Bonus 2 : 50 nuances d'elfe
Ha ! Mon p'tit lapinou, tu sais que je suis toujours contente de t'voir ? commença une certaine déesse à la chevelure rouge.
Moi aussi Loki-sama ! lui répondit un jeune aventurier aux cheveux blancs, aux yeux rouges et à l'adorable bouille de lapin.
J'suis bien contente qu'on s'soit un peu réconciliée avec la naine, cette histoire aura au moins servi à qu'que chose.
Comme vous le dites Loki-sama.
Effectivement, depuis cette affaire, les deux déesses avaient dû se rapprocher et travailler ensemble, Hestia n'aurait pas résolu le problème sans Loki et elles avaient enterré la hache de guerre. Même s'il n'y avait jamais vraiment eu de conflit entre elles. En fait, derrière les taquineries et les petites vacheries, il n'y avait jamais eu de véritable animosité entre elles, sinon Loki n'aurait pas tout fait pour protéger Hestia lors du Denatus où tout le monde la soupçonnait de traficoter avec les Fils de la Nuit pour augmenter la puissance de Bell. En fait, elles s'adoraient, mais elles ne voulaient simplement pas l'admettre ouvertement.
Alors, dis-moi, comment on s'est r'trouvé dans cette situation ?
Je ne sais pas trop Loki-sama.
Par situation, il fallait comprendre allongés tous les deux sur le dos. Ils étaient installés sur un grand lit, côte à côte, mais surtout, ils avaient tous les deux les bras au-dessus de la tête, attachés par de la corde au haut du lit. Et devant eux, il y avait Lefiya, en position clairement dominante qui avait un petit quelque chose de lubrique et d'effrayant dans le regard. Comment en étaient-ils arrivés là ? Pour cela il fallait revenir deux heures en arrière.
Bell vaquait à ses occupations en ville, pas d'exploration de Donjon en ce jour. Il ne s'attendait alors pas à tomber sur Lefiya, qui elle-même se promenait seule. Ils tombèrent l'un sur l'autre au détour d'une rue et rougirent en se voyant.
Bell Cranel.
L-Lefiya-san… Comment ça va ?
Bell tenta de faire la conversation de la manière la plus normale possible, il savait très bien que cette elfe-là, aussi belle qu'une fée des forêts soit-elle, était particulièrement caractérielle. Et depuis le petit incident sauce Ishtar, c'était difficile de lui parler normalement.
T-Toi ! Ton fichu skill…
Je jure qu'il est désactivé !
Et en plus il vérifiait très régulièrement, ayant peur d'une activation volontaire, mais non, l'effet actif était bien coupé, il n'y avait plus cette aura de séduction. Et pour Lefiya, c'était la preuve que les papillons dans son ventre étaient bien de sa propre volonté à elle. Si Lefiya voyait Bell comme un rival, c'était bien aussi qu'elle le trouvait digne en un sens. Digne de son attention, digne d'Aiz, digne… de son affection à elle. Plus elle essayait de le détester, plus son air de lapin adorable lui donnait au contraire envie de le câliner. Et même plus depuis quelque temps. Contrairement à ce qu'en disait la croyance populaire, les elfes, bien que plus réservés et peu tactiles, avaient des envies comme n'importe qui. Et Lefiya était à un âge où elle devenait naturellement curieuse de ce genre de chose. Si on ajoutait à ça tous les évènements des dernières semaines, on obtenait une jeune femme perdue, mais pleine d'envies qu'elle ne comprenait pas totalement.
Viens avec moi !
Elle lui prit alors la main et le traina à sa suite. Bell sentit au fond de lui qu'il n'avait pas intérêt à s'échapper, sinon la jeune femme le poursuivrait jusqu'au bout du monde. Et vu qu'elle le tenait fermement, elle n'avait visiblement pas envie de le laisser s'échapper. Il la suivit donc, alors qu'elle le conduisait carrément au manoir du crépuscule. Sauf qu'elle passa par l'entrée arrière, histoire d'éviter les gardes et les questions gênantes. Sans compter qu'à cette heure de la journée, entre ceux qui vaquaient à leurs occupations et ceux partis casser du monstre dans le Donjon, il n'y avait pas grand-monde. Elle le conduisit à l'étage, le plaqua ensuite contre une porte et l'embrassa avec une fougue dont il ne la pensait pas capable.
