Bonjour à tous ! voici le chapitre 10, toujours corrigé par scrameustache4 !

Je voulais aussi remercier scrameustache4 et Charle Carval qui me motive a continué cette histoire ! Et aussi sans oublier les followers °/°

Udpate, c'est une histoire quasi complète, (dans l'écriture, il ne reste plus qu'a les corriger , l'histoire comportera donc 18 ou 19 chapitre ! )

Bonne lecture !

Chapitre 10 : Loups et renard.

Le comportement de tout les loups de la meute avait commencé à changer à partir du 10ème jour avant la pleine lune.

D'une manière incroyable ils pouvaient être influencés si tôt dans le calendrier. Les tensions avaient augmenté d'un cran, rendant tout les membres tendus et colériques. Certains plus que d'autres savaient mieux gérer leur comportement impulsif.

Par exemple Tsuyu et Kirshima étaient toujours parfaitement maîtres d'eux-mêmes. Ils étaient même les piliers solides pendant cette période de grand stress. Ils tempéraient chacun à leur tour avec leur aura les membres les plus instables de leur meute.

Comme Ochako et Hanta qui étaient souvent débordés par leurs émotions en pleine expansion, ils leur arrivaient souvent de se battre. Surtout dans cette période.

Les dégâts étaient en général exorbitants, les murs avaient pris dur cette semaine-là. Et beaucoup de vaisselle ainsi que certains mobilier avait dû être changés suite à une bagarre entre Hanta et Todoroki. Cette fois.

Todoroki était un loup très calme, très terre à terre et premier degré. Mais malgré tout il pouvait parfois montrer un caractère impulsif et sanguin. Surtout lorsque Hanta l'avait bêtement provoqué sur une de ses histoires de famille. Il n'en avait pas fallu plus pour que les deux loups se roulent par terre, le visage déformé par leur museau lupin.

Heureusement pour eux Kirishima était intervenu avec la plus grande des patiences. Habitué malgré lui à gérer ses compères dans leur moment de débordement. Avec calme et prestance il avait su apaiser les tensions et remettre de l'ordre dans les rangs. De ce fait les deux loups avaient repris leur calme et c'était immédiatement excuser de leur mauvaise attitude au sein de la meute.

Denki qui avait été présent lors de la scène était resté bouche bée devant un tel déferlement de violence. En effet seuls les loups étaient autant influencés par la lune. Les ours et les renards eux n'étaient absolument pas sensibles au rayon lunaire. C'est avec un certain inconfort qu'il avait fait présence dans la salle commune les jours d'après.

Il avait la nette impression de marcher sur des œufs. Faisant attention à tout ce qu'il disait pour ne pas blesser personne et surtout pour éviter de reproduire une scène comme avec Midoriya.

Car il n'était pas égal avec ces loups.

Bakugo le lui avait bien rappelé la dernière fois.

Les loups mangeaient les renards.

Voilà une menace qui avait su faire mouche, d'autant plus qu'elle était totalement vraie. Il faisait amplement partie de la chaîne alimentaire des loups.

C'est donc avec appréhension qu'il nagea dans cette ambiance de quasi-tension tous le reste de la semaine.

Bon c'est vrai qu'au bout d'un moment, Bakugo dans sa grande bonté d'âme lui avait strictement interdit de sortir de l'appartement. Pour des raisons de sécurité évidement, puisqu'il ne pouvait pas être totalement présent pour le renard ces temps-ci. Étant donné que lui-même préparait le terrain pour le jour où toute la meute devait sortir.

L'organisation pour ce faire était calculé au centimètre près. Sa meute ne devait pas tomber sur celle d'un autre. Pas ce soir-là surtout.

Bakugo allait laisser sa meute au soin de Krishima et Tsuyu tandis que lui allait surveiller plus facilement le renard de son côté. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé de satisfaire tout le monde. Les sortis des pleines lunes étaient des jours importants pour les loups, comme une vieille tradition qui restait ancrée en eux, même si toutes les meutes ne la faisaient pas, certaines ayant perdu tout contact avec la nature durant ces décennies où la mondialisation avait régie le monde.

Mais certaines meutes comme celle de Bakugo ou encore celle de sa mère avant lui avaient gardé coûte que coûte ce lien profond qu'ils vouaient à la lune et à la terre.

