Bonjour tout le monde,
je vous souhaite un bon (joyeux?) Noël !
J'ai posté cet après-midi un petit OS citronné.
Je travaille en ce moment sur une prochaine fanfiction, Drarry – Lucius/Bill.
Je vous laisse le brouillon du résumé :
Les Malefoy ont décidé de changer de camps et d'apporter leur aide aux élèves de Poudlard. Mais Narcissa meurt et Drago disparaît dans les ruines du château.
Un an plus tard, Bill et Harry se voient confier une mission au Manoir Malefoy et découvrent le terrible maléfice dont est victime chaque génération de cette famille. Bill décide alors de tendre la main vers Lucius dont le cœur est brisé. De son côté, Harry doit cacher l'instabilité de sa magie pour rester Auror et se retrouve à choisir un familier pour soigner son problème.
Des bisous !
Et à vos reviews !
Chapitre 9
Harry et Bill parcoururent une grande partie de Holland Park, aidés par leurs Patronus. Mais le parc s'était peu à peu vidé lorsque la nuit était tombée. Malgré leur inquiétude, Harry et Bill comprirent rapidement pourquoi Drago appréciait cette endroit. De tous les parcs et espace vert de la capitale, ce parc n'était pas très loin du quartier chic et bourgeois de Chelsea et était sûrement le plus romantique de Londres.
Après une heure de recherche dans le parc, ils transplanèrent jusqu'à l'adresse du bar indiqué par Théodore. C'était un bar tenu par un sorcier, près du village de Amesbury, à quelques kilomètres de Stonehenge. En entrant, Harry reconnu plusieurs élèves de Poudlard, certains lui firent signe d'autres l'ignorèrent. Il suivit Bill jusqu'au comptoir. Le rouquin interpella le barman qui vint leur demander ce qu'ils voulaient boire.
« Rien, nous sommes à la recherche d'un de vos clients habituels, Drago.
-Le blond ? » demanda le serveur. « Je ne l'ai pas vu ce soir, il va bien ?
-Il a été agressé cet après-midi.
-Par Morgane, j'espère qu'il va bien !
-Vous pouvez prévenir le manoir Malefoy si vous le voyez dans le coin.
-Oui, bien sûr. Drago laisse de bon pourboire et avec ses amis, il consomme pas mal.
-Merci, bonne soirée.
-Bonne chance pour le retrouver, » les salua le barman avant de retourner à ses boissons.
Bill soupira. C'était la deuxième fois qu'ils faisaient choux blanc. Harry posa une main réconfortante sur son épaule, lui promettant qu'ils allaient le retrouver. Bill hocha la tête avant de lui faire signe de sortir. Ils transplanèrent une nouvelle fois pour une adresse qu'ils ne connaissaient pas à Londres. Après une vérification, Bill déclara qu'ils se trouvaient dans le quartier de Wapping, près des rives de la Tamise. Ils marchèrent un instant, passant devant un panneau de description historique parlant du fameux « Execution Dock », au lieu d'exécution de pirates et contrebandiers jusqu'en 1830. Dans le quartier des anciens bâtiments des docks, un simple panneau en bois peint marqué l'entrée du troisième et dernier endroit que Théodore leur avait indiqué, le Hanged Pirate, littéralement le « pirate pendu » ne payait pas de mine.
Un homme, véritable armoire à glace filtrait les personnes qui souhaitaient y entrer. Il avait une corneille sur son épaule. Bill et Harry arrivèrent devant lui. L'oiseau se pencha alors, observant le brun de ses yeux noirs. Elle émit plusieurs sons métallique avant de faire volte-face et voler à l'intérieur du bâtiment. Quelques instants plus tard, une femme en sortit, l'oiseau sur l'épaule. Elle était grande et élancée, portant une robe bordeaux victorienne. Elle observa silencieusement le duo de griffondor. Ses lèvres se pincèrent.