L-Lefiya-san ?
Tais-toi ! Tu te rappelles de ce que je t'ai dit ? Que c'était moi qui choisirais où et quand ? Et bien, là c'est maintenant, alors fais avec, c'est l'heure de ta punition.
Comment ça ma punition ?
Elle ouvrit alors la porte, le faisant basculer en arrière. Le jeune homme se releva rapidement, mais l'elfe se colla de nouveau à lui, l'enlaçant, mordillant son cou et le faisant aller en arrière, jusqu'à ce qu'il rencontre un lit et ne soit poussé dessus par Lefiya.
Allongé sur le dos, il se retrouva rapidement avec Lefiya installée à califourchon sur lui. Elle se pencha et captura de nouveau ses lèvres, ce qui lui servit à détourner l'attention du jeune homme pendant qu'elle se saisissait d'une corde reliée au haut du lit et avec laquelle elle lui attacha fermement les poignets.
Lefiya-san ! Pourquoi vous m'attachez ?
Elle se redressa alors, sourire taquin et lueur joueuse dans le regard.
Pour t'empêcher de faire de vilaines bêtises, sale petit pervers d'humain. Maintenant, je vais prendre mon temps pour te punir…
Lefiya était partie complètement dans son délire. Elle était prise dans la contradiction entre le désir qu'elle ressentait pour l'humain, associé à des sentiments refoulés, et de l'autre, la rivalité qu'elle voulait entretenir et tout ce qu'elle lui reprochait. Son esprit arriva à la conclusion (un peu particulière) qu'il lui fallait reprendre la main dans cette histoire, qu'elle domine, impose ses règles, qu'elle prenne le contrôle. Voilà qui expliquait pourquoi Lefiya était en train de se transformer en une version elfique féminine au rabais de Christian Grey.
La demoiselle ne mit pas longtemps à relever le haut du garçon pour dévoiler un buste finement musclé, sur lequel elle ne se fit pas prier pour faire glisser sa langue, le dégustant avec une certaine voracité, ce qui faisait sursauter l'intéressé à chaque fois. L'elfe exploitait sans honte tous ses points faibles.
Seulement, elle aussi avait chaud, elle se redressa, toujours assise sur lui et commença elle aussi à enlever ses vêtements. Tout d'abord sa veste, puis elle se mit à déboutonner son chemisier. Et elle faisait tout ça avec une lenteur calculée, savourant sur elle les yeux de l'humain qui était incapable de détacher le regard de sa beauté féérique. Elle finit par mettre à jour sa féminité, si en temps normal, elle serait gênée qu'on la voie ainsi, le fait que Bell la regarde ne la gênait pas, bien au contraire, elle voulait sentir son regard, sentir qu'il ne pouvait pas lui résister, qu'elle dominait son esprit. Quant au lapin, il ne put avoir qu'une réaction parfaitement normale pour un jeune homme en pleine santé devant un tel spectacle. Réaction que l'elfe ne put que sentir, vu qu'elle était littéralement assise dessus.
Vilain garnement humain. C'est moi qui te fais cet effet ? fit-elle en commençant à laisser une main venir caresser le tissu tendu. Bell de son côté, était rouge de honte et tournait la tête sur le côté. Tu veux t'en servir n'est-ce pas ? Tu veux l'utiliser pour me faire des tas de choses indécentes et me souiller ? Elle serra l'objet entre ses doigts, à la fois pour stimuler et punir Bell, lui tirant un couinement.
Cette fois-ci, nous pouvions officiellement dire que Lefiya avait mis un pied dans le monde de la folie douce. Elle était complètement prise à son propre jeu et ne réfléchissait plus, se laissant totalement embarquer l'ambiance qu'elle avait installée. Voir Bell ainsi, soumis, à sa merci, cela lui montait à la tête plus que de raison.