Le jour de la pleine lune arriva finalement avec son lot habituel d'imprévu, ce qu'avait géré Katsuki avec une main de fer. Habitué lui aussi, à rattraper toutes les bourdes de ses paires.

Ce jour-là, une énième dispute avait éclaté entre Izuku et Mina, chose rare cela dit aux vues des caractères bon enfant et joyeux des deux adultes. Pourtant les choses avaient dégénéré rapidement, et seul l'implication de Bakugo avait pu calmer leurs esprits échauffés. Tout le monde semblait sous tension ce jour-là.

En faite la majeur partie de la meute semblait bouder leur alpha. En effet celui-ci allant être toute la nuit avec le renard, il leur manquait quelque chose d'essentiel en ce jour si particulier.

La présence rassurante de leur loup alpha lorsqu'ils allaient parcourir les routes des forêts était une chose dont seules les meutes de loups pouvaient comprendre réellement le sens. Et oui, tout les loups se morfondaient de cette exception, après tout, ils étaient très proche au sein de la meute, il était évident pour eux de vouloir la présence de Bakugo à leur côté.

Si Bakugo avait compris les plaintes de ses membres, il n'a pas pu leur donner satisfaction. Il ne pouvait pas satisfaire tout le monde en même temps, et il pensait que la santé mentale du renard était aussi importante que sa meute. D'où le fait qu'il ne céda pas le moins du monde à l'ambiance pesante qui régnait dans la salle commune ce jour-là.

Mais ses loups n'étaient pas mauvais. Au contraire. Pour compenser le manque flagrant de leur chef ce soir-là, ils s'étaient tous réunis depuis très tôt le matin et chacun en allait de sa petite attention envers leur alpha. Le groupe s'était recentré autour de Bakugo dans un même ensemble. Appuyé les uns sur les autres en essayant vainement d'avoir un bout de contact avec le loup.

Ils s'étaient finalement tous entassés sur le canapé et par terre dans un bordel de coussins et de draps. Le temps gris s'y prêtait parfaitement et la lourdeur de l'atmosphère faisait peser sur eux un flegme et un besoin de contact physique bien présent.

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Assis dans le mini bus à l'avant, Denki regardait avec attention le paysage au-dehors . Ses yeux grands ouverts dévoraient chaque petit détail qu'il voyait. De l'herbe la plus verte aux arbres les plus massifs qui défilaient rapidement. Il respira un grand coup, savourant l'odeur si particulière de la terre humide et du feuillage en décomposition.

Bon Dieu qu'il adorait ça, il n'aurait jamais cru possible d'être aussi longtemps éloigné de mère nature.

Il avait tant chéri et aimé cette terre, cette forêt que la revoir si brusquement faisait monter des larmes d'émotion dans ses orbes dorés. Dans sa vie il avait toujours été bercé par la forêt, sa mère et son père avant lui avaient montré par bien des façons à respecter tout ce que leur offrait la terre si généreusement.

Ainsi il avait grandi avec un profond respect pour toutes ces choses, et chaque année il vouait ses prière et un don de soi pour remettre la forêt aussi belle qu'elle l'avait toujours été. Certains de ces arbres qui y grandit avait été planté de sa propre main, les plus vieux étaient certainement de ses parents ou d'autre renards, mais les plus jeunes pousses étaient dues à son effort. Il avait travaillé dur pour pouvoir raviver une certaine partie de la forêt. Grâce au ciel il avait réussi à y faire grandir une étendue verte flamboyante.

Secrètement, il espéra que ce soir-là il puisse y allez avec Bakugo. Peut-être qu'il pourrait lui montrer le travaille qu'il y avait accompli. Certes c'était loin d'être le même genre de travail que ces loups mais il avait toujours trouvé son compte dans la replantation de cette forêt. Son histoire était née ici.

Il était totalement normal pour lui d'être ainsi. Un juste retour des choses.

Devant lui Bakugo se retourna pour lui jeter un œil.

- Alors renard, satisfait ?

- Je te dirais ça lorsque mes pieds seront sortis de ce bus Bakugo ! S'exclama joyeusement Denki.

- On ne devrait plus tarder, il reste plus grand-chose avant que la route ne s'arrête.

Hochant la tête, Denki repartit vers sa contemplation du dehors, un sourire fleurissant joliment sur son visage.

Le reste du trajet se fit en silence. Chaque membre de la meute était dans une attente passive. Presque trop calme a vrai dire, comme s'il attendait le bon moment pour se déchainer totalement. Ce qui était vrai d'une certaine façon. Ils s'impatientaient tous de courir à toute vitesse dans les chemins sinueux des montagnes.

