Ah la la... ces Juges quand même !... Les revoici, les revoilà ! ^^
Chapitre 190 : Different Shades of Savage
J'arrive au moment où le Griffon l'a mauvaise sur toute la ligne ; dépêché par le Seigneur Hadès pour une mission, l'ennemi à abattre lui a échappé !... J'entends d'ici les objets qu'il brise avec la dernière des violences.
J'ouvre la porte.
"QUI SE PERMET ?!" dans une fureur admirable, se tournant d'un trait, prêt à châtier l'impudent qui ose entrer sans frapper. "Oh... c'est toi ?..."
"Mais oui, mon cher Nos." refermant la porte derrière moi.
"Je ne suis pas de bonne compagnie, Lév', tu ferais mieux de t'en aller." allant respirer le frais sur le balcon.
Je m'en approche, presque sans crainte, allant me placer dans son dos, glissant une main sur son torse, l'autre sur sa hanche. "Dis-moi ce qui te chiffonne, mon beau Griffon..."
"Un succès qui m'a filé entre les doigts." grogné.
"Est-ce possible, grand Juge ?..."
"Raaaah." agacé, me repoussant.
"Allons... tu auras l'occasion de te refaire."
"Aiacos a été dépêché à ma place !" en rage.
Aïe... en effet !... Voilà qui va renforcer la concurrence déjà féroce entre les deux frères.
"Tu as besoin que je te change les idées." sur un petit sourire, osant un pas en avant.
"Cette victoire me revenait de droit !" serrant les poings sur le garde-corps minéral.
"Là..." venant me glisser sous un bras, fixée devant lui, visage proche du sien.
Il ne peut s'empêcher de loucher sur mes lèvres, la proximité commençant à faire son petit effet.
"La prochaine victoire, c'est toi qui la voleras à Aiacos." caressant son visage fin de revers doux, regard planté dans ses améthystes. "Il ne sera pas dit que le Griffon demeure sur un échec, n'est-ce pas, Nos ?..."
Le pli de sa bouche change de direction, retrouvant sa moue joueuse. "Mais oui. Tu as absolument raison, Léviathan. La prochaine fois, c'est moi qui moucherai Cos !..." retrouvant son punch.
"En attendant..." me saisissant de ses mains pour faire glisser les paumes jusque sur ma poitrine.
Son sourire s'affine, habité par un début de luxure.
"En attendant, oui ?..." joueur, commençant à masser là, doux et habile.
J'en geins, dodelinant de la tête. "C'est... un bon début..."
Il lui plaît de sentir mes pointes réagir sous le tissu fin de la toge.
"Quel régal... Léviathan..." délecté, corps répondant à délice.
Il m'accule contre la balustrade, doigts de plus en plus lestes, appelant toujours plus de sensations, suspendu à ma bouche et à ce qui en échappe.
Il sait à quel point l'endroit m'est sensible, capable à lui seul de m'arracher l'orgasme.
Je n'ai de cesse de me lécher les lèvres, appelant au baiser. Il clôt ma torture en apposant des lèvres chaudes, poursuivant ses délices.
"Il me plairait... de t'entendre venir, Léviathan..." glissant une cuisse entre mes jambes.
Quelques frottements me suffisent et je jouis sur ce balcon, donnant sur une cour intérieure.
"Bien." régalé, glissant de ma bouche à mon cou, ravissant mon décolleté.
Son sexe pointe outrageusement à travers sa tenue.
"Laisse-moi te... satisfaire, mon Prince..."
Il s'écarte et m'invite à entrer.
Là, devant le lit, je quitte ma toge, glissant un doigt entre mes jambes, goûtant ma propre humidité.
Il en geint, excité. "Chercherais-tu... à me rendre fou ?..."
"Je m'assurais simplement... que j'étais prête à te recevoir..."
"Je n'ai aucun doute sur la question, ma belle Léviathan." se défaisant rapidement.
Par Hadès, quelle belle saillie que cette verge prête au combat !...