Loki venait de rentrer tranquillement chez elle après avoir passé une partie de la journée à quelques affaires divines. Le manoir était calme, quasiment tout le monde était de sortie. C'est d'un petit pas léger que la déesse monta à l'étage. Elle entendit cependant un bruit sourd quand elle passa à côté d'une porte. C'était étrange, dans son souvenir, cette chambre n'était pas utilisée, c'était celle où elle avait installé de ce grand lit qu'elle avait acheté une fois, bien ivre, pour essayer d'y faire dormir Aiz avec elle. Peine perdue, car la blonde ne fut jamais intéressée.
Curieuse, la déesse décida d'aller vérifier. Malheureusement, prise à son jeu, Lefiya avait accessoirement oublié de fermer la porte à clé. Aussi, quand la déesse rentra et surprit les deux ensembles, elle ne put que pousser un cri de surprise.
Lefiya-chan ! Qu'est-ce tu fais au gamin d'la naine ?
Question purement rhétorique, car il était attaché au lit, à moitié nu et Lefiya le chevauchait, elle aussi à moitié nue.
Il faut m'demander la permission avant d'faire des bêtises à la maison !
Sauf qu'à les voir comme ça, elle ne pouvait pas nier qu'elle était elle-même très intéressée. Elle, au moins, eut le réflexe de verrouiller la porte et s'approcha de Lefiya avec des idées plutôt claires. Bell, lui, était trop paumé, et trop attaché, pour suivre la situation. Sauf qu'habituée à ses tentatives d'attouchement, l'elfe était devenue experte en clés de bras, prit le poignet de Loki et la fit voler sur le grand lit. La déesse se retrouva à côté de Bell, et avant de pouvoir faire quoi que ce soit, l'elfe l'avait attachée à son tour.
Et voici donc comment ils s'étaient retrouvés dans cette situation, attachés l'un à côté de l'autre, à échanger quelques banalités pour vérifier qu'ils n'avaient pas rêvé la présente situation. Sauf que ce n'était pas un rêve et que l'elfe était toujours dans sa logique de reprise de contrôle.
Lokiiiiiiiii… Tu essaies tout le temps de me tripoter, je devrais peut-être te faire goûter à tes propres idées, en plus, j'ai entendu parler d'un certain point faible chez toi…
Lefiya, j'te rappelle que j'suis ta déesse, t'es censé m'obéir et m'respecter…
Elle put à peine finir sa phrase qu'elle se retrouva à pousser un gémissement venu du fond du cœur. Lefiya avait glissé ses mains sur son corps, relevé la bande de tissu lui servant de haut et s'était attaqué à ses petites pointes. Loki enrageait de savoir combien de personnes étaient maintenant au courant de sa « faiblesse ». Mais d'un autre côté, elle était aussi trop occupée à subir les taquineries d'une certaine elfe qui était partie dans son petit univers de bondage soft.
Placé à côté d'elle, Bell fut incapable de détourner le regard, découvrant des expressions et des bruits qu'il ne penserait jamais découvrir sur la fameuse trickster. Il rougit encore plus violemment quand la déesse fit un petit tour métaphorique aux cieux avec juste de la stimulation de sa poitrine. Cette dernière était morte de honte de s'être faite avoir ainsi. Quand elle vit que le garçon avait le regard fixé sur elle, elle devint aussi rouge que ses cheveux et son esprit embrumé par la gêne et le plaisir lui fit dire n'importe quoi.
Oui, j'sais qu'ils sont tout p'tits ! Ils sont minables à côté d'ceux d'ta déesse surexcitée !
Le garçon mit quelques secondes à comprendre de quoi elle parlait et c'est tout aussi rouge qu'il lui répondit.
Pas du tout ! Ils sont très bien ! Il ne faut pas juger une femme sur ce critère, vous avez plein de qualités Loki-sama !