Le bus trembla lorsque finalement il s'arrêta dans un coin perdu et sombre des bois, seulement éclairé par les pâles rayons de lumière de la lune. La meute sortit avec empressement de l'habitacle en taule dans un grand frisson d'exaltation. La tradition pouvait commencé.

Devant Bakugo et Kirishima se trouvait la meute en entière ils étaient littéralement pendue au lèvre de leurs supérieurs.

- Bon, on va se la faire courte. Vous allez rester avec Eiji', il sera en tête et Tsuyu en queue de file, pas de débordement, on ne chasse pas de gros gibier, évitez de vous perdre et ne longez pas les villages si vous en trouvez. Izuku, s'il y a le moindre problème je compte sur toi pour venir m'en avertir, et vous vous surveillez les uns et les autres.

- Compte sur nous Bakugo ! On te décevra pas ! Fit Kirshima en tapant du poing dans l'une de ses mains.

- Bien, maintenant, transformez-vous bande de sans cervelle, répondit moqueur l'alpha du groupe.

Le bruit de plusieurs corps se craquelant parvint à ses oreilles tandis qu'il se détournait de ce spectacle si ordinaire. Denki se démarquait particulièrement dans cette atmosphère pleine de loup. Il s'avança prudemment au côté du loup et demanda.

- Je peux me transformer aussi ? Ma transformation avancée fait que je peux avoir une taille décente, enfin comme un jeune loup je crois, comme ça je ne te ralentirais pas trop, c'est mieux pour toi , expliqua t il avec hésitation.

- Fais comme tu veux putain, c'est moi qui dois m'adapter à ta situation, par l'inverse.

Docilement, Denki acquiesça du chef et entreprit sa transformation à son maximum. Son statut de renard des montagnes faisait qu'il était lui-même un peu plus grand que les renards lambda de son espèce. En effet, poussé à son maximum, il pouvait être aussi grand qu'un jeune louveteau de 1 an, bien qu'il restait toujours aussi gracile et fin qu'un renard. Sa hauteur était un atout de taille lorsqu'il devait chasser seul.

Les bruits de craquement vinrent emplir ses oreilles tandis qu'il sentait avec délectation chaque membre de son corps se brouiller pour le faire devenir un long renard au pelage doré et aux yeux intense luisant de manière surnaturelle. Il renifla l'air, ses sens décuplés à leur apogée. Ainsi bloqué sous sa forme animale, il ressentait avec justesse chaque odeur, bruit, vibration, chaque fibre de la nature qui l'entourait.

Une odeur plus forte vint emplir son fin museau et il se retourna pour voir un immense loup au pelage beige s'avancer tranquillement vers lui. Il ne faisait aucun doute que celui-ci était Bakugo Katsuki l'alpha en personne. Un coup de museau de la part de celui-ci, et il se mit à suivre le pas trottinant du loup.

Il se laissa guider par celui qui semblait être formé, fait même pour que ses paires le suive. Accélérant le pas, il vint trottiner à côté du grand loup, montrant de ce fait qu'il pouvait aller se dégourdir les pattes. Un bas grognement lui fit office de réponse et le loup s'élança plus brusquement dans une course avec le renard. Chacun plongé dans leur plus profond être animal, ils se sentaient libérés de leur conscience d'humain.

Dans le silence de la forêt, avec pour seul bruit le raclement de leur patte dans la terre fraîche, les souffles pantelant, presque à bout. Les deux canidés profitaient du moment comme ils le pouvaient. S'éloignant des tracas quotidien. Courant à en perdre haleine.

Au bout d'un moment, les deux canidés allèrent se réfugier dans une clairière où les herbes étaient bien hautes. Le loup en profita pour s'allonger un peu sur le dos, les yeux rivés sur la lune qui brillait maintenant de mille feux sur eux.

Denki sous forme de renard alla renifler les alentours, fouillant dans des terriers, faisant travailler son museau pointu, cherchant à ferrer rat ou hérissons qui sortaient généralement la nuit. Bredouille, il revint s'affaler directement sur le loup qui mordit doucement ses longues oreilles d'un coup de dent acérer. Avec un léger couinement le renard lui tira la peau du cou, secouant la tête pour montrer son mécontentement.

