8 ème jour du calendrier
La richesse d'une vie, partie 3
(ps, il y aura un bonus à cette fic, il sera partagé le 12 décembre)
等线21 Décembre 2012 – Lycée Beacon Hills High School
Il ne devrait pas être en cours. Il devrait être dehors. Dehors à chercher Stiles. Lydia avait crié depuis 3 jours et la meute avait été mise de côté officiellement par les autorités de la ville. Par le shérif lui-même qui leur avait interdit de patrouiller dans la ville pour rechercher le jeune humain. Seul Derek pouvait aller et venir sans devoir rendre des compte sur ses activités. Le shérif avait été clair et concis, si les jeunes tentaient de trouver Stiles, les parents sanctionneraient. Mais pour le moment c'était une torture pour Jackson de rester là, assis à sa table, fixant celle de Stiles. Vide.
C'est comme si quelque chose s'était brisé en lui. Même s'il ne croyait pas à la mort de Stiles, son absence était insoutenable. Ses camarades de meute étaient aussi amorphes que lui. Scott fixait le ciel à travers la fenêtre avec cet air stupide de chien abandonné sur le bord d'une route en début d'été. Pénible, mais presque traumatisant. Lydia était comme à son habitude, extérieurement. La jeune femme semblait se désintéresser du reste de l'humanité comme une déesse regarde le petit peuple l'idolâtrer, mais le blond savait qu'en son for intérieur la jeune femme était dévastée, ravagée comme le jour où Pompéi avait disparu sous les ravages du Volcan. Isaac étant Isaac, était ratatiné sur lui-même et semblait disparaître à vue d'œil, pourtant sa stature était telle qu'il était difficile de la louper. Erica exprimait ses sentiments en grognant sur tout le monde, les autres avaient dû la calmer à plusieurs reprises tant elle avait failli faire luire ses yeux de colère. Boyd restait atone malgré la lueur douloureuse qui pointait dans ses yeux. Le seule à ne pas être venue depuis la disparition de Stiles, était Alison. Il avait essayé de la joindre, il était même aller jusqu'à chez elle, craignant qu'il lui soit arrivé quelque chose mais ni Christopher, ni sa fille n'était présent. La seule explication était qu'au moins un membre du groupe avait transgressé aux ordres du shérif.
Un souffle de désespoir cassa le silence de la classe. Assis à son bureau, Mr Harris regardait la place vide de Stiles. Pouvait-il être triste que son élève préféré soit manquant ? Était-il malheureux de l'absence de Stiles et de leur joute verbale ? Il était vrai que 3 jours sans les élucubrations du jeune homme était un supplice. Même s'il parlait toujours à tort et à travers, il meublait souvent les silences et illuminait de sa présence. Jackson aimait les débats qu'il enchaînait avec Lydia sur beaucoup de sujets. Ils aimaient parler de politique, de mathématiques ou même de divers plans pour pourrir la vie de Peter Hale.
D'ailleurs, il se demandait bien où était passé ce psychopathe en puissance. En y réfléchissant bien, Peter n'était pas réapparut depuis la disparition de Stiles et une odeur étrange avait englobé la voiture de l'humain quand ils l'avaient retrouvée quelques heures après la réunion. Il devait absolument envoyer un message à Derek, il était le seul, avec lui, à en vouloir aux autres membres de la meute pour le rejet de Stiles.
La sonnerie retentit la fin du cours et tous les élèves se dépêchèrent de sortir de la classe. La meute sorti à son tour mais avec un empressement moins prononcé, l'accablement se flairait sur tous les loups.
Avez-vous des nouvelles de Mr Stilinski Junior ? La voix incertaine du professeur Harris s'adressant à Scott quand il passa devant le bureau, le dérouta.
Jackson regarda l'alpha faire un signe négatif de la tête au professeur. Ils avaient l'air aussi abattus l'un que l'autre. Sans qu'un autre mot soit formulé, Scott sortit et laissa Jackson intrigué par le comportement du professeur de chimie. Il était pourtant persuadé que Adrian Harris haïssait Stiles et pourtant il avait l'air perdu sans son jouet favori. Aimait-il vraiment leurs joutes orales finalement ?
Jackson regarda l'heure et pensa qu'il n'avait plus qu'à patienter quelques heures avant la fin des cours de l'année et après il désobéirait aussi au shérif, il devait retrouver Stiles coûte que coûte. Ils étaient compagnons, merde, il ne pouvait continuer à vivre sans savoir où il se trouvait.
