D'un côté, il y avait elle, qui aimait dormir et profiter de la vie, qui faisait des grasses matinées en se prélassant sous ses couvertures. Elle avait un travail plaisant, une vie épanouie, mais en même temps, les matinée était à elle et pour rien au monde ou dans l'univers elle ne se lèverait avait 10h minimum les jour de travail - parce qu'il fallait bien se préparer à manger et se préparer. Mais les jour de repos c'était sommeil et prélassement jusque 13h si elle le voulait. Et personne ne devait la déranger.

D'un autre côté, il y avait cette autre qui se levait tous les jours à 6h, qui se préparait et qui partait marcher, faire du sport, jusqu'à 8h, début de son travail. Et les jour où elle ne travaillait pas, elle continuait tout de même à se lever tôt pour maintenir le rythme et ne pas prendre de mauvaises habitudes. Et puis, il y avait toujours quelque chose à faire. Que ce soit des travaux en retard, des activités amusantes, du sport, des courses, du ménage, de la lecture également. Elle était réveillé tôt et prête à passer une bonne journée. Et personne ne pouvait l'en empêcher.

Et toutes les deux vécurent une aventure sans précédent. Chacune, dans un monde différent, elles furent victimes de la même anomalie.

La première journée, elles se réveillaient comme d'habitude, vivaient leur vie habituelle et allait se coucher.

La seconde journée, elles se rendirent compte que quelque chose était étrange. Même si leurs journées étaient assez semblables en règle générale, jamais encore ces journées n'avaient été exactement les mêmes. De l'heure de leur réveil, avec toutes les paroles de chaque personne qu'elles croisaient.

Si elles avaient été des adolescentes crevées, elles auraient pensés que ce n'était qu'un coincidence ou que la veille était en fait un rêve prémonitoir - pourquoi pas, ça existait - mais elles étaient des adultes et connaissaient le Docteur. Quelque chose n'allait pas. Elle véçurent tout de même la journée en entière jusqu'au soir pour vérifier et s'endormir en se mettant un pense-bête sur le téléphone pour l'une ou sur un papier posé sur le coin de sa table de chevet pour l'autre. Si le lendemain, il était toujours là, alors c'est que ce n'était qu'une anomalie sans grande conséquence.

La troisième journée, elles furent certaines que c'était quelque chose d'important.

Elles revivaient encore et encore la même journée. Rien ne changeait.

Au bout de quelques jours, elles avaient essayé de comprendre comment ça fonctionnait, si quelque chose pouvait être différents.

Celle se trouvant dans l'Univers du Docteur avait essayé de l'appeler - oui c'était une compagne - mais elle n'avait eu aucune réponse.

Celle dans l'autre monde avait essayé de ne pas dormir et de voir quand le jour commençait à se rebooter, mais impossible de savoir, elle avait des moments de somnolence et le jour revenait comme la 'veille'. Elle avait aussi essayé de parler avec son meilleur ami - John Smith - mais il était indisponible.

Elles avaient toutes les deux pensé à demander de l'aide à leur organisation spéciale sur les extraterrestre ou les manifestations non classiques - UNIT pour l'une et Torchwood pour l'autre - mais après plusieurs jours où elles devaient répéter les mêmes informations et sans aucun résultat de part et d'autre, elles avaient abandonnés. Elles avaient abandonné les sciences et les expériences complexes, pour juste un travail d'observation. Elles se baladaient en ville, essayant de trouver si quelque chose changeait.

Au fil des 'jours', la première avait réussi à se réveiller tôt grâce à un manque de sommeil, mais qui ne paraissait plus lorsque le changement avait lieu. Ce qui faisait que désormais, dès 6h, comme sa relative dans l'autre monde, elle sortait prendre un petit déjeuner et observer Londres … après avoir appelé leur boulot respectif pour annoncer leur absence de la journée.

L'une comme l'autre essayait, sans changer de chemin, de changer ce qu'elles faisaient. Tout d'abord en faisait en sorte de se distinguer en portant des vêtements variés chaque 'jour'.

Celle qui vivait dans le monde où le ciel était rempli de zeppelin faisaient aussi en sorte d'entrer toujours dans quelques magasin lors de sa balade journalière et tantôt d'acheter un bouquin, qu'elle gardait avec elle, tantôt de prendre une ombrelle ou un chapeau particulier.