C'était tout aussi maladroit que mignon. Et la déesse sentait très bien qu'il ne lui mentait pas. Elle était de nouveau rouge, réalisant que cela faisait une éternité que personne ne lui avait fait de compliments aussi sincères sur son sex-appeal. Sauf que dans cette équation, il y avait une certaine elfe qui n'avait pas l'intention de les regarder papillonner sans rien faire. Lefiya attrapa alors le visage de Bell pour le tourner vers elle.
Arrête de te rincer l'œil humain, c'est ici que ça se passe.
L-Lefiya-san. On… on devrait peut-être arrêter, vous ne croyez pas ? tenta-t-il d'une voix pas du tout assurée, sous le regard amusé et taquin de l'elfe.
Ho ? Tu veux me faire croire ça alors que ta… chose est aussi vigoureuse. Je suis sûr que regarder Loki t'a tout émoustillé… Mais c'est pas bien Bell, il ne faut pas regarder une déesse comme ça, je suis vraiment obligée de te punir maintenant…
Et on fait quoi alors à celle qui tripote une déesse sans vergogne ! répondit Loki devant les arguments foireux de l'elfe. Sauf que cette dernière était sourde à ses protestations et préférait s'occuper de l'humain à qui elle mordillait le cou, quand elle n'y déposait pas des suçons, tirant au lapin de petits gémissements adorables.
Mais elle ne comptait pas en rester là, elle se redressa et aida Bell à se sentir… moins à l'étroit dans son pantalon, avant d'elle même se relever. Debout, dominante jusqu'au bout, elle laissa glisser son dessous le long de ses cuisses et poussa ensuite le vice à jouer du pied sur le « drop item » secret du jeune homme qui était complètement soumis à ses gestes.
Une fois qu'elle estima s'être assez amusée, elle revint s'assoir et écrasa l'objet du délit contre sa fleur secrète, s'amusant à entamer des mouvements de frottement qui étaient une nouvelle taquinerie. Malgré la situation, cet acte était une véritable torture pour le jeune homme, dont le corps lui réclamait naturellement plus. Et cela dut se remarquer dans son regard ou sur son visage, car Lefiya se sentait triomphante. Elle aussi voulait plus, son ventre était en feu, elle sentait un vide atroce en elle et savait que seul lui pouvait le combler.
C'est… C'est pas toi qui me prends ! C-c-c-c'est moi qui te dévore ! Finalement, quelque chose de la Lefiya plus ordinaire ressurgissait alors qu'elle s'apprêtait à franchir la dernière limite. Mais malgré tout, elle ne se retint pas pour autant et passa cette ultime frontière, s'unissant à lui dans un profond gémissement attestant du bien-être qu'elle ressentait.
Imposant le rythme de jeu, Lefiya se laissa choir sur lui et se perdit dans l'odeur de la peau de son partenaire, qu'elle dévorait de bien des manières. Elle n'en avait pas pleinement conscience, mais Bell lui offrait un réconfort comme elle n'en avait jamais connu, et dont elle avait cruellement besoin. Elle devait certes en passer par ce petit jeu de rôle, mais ce n'était pas comme s'il était à plaindre non plus. Peut-être que la véritable grâce d'Ishtar, c'était de les avoir libérés de leurs inhibitions et leur permettre de prendre la vie plus simplement.
Cependant, avec les secousses induites par leurs… activités intensives, la corde qui retenait Bell finit par se relâcher et il put s'en libérer. Son premier geste réflexe, fut d'enlacer l'elfe, laquelle comprit ce qu'il se passait et les fit rouler de manière à ce que Bell se retrouve au-dessus.
Noooon ! Le vilain humain s'est libéré ! Il va me faire tellement de choses indécentes ! fit-elle d'une voix outrageusement exagérée, tout en entourant le bassin de Bell de ses jambes pour l'empêcher de fuir et lui imposer le rythme. Et rappelons que tout ça se passait sous les yeux de Loki qui, elle, n'était toujours pas libérée.
