien, mais je sais avec certitude qu'il n'est pas du tout l'étudiant charmant qu'il tente d'imiter à Poudlard. C'est un Sang-Mêlé à Serpentard et pourtant, il s'est hissé jusqu'au sommet, prenant la place de chef qui m'était presque prédestinée de par mon nom de famille. Je la lui ai laissée avec joie. Mais les gens murmurent à Serpentard. Mes camarades de dortoir sont méfiants. Tout le monde sait qu'il ne faut pas se le mettre à dos, malgré son jeune âge. Il a un œil sur tout et punit le moindre écart à son règlement.
Mis à part les rumeurs, je ne le connais que très peu. Nous ne sommes pas dans la même année, nous n'avons pas les mêmes cercles d'amis. Mais malgré notre situation ambivalente, nous avons une sorte d'entente. Nous sommes cordiaux pour Sola. Ce n'est pas difficile. Jedusor est intelligent, curieux. Les sujets ne manquent pas. Nous nous respectons, et ça suffit pour la jolie blonde qui nous a entrainés tous les deux dans ce périple.
Jedusor ne passe plus la moitié de la journée à nous épier lorsque Sola marche avec moi. Il commence à me faire confiance pour ne pas la tuer dès qu'il a le dos tourné.
Dire qu'il est surprotecteur serait un euphémisme.
Après un repas léger, où nous essayons tous tant bien que mal de communiquer avec notre famille d'accueil ne parlant que très peu anglais, nous nous attelons à installer nos sacs de couchage sur le sol de la pièce principale. Nous sommes plus silencieux que d'habitude, conscients qu'il s'agit là de nos derniers instants en Egypte. Finalement, nous décidons tous de sortir quelques secondes sur le perron pour prolonger un peu plus notre ultime journée.
Nous trouvons un vieux canapé jauni qui semble servir de salon de jardin, et je m'y affale directement, une jambe sur un accoudoir. Les cours de posture imprimés dans mon crâne depuis l'enfance sont littéralement jetés par la fenêtre. Je prends beaucoup de plaisir à imaginer la tête de ma grand-mère Violetta si elle pouvait me voir en ce moment.
Sola s'installe à côté de moi et pose doucement sa tête sur mon épaule. Tom occupe l'espace restant, à mon opposé. Pour une fois, il ne nous regarde pas. Ses yeux sont tournés vers le ciel, perdus dans leur propre monde. J'aimerais savoir à quoi il pense.
Sans mon approbation, ma main glisse le long des petites nattes blondes de ma voisine, caressant les boucles nichées contre son cou. Dans l'obscurité, je la vois à peine, mais je pense qu'elle sourit. Je suis plus calme que je ne l'ai jamais été, et nous restons tous là, à contempler le vide, jusqu'à ce que nos yeux se ferment et que nous nous trainions tous jusqu'à nos sacs de couchage. Je m'endors instantanément.
Comme toujours, je me réveille après Jedusor qui a déjà rangé toutes ses affaires et lit calmement dans son coin. Sola, à ma gauche, ronfle légèrement et c'est moi qui suis chargé de la réveiller. La jeune Serdaigle est beaucoup de choses, mais ce n'est pas une personne du matin. Si on la laissait faire, elle se lèverait à onze heures tous les jours. Parfois, je pense que c'est pathologique. Comment une personne peut-elle avoir besoin d'autant de sommeil ? D'autant plus qu'elle se couche très tôt, habituellement.
Peu importe. Je souris, amusé, alors que Sola ronchonne dans son coin, un peu grognon d'avoir été privée de son lit. A précisément sept heures, nous remercions la famille de sorciers qui nous a accueillis, et transplanons à l'ambassade anglaise magique d'Egypte pour emprunter un Portoloin. Il y a foule, donc nous devons prendre notre mal en patience, mais finalement, à onze heures, nous sommes de retour dans la bonne vieille Angleterre.
Nous nous séparons immédiatement, Sola et Jedusor retournant chez les Lovegood, et moi dans mon Manoir au nord de l'Angleterre. J'essaie de me faire discret en arrivant, mais c'est peine perdue. Ma mère m'attend de pied ferme, les bras croisés, les lèvres pincées. Ses cheveux sont tirés dans un chignon sévère, et elle est aussi élégante et rigide qu'à son habitude. Comparé à elle, je ressemble à un sac.
Elle me dévisage longuement, l'air dédaigneux.
« Va te changer. », m'ordonna-t-elle sans même me saluer. « On dirait un Sang-de-Bourbe. Ou pire. Un moldu. Tu fais honte à notre maison. »
Reste calme.
« Oui, mère. », répondis-je sans sourciller en commençant immédiatement à monter l'escalier.
« En fait, tu sens comme eux. Toute cette puanteur me donne envie de vomir. », cracha-t-elle froidement.
Je reste silencieux. Elle n'aimerait pas ce que j'ai à dire.
Les semaines suivantes passent, lentement. Peu à peu, les souvenirs heureux de mon voyage s'estompent, remplacés par la morosité de mon quotidien. Je travaille. Je lis. Je divertis mon petit frère de quatre ans, essayant de rendre son enfance plus heureuse que la mienne ne l'a été. Je me dispute avec ma sœur, Walburga. J'évite mes parents du mieux que je peux. Et le poids revient dans mon estomac, lourd et de plus en plus insupportable à trainer avec moi.