« Tu avais raison, Peter, il s'agit bien de Monsieur Potter, » dit-elle à son oiseau, avec un accent québecois. « Que me vaut le plaisir de votre visite, très cher ? Mon établissement est loin d'être un lieu fréquentable pour vous.
-Bonsoir, madame, » salua Harry. « Nous sommes à la recherche de Drago Malefoy, un jeune homme blond, les yeux gris, mince…
-Très cher, je vous remercie mais je sais à quoi ressemble Drago. Quelques uns de mes clients pourraient même vous donner ses mensurations.
-Est-il ici ? » demanda Bill.
« Comme à chaque fois qu'il a besoin de se défouler. Mais il refuse de sortir.
-Pourrions-nous entrer, pour le voir ?
-Je ne suis pas sûr que ce que vous trouverez dans mon établissement vous convienne.
-Je vous en prie, madame » fit Harry.
« Madame Labelle Beauchamp, tenancière depuis 1940, » se présenta la femme, souriant en dévoilant deux canines de vampire.
Elle fit un demi tour élégant et fluide puis les guida dans un long couloir qui descendait légèrement. Un lourd rideau de velours noir s'ouvrit à leur passage et ils furent soudain à l'entrée d'une immense salle où des dizaines de personnes dansaient, parfois très légèrement vêtues. Harry resta bouche bée en comprenant qu'il s'agissait là d'une maison close.
« Fermer la bouche, très cher : vous pourriez attirer l'attention sur vous.
-Drago fréquente un bo…
-Une maison de plaisir et de volupté, » le corrigea immédiatement Anna Labelle. « Ici, vous pouvez payé des professionnels de tous les sexes et de cinq espèces différentes, sauf les nuits de pleine lune. Mais vous pouvez aussi chercher le plaisir avec d'autres clients.
-Et où se trouve Drago ? » demanda Bill, inquiet.
La vampire ricana avant de pointer un endroit bondé dans la salle. Là, parmi un foule de danseurs torse nu et aux seins dénudés, une tête blonde apparue.
« Je vous préviens, il en est déjà à sa deuxième bouteille. »
Harry et Bill marchèrent rapidement vers lui. Drago se déchaînait sur la piste de danse, coincé entre deux corps masculins. Sa chemise était entièrement ouverte. La sueur avait collé quelques unes de ses mèches sur son front. Drago fit un mouvement vers eux. Il les aperçu alors.
« Hey ! Mes fiancés !
-Drago, faut rentrer ! » cria Bill pour se faire entendre.
« Non ! Je veux danser ! Je veux boire ! Et je veux baiser ! »
Harry et Bill échangèrent un regard. Au moins, la vampire qui tenait cet endroit les avait prévenu. Les deux hommes qui entouraient Drago rirent de ses paroles et agirent en conséquence. L'un deux, celui dans son dos, lui embrassa le cou en plaçant ses mains sur ses hanches dénudées. L'autre se pencha en avant pour capturer avec ses lèvres l'un des tétons roses de Drago. Bill grogna avant de les écarter sans ménagement. Les deux danseurs furent outrés mais une lueur menaçante dans le regard bleu du roux les força à garder leur distance.
Ivre, Drago grommela avant de se tourner vers Harry. D'une démarche sensuelle, il avança jusqu'à lui. Harry déglutit en observant ses hanches ondulaient dangereusement. Les yeux fixés sur ces dernières, Harry ne vit pas le visage de Drago se rapprochait du sien. Il sursauta en sentant les lèvres chaudes du blond capturer les siennes. Le goût du wisky pur feu envahit d'abord sa bouche puis un arrière goût plus sucré le fit gémir. La langue de Drago dansait furieusement avec la sienne, son visage capturé par les longues mains du blond. Drago se montra avide. Mais avant même que Harry puisse réagir, le blond se détacha rapidement pour se tourner vers Bill. En deux enjambées, il fut contre lui. Bouche bée en voyant les deux jeunes hommes s'embrasser, le briseur de sort laissa Drago entouré son cou de ses bras fins. Et comme il l'avait fait avec Harry, Drago l'embrassa furieusement. Bill dû bien se l'admettre : l'héritier des Malefoy embrassait comme un dieu. Drago se frotta contre lui, et instinctivement Bill posa ses mains sur ses fesses pour l'attirer un peu plus contre lui.