Bakugo ne se laissa pourtant pas faire car il retourna la situation et alla directement poser sa grande gueule pleine de dents autour du cou fin du renard, le bloquant efficacement dans ses agissements. Voyant que la plus petite bête se calmait, il le relâcha et déposa sa lourde tête dans le creux de son épaule d'un geste paresseux.

Les deux animaux restèrent ainsi un moment plutôt longs. Bienheureux de la soirée qu'ils passaient ensemble dans le calme de la nature. C'est seulement après un coup d'œil vers le ciel que Bakugo décida de continuer leur petite escapade en forêt.

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Denki s'essuya les cheveux. Une serviette posée sur sa tête, il frictionnait vivement ses longs cheveux blonds. Il grimaça en pensant qu'il avait raté de peu l'habituelle routine de Bakugo de presque une heure.

Ce jour-là il s'était réveillé très tard. Sa longue excursion dans la forêt avec le loup l'avait complètement épuiser. Ils étaient rentrés aux alentours de 5h du matin, le froid leur faisait claquer la gueule dans de bruit désagréable. Le bus les attendait toujours. Bakugo et Denki étant les derniers à être arrivé. Le majeur parti des loups était déjà entassé dans le bus sous de lourdes couvertures, plus proches et sales que jamais, dans une technique bien à eux de garder la chaleur entre leur corps .

Kirishima les avait accueillis la mine fatiguée, un drap couvrant ses épaules, il leur avait passé la dernière couverture restante et ils s'y étaient blottis, serrés autant qu'ils le pouvaient.

Le second avait raconté la soirée qu'il avait passée, rassurant de ce fait l'alpha qui n'avait pas été totalement serein ce soir-là. Soulagé, il avait chaleureusement remercié son second d'une accolade et celui-ci était retourné auprès de Mina qui l'attendait vaillamment alors qu'elle baillait tous les deux minutes. Ils étaient finalement rentrés quand le chauffeur du bus s'était réveillé groggy la mine mécontente. Le trajet avait été silencieux et aussi long qu'il s'y attendait.

Il posa un pied dans le salon et aperçu immédiatement Katsuki qui était assis dans le canapé jambes croisés, une manette à la main, la langue coincé entre ses dents, dans une expression de concentration intense.

Un regard vers la télé et il vit que celui-ci était en train de jouer à un jeu sur la console de salon. Avec paresse il vint s'échouer à ses côtés, posant la tête sur son épaule.

- Tu joues à quoi Katsuki ? Demanda-t-il.

Au son de son prénom le loup surpris arrêta de jouer. Un moment d'égarement qui lui fit perdre sa partie, sur l'écran s'afficha en grande lettre rouge, les mots « VOUS ÊTES MORT » il grogna de mécontentement, un juron franchissant la ligne de ses lèvres.

- Dark soûl 3, fit-il d'une voix mauvaise, sa queue fouettant rageusement dans son dos.

- C'est dur ?

- Comme l'enfer putain.

Pouffant légèrement Denki se releva de sa place pour aller se préparer un petit déjeuner. En ce moment il avait une lubie pour les céréales.

Il en voulait goûter de toutes les goûts et de toutes les couleurs. Cette semaine ce sont sur des " trésors " de kellogs qu'il avait décidé de jeter son dévolu. C'est cette pub à la télé qui passait si souvent qui lui avait donné envie de s'y mettre. Il l'avait réclamé à son compagnon d'infortune lorsqu'un soir ils étaient tous les deux assis confortablement sur le canapé.

Ce n'est que 3 jours après que le loup avait brandi fièrement sa trouvaille, dire qu'il s'était perdu entre les rayons bondés de céréales était quelque chose qu'il avait décidé de cacher au renard. Pour sa fierté personnelle.

Katsuki n'était pas un homme habitué à traîner dans ces rayons là, sa dose de viande quotidienne étant un régime alimentaire qui lui convenait parfaitement. Denki était le seul de l'immeuble qui pouvait passer de manger des fruits pendants 4 mois à vouloir des céréales subitement. Denki revint un bol bien rempli en main.

Il s'assit à son côté et rigola légèrement en voyant que le loup avait perdu encore une fois.

- Est-ce que tu es au milieu ? Parce que t'as l'air de vachement galérer Katsuki.

Il l'avait redit, pensa le loup. Son prénom, encore une fois. Faisant déraper ses doigts de la touche. In extremis, il évita le coup du monstre et s'enfuit loin de la bataille. Cherchant à récupérer des points de vie.