Waouh… J'pensais pas qu'Lefiya s'rait aussi dévergondée… ni aussi mauvaise comédienne au passage…
Mais sa grande réflexion philosophique fut perdue, car les deux ne l'écoutaient pas. Même au-dessus, Bell était toujours soumis à la bonne volonté de Lefiya qui dictait les règles… et le rythme.
Non humain pervers ! Ne va pas plus vite et plus fort ! Sinon… sinon, je vais devenir folle !
Et pour ceux qui ne suivraient pas, il fallait comprendre que Lefiya lui demandait exactement l'inverse, le forçant à augmenter la cadence, le tout soutenu par ses jambes et son bassin. Elle tenait Bell fermement serré contre elle, ce dernier avait le nez dans son cou. Mû par une envie soudaine et le souvenir d'une autre elfe, il passa à la contre-attaque et mordilla le bout de l'oreille de Lefiya qui était arrivé à portée de ses lèvres. La sensibilité de cette partie de son anatomie fit aussitôt décoller la jeune magicienne vers les plus hauts sommets du plaisir.
Petit… pervers… d'humain. Qu'elle soit capable de sortir trois mois vu l'état où elle était se révélait impressionnant. Mais elle ne fut pas seule à décoller, car elle emporta avec elle son compagnon de jeu, avant de l'embrasser fougueusement puis de se laisser mollement retomber, permettant au garçon d'en faire de même et de rouler sur le côté.
Ce dernier était aussi occupé à reprendre son souffle, mais il fut vite interpellé par Loki qui essayait d'attirer son attention.
Psst ! Détache-moi.
Profitant du fait que l'elfe était encore en train de rassembler les morceaux de sa conscience, il en profita effectivement pour détacher la corde retenant la déesse, avant de s'allonger de nouveau. Malheureusement pour lui, il aurait dû être sur ses gardes, car seulement quelques instants après, Loki venait de lui monter dessus.
Loki-sama ! Qu'est-ce que vous faites !
Désolé mon p'tit lapinou, mais vous m'avez trop chauffé toi et Lefiya. Le comportement courant de Loki laissait croire qu'elle préférait les femmes, mais dans les faits, elle était très ouverte et avait ses périodes de préférences. S'il était vrai que les filles l'attiraient plus en ce moment, sur le coup, elle avait bien envie de manger du lapin.
Mais-mais-mais, vous êtes une déesse !
Et alors ? J'ai pas l'droit d'avoir d'envies ? Dit-elle en se débarrassant très rapidement de son short. Hestia va vouloir ma mort si elle l'apprend, mais j'm'en fiche ! Et le fait de croquer le garçon avant elle avait un petit quelque chose d'amusant.
La déesse aux cheveux rouges n'y alla pas par quatre chemins et profitant de l'effet passif redonnant rapidement toute sa vigueur au jeune homme, elle le « dévora » sans plus de cérémonie. Loki avait naturellement un caractère de dominante et mena la danse avec fougue, réussissant à obtenir son plaisir, ainsi que celui du garçon, partagé entre plaisir et honte d'avoir touché une déesse ainsi.
S-s-s-sale pervers humain ! Si tu m'ignores pour souiller Loki, alors je dois te punir encore ! Lefiya avait beau avoir le visage rouge de honte, cela ne l'empêchait pas de continuer sur sa lancée.
Le reste de cette histoire fut presque de la pure comédie. Lefiya le punissait pour de mauvaises actions imaginaires, ce qui excitait Loki qui venait en remettre une couche, poussant l'elfe à le « punir » de nouveau, et ainsi de suite pendant quasiment deux heures, jusqu'à ce que tout ce petit monde soit définitivement épuisé.
Avec la retombée des émotions, Bell et Lefiya eurent exactement la même réaction, à savoir devenir des tomates bien mûres et se cacher le visage derrière leurs mains.
Kami-sama va me tuer ! commença le garçon.
Par les dieux, mais qu'est-ce que j'ai fait ? continua l'elfe.
Seule Loki prenait tout ça bien et se permit quelques remarques en se rhabillant.
