Anne, comme Aramis, prie.

Elle prie pour son fils pêcheur, pour son second fils, qu'elle a longtemps cru mort, pour le nid d'amour qu'elle aurait pu avoir avec d'Artagnan et qu'elle a perdu, pour tous ces malheurs qui semblent sans cesse tomber et ne jamais s'arrêter.

Elle pense avoir abandonné Philippe et s'en veut d'avoir cru aux mensonges de Louis, mais Aramis lui assure que le prisonnier va bien. Elle décide de trahir son premier fils pour sauver le second et pleure car elle les aime tous les deux : mais Louis s'en moque et est odieux. Il la prend tout au plus pour un sujet obéissant, qui se doit de servir ses désirs. Philippe n'est pas d'accord, et son frère le frappe, et d'Artagnan intervient, et tout ce qu'Anne voit et entend sont des cris et des larmes.

Avouer à son amant qu'elle lui a caché un second fils toutes ces années est une des choses les plus dures qu'elle ait eu à faire de sa vie, en plus de lui mentir. Elle voulait le protéger mais a échoué, et le monde s'effondre autour d'eux alors que Philippe retourne à la Bastille.

A la fin, elle se recueille sur la tombe de son amant, qui lui a laissé une rose rouge en signe d'amour, et son fils lui tient la main : elle va enfin pouvoir le connaître. Louis est en prison, mais elle n'en parle pas. Elle est fier de l'homme qu'elle a aimé, et de l'homme qui devient quelqu'un de bien et qui tente en cet instant de la réconforter. Et c'est tout ce qui compte.