Je ne peux pas respirer. Je n'ai qu'une hâte : reprendre Poudlard. La revoir. Nos lettres sont peut-être la seule bouffée d'oxygène qui me permet de tenir.
Sur le quai 9 ¾ , je quitte mes parents sitôt arrivé, immensément soulagé de voir la locomotive rouge m'attendre. J'ai hâte qu'elle m'éloigne d'eux et du nuage de négativité et de cruauté qu'ils dégagent. Je vois mes camarades de Serpentard dans un compartiment, mais je les esquive. Mes soi-disant amis sont tous des Sangs-Pur racistes et intolérants. Je les supporte parce que c'est attendu de moi, mais aujourd'hui, je ne suis pas d'humeur.
Un instant, j'erre à la recherche d'un compartiment isolé, l'instant suivant, Sola se matérialise devant moi, rayonnante.
« Al ! », s'exclama-t-elle. « C'est toi ! Je t'ai vu de l'autre bout du train », plaisanta-t-elle. « Tu es si grand ! »
Elle me prend dans ses bras, posant sa tête sur ma poitrine. C'est un câlin assez intime, peut-être un peu trop pour de simples amis. Je ne trouve pas la force de m'en soucier et la serre fermement contre moi.
« Salut Sola. », murmurai-je.
Elle m'entraine bon gré mal gré vers son compartiment. Etonnamment, nous sommes seuls.
« Ton frère n'est pas là ? », demandai-je, surpris.
« Oh, tu connais Tom. », répliqua-t-elle en roulant des yeux. « Il est parti rappeler à ses petits amis qu'il est le grand mâle alpha de la bande et qu'ils doivent tous lui obéir. Tant que ça le rend heureux, moi ça me va. »
Je ris avec elle. Je n'ai jamais entendu personne plaisanter sur Tom Jedusor. C'est étonnamment agréable, quand on est certain qu'il n'est pas là pour écouter.
Nous parlons une bonne partie du voyage, de tout et de rien, en mangeant des Chocogrenouilles et des Dragées surprises. Elle me raconte son été, parlant de sa famille avec un mélange d'inquiétude et d'affection. Elle évoque son père, qui depuis la mort de sa femme s'est encore plus réfugié dans son laboratoire, n'en ressortant que rarement, laissant l'éducation de son fils en grande partie à une nourrice. Xenophilius est apparemment un bébé adorable, mais très énergique. Toutes ses anecdotes sur Jedusor sont hilarantes. Il s'avère que le Serpentard n'a aucune compétence avec les bébés et le petit garçon a réussi à le désemparer plus d'une fois.
J'écoute, captivé, sa jolie voix, me laissant bercer par ses récits. Lorsque son flux de paroles se tarit, je baisse les yeux et la découvre endormie avec sa tête appuyée sur mon épaule, comme toujours.
Mon cœur se serre. Il y a tellement d'obstacles qui m'empêchent d'être avec elle, et je ne suis pas un Gryffondor. Le courage, l'audace ne me viennent pas facilement. Mais en l'observant, là, dormant paisiblement sur moi, le son de la pluie battant fortement contre la vitre du train, je réalise que c'est ce que j'ai envie de contempler chaque matin au réveil. Chaque soir avant de m'endormir. Pour le reste de ma vie.
Je suis complètement foutu. Ma décision est déjà prise. Elle l'est depuis longtemps, je me voilais juste la face.
Les yeux de Sola papillonnent. Elle tourne sa tête vers moi, souriante.
« Hey. »
Je souris à mon tour.
« D'accord. »
« Quoi ? », demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
« Je viendrai avec toi. »
Sola se redresse d'un coup sec, se levant pour se positionner face à moi, les yeux écarquillés.
« Tu es certain d'y avoir assez réfl- »
Je la coupe immédiatement.
« Sola. », dis-je fermement. « Je n'ai jamais été aussi sûr de toute ma vie. »
Et c'est vrai. Je la connais depuis à peine cinq mois, mais j'ai l'impression que des années se sont écoulées. Je n'ai jamais cru au coup de foudre. Jusqu'ici, je pensais que c'était un mythe pour enthousiasmer les adolescentes.
Aujourd'hui, je sais qu'il existe et il est petit, blond, aux yeux noirs.
Je repousse une mèche rebelle sur son visage, échappée de l'une de ses nattes. Emportés par l'importance du moment, nous nous regardons ensuite de longues secondes, avant de rire, plus heureux que jamais. Je la soulève dans mes bras, tournant sur moi-même, et elle glousse, follement amusée. Elle se met immédiatement à parler, décrivant tous les pays que nous visiterons ensemble, les grands sorciers que nous rencontrerons dans notre périple, les petits boulots que nous pourrions assurer pour subsister dans chaque endroit. Je remarque qu'elle n'évoque pas Mulciber. Je me demande si elle s'en rend compte.
Quelque part au milieu de son récit, la main de la jolie Serdaigle trouve la mienne et ne la quitte plus.
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Pas beaucoup de Tom dans ce chapitre, mais il reviendra vite, rassurez vous !
Sola se rapproche de plus en plus d'Alphard et ses plans post-Poudlard se clarifient. Comment Tom va-t-il réagir quand elle sera diplômée ? Cela va-t-il anéantir tous les efforts de Sola pour le détourner de son chemin prédestiné ?
Réponse dans les prochains chapitres !
A bientôt :)