Drago finit par se détacher également de Bill. Il tituba jusqu'à une table basse où il récupéra la bouteille de whisky qu'il avait commandé. Il but à même le goulot. Harry et Bill se rapprochèrent de lui.
« Drago, il faut rentrer maintenant, » lui intima Bill, inquiet de sa consommation d'alcool.
« Bill a raison, on a ratissé tout Holland Park et le bar près de Stonehenge à ta recherche. Il est tard et tu as besoin de repos, » fit à son tour Harry. Les yeux gris de Drago le fixèrent, étonnés.
« Vous êtes allés là-bas ?
-Bien sûr, on s'inquiétait pour toi. Drago, je suis désolé, sincèrement. j'aurais dû te protéger de ces malades, j'ai réussi à combattre des mages noirs mais j'ai échoué à prendre soin de toi.
-Vous étiez inquiets ? » demanda Drago, soudain perdu.
Bill et Harry acquiessèrent. Les épaules du blond s'affaissèrent. Harry s'approcha de lui et lui prit doucement le bras. Drago se laissa faire, son corps se détendit.
« On rentre à la maison ?
-Oui, s'il te plaît, » chuchota Drago.
Arrivés au Square Grimmaurd, Bill et Harry aidèrent Drago à monter les escaliers. Une fois sur le palier de leurs chambres, Bill proposa à Drago de l'aider à prendre une douche. Le blond sentait le fauve et l'alcool. Drago acquiesça docilement, alors qu'Harry leur souhaita une bonne nuit et se dirigea vers sa propre chambre. Dans la salle de bain, Bill aida Drago à se déshabiller puis à enjamber la baignoire. Le jeune sorcier s'assit au fond de la baignoire alors que le roux régler la chaleur de l'eau. Puis il s'agenouilla près de la baignoire et mouilla le corps de Drago avec la pommeau de douche. Les bras de Drago entouraient ses jambes, son menton posé sur ses bras, le regard fixe devant lui.
« Drago, comment tu te sens ?
-Comme un con…
-Ça arrive à tout le monde de partir en vrille, ce qui t'es arrivé excuse totalement ton comportement.
-C'est la première fois que quelqu'un s'inquiète autant pour moi.
-C'est qu'au fond, on s'est attaché à l'horrible fouine que tu es, » plaisanta Bill.
« Je suis désolé. J'aurais pas dû faire ça. Et encore moins vous embrasser, tous les deux.
-Pourquoi, après tout : on est tes fiancés ?
-Oui sauf que Harry n'aime pas les hommes. Et toi, je sais bien que tu m'apprécies uniquement parce que je te rappelle Loys. »
Bill se figea un court instant. Il soupira puis reprit ses gestes pour laver Drago.
« Tu te trompes. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans la tête d'Harry donc je ne parlerais pas à sa place. Mais, en ce qui me concerne, tu as tout faux. Oui, au début je te comparais à lui mais plus maintenant. Tu es bien différent de ton frère.
-Tu dis ça pour me réconforter.
-Non. Physiquement : tu as des yeux gris perle, il a des yeux bleu ciel. Tu as des cheveux plus clairs que lui. Tu es plus élancé que lui. Et puis, lui c'était une vrai diva. C'est comme ça qu'il régnait sur les Serpentards et Poudlard. Toi, tu te conduis comme un véritable prince. Je peux continuer ma liste très longtemps, tu sais ?
-Mais alors, est-ce que tu veux de moi ? Est-ce que tu accepterais de vivre avec moi jusqu'à notre mort ?