Celle qui vivait dans l'autre monde préférait des changements plus discrets, comme s'arrêter dans des endroits différents à chaque fois.

L'une comme l'autre allait à Picadilly Circus pour le déjeuner, là où il y avait suffisamment de restaurants, bars ou fast food pour manger quelque chose de différents chaque jour - bien qu'il n'y ait aucun effet secondaire à ces excès de nourriture.

C'est en ce jour où l'une portait une robe bleue sombre - bleu TARDIS si vous demandiez aux personnes avec la référence - avec une fleur acheté plus tôt dans les cheveux - une belle rose rouge - et où l'autre portait un pantalon noir avec un haut de la même couleur, avec des têtes de morts dessus et une veste en cuir par-dessus pour compléter la tenue, qu'elles se rencontrèrent.

-Tenez, vous avec perdu cette fleur, dit la seconde en rattrapant la première qui venait de terminer de manger et s'apprêtait à partir.

-Merci beaucoup, répondit la première.

Elles se regardèrent un instant, essayant de savoir si elles étaient un événement différent de la veille, mais finirent par se sourire et se détourner l'une de l'autre.

Etrangement, cette rencontre resta dans la tête des deux jusqu'au soir et même le 'lendemain'.

Le jour 'suivant' elles mangèrent dans un autre endroit et c'est la première qui remarqua la seconde cette fois.

-Excusez-moi, dit-elle en s'approchant de sa relative, est-ce qu'on ne se serait pas déjà vu hier ?

-Si hier est la même journée qu'aujourd'hui, commença la seconde en inspectant la première qui portait cette fois une tenue presque gothique et un pantalon, alors je dirais que oui.

-Vous aussi vous revivez la même journée ? demanda la première en remarquant également les changements dans la tenue.

-Depuis plusieurs jours, oui en effet. Je pensais être la seule au bout d'un moment. Ca vous dérange si on parle un peu.

- J'accepte avec grand plaisir. J'avais l'impression de devenir folle moi-même - et j'ai besoin de beaucoup pour me déranger.

Elles continuèrent de manger en se parlant, échangeant les observations qu'elles avaient fait et les quelques informations qu'elles avaient.

Mais une petite demi-heure plus tard, alors qu'elles étaient toujours attablées et parlant, leur vis-à-vis disparut. Pas un au revoir, pas de personne courant dehors, pas un indice de la présence de l'autre. C'était comme si la personne avec qui elles parlaient avaient disparut.

Le lendemain midi, elles se retrouvèrent au milieu de la place, se cherchant l'une l'autre. Elles se parlèrent de ce qu'il s'était passé la veille, mais chacune niait être parti arguant que c'était l'autre. Néanmoins, elles n'avaient pas eu besoin de répéter toute leur conversation pour pouvoir la reprendre.

Encore une fois, arriva un moment, où l'une et l'autre se perdaient de vue soudainement alors qu'elles étaient face à face précédemment.

Le jour d'après, au lieu de revenir sur l'événement en détail, elles partagèrent leurs informations dessus, leur observation.

-C'était vers 13h, dit la première, j'ai entendu le gong.

-Un gong ? remarqua la seconde. Mais il n'y a pas de gong à Londres.

-Mais si le gong de 13h.

-Je suis sûre que je n'ai jamais entendu de gong à Londres, sauf si tu veux parler de Big Ben.

-Non, Big Ben ne sonne pas depuis longtemps tu sais, après ce qu'il s'est passé avec Cybus.

-Cybus ? Qu'est-ce ?

-Cybus Industrie. Les robots dans les rues. Les Cybermen.

-Oh, il y a eu un événement comme ça ? Je ne m'en souviens pas.

-Mais c'est un événement majeur de l'Histoire. Même les enfants apprennent ça dans leur livre de cours. Je sais même qu'il y a des contes pour enfants sur le sujet.

-Je connais les Cybermen, mais je ne crois pas que ce soit dans les livres de cours. Je suis profs, tu sais. D'anglais, certe, mais je connais un peu les livres d'histoire et ils n'ont pas changer récemment.

-Les Cybermen de Cybus sont une réalité pour tout le monde depuis plus de 10 ans, ce n'est pas récent.

-Vraiment ?