Par jeu, il s'empoigne un moment, caressant tout de lui, améthystes accrochées à mes prunelles.
Je m'installe sur le lit et il ne tarde pas, faisant courir une langue hardie sur mon corps, rendant des rauques lourds.
Il écarte délicatement mes jambes pour y prendre place, s'affairant sans tarder, en mouvements lents et amples, nous arrachant délice sur délice.
C'est à cet instant que la porte s'ouvre avec fracas. "SALUEZ TOUS LE GRAND VAINQUEUR !"
La voix de Cos est triomphante. Le retentissement de son succès est tel qu'il se porte jusqu'à Tolomea !...
Minos soupire.
Le regard du Garuda erre un instant dans la pièce avant de nous découvrir au lit, en bonne posture !...
"Tiens, tiens, tiens... on récompense le perdant, à présent ?"
"Silence... Cos..." grogne Minos.
"Léviathan, tu n'as aucun principe." faussement indigné, allant jusqu'à la coupe de fruits, s'en nourrissant. "C'était une belle victoire, Nos. Tu aurais dû voir la correction que je lui ai filée !..."
"Cos... nous étions... occupés, là. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué."
"Oh mais continuez !... Je sais qu'il en restera toujours pour moi. N'est-ce pas, belle Léviathan ?"
Minos soupire, sa belle humeur concupiscente envolée. Il bascule sur le flanc, me quittant(*). "Attendons donc que mon frère achève sa parade triomphale puisqu'il a jugé utile de le faire en passant par chaque palais, voire même chaque prison !..." agacé.
"Cos..." cherchant le contact avec son bras. "Il est vrai que... le moment est mal choisi."
"HA !" renchérit Minos.
"Quoi ?" estomaqué, retirant derechef son surplis, sexe exprimant parfaitement sa pensée à travers le justaucorps serré. "Dites de suite que je joue les trouble-fêtes !"
"Parfaitement ! Va donc retrouver ta précieuse Aile !... Festoie à bord de ton navire, par Hadès !" aboie Minos, sur les nerfs, lui indiquant clairement la sortie.
Un sourire dangereux vient prendre place sur les lèvres du Garuda. "J'ai mieux à proposer." quittant sa tenue près du corps pour venir s'allonger sur le grand lit.
Minos pousse un glapissement de rage. "Surtout, fais comme chez toi, Garuda !"
Garuda a chaud. Et donne chaud !...
"Peut-on être aussi mauvais joueur, Minos ?..."
"SILENCE ! Si cela ne te convient pas, tu es libre de quitter Tolomea sur le champ !"
"Et laisser notre belle Léviathan sur sa faim ?... Hors de question."
Minos manque de s'étrangler.
C'est alors que je rejoins le corps d'Aiacos, m'y frottant et l'embrassant.
Minos en est abasourdi. "Lév... iathan ?..."
Les baisers du Garuda sont fermes, incontestablement plus sanguins que ceux, subtils, du Griffon.
Je glisse une main jusqu'à Minos, lui adressant un regard de chatte. "J'ai besoin... de vous deux... oubliez donc vos rancœurs fraternelles jusqu'à la prochaine bataille... Nos... Cos..."
Minos serre le poing, ne quittant cependant pas le lit. Là, je sais que j'ai gagné !...
Il finit par s'allonger à nos côtés et je bascule le haut du corps vers lui pour lui adresser un baiser langoureux comme seul le Griffon sait en faire partager.
Ses réticences vaincues, il se concentre enfin sur le moment présent.
Aiacos est déjà terriblement dur sous moi, ses paumes naviguent de mon dos à mes fesses qu'il empoigne.
Je retourne l'embrasser, savourant le contraste saisissant de l'exigence de ces deux bouches.
"Mmm... d'une bouche à l'autre..." se régale le Griffon, apaisé, corps prêt à repartir de plus belle.
Je bascule sur le dos, toujours sur Aiacos, tête reposant au creux de son épaule.