-Oui, » répondit sincèrement Bill.
Drago se redressa lentement avant de se tourner vers Bill. Ils s'observèrent un court instant avant que le blond ne comble l'écart entre eux. Mais cette fois, le baiser qu'il échangea avec l'aîné des Weasley n'était pas aussi brutal que dans le club libertin de Madame Labelle Beauchamp. La main de Bill tâtonna pour fermer les robinets. Une fois l'eau coupée, Drago se releva alors que Bill était resté à genoux sur le tapis moelleux de la salle de bain. Le blond enjamba gracieusement la baignoire en attrapant un peignoir éponge. Bill l'observa faire, se tournant légèrement pour suivre ses gestes. Pourtant, il le coupa lorsqu'il vit que Drago voulait refermer le peignoir. Toujours sur les genoux, il avança jusqu'à embrasser le ventre plat du blond.
« Tu vas me rendre dingue, Drago, » souffla Bill contre son nombril. Pour réponse, Drago glissa ses longs doigts dans sa chevelure cuivrée. « Je dois te dire… depuis que Greyback m'a griffé… parfois j'ai…
-Tu es plus bestial ?
-Oui, » souffla Bill en levant ses yeux bleus vers son visage.
« Tant mieux, je ne suis pas en porcelaine. »
Bill ricana avant de se lever rapidement et de capturer ses lèvres. Leurs langues dansèrent un long moment puis Drago attrapa la main de Bill et le tira jusque dans sa chambre. En passant la porte, Bill la poussa en arrière, pensant la faire légèrement claquer pour la refermer. Ils s'embrassèrent à nouveau. Drago les faisant tourner sur eux-même pour que Bill tourne le dos au lit. D'un roulement d'épaule, il se défit du peignoir tandis que ses mains agiles défaisaient la ceinture et les boutons du Jeans de Bill. Totalement omnibulé par la convoitise dans le regard acier du blond, la raison de Bill venait de partir en vacances sans aucun remord. Excités, chacun sentait son sang battre violemment contre ses tempes et leurs sexes dressés fièrement entre eux pulsaient douloureusement. Drago finit par descendre légèrement le pantalon sur les cuisses fermes du roux. Sa main droite glissa à l'intérieur du boxeur, libérant habilement le sexe dur et gonflé de Bill.
« Jolis bijoux de famille, Weasley, » susurra-t-il avant de s'agenouiller pour se préparer à le prendre en bouche.
« Ravi que quelque chose de ma famille te plaise, Malefoy, » lui répondit Bill, taquin.
Il entendit Drago pouffer contre sa toison rousse. La main impatiente de l'héritier tenait fermement sa colonne de chair dure et chaude. Il entama un lent va et vient. Son pouce frôla le gland sensible de Bill, jouant avec son humidité naissante. Bill le regarda faire, les yeux mi-clos par le plaisir qu'il lui prodiguait. Il gémit lorsqu'il sentit Drago frotter sa joue lisse et fraîche contre sa hampe. Par Merlin, se dit-il, le blond était vraiment doué pour le tenter. Instinctivement, il se cambra lorsqu'il sentit la bouche de Drago l'avaler enfin, s'offrant d'avantage à lui et à la douce torture qu'il lui donnait. Les lèvres de Drago capturaient son sexe comme une friandise longuement convoitée.
« C'est si bon, » gémit doucement Bill.
Drago l'avalait en entier, il le suçait avec un subtile mélange de douceur et de férocité. Il inspirait longuement, commençait un enchaînement de mouvements d'avant en arrière puis progressivement des va-et-vient plus énergiques et puissants. Bill dû s'accrocher à ses épaules pour ne pas vaciller. Il gémissait à chaque poussée, accompagnant de son bassin les aspirations de Drago.