Elles se regardèrent un instant, ne comprenant pas la situation. Regardant l'heure, la première se pencha vers la seconde.

-Je vais te poser une question qui peut paraître bizarre, mais soit honnête. Est-ce que tu voyage dans l'espace et le temps avec un extra-terrestre appelé le Docteur ?

La seconde regarda la première, surprise par la question très précise, ça ne pouvait vouloir dire qu'une chose :

-Tu connais le Docteur, toi aussi ? Tu es une ancienne compagne ?

La première était sans voix. Si c'était vrai, alors ça voulait dire la jeune femme en face d'elle venait de son monde d'origine. Toujours vérifiant l'heure - les minutes défilants définitivement trop vite, quand on était passionné par ce qu'il se passait - la première essaya de remettre ces pensées en place et dit :

-Je pense que, dans cette boucle temporelle, nous nous rencontrons à la limite des univers. A cette heure, nos univers doivent se heurter et laisser un espace pour que tout le monde soit mélanger. Mais à 13h, nos mondes se re séparent et nous retournons dans nos univers respectifs.

-Mais quand à lieu la réunion ? demanda la seconde, comprenant légèrement ce que l'autre disait - ayant l'habitude avec le Docteur, des monologues techniques.

-Je ne sais pas à vrai dire. Je ne sais pas non plus quand à lieu le rebootage de la journée, j'ai essayé de rester éveillé toute la nuit pour le savoir, mais je finissais par m'endormir avant 3h du matin pour me réveiller vers 8h.

-Donc entre 3h et 5h - l'heure à laquelle je me réveille -, le jour recommence comme le précédent. Hier, j'étais là vers midi sur la place.

-Il faudrait qu'on essaie totalement, peut-être que ça nous aidera à trouver ce qui cloche.

Elles hochèrent toutes les deux la tête, heureuse d'avoir enfin une piste pour quelque chose.

-Je dois dire, avoua la seconde, j'ai parlé à certaines personnes au début de ce qu'il se passe.

-Moi aussi, tu sais. J'ai même enquêter au boulot pour savoir si ce n'était pas quelqu'un qui avait fait quelque chose.

-Au boulot ?

-Je travaille pour Torchwood ici. Je suis une scientifique, en quelque sorte. Quand j'ai voyagé avec le Docteur, j'ai appris plusieurs choses et j'ai pu acquérir des compétences en technologie avancée - pour ne pas dire extra-terrestre -, en science, en biologie aussi et un peu en mécanique.

-C'est vrai que de voir le Docteur pendu aux câbles du TARDIS entrain de bricoler je ne sais quoi sous la console …

-Oh, euh … pas vraiment pendu, ni en dessus pour moi. Je … Tu connais les régénérations ?

-Je les ai toutes vu. J'ai en quelque sorte été impliqué dans un événement, expliqua la seconde en voyant le regard interrogatif de la première. Je me suis retrouvée à devoir plonger dans la ligne temporelle du Docteur et à le sauver dans toutes ses vies.

-Alors tu n'as pas à vivre la surprise de la régénération.

-En fait, si. Quelques temps après, il a du se régénérer. C'était assez perturber. Passer du jeune homme assez fou à un vieil homme grincheux. C'était perturbant, même en sachant qu'il allait changé.

-Aouch, en effet, moi c'était le Docteur avec sa veste en cuir et ses grandes oreilles, qui s'est régénéré en un homme plus jeune et plus fou. Et plus dragueur aussi. Je pourrais te le présenter si tu veux. John, mon meilleur ami et partenaire ici, est sa métacrise humaine.

-Ouah, tu as des choses à me raconter aussi. Si on doit continuer à revivre la même journée, j'aimerais au moins que des choses changent et des histoires que je ne connais pas sur le Docteur, c'est tellement intéressant.

-Si ce que je pense est juste, alors la distorsion spatiale doit avoir lieu entre 12 et 13h. Ce qui veut dire qu'on a 15 à 30 minutes pour se parler de ce qu'on aura pu trouver sur la boucle temporelle et le reste du temps pour parler de nos aventures avec le Docteur.

-Avec plaisir. Et … je crois qu'il est temps de te dire à 'demain'.

La première rigola à la blague et, quelques secondes plus tard, elle disparurent l'une pour l'autre.