D'une main agile, Minos vient caresser nos sexes, appelant là toujours plus de raideur pour l'un et d'humidité pour l'autre. Ses doigts !... C'est un truc de malade, ces phalanges d'une habilité hors du commun ; tout l'art du Marionnettiste !...
Il caresse aussi bien mon plaisir féminin que la dureté d'Aiacos.
Ce dernier en geint fortement, régalé dans sa chair. "Nos..." entre deux soupirs bruts.
"Haaaaa... Nos..." dans les aigus.
Les améthystes se posent sur l'un puis sur l'autre, jouissant du pouvoir que sa seule main lui octroie sur nos deux corps tendus, se régalant de nos appels lascifs.
Minos nous trouve beaux, ainsi voués à lui ; son sourire l'explicite.
Puis nous basculons ; Minos dessous, moi dessus et Garuda au-dessus de nous, tendu sur ses bras, sexe furetant partout, finissant par jouir sur des jets laiteux.
Minos est plus long à venir mais il termine dans un rauque éblouissant.
Je les suis de près, je ne sais plus, tellement la sensation me perd !...
Puis nous sommeillons dans les bras l'un de l'autre, étroitement enchevêtrés.
"Minos du Griffon."
"Seigneur Hadès." ployant le genou devant sa Grandeur, notant du coin de l'œil un intrus fermement maintenu par plusieurs Spectres en fonction.
"Cet ennemi s'est permis de s'introduire sur notre domaine sans y avoir été invité. Il refuse cependant de me livrer ses complices..."
L'affaire est vue et Hadès n'a guère besoin d'en rajouter.
Étendant sa main, Minos projette ses fils meurtriers vers le malheureux, le hissant en l'air, tenu par une jambe !...
Les gardes présents viennent de s'écarter, craintifs.
Un autre mouvement de phalange prend possession de la jambe opposée. Cependant, Minos hésite ; qu'est-ce qui pouvait s'avérer le plus efficace ? Un écartèlement dans les règles ou une torsion jusqu'au craquement osseux ?...
Minos résout de commencer par la pression en sens opposés, écartant les jambes jusqu'à destruction complète les charnières, désireux de voir les jambes se séparer du tronc.
Les muscles crient, craquent et rompent. La bouche du supplicié est déformée à force de cris de douleur, mâchoire en passe de décrocher.
Un instant, Minos suspend son attaque, attendant la confession qui ne tarde.
"Parfait." déclare Hadès. "Tu peux en disposer comme bon te semble, Minos."
Le Marionnettiste reprend, décidé à s'octroyer un peu de bon temps.
L'opération est rarement nette et souvent le membre vient à pendouiller du tronc en fonction de la robustesse de la victime, forçant Minos à user de son cosmos pour achever l'œuvre.
Lorsque le décès survient, Minos autorise sa proie à se fracasser sur le sol déjà souillé, laissant le soin du nettoyage à d'autres.
La discussion est vive. Il est question de déterminer lequel des deux est le plus efficient et sadique : Vermeer ou Minos ?...
Le genre de discussion stérile capable de mettre notre Griffon hors de lui !...
"As-tu entendu parler de ce Vermeer, Garuda ?" alors qu'il passe par là.
"Hmm ? Oh, oui. Redoutable !... Les Spectres en reparlent ?"
"En... reparlent ?..."
"Oui. Minos leur a déjà mis une sacrée correction lorsque ça les a pris !..." amusé. "A croire qu'ils ne retiennent pas la leçon !... Et tu sais comme moi que notre Griffon n'est pas un modèle de patience." dressant l'index. "S'il les y reprend, il y a fort à parier qu'il frappera un tantinet plus fort cette fois !..."
"Comment était-il, ce Vermeer ?"
"Oh... un Griffon !..." souriant. "Tout aussi sadique que Minos, d'après ce qui se raconte."
"Je ne comprends pas l'intérêt d'un tel débat..." secouant la tête.