- Depuis quand tu m'appelles par mon prénom toi ? Demanda brusquement Bakugo en tournant son regard rouge vers lui.

Une cuillère dans la bouche, Denki avala durement ses céréales et répondit penaud.

- Depuis aujourd'hui, pourquoi ça te pose soucis ? Ça fait quelque temps qu'on vit ensemble, ton prénom, je peux le dire maintenant non ? On est plus totalement étranger !

- Tu es agaçant.

- Tu peux m'appeler Denki tu sais ! Ça ne me dérange pas, en fait ça me ferait même plaisir, enfin si tu veux, fit doucement Denki en chuchotant les derniers mots, ses joues légèrement rouges.

- Je verrais, fit Katsuki en reportant son regard sur la télévision.

Un petit sourire aux lèvres, Denki était sûr et certains que bientôt il entendrait le loup l'appeler par son prénom. Car c'était ce qu'il disait a chaque fois qu'il lui faisait une requête. Comme pour les céréales, Katsuki avait dit « je verrais, sale gosse » et pouf, trois jours plus tard il lui avait tendu fièrement son paquet.

Il s'assit plus confortablement et tira le drap sur ses genoux. Son attention maintenant captivée par les images du jeu de Katsuki. Il ne connaissait rien de l'histoire. Il n'était même pas sûr que ce jeu avait une histoire. Parce que clairement les personnages parlaient de chose qui ne trouvaient pas de sens à ses yeux.

Mais il était captivé. Par les grondements intempestifs que poussait le loup à son côté à chaque nouvelle défaite de sa part. Les bruits de touches qui claquaient à mesure que Katsuki y frottait ses pouces, un bruit sensé être agaçant mais qui rythma la majeur parti du jeu .

Katsuki réussit en l'espace de 2 heures à franchir les niveaux, Boss sur Boss, combat sur combat. Avec les encouragement du renard à ses côtés il trouva la motivation de continuer le jeu. Malgré les innombrables défaites qu'il avait depuis qu'il avait allumé la console, il ne se laissa pas abattre.

L'enthousiasme de Denki lui procurait un étrange sentiment de satisfaction. Comme repu de quelque chose dont il n'avait pas conscience. Ils entamaient la troisième heure de jeux. Le temps avait filé comme un oiseau s'échappant de sa cage. Sans qu'aucun d'eux ne s'en rende vraiment compte, aussi pris qu'ils étaient par l'écran. Au bout d'un moment, face à un boss plus dur que les autres, Denki totalement transporté par la partie qui se déroulait sous ses yeux se laissa glisser au sol. Poing en avant il cria brusquement.

- Vas y Katsuki ! Botte lui le cul à ce gros enfoiré !

La mine concentré, et ses doigts appuyant avec la force de la rage sur les boutons Katsuki lui répondit « Je vais y arriver ! J'le sens ! J'le sens ! »

- Attention ! À couvert ! Bloque le Katsuki ! Maiiiis vas-y bloque ces foutues attaques !

- C'est bon ! Hé je sais c'que je dois faire putain ! Ne me crie pas dessus !

Mais imperméable à ses remontrances le sourire de Denki s'agrandit les yeux toujours rivés sur l'écran. La barre de vie du boss etait entrain de flaiblir. Il allait gagné.

- Oh mon Dieu tu vas gagner Katsuki ! Tu vas gagner !

Un dernier coup critique fit perdre au boss les quelques barres restant de sa vie.

La boss, un monstre puissant, s'écroula sur ses genoux dans un gros bruit avant de s'effondrer face contre terre. En grosse lettre rouge était apparu « VOUS AVEZ GAGNE » incrédule Katsuki s'exclama de joie.

Levant un poing victorieux en haut il clama :

- Putain ! Merde ! Denki j'ai gagné !

Un grand sourire triomphant aux lèvres, il se retourna vers le renard qui sautait de joie. Il fit une petite danse de la joie comme si c'était lui-même qui avait terminé la partie et vint s'écrouler avec enthousiasme sur l'épaule de Katsuki.

Une grimace heureuse sur ses traits, ses yeux écarquillés comme s'il voyait la chose la plus magnifique au monde, Denki subjugué ancra dans sa mémoire le visage si confiant du loup. Il glissa son visage contre le cou du loup frottant avec affection son nez contre la peau chaude.