-Comme je te le disais hier, commença la seconde le lendemain autour du déjeuner, j'ai essayé d'en parler à des personnes chez moi. UNIT - je sais pas si tu connais -, mais j'ai aussi essayé d'appeler le Docteur. D'habitude, il répond toujours quand c'est moi, mais cette fois rien du tout. Même pas de répondeur automatique.

-Il a un téléphone maintenant ? C'est cool. Mais je pense que c'est normal que tu ne puisse pas l'appeler. Si mes observations sont correctes alors le TARDIS ne peut pas atterrir sans aide, actuellement, donc ton superphone ne doit pas pouvoir non plus l'appeler. On est coincé dans une boucle temporelle, pour le TARDIS, c'est comme un point fix où elle ne peut pas se rendre.

Elles continuèrent de parler encore de ce qu'elles avaient découvert, la première donnant les observations scientifiques et la seconde montrant la partie plus réaliste.

Elle parlèrent ensuite du Docteur et racontèrent une aventures qu'elles avaient eu avec le Docteur.

Juste avant 13h, elle se donnèrent rendez-vous à midi dans un nouvel endroit pour manger.

Et cela continua pendant encore quelques jours. Si on les comptait, alors on pouvait dépasser l'année désormais. Mais c'était encore et toujours la même journée qui se déroulait, sans grand changement autre que ceux provoqués par les deux jeunes femmes.

En plus de partager les aventures, elles avaient également commencé à s'apprendre des choses. La première avait donné des cours de sciences ou de mécaniques poussées. La seconde lui avait appris les langues ou le commerce.

Au bout de presque 400 fois la même journée, cependant, elles n'avaient pas encore trouvé de moyen d'éviter cela.

Durant ce temps, elles s'étaient donné rendez-vous à d'autres endroits, autant parce qu'elles se lassaient des mêmes restaurants, autant parce qu'elles voulaient savoir jusqu'où leur univers se rejoignaient. Les parc, les différents musées, … elles avaient pu voir qu'au moins tout Londres était concerné par cette distorsion spatiale.

Certains jours, elles s'étaient même rejointes à la piscine, après que la première est avouée être sujette à l'aquaphobie, la peur de l'eau. Pas de la pluie ou de voir de l'eau, mais plus particulièrement d'être immergée dedans. Alors, avec l'aide de la seconde, elle avait décidé de vaincre cette peur. Ca avait prit plusieurs heures, mais au bout du compte, au côté de cette nouvelle amie, elle avait vaincu cette peur.

Enfin, une amie.

L'une comme l'autre ne pouvait nier que ces réunions les avaient profondément rapprochées. Elles étaient devenues si proches qu'elles avaient commencé à ressentir un attachement très profond l'une pour l'autre. Ca aussi, ça les avait fait faire des recherches - sans en parler à l'autre. Elles voulaient comprendre pourquoi elles et pas quelqu'un d'autres. Elles n'avaient pas vraiment compris. Ce n'était pas en rapport avec le Docteur, puisque la métacrise se trouvant dans le monde au zeppelin était affecté, et tous ceux qui avaient un jour côtoyer le Docteur des deux mondes, l'étaient également. Elles deux étaient les seules à être conscientes de tout ça.

Le jour où elles comprirent leur lien, elles étaient à la piscine encore une fois.

Même maintenant qu'elles avaient en quelque sorte abordé tous les sujets du quotidien, elles trouvaient encore un moyen de trouver quoi dire. Et ça venait naturellement l'une avec l'autre.

-Avec le Docteur, j'ai l'impression de ne jamais être à la hauteur, commença la seconde.

-On ne te demande pas d'être parfaite. Encore moins avec le Docteur. Il a besoin de personnes naturelles. Parfois de personnes qui le garde en sécurité, aussi.

-J'ai le grognon asocial, je comprend ce que tu veux dire. Mais … c'est compliqué d'être avec lui. Il est toujours à fond et fait de son mieux chaque fois. Et moi à côté je ne suis qu'une professeur qui fait de son mieux pour paraître à l'aise.