"Tu sais, la majorité des Spectres ne se rend pas compte des siècles de maîtrise qu'une technique comme celle de Minos demande. Beaucoup d'entre eux ignorent même que les Juges s'entraînent ; ils s'imaginent nos talents innés alors qu'en réalité c'est beaucoup, beaucoup de travail. En plus de nos missions de Juges !..."
"D'accord mais pourquoi oppose-t-on ce Vermeer à Minos ?"
"Parce qu'il a marqué les esprits, Lév'. Il devait sans doute sortir du lot."
"Nos... je veux te voir et t'entendre juger..." parcourant son torse d'un index délicat.
Les doigts du Juge sont perdus dans mes cheveux. "Pour cela il te suffit de te rendre derrière les tentures de mon Tribunal..."
"Byaku n'y verra aucune objection ?"
"Je demeure encore seul maître de ma cour !..." amusé.
Avec Byaku au moins, je n'ai pas droit aux regards inquisiteurs comme ceux que m'adressaient habituellement Rune lorsque je foulais la cour du premier Tribunal.
Minos, surplis revêtu, ailes escamotées, enfile sa longue robe de Juge et grimpe sur l'estrade menant au pupitre, faisant signe aux gardes d'ouvrir les lourdes portes.
Aussitôt les âmes s'y pressent.
"Doucement. L'une après l'autre." leur enjoignent les gardes chargés de maintenir le calme dans les rangs.
J'admire le profil noble et intraitable du Griffon.
Les registres viennent d'être ouverts et Minos vérifie chaque confession avec la version inscrite sur les pages jaunies. Le travail est titanesque.
Lorsque l'âme cherche à produire un faux témoignage, Minos la réprimande avec dureté.
Le spectacle qu'offre ce Juge en fonction est de toute beauté.
Les âmes sont de toute nature ; résignées souvent, rebelles parfois, trompeuses la plupart du temps.
Minos les débusque, les flaire. Leur discours ne correspond guère à la vérité inébranlable écrite avec fidélité par de fins observateurs de la vie humaine, consignant chaque péché - travail généralement attribué à Rune qui a le don de lire dans les vies.
Certaines cherchent également à minimiser les faits dont elles se sont rendues coupables. Minos corrige alors, employant les termes exacts avec la précision d'une flèche. Les voici confondues.
Lorsqu'une âme se révoltait, c'était le fouet de Rune qui était jadis employé pour la maîtriser. Privé de son Procureur, le Juge fait appel à la cosmic marionation pour la tenir sous contrôle.
Ainsi, les heures s'égrènent dans cette vaste cour, heures durant lesquelles Minos dresse l'oreille aux confessions les plus intimes et sordides. Certaines âmes, gonflées d'un restant d'orgueil, n'éprouvent aucun remords. Minos les assigne alors à un parcours comprenant plusieurs prisons ; plus l'âme conserve de vices, plus la peine à purger est longue.
Les innocents ne sont que des âmes enfantines ou certains simples d'esprit.
A la fin de séance, lorsque le Tribunal se vide de son flux, Minos me rejoint. "Satisfaite ?"
"C'était... wow."
Il rit. "Merci, Léviathan."
"Non, je suis sérieuse... toutes ces fautes... toutes ces nuances !..."
"Tout bon Juge se doit connaître les ramifications des péchés, sous peine de rendre un jugement incomplet et ainsi compromettre la rémission des fautes." quittant sa lourde robe pour la suspendre.
"N'as-tu jamais... eu envie de tester pour ton compte un péché en particulier ?... Je veux dire... comme la luxure... et sa complaisance ?..."
"Je m'attache généralement à vérifier la véracité des faits, c'est là ma tâche. Je suis exercé à me détacher de toute implication personnelle dans le récit qui m'est fait."
"Aucun péché en particulier qui n'a... aiguisé ta curiosité, suscité des questions ?..."
"Les plus sinistres sont les délits en cascade. Ainsi, la transgression, légère au départ, débouche au final sur un crime passible de la plus lourde peine."