Le souffle tremblant il souffla de satisfaction « Tu as dit mon prénom ».

Seul une main cajolante dans ses cheveux lui répondit. Avant que deux doigts ne vienne pincer ses longues oreilles.

Le faisant se déloger du cou à l'odeur si agréable. Totalement épris par la mine revêche et victorieuse devant lui, il continua de lui offrir son si beau sourire. Satisfait jusqu'au plus profond de lui-même.

C'est peut-être ce jour-là que Denki tomba amoureux de Katsuki, peut-être par ce qu'ils étaient restés trois heures devant un stupide jeu. Ou peut-être que parce que Katsuki avait dit son prénom avec tellement de joie . Personne ne le savait, et Denki lui-même n'en s'en rendit pas totalement compte.

Mais au fond c'était déjà là.

Déjà là depuis un moment.

Depuis l'incident avec Izuku à vrai dire.

La graine poussait déjà au creux de son ventre.

Comme de viles racines.

De viles racines d'amour.

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Il n'avait pas voulu se poser de questions au début. Mais il était forcé de constater qu'il s'entendait très bien avec Bakugo. Beaucoup trop même.

Après l'altercation qu'il avait eu avec Midoriya, il s'était rendu compte que tout ce qu'il faisait ou commençait à penser était biaisé par rapport à Bakugo. Il sentait qu'il commençait à avoir des sentiments. Forts et terriblement prenants.

Ce n'était pas pour lui plaire. Au contraire. Il détestait cela.

Kai Chisaki vivait toujours dans un coin de sa tête après tout, et peut-être même encore dans un coin de son cœur.

Alors oui il se détestait pour commencer à ressentir ce genre d'émotion pour le loup.

La proximité qu'il avait avec lui amplifiait cette part de lui jour après jour. Et il ne savait plus vraiment sur quel pied danser. Si cela avait été simple de se mettre avec Chisaki, c'était bien parce que les deux avaient montré des signes évidents d'attirance dès le départ.

Mais là, dans son cas, il était perdu. Il n'avait plus aucun repère de ce qu'il devait en penser. Peut-être parce que depuis le début tous les deux avaient été trop proches, il ne savait plus la marche à suivre et un regard vers l'objet de ses pensés lui fit piquer un fard monstre. Ok, il devait être certainement plus touché par le loup qu'il ne le pensait initialement.

Que pouvait-il faire ? Après tout, ils étaient tous les deux déjà très proches. Et puis il n'était pas sûr de vouloir entrer dans une relation alors même qu'il porte toujours officiellement le nom de Chisaki.

Non mais qu'est-ce qu'il racontait là ? Il était sérieusement en train de penser que Bakugo serait intéressé par lui là ?

Bien sur que non, c'était impossible. Après tout, le loup ne vivait que pour sa meute. Et ses seuls liens d'affection plus fort se répartissaient entre ses trois compères, soit Izuku, Kirshima et Tsuyu. Il grimaça de dépit. Bien sûr, il savait qu'il faisait partie d'une situation plus complexe qu'il n'y paraissait.

Pour preuve, le matin même il avait reçu une lettre lui sommant de venir au poste de police pour d'autre question et pire.

Pire.

Un entretien avec Kai, son mari, son compagnon.

Depuis ce matin il était troublé, d'où le fait qu'il se posait milles questions sur sa relation avec Bakugo.

Car s'il allait voir Chisaki accompagner de Bakugo, il en était sûr et certain, celui-ci devineraient à coup sûr ses sentiments naissant envers le loup.

Et il ne voulait pas que cela arrive, c'était une situation qu'il aurait souhaité fuir jusqu'à la fin de ses jours. Mais impossible. Il était attaché, pieds et poings liés à son compagnon. Chaque chose qu'il faisait l'entraînait aussi. Peu importe à quel point il n'avait été qu'un imbécile manipulé par l'ours .

Son amour pour lui avait été tellement réel et puissant, qu'il doutait qu'il puisse faire face comme l'homme indépendant qu'il avait voulu être en s'émancipant ou plutôt en fuyant le domaine familial.

Kota Izumi vint poser une de ses larges mains dans son dos et Denki sursauta bêtement.

Il lui adressa un vague sourire, l'esprit ailleurs.

- Tien, tu as l'air perdu. Tu t'inquiètes toujours au sujet de Kai ? Demanda-t-il .