Et bien, ça c'tait c'que j'appelle une journée amusante ! J'te pensais pas capable d'ça Lefiya.
Pitié, n'en rajoutez pas plus ! Le contrecoup était violent pour la jeune elfe, surtout parce qu'elle devait maintenant admettre qu'elle avait adoré tout ce qu'il venait de se passer.
Et le p'tit lapinou est un véritable lapin de compet' !
Pas de commentaires Loki-sama !
La déesse quitta les lieux la première, un bon bain lui ferait du bien. L'elfe et l'humain se rhabillèrent à leur tour et Lefiya vint ensuite se coller au dos de Bell, ne se sentant pas le courage d'affronter son regard.
Les… les oreilles, c'est de la triche ! Du coup… la prochaine fois, je sortirai la cravache… lui murmura-t-elle à l'oreille, avant de rougir à ses propres mots. Elle s'enfuit à son tour, mais préféra attraper ses affaires et partir vers le Donjon, casser du monstre lui remettrait les idées en place, en plus, elle ignorait pourquoi, mais elle pétait le feu.
Le garçon, lui, eut une violente sueur froide le long de sa colonne vertébrale à ses mots. Il serait peut-être plus sage d'éviter la belle elfe, avant qu'elle ne se transforme en reine de la domination. Il n'était pas sûr d'être prêt pour explorer ce genre d'horizons.
Livré à lui-même, entendant de l'activité et se rappelant où il était, il opta pour sa stratégie la mieux maîtriser : la fuite. Et ce fut donc un lapin ninja qui quitta les lieux, avant de devoir subir moult questions embarrassantes et aussi quelques probables tentatives de meurtre.
Malgré tous ces évènements, une certaine déesse demeurait pourtant calme et discrète. Freya n'ignorait absolument rien de ce qu'il se passait et utilisait même sans aucune honte son miroir divin pour observer Bell à chaque fois qu'il faisait des bêtises, jouant les voyeuses sans vergogne.
À ce compte, il était légitime de se demander pourquoi elle n'était pas intervenue alors qu'elle avait toujours dit que Bell était à elle et qu'elle n'apprécierait pas que d'autres femmes l'approchent.
Elle n'avait malheureusement pas découvert à temps les manigances d'Ishtar et quand son petit cadeau au garçon s'était manifesté, il était trop tard. Freya était le genre à faire croire qu'elle maîtrisait toujours la situation, mais elle n'était pas parfaite et des choses lui échappaient encore.
Il aurait été facile d'envoyer cette grosse brutasse d'Ottar réglé le problème, défoncer quelques portes et lui ramener cette belle âme qu'elle aimait tant. Mais elle n'en fit rien. Bien évidemment, elle était extrêmement déçue de ne pas être celle qui avait initié Bell aux joies de l'étreinte intime d'une femme, mais elle avait simplement changé de plan.
Elle avait décidé de le laisser faire, qu'il s'amuse avec ces femmes, qu'il découvre les joies des rapports intimes et du plaisir. Il lui suffirait le jour venu de faire démonstration de tout son talent. Le jour où elle l'enlacerait, elle déchainerait tout son savoir, tout son désir, toute sa puissance de déesse de la beauté, elle lui donnerait une étreinte telle que toutes les autres lui sembleraient fades en comparaison, il ne pourrait alors plus que n'avoir qu'elle dans la peau, elle deviendrait la seule capable de le satisfaire, de lui offrir le plaisir ultime qu'aucune autre ne pourrait plus lui donner. Elle avait suffisamment confiance en elle pour ne pas douter un instant qu'elle réussirait.
Alors en attendant, elle le regardait faire, seule dans sa pièce sombre, assise sur son trône, laissant ses doigts caresser son propre corps. Elle surprit d'ailleurs elle-même, il y avait bien longtemps qu'elle n'était pas parvenue à se satisfaire à l'aide de ses seules mains, à croire que le spectacle qu'elle s'offrait était des plus stimulants.
Bientôt Bell… bientôt…
À suivre…