Mais alors qu'il se sentait venir, Bill eut soudain froid. Drago venait de le relâcher. Il se releva rapidement avant de lui faire signe de se déshabiller entièrement. Chose que Bill fit avec précipitation. Une fois en tenue d'Adam, Drago le poussa en arrière, le faisant chuter dos contre le matelas. Sans perdre un instant, le blond monta sur lui et s'assit à califourchon sur son bassin. Bill se mordit la lèvre inférieure, il appréciait que le jeune sorcier se montre ainsi entreprenant. Il le vit chuchoter un sort de lubrification puis il sentit un main de Drago attraper son sexe et le guider entre les lobes de ses fesses blanches. Il ferma les yeux en sentant l'extrémité de son sexe pousser l'anneau de chair et pénétrer lentement l'intimité du blond jusqu'à la garde.
Dans sa chambre, le regard fixe vers le plafond, Harry entendit un grattement. Il se redressa avant de lancer un Lumos. Il remarqua alors Bastet qui grattait sa porte pour sortir.
« Comment par Merlin tu es arrivée jusqu'ici, toi ? » lui demanda-t-il avant de se lever pour lui ouvrir.
La porte ouverte, Harry observa le félin marchait gracieusement jusqu'à la porte de la chambre de Drago. Il vit alors qu'elle était ouverte. Le brun allait refermer la porte de sa propre chambre lorsqu'il entendit des gémissements. Il fronça les sourcils. Drago faisait-il un mauvais rêve à cause des évènements de la journée ? subissait-il le contre coup de l'alcool ? Un autre gémissement plaintif se fit entendre. Harry sortit alors de sa chambre et s'avança. Il marcha silencieusement jusqu'à la chambre de Drago et poussa lentement la porte pour mieux voir ce qu'il se passait à l'intérieur.
Après un moment où ils restèrent immobiles, Drago se pencha en arrière, prenant appui de ses mains sur les genoux de Bill, tendant encore plus son sexe en érection vers ce dernier. Lentement, il ondula sensuellement du bassin avant de planter son regard gris dans celui bleuté de Bill.
« Baise-moi, » ordonna t-il en susurrant.
Cette fois, Bill jura intérieurement sur Morgane alors qu'il lui obéit immédiatement. Une de ses mains vint attraper la hanche de Drago alors que l'autre le masturba sans ménagement. Ses coups de reins se firent profonds, violents, rapides. Il se dit qu'ils auraient plus tard le temps de faire ça plus doucement, avec plus de tendresses et de romantisme. Après de longues minutes occupées de vas-et-vient puissants et vigoureux, Drago ferma à son tour les yeux et renversa sa tête en arrière, mollement. Bill sentit son mouvement et devina que son amant était proche de l'orgasme.
« Vas-y », l'encouragea t-il, tout bas.
Alors Drago s'abandonna complètement dans un orgasme libérateur. Jouissant, de longues giclées blanches s'échappèrent de sa virilité, mouillant la main de Bill. Le roux sentit l'antre de Drago se resserrait durement contre son propre sexe. La pression et la chaleur le firent jouir à son tour dans un long râle de plaisir.
Harry était bouche bée, tenant sa baguette dans sa main qui avait finit par glisser le long de son corps. Il n'avait pas pu détacher son regard de ces deux corps qui s'emboîtaient parfaitement, des fesses pâles de Drago qui se faisaient littéralement pilonner par le sexe de Bill. Il déglutit en faisant deux pas en arrière alors que le corps mince du blond se laissait retomber sur son amant. Harry retourna rapidement dans sa chambre et ferma soigneusement la porte, prenant grand soin de ne pas faire de bruit. Une fois la porte close, il s'y adossa. Sa gorge était sèche, son pouls rapide mais surtout son sexe était en pleine érection douloureuse. Il lâcha sa baguette, qui tomba mollement au sol.