-Je n'ai pa toujours été scientifique. Tu te souviens, je t'ai dit que j'était une vendeuse de magasin quand j'ai rencontré le Docteur. Je n'ai même pas eu mes A level à la base. Je les ai passé ici parce qu'il fallait un minimum de diplôme ici pour avoir la paix. Mais sinon, oui, même Jack, mon ami du 51e siècle, voyageur du temps et de l'espace depui très longtemps paraissait petit à côté du Docteur. Et pourtant, le Docteur à quand même besoin de nous. Pour lui faire voir une autre vision de l'Univers. A travers nos yeux, il peut voir ce qu'il manque. Et raison de plus avec ton grincheux.

-Ouais. Tu as raison. Je ne serais pas le petit chaperon rouge mangé par le Méchant Loup, je vais essayer de surmonter tout ça et être forte.

La première lui sourit, puis prit en compte ce que venait de dire la seconde. Elle était surprise et en même temps, il y avait quelque chose d'un temps lointain qui lui avait manqué. Le Méchant Loup. Bad Wolf.

A chaque fois qu'elle avait voyagé avec le Docteur, ces mots avait été annonciateur de quelque chose d'important. C'était un message d'espoir.

Ne se retenant plus, tant elle était heureuse, elle se jeta sur sa relative et l'embrassa. Elles tombèrent sous l'eau, mais continuèrent à s'embrasser. Passer la joie et l'euphorie qu'elle avait ressenti au début, c'était maintenant plus que ça. C'était leur envie respective qui prenait le dessus.

Après quelques secondes, elles remontèrent à la surface et se séparèrent en sortant de l'eau pour respirer.

-Pourquoi c'était ? demanda la seconde après avoir repris son souffle et ses esprits.

-Bad Wolf. Ca signifie qu'il y a de l'espoir. Et sans doute même qu'on approche du dénouement.

-J'ai souvent vu ces mots dernièrement. Je ne savais pas que c'était important.

-Je t'ai raconté l'histoire de la régénération du Docteur sur la Game Station. C'est là qu'est née en quelque sorte Bad Wolf.

-Oui, je m'en souviens maintenant. Alors ça voudrait dire que la boucle va bientôt s'arrêter ?

-Je ne sais pas, mais j'ai de l'espoir. Mais pour le baiser, ajouta la première en souriant, j'en avais envie donc …

-Moi aussi, sourit la seconde.

-Je dois dire, que c'est la première fois que j'ai autant envie de quelqu'un du même sexe que moi. Enfin, envie … pas romantique. Je …

-Ne t'inquiète pas. Je comprend, je vois quelqu'un en ce moment, même si ce n'est pas mon âme soeur, je l'aime beaucoup.

-Je suis amoureuse du Docteur. Ce n'est pas mon âme-soeur non plus, mais … Qu'importe son visage, je pense que je l'aimerais toujours. Mais j'avais envie de t'embrasser tellement.

Elle se rapprochèrent l'une de l'autre et s'embrassèrent encore, mais plus légèrement cette fois. Elle sortirent de la piscine en se tenant la main et rejoignirent le parking où elles allaient bientôt se quitter.

Elle se donnèrent rendez-vous le lendemain et se saluèrent.

-Comment tu as sû que l'homme avec qui tu es n'étais pas ton âme-soeur ? demanda la première, le lendemain, alors qu'elles s'étaient retrouvées sur Trafalgar Square.

-Il s'était blessé à la joue en se rasant. Je n'avais rien. Et toi ?

-Le Docteur et moi avons souvent eu des cicatrices, mais jamais les mêmes. C'est ça de vivre 2 ans avec lui.

-C'est peut-être aussi parce qu'il n'est pas humain ?

-Je ne pense pas. John, la métacrise du Docteur m'a avoué qu'il savait que le Docteur et moi n'étions pas âme-soeur. Il pensait même que ça pourrait être Donna son âme-soeur. Pas de façon romantique, mais de façon fraternel. Et en fait, je pense la même chose. John a fait recherche aussi si il existait des âmes-soeurs qui ne finissaient pas ensembles. Et ça existe. Un couple sur un milliard est en fait un couple d'âme soeur fraternel et non romantique.

-J'aimerais essayer si tu le permets ? proposa la seconde au vu de ce que sa relative venait de lui dire.