Stiles observa attentivement ses adversaires. Ils se jaugeaient du regard. L'humain tentait de savoir s'ils bluffaient ou non. Comment savoir avec un loup garou et deux chasseurs ? Mais n'était-ce pas là tout l'intérêt de la manœuvre ? Essayer de contrecarrer les sens du loup et l'entrainement des chasseurs ? Ils étaient là depuis des heures et Stiles commençait à fatiguer de devoir réfléchir à chacune de ses manœuvres pour sortir de ce guêpier. La jambe de Stiles tapait frénétiquement sur le sol, énervant pour le coup ses adversaires. Le jeune homme souri et abattit ses cartes.
Quinte flush royal ! Cria Stiles en posant ses cartes sur la table.
Mais c'est impossible, tu as triché ! S'écria Peter qui fit tomber la chaise en se levant brutalement.
Je peux pas tricher face à toi et tu le sais ! Sourit l'humain en remportant pour la troisième fois d'affilée la partie de poker qui se jouait entre lui, Peter, Christopher et Alison.
Stiles jeta un regard à son père qui sourit fièrement à l'autre bout de la pièce en lisant son journal.
Comment tu peux gagner ? C'est impossible !
Impossible n'est pas Stiles ! sautilla le jeune homme en faisant sa danse de la victoire. J'ai eu le meilleur professeur, hein mon papounet !
Stiles ! Souffla son paternel au sobriquet qu'il venait de l'affubler devant tout le monde.
Alison lui sourit et sorti de table pour aller dans la cuisine. Christopher le félicita pour le jeu et Peter observa toutes les cartes pour trouver un indice sur la tricherie potentiel de son adversaire.
Laissant là tout le monde, Stiles sorti de la cabane où il était coincé depuis trois jours pour respirer un peu d'air frais. La nuit commençait à tomber et malgré le fait qu'il était bien, ses amis lui manquait. Enfin s'il pouvait les appeler encore ainsi. Pourtant il savait au fond de lui que la meute n'était pas en bonne état. Il savait de source sûre que la meute était au trente sixième dessous. Mais sa conscience lui dictait qu'il devait continuer pour leur faire prendre conscience de quelque chose.
Peter avait tout organiser du début à la fin avec l'accord de son père et de Christopher. Alison avait dû être éloignée du groupe aussi, sinon les loups auraient senti une embrouille. Derek n'avait pas été mis dans la confidence malgré les supplications de Stiles. Derek devait être perdu à le chercher jour et nuit. Lui qui avait tant perdu, il n'aimait pas lui faire ça.
Stiles n'avait pas pris part au projet, il n'avait pas été mis au courant. Il fut mis sur le fait quand Peter était apparu sur la route comme un fantôme, le faisant dévier sa trajectoire. D'ailleurs quand tout serait fini, Peter devra lui faire un tour chez le mécanicien.
Stiles leva les yeux vers le ciel et se senti mal. Il avait envie de revoir les yeux du loup. D'entendre sa voix même si s'était pour le critiquer. Il ne se lassait jamais de le voir. L'humain avait toujours aimé le jeune homme mais en grandissant, il avait compris que ce qu'il ressentait pour lui était plus fort qu'il n'aurait voulu l'admettre au début. Il avait même gravité autour de Lydia pour le voir souvent. Il avait été jaloux, c'est vrai, mais qui ne pouvait pas aimer une femme pareille. Vive. Intelligente. Belle. Une déesse, en soit. Mais Stiles n'avait d'yeux que pour Jackson. Mais l'inverse n'était pas vrai. Jackson ne l'aimait pas, il ne le supportait même pas, le tolérait à la rigueur. Et cela lui faisait mal.
Aujourd'hui il se posait la question s'il devait vraiment devenir l'émissaire de la meute ou s'il devait trouver quelqu'un d'autre qui pourrait le remplacer ? Ensuite il partirait loin et se reconstruirait une nouvelle vie. Peut-être que l'hypnose fonctionnait aussi pour les chagrins d'amour ? Il devrait poser la question à Deaton.
Soupirant, il héla son père qui sirotait un nouveau café avant de partir bosser et lui indiqua qu'il allait marcher un peu.
Fait attention à toi et ne t'éloigne pas trop ! s'écrièrent les trois hommes dans la maisonnée presque en même temps
Oui les papounet d'amour ! Rit Stiles en s'éloignant sous les regards protecteurs de deux hommes et un loup.