Ses doigts passèrent machinalement sous l'élastique de son pyjama, glissèrent sur sa toison brune e finirent par attraper sa hampe gonflée. Il ferma les yeux en la délivrant de sa prison de tissu. Il commença à se masturber en se remémorant la scène qu'il venait de voir. Il pensa au plaisir que Bill devait avoir donné à Drago en le pénétrant de la sorte. Ou bien à celui qu'il avait lui prit lui-même en se glissant sans cesse dans le corps du blond.
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Aloysius était assis devant la grande cheminée du salon. Même si on était en plein été, il aimé entendre le feu crépiter et voir les flammes rougeâtres dansaient élégamment dans l'âtre. Son père dormait profondément, assommé par les potions sa mère dîner dans la salle voisine. Perdu dans ses pensées, il fut ramené à la réalité par son ouïe fine de vampire. Le portail métallique venait de s'ouvrir pour laisser passer une personne qui venait en ami sur le domaine familial. Il se leva et alla rapidement dans l'entrée. Il ouvrit la lourde porte de l'entrée et se figea de surprise en reconnaissant la silhouette de leur visiteur.
Vêtu d'un costume noir de la marque Dior, le vampire marchait lentement sur le sentier qui menait au manoir. Le pantalon à la coupe droite et à taille mi-haute mettait parfaitement en valeur les longues jambes de son propriétaire. La veste à deux boutons, dotée d'un revers cranté, quant à elle mettait en avant la carrure d'épaule du visiteur, dont le corps était taillé en V. Aloysius connaissait par coeur chaque centimètre carré de ce costume à la fois moderne et intemporelle, puisque c'est lui qui lui avait offert. Le vampire s'approcha davantage et Aloysius pu sans mal observer son magnifique visage sans utiliser sa vision vampirique. Amadeo, seigneur de nid de Vienne, avait une beauté irréelle, parfois elle semblait avoir été taillé dans le marbre par un artiste italien, parfois elle vous semblait animale. Aloysius sourit, par Dracula qu'il adorait la présence et le magnétisme que son amant et maître dégageait. Il avait beau avoir plusieurs siècles – même plus d'un millénaire – Amadeo avait su garder un physique moderne, certains au sein du nid le comparaient volontiers à l'un de ses moldus riches et influents, à la tête d'une entreprise internationale.
« Mon aimé, » le salua Amadeo en arrivant face à lui.
« Mon amour, que fais-tu ici ?
-Je m'inquiétais pour toi, la missive que tu m'as envoyé par cet aigle était tellement chargée de peine et de souffrance.
-Entre donc, Mère dîne actuellement, Père dort, » lui renseigna Aloysius, se décalant pour le laisser entrer dans la demeure. « Tu n'aurais pas dû laisser le nid pour moi…
-Le nid est moins important que mon compagnon, » le coupa Amadeo. « Et je pense pouvoir aider ton père mortel.
-Pourtant, les médicomages le disent condamner.
-Les médecins moldus et sorciers ne connaissent pas certaines remèdes, » lui répondit le vampire.
Des bruits de talons résonnèrent alors dans le couloir et Narcissa fit son apparition. Elle avait les traits tirés et sa coiffure n'était plus aussi impeccable qu'elle aurait voulu. Elle jaugea l'homme qu'elle ne connaissait pas. Il était magnifique, ses cheveux auburn coiffés dans un mouvement vers la droite lui donnait un air sophistiqué. Mais ce qu'elle admira le plus fut ses yeux : un magnifique regard vert, aussi pénétrant que celui du jeune Potter. Narcissa finit par se tourner vers son fils.
« Mon chéri, j'ai entendu des voix… mais la clochette de l'entrée n'a pas teinté.
-Non, maman, » confirma Aloysius. « Laisse-moi te présenter Amadeo, seigneur de Vienne.
-Amadeo, » répéta t-elle avant de prendre conscience de l'importance que l'homme qui se tenait dans son entrée. « Par Morgane, ne restez pas dans l'entrée ! Oh et moi qui ne suit pas dans une toilette présentable…
-N'ayez crainte, Dame Malefoy, je ne me formaliserais pas de cela : après tout, vous avez sûrement mieux à faire que d'être apprêtée pour une visite surprise, » dit doucement le vampire en la suivant dans le salon.