"J'adore t'entendre parler des péchés, Nos..." ronronnante.
"Avec une certaine prédilection, je note."
"Oui, je sais, c'est... mal..." sur une petite mine.
Il glisse ses doigts sous mon menton pour me faire lever le visage vers lui. "Tu es une Spectre, l'une des nôtres. Tes péchés ne sont plus vus de cette façon par notre Seigneur et ne sont, de fait, passibles d'aucun jugement."
"Ma liste de fautes serait à rallonge... Juge..." le dévorant du regard, apposant les mains sur le poignet du surplis.
"Ma belle Léviathan... tu portes à merveille l'impudicité." sur un sourire explicite.
"As-tu envie de moi maintenant ?..."
Il s'en pince la lèvre, corps le lançant tant l'appel est vif. "Tu m'ouvres l'appétit, oui."
Nous quittons le Tribunal, bras dessus, bras dessous.
"Quand retournons-nous sur Terre ?"
"Oh, sous peu."
"Si nous rentrerions du travail sur Terre, nous nous arrêterions quelque part pour déguster un milkshake."
"Quelle délicieuse perspective."
"Aux fraises !..." toujours dans ma dégustation virtuelle.
Il rit, posant sa belle tête contre la mienne. "Je te promets d'exaucer rapidement ton souhait."
J'apprécie l'ambiance studieuse de la startup, nichée au dernier niveau de cet immeuble haussmannien qui surplombe une prestigieuse avenue.
Le double vitrage est rudement efficace contre le bruit de la rue et la climatisation nous soulage l'été.
L'espace embaume des eaux de toilette de prix de ces Messieurs.
Je me dirige jusqu'à l'oreille de Minos, lui soufflant l'idée, lui prenant un sourire. Puis je vais trouver Aiacos, soulevant l'écouteur de son casque coloré, lui murmurant le projet. Même sourire avec un regard appuyé sur mes fesses lorsque je m'en éloigne.
Notre Wyvern s'absentant régulièrement avec Valentine, le grand appartement des Juges demeure à notre entière disposition.
Nous quittons les bureau aux alentours de 18h30 pour regagner l'appartement juste dessous.
Nous nous faisons livrer le repas avec généreux pourboire au livreur.
Nous soupons léger devant un bon film, moi entre les deux Juges.
Aiacos a le portable ouvert sur les genoux, peaufinant les détails d'un design, maniant le tout de la main droite alors que le bras gauche se trouve sur le dossier, derrière moi. Il porte une chemise slim à carreaux bleus, manches retroussées au trois quart, bracelet de force en cuir brut au poignet gauche, jeans seyant. Minos porte un pantalon en flanelle gris chiné, coupe droite, porté sur chemise bleu ciel.
Je porte une jupe crayon, fente sur le devant d'une cuisse, chemisier léger.
Nous terminons sur un petit Rakshi (alcool de riz) ramené par Aiacos.
Je me lève pour me rendre jusque devant l'entrée de la pièce contenant l'escalier colimaçon menant aux chambres à l'étage.
Il me suivent, l'un s'appuyant contre l'ébrasement de porte, l'autre en face, me prenant entre eux, main remontant de ma cuisse à ma hanche et me prodiguant, en entrée, un superbe jeu de caresses à quatre mains. Ils échangent, par moments, un regard d'une grande complicité. Aiacos vient presser mes fesses contre son entrejambe déjà joliment renflée - la fougue de la jeunesse et son côté sanguin, que voulez-vous !... - tandis qu'il faut nettement plus à Minos pour s'éveiller. Minos se régale du regard trouble du cadet, de cette bouche entrouverte sur le délice du délit.
"Je ne demande pas qui va ouvrir le bal..." taquin.
Je viens glisser mes doigts entre ceux de Minos, toujours dans l'entrebâillement de la porte, tandis que je tends la croupe pour caresser le sexe d'Aiacos.