Après un hochement de tête de la première, la seconde prit le couteau de leur repas et se piqua le bout du doigt. Une fois que le sang eut fini de couler, elle releva la serviette qu'elle avait utilisé et avait montré le point rouge sur son index. Elle avait ensuite pris la main opposé de son vis à vis et regarda l'index. Avec un grand sourire, elle montra leurs deux indexs avec le même point rouge :

-Un sur un milliard. Et bien, on en connaît deux maintenant.

La première la regarda en souriant également et se pencha vers elle pour l'embrasser.

Avec toutes les expériences qu'elle avait eu au cours de sa vie et avec ses voyages auprès du Docteur, elle a appris à dire des choses avec les yeux que d'autres perdent du temps à dire avec des mots. Et toute l'affection qu'elle ressentait pour l'autre était présente dans son regard. Elle aimait toujours le Docteur, mais elle adorait sa relative profondément. Et si l'Univers avait mis cette épreuves pour qu'elles se rencontrent, alors c'était juste magnifique. Car sans doute que l'Univers et le Destin avaient également des plans pour qu'elles restent ensemble - sans boucle temporelle.

Et si … la réponse était si simple, qu'elles n'y avait même pas pensé. Enfin, si elles y avaient pensé d'une certaine manière. Elles avaient pensé au Docteur et à John. Mais si ça se trouve, après la réalisation qu'elles étaient âme-soeur et que c'était un plan pour les rassembler, elles n'avaient en réalité qu'à trouver un moyen de se rejoindre. Et la première en avait un. Le Canon Dimension qu'elle avait mis au point la dernière fois qu'elle avait voulu rejoindre le Docteur. Certe ça ne fonctionnait plus avec les deux mondes complètement scellés, mais maintenant qu'ils y avait des distorsions spatiales, peut-être qu'elle pourrait rejoindre l'autre dans son monde. Non, elle voulait rejoindre son monde d'origine. Elle n'enlèverait pas celle qu'elle avait appris être son âme-soeur de sa vie. Elle n'aurait qu'à dire au revoir à tout le monde. A laisser un message pour ceux qu'elle ne verra pas. Et avec de la chance, le lendemain elle pourrait être auprès de ceux que le Destin lui avait donné.

Elle donna rendez-vous le lendemain à Canary Wharf, lui expliquant rapidement ce qu'elle voulait faire. Elle n'avait besoin que de la distorsion à son point culminant, et comme le trous d'origine se trouvait dans la Tour de Torchwood c'était plus simple.

Elles profitèrent du reste de l'heure ensemble et se dire s'embrassèrent pour se dire au revoir lorsqu'il fut temps pour elles de se séparer.

Pour la fin de la journée, dans le monde du Docteur, la seconde se fit une liste mentale - puisque les listes papiers et sur téléphone disparaissaient avec le reboot de la journée - de ce qu'elle devrait faire le lendemain. Elle devrait prévenir l'école de son absence - comme tous les 'jours' depuis la boucle - UNIT qu'elle aura besoin d'aller à Canary Wharf, dans l'ancien bâtiment de Torchwood. Elle se prépara mentalement à cette réunion définitive avec sa réelle âme-soeur.

Dans le monde rempli de zeppelin, la première alla à Torchwood et commença à faire les repérages de ce qu'elle devrait réparer sur le Canon. Ce qui fait que le lendemain à 5h - l'heure où elle se réveilla - elle fit plusieurs enveloppes pour sa famille pour leur expliquer la situation et ce qu'elle allait faire. Et à 7h elle était déjà à Torchwood avec ses affaires, prête à partir. Elle croisa Pete et lui expliqua la situation en lui disant que si elle ne revenait pas, il devrait donner les enveloppes à tout le monde.

-Je n'ai jamais eu ma place ici. Mon existence ici n'est pas naturelle. L'Univers et le Destin m'ont envoyé un signe que j'avais un moyen de rétablir les choses. Et il m'a fallut plus d'un an pour m'en rendre compte. Un an à vivre la même journée. Maintenant, je ne détournerais plus les yeux aux signes qu'on m'envoie. Je suis désolée.