« Aloysius ne m'avait pas prévenu de votre venue.
-C'est qu'il n'en savait rien, il était plus rapide pour moi de venir grâce à mon réseau que de lui envoyé un aigle en avance.
-Mon fils a beaucoup de chance d'avoir un compagnon aussi charmant que vous, » le complimenta Narcissa en prenant place dans un canapé. Les deux vampires s'installèrent sur un autre. « Je n'ai jamais eu de mondanité avec un Immortel, souhaitez-vous que nos elfes vous servent quelque chose en particulier ?
-J'apprécie l'odeur du café fumant, » avoua Amadeo. « J'aime sentir la tasse chaude sous mes doigts et humer cette odeur si particulière. »
Narcissa lui sourit et fit un signe de la main, un des elfes qui se tenaient discrètement dans l'ombre de la pièce s'éclipsa alors pour préparer leur meilleur café. À peine quelques minutes plus tard, un service à café en porcelaine se matérialisa sur la table basse. Narcissa en servit deux tasses, sachant que son fils n'appréciait ni le thé ni le café durant sa vie mortelle. Amadeo la remercia poliment avant de porter sa tasse jusqu'à son visage. Il en huma l'odeur avant de pousser un soupire de bonheur.
« Café Kona, produit sur l'île d'Hawaï. Arabica doux et velouté selon les amateurs, peu acidulé, et présentant un arôme de noisette. Vous me flattez, ma Lady.
-Rien n'est trop beau et bon pour celui qui a tant pris soin de mon bébé.
-Aloysius est la prunelle de mes yeux, » avoua tendrement le vampire. « C'est pourquoi l'état de votre mari est une grande préoccupation pour moi. J'aimerais vous proposer quelque chose, mais je dois avoir également l'accord de votre mari lorsqu'il se réveillera.
-Je vous écoute. »
Après les explications d'Amadeo, Aloysius laissa sa mère aller se coucher et son amant veiller sur son géniteur. Il se faufila dans le vaste domaine du manoir en direction de la demeure voisine. Il connaissait le château des Nott par cœur pour y avoir longtemps jouer avec son petit frère et le petit Théo. Avec souplesse, il escalada le lierre jusqu'à la fenêtre où se trouvait derrière la chambre du meilleur ami de Drago. Il frappa doucement le verre, faisant sursauter le jeune sorcier qui lisait tranquillement dans son lit. Théo l'observa à travers la fenêtre avant de lui ouvrir.
« C'est une manie chez les Malefoy de faire le mur ? » demanda Théo, en se souvenant des nombreuses fois où Drago l'avait rejoint de la même manière.
« Dit celui qui passe par les douves du manoir…
-Ta mère a mis des rosiers sous les fenêtres de Drago !
-J'aurais besoin de ton aide, » lui dit Aloysius, « c'est pour père.
« Tout ce que tu voudras, Lucius a plus été un père pour moi que le mien. »
Aloysius lui sourit avant de lui expliquer le plan qu'Amadeo avait monté. Théo hocha la tête, validant chaque étape de celui-ci. Le seul problème des Malefoy était logistique.
« Donne moi… trois jours. Dans trois jours j'aurais tout ce qu'il faut.
-Je ne te remercierais jamais assez.
-Si tes amis suceurs de sang pouvaient faire disparaître un insupportable rouquin et un brun trop parfait.
-Non, demande-moi autre chose ! » ricana Aloysius alors que Théo haussait les épaules.
Le vampire allait repasser par la fenêtre quand le sorcier l'interpella :
« De manière civilisée, par Salazar ! »
Un courant d'air plus tard, Théo entendit un rire cristallin dans ses escaliers.
* Anna Labelle Beauchamp a vraiment existé, dans le Montréal des années 1920-1940.