- Tu as le don de toucher là où ça fait mal toi, Kota, se plaignit Denki en posant son menton sur ses genoux.

À son côté Bakugo lui jeta un regard étonné mais n'osa pas entrer dans la conversation.

- Ma capacité à t'analyser me dépasse moi-même, sourit timidement le jeune homme.

- Tu devrais passer un test d'aptitude pour devenir psy pour les renards, je suis sur que ça te plairait, blagua doucement Denki.

- Je ne pense pas qu'être assis devant vos têtes aux oreilles trop longues me plairait Denki.

- C'est parce que t'as de courtes oreilles que tu dis ça, t'es justes envieux mec.

- Mes oreilles sont très bien, merci.

Denki lui adressa un petit sourire et vint relever d'un geste la casquette qui cachait toujours les oreilles rondes de l'ours. Il avait toujours trouvé les petites boules de poils rondes sur leur tête tellement adorable, et celle de Kota n'en faisait pas exception. Son doigt vint caresser avec lenteur l'épais duvet qui enrobe l'oreille l'air heureux.

Faire cela, lui faisait bêtement rappeler Chisaki, la même couleur, si sombre, mais si douce au toucher, tellement loin de son caractère de manipulateur. Ces oreilles-là étaient le contraire même de sa personnalité. Des poils épais qui cherchaient la tendresse au lieu de la corruption.

- Tu as raison, elles sont très bien.

Kota le regardait faire, étrangement il voyait clair dans son jeu. Il l'avait déjà vu faire après tout. Ce geste. Si intime. Si doux.

Lorsqu'il était avec son compagnon, lorsque par mégarde il arrivait alors que le chef de clan était toujours là. Ils les voyaient ces deux-là, ensemble. Le renard assis sur ses genoux, la tête posée sur le crâne de l'ours et qui passait ses doigts long et fin sur les petites oreilles rondes de son mari.

Quelque part il était en train de rappeler à Denki les innombrables souvenirs qu'il avait avec l'ours. Consciemment il trouva cela triste. La peine qu'il ressentait pour Denki ne datait pas d'hier. Non, elle avait toujours été présente en lui. Parce qu'il avait vu avant le renard tout ce qui se passait dans la demeure. Il l'avait prédit. Ce désenchantement qu'allait subir le renard. Durement, en retombant sur terre.

Le blond avait toujours été beaucoup trop gentil pour son propre bien.

Trop naïf, trop tendre. Beaucoup trop pour un animal.

Et pourtant il savait que d'eux trois, c'était bien Denki qui s'en rapprochait le plus désormais.

Il le voyait dans sa gestuelle. Dans la manière dont ses mains se mouvaient, lentement, presque avec peur. Craintif de tout. Sur la défensive. Dans sa façon de se mouvoir dans les couloirs du bâtiment. Farouche et impatient. Ses pas qui claquent sur le béton, presque trop rapide et parfois trop lent. Ces moments où il écoutait les oreilles dressées, dans l'attente, dans l'appréhension. Comme un animal sauvage qui ne réussissait pas à s'habituer à son environnement.

Mais surtout ces yeux.

Globuleux parfois. Ce doré qui luisait. Luisait comme ces vieilles lampes où dansaient d'une gélatine étrange. Ces yeux qui brillaient, flashaient le soir en pleine lumière. Rien ne pourrait le faire passer pour un renard de la troisième génération.

Il ressemblait à leurs anciens. Ces renards qui se cachaient pour survivre. Car ils étaient des proies pour la plupart des leur propres paires.

Mais quelques choses l'étonnait pourtant. C'était Bakugo Katsuki.

Comment le renard avait pu se lier si facilement d'amitié avec un loup ? Comment son instinct pouvait-il être si fluctuant ? Il aurait voulu lui demander, mais il avait peur d'entrer dans une zone d'inconfort pour le renard.

Déjà que celui-ci était perturbé depuis qu'il savait qu'il allait revoir Kai Chisaki.

Alors non, il ne lui demanderait pas comment il avait pu passer outre à sa peur farouche de ce prédateur naturel. Il resterait silencieux.

Car à coté de Denki, Bakugo le surveillait, ses yeux rouges surnaturels étaient posés sur lui depuis qu'il avait posé sa propre main sur le dos du renard.


à suivre ...

J'ai tellement adoré écrire ce chapitre ! surtout sur le jeux vidéo, c'est tellement fluff et si adorable, bref un chapitre plus calme, plus posé !