Après cette tirade, elle se remit aux modifications et réparations du Canon Dimension. Cette fois ça devrait être plus facile de passer d'un monde à l'autre. Quand midi sonna, elle regarda autour d'elle, mais son âme-soeur n'était toujours pas là. Mais elle ressentait au fond d'elle qu'elle était proche. Quelques instants plus tard, les portes s'ouvrir sur les cheveux bruns de celle qu'elle avait appris à connaître durant ce jour sans fin. Toutes deux portaient les mêmes vêtements que lorsqu'elles s'étaient rencontrées. L'ensemble noir pour la seconde et la robe pour la première. Sur le chemin, la seconde avait été acheté une rose rouge pour l'autre. Cette fameuse fleur qui leur avait permit de se rencontrer. La première l'attacha dans ces cheveux blonds.

Elle sourit puis se remit à travailler sur les dernières vérifications. Elle tendit une paire de lunette spéciale à la seconde et en mit une elle-même.

-Quand nous étions ici la dernière fois, le Docteur avait remarqué que le Void ou du moins le passage à travers du Void laissait des particules. Tu ne peux pas les voir à l'oeil nu, mais avec des lunettes bleu et rouge le Docteur avait pu les voir. Nous les avons modifié et maintenant on peut voir les particules ainsi que les trous spatials. Je suis idiote de ne pas y avoir pensé plus tôt. Dès que je savais que tu venais de l'autre monde au moins. Mais bon, je ne regrette pas vraiment le temps qu'on a passé ensemble. Enfin. Si tu regardes correctement la plupart des particules ici sont bleues, la couleur de mon monde, mais toi tu as des particules rouges et moi aussi, puisque je viens de ton monde. Les particules bleue ne te touchent pas, ce qui signifie tu es toujours dans ton monde. Avec le Canon, je vais en fait créer un trou entre nos deux mondes. Ce qui fera que je serais de ton côté lorsque la distorsion s'arrêtera.

-Et si ça ne fonctionne pas ?

-Ca va fonctionner. J'y crois. On saura si j'ai passé le trou si mes particules deviennent plus sombres l'espace d'un instant. C'est pour ça que j'ai besoin de toi. Maintenant, je pense que le moment parfait serait juste avant 13h. Essayons à 55 pour voir si ça fonctionne et le temps que mon corps s'habitue au changement ça devrait le faire.

Elles patientèrent en parlant, puis, à moins 10, la première demanda à la seconde de se mettre derrière la chambranle de la porte qui se trouvait dans la pièce.

La jeune femme en robe se plaça calmement derrière le canon et appuya sur le bouton. Une ombre se forma entre elles deux, dans l'espace ouvert de la porte.

Pour essayer, la seconde avait repris la fleur qu'elle avait acheté le matin même et la jeta à travers l'ombre. De l'autre côté, la première la rattrapa et vis le changement de couleurs des particules. Elle rattacha la fleur à ses cheveux et marcha à travers l'ombre. Elle sentit un léger changement de température, léger mais bien présent, puis elle fut de l'autre côté. Elle regarda l'ombre puis ces mains. Elle ne voyait pas de changement significatif, mais le sourire de la brune lui fit dire que tout c'était passé comme voulu.

Elles ne purent s'empêcher l'une et l'autre, de fermer les yeux lorsque sonna 13h. Mais pas de gong. Ni pour l'une, ni pour l'autre. Quand elles rouvrirent les yeux, elles se trouvaient toujours face à face. Elles se sautèrent dans les bras, s'embrassèrent et se réjouirent du succès. Elles vérifièrent aussi avec les lunettes qui se trouvaient toujours sur le nez et le monde n'était plus bleu, mais rouge. Rouge comme la couleur de cette rose sur la tête de la blonde.

Elles sortirent du bâtiment et virent UNIT attendant devant les portes.

Elles sourirent, heureuse que les choses soient enfin résolues et qu'elles se retrouvent au final dans le même monde.

Elles passèrent le reste de la journée ensemble et la seconde invita l'autre à dormir chez elle.

Lorsqu'elle se réveilla le matin suivant, la brune eut peur que ce soit le mêm jour qui recommençait. Sa maison était silencieuse, sans vie. Elle se précipita dans la chambre d'ami et fut heureuse lorsqu'elle vit le changement important. Une belle blonde dormait là. Son âme-soeur était réellement de retour dans son monde d'origine et avec elle. Même si elle était rassurée, elle appela tout de même UNIT pour avoir des nouvelles et ils confirmèrent aussi que c'était bien une nouvelle journée qui commençait.

Comment ne pas être heureux aujourd'hui.