Le froid mordant le fit revenir à lui. Malgré le fait qu'il soit un loup garou, la température extérieure le fit frissonner. Comment avait-il fait pour se retrouver dehors par une heure pareille et au beau milieu de la forêt de Beacon Hills ? Il connaissait ce coin, mais pourtant, il n'était jamais venu ici. Il observa attentivement l'endroit où il se trouvait et n'en reconnu pas les lieux. Ses sens ou ses souvenirs lui jouaient-ils des tours ? La dernière chose dont il se souvenait en dernier était qu'il recherchait des informations sur internet sur les compagnons. Il savait que Lydia et Stiles en savaient long sur le sujet et l'ancien Kanima n'aurait voulu pour rien au monde leur poser des questions sous peine de devoir leur répondre sur un sujet qu'il tenait à garder secret.
Un nouveau frisson le prit et il sut que ce n'était pas dû au froid. Une douleur le tirailla au niveau de la jambe. Examinant celle-ci, il ne remarqua rien d'anormal. Et pourtant, il commençait à avoir mal. Une seconde douleur le lança. Cette fois ci au niveau de la poitrine comme s'il manquait d'air. Sa tête se mit à tourner et ses sens lui firent sentir une peur insondable. Une panique s'empara de lui alors qu'il allait bien. D'où pouvait venir se sentiment de fin alors qu'il n'avait rien ? C'est alors qu'il l'entendit. Ce petit couinement d'humain qui s'affole quand il a peur, seul au milieu de la forêt. Reprenant contenance, il ferma les yeux et se concentra pour trouver la personne qui s'était enfoncé seul dans la forêt aussi inconsciemment.
Il avança sans faire de bruit au cas où se soit un piège de chasseur. Passant quelques arbres et un ruisseau, le besoin d'être trouvé se fit plus violent. Plus il approchait de l'endroit, plus son rythme cardiaque s'affolait. Et il comprit ! A quelques mètres de lui, gisait au sol un humain blessé et paniquant contre une souche d'arbre.
Il sauta et courra pour réduire la distance qui le séparait de Stiles. S'agenouillant rapidement, il prit le jeune homme contre lui et l'observa.
Stiles ? Stiles ? Répond-moi ! Qu'est ce qui s'est passé ? Stiles ?
Jackson ne savait pas quoi faire, affolé il n'arrivait pas à réfléchir correctement. La respiration de Stiles se fit plus saccadée, le jeune homme n'arrivait plus à inspirer correctement comme si quelque chose l'empêchait d'avaler de l'air. Lydia lui avait déjà parlé des crises de panique du jeune homme mais jamais le loup n'y avait fait face. Le regard implorant de Stiles lui brisa le cœur, mais le loup ne comprenait pas ce qu'il voulait. Il ne savait pas si le bouger était une bonne idée et ils étaient trop loin du plus proche hôpital. Stiles ne tiendrait pas longtemps sans oxygène. Ses yeux étaient inondés de larmes et Jackson se sentait mal.
Sans comprendre ce qu'il faisait exactement, il se pencha sur Stiles et l'embrassa. Il sentit Stiles se contracter et relâcher l'air pour en reprendre une grande inspiration. Jackson s'écarta et plongea son regard dans celui de Stiles qui papillonna de surprise. Puis sans crier gare, Stiles se rapprocha pour lui retourner son baiser. Surpris à son tour, mais agréablement, Jackson lui rendit tendrement. Il sentit l'humain frissonner violemment et ses muscles se relâcher. Stiles avait froid et une odeur de sang lui piqua les narines.
Il faut que je amène à l'hôpital, Stiles, tu es blessé !
Ne me laisse pas ! Marmonna doucement le jeune homme qui s'endormait, épuisé de ses efforts pour respirer.
Ne t'endors pas, je sais pas si tu es blessé gravement…
Me laisse pas ! Souffla-t-il encore une fois quand la loup le souleva doucement et l'installa dans ses bras.
Promets-le-moi !
Je te le promets Stiles ! Déclara-t-il en l'embrassant une dernier fois.
Il commença à paniquer lui-même quand il se mit à courir pour rejoindre n'importe quel endroit pour soigner Stiles, il devait faire vite, le cœur de Stiles tressautait et sa jambe tordue saignait un peu trop abondement. Il se mit à courir encore plus vite mais en faisant attention.