Nous nous embrassons tandis que les mains d'Aiacos font sortir ma chemise de la jupe, glissant dessous avec agilité.
"Tu seras nue... avant même d'arriver là-haut." s'amuse Nos.
"Ah, le but est de rester habillés ?..."
"Tu es sot, l'Oiseau." tendre.
Minos s'attache à ouvrir les boutons du chemisier, donnant sur un charmant dessous.
Il caresse des paumes, appréciateur du mouvement des seins suivant la pression qu'il donne. Ah ! Le toucher subtil de Minos...
Aiacos s'attaque à la jupe et elle tombe sur mes escarpins.
Dessous, des bas maintenus par une ravissante culotte porte-jarretelles. Aiacos glisse les doigts là où il faut, visage de plus en plus marqué par le désir.
"Tu le verrais..."
"Oh, je crois connaître son air !..." amusée.
"Oui mais là, c'est pire." juge Minos.
"Ah ?..."
"Uh hu." me faisant lentement pivoter pour faire face au cadet.
Effectivement...
Ses paupières sont abaissées sur des pupilles fortement dilatées, air lascif niché dans chaque trait. Derechef il m'embrasse avec force, bras passant partout autour de moi, me pressant vivement contre lui.
"Cette jeunesse !..." rit Minos, néanmoins attisé par le spectacle et l'état d'Aiacos.
Un instant, Aiacos me soulève par l'arrière des cuisses, me faisant lentement regagner le sol, dans un élan sensuel, me laissant apprécier ce qui gonfle outrageusement son pantalon.
"Minos... je vais la prendre dans l'escalier si ça continue..."
"A ta guise, Rapace." amusé, commençant lui aussi à réagir fortement.
Aiacos me soulève à nouveau pour m'installer sur une marche, descendant ce que je porte. Minos prend place quelques marches au-dessus, accueillant ma tête entre ses jambes ouvertes.
"Nous sommes à toi, bel Oiseau..." caressant mon visage, appréciant de s'être trouvé un tel point de vue de choix.
Aiacos se défait totalement et rapidement, vigoureusement dressé, superbe. J'en geins d'appréciation, tendant les mains en avant, le réclamant.
Minos a le souffle coupé devant cette magnifique peau hâlée. Il faut dire qu'Aiacos demeure insolent de beauté !...
Le Népalais s'assure de mon état sur un soupir lourd ; à point. Il le manifeste par un regard adressé à l'aîné.
"Minos... elle est..."
"J'entends, mon frère." pouvant presque en ressentir l'impression sur ses propres doigts, sexe le manifestant de manière non-équivoque.
Il se guide jusqu'à l'antre accueillant, s'y invitant lentement, poussant un soupir lourd.
Minos apprécie la vision de ces cuisses aux muscles saillants par l'effort, fessier en béton.
Aiacos ne tarde pas pour bouger à plaisir, paumes en appui sur la marche, de part et d'autre de mon corps, l'obligeant à se cambrer exagérément pour fouiller en profondeur, lâchant des rauques entrecoupant sa respiration vive.
"Oooooh... Mi... nos... elle est... parf..." y allant plus rapidement, générant de délicieux sons organiques de coulissement, ne répondant plus de rien, nous adressant un regard terriblement flou avant de jouir puissamment, soulevé, voix s'envolant.
Aiacos récupère rapidement et fixe l'aîné. "A ton tour, Nos."
Je glisse la tête de côté, laissant le loisir à Aiacos de défaire le joli pantalon renflé de Minos, le faisant saillir, lui adressant quelques caresses avant d'aller le prendre en bouche.
Minos en a un véritable éclat de voix tant il a été attisé par le spectacle et l'audace d'Aiacos, alliée à cette bouche généreuse et chaude. Il lui suffit de très peu pour se livrer et Garuda le savoure jusqu'à la dernière salve.
(*) J'ai adoré le raccourci : Cos *débarque, triomphant* "HELLO EVERYBODY !" Nos *débande direct*
