Plusieurs semaines sont passées depuis notre week-end à Londres. Nous avons refait quelques sorties les week-end, avec nos amis aussi. J'ai enfin pu m'amuser, prendre une cuite, danser toute la nuit. Nous avons tous constaté que sortir du côté moldu est bien plus simple, on ne nous connaît pas, on ne nous colle pas, on ne nous juge pas non plus. Mes angoisses et mes peurs se sont peu à peu dissipées. Je reprends confiance en moi, je reprend le contrôle sur moi. Et tout ça, c'est grâce à Drago. Il m'a beaucoup soutenu, a subi mes peurs, mes angoisses, mes doutes, mes colères, mes pleurs parfois. Il a été mon confident, mon psy, mon professeur des plaisirs, mon exutoir et mon échappatoire. Il m'a laissé l'aider aussi, il m'a confié ses peurs, ses plus horribles souvenirs qui le tourmentent depuis des années, ses doutes sur son avenir dans le monde sorcier. En fait nous nous sommes soutenu l'un et l'autre pour remonter la pente. Aujourd'hui nous allons mieux, nous sommes de vrais amis, avec des bonus disons. Notre promotion de huitième année est en quelques sortes une famille pour nous tous. Nous avons intégré les serpentards et ils nous le rendent bien. Je crois que Terry et Neuville s'entendent plus que bien d'ailleurs ... Hermione et Ron sont au courant de ce qu'il se passe avec Drago. Le pauvre a failli s'étouffer au début, mais maintenant ça va mieux, je pense que sa complicité avec Blaise aide beaucoup aussi. Hermione m'a déjà demandé ce que je ressentais pour Drago. Je ne sais pas vraiment. Je suis bien avec lui, tout se passe bien, on s'entend à merveille, nous sommes très complice et carrément fusionnel pour ce qui est du plan sexuel. Je ne me pose pas la question, nous profitons de la vie comme elle se présente et c'est la seule chose qui importe.

Ce soir nous avons décidé de sortir et de faire la fête. Il est presque 18h00 lorsque les gars et moi revenons du terrain de Quidditch. Il est temps de se préparer, nous avons réservé une table pour 19h30. Je sors de la douche et mate ouvertement mon coloc qui prend ma place. Je tente de faire quelque chose avec mes cheveux, mais bien entendu, c'est inutile. Je sors de la salle de bain et cherche la tenue idéale pour ce soir. Je me sens d'humeur charmeur, j'ai envie d'être un peu mieux apprêté que d'habitude. Je sors mon jean slim huilé noir, une chemise bleu-gris pâle à cole mao ( Drago déteint sur moi, je ne savais même pas que les col avaient des noms), des chaussures de ville en cuir noir montantes et ma veste en cuir noir. Je m'habille en laissant les deux boutons du haut ouvert. Je me regarde et le reflet me plaît vraiment. Je me vois enfin tel que je suis et je n'ai pas à rougir de mon apparence. Je suis svelte et souple, il y a quelque chose de félin. J'ai vraiment de beau yeux, merci maman. Je souris tristement en me disant qu'elle ne verra jamais cela. J'ai fais corriger ma vue il y a deux semaines, c'est ma première sortie depuis. C'est vrai que j'ai bien plus d'assurance sans, plus rien n'échappe à mon regard, plus de risque de les perdre ou les casser et de ne plus rien voir. Les deux dernières semaines ont quand même été un peu compliquée étant donné que mes yeux devaient se remettre et s'habituer, cela ne fait que deux jours que je vois parfaitement bien. Les mots de tête ont disparus. Un fin sourire étire mes lèvres. Je me sens bien.

- Alors Dom Juan ? Prêt à faire chavirer des coeurs ?

- Je déborde d'impatience ! Tu te rends compte ?! Je vois à la perfection !? C'est incroyable. Et tu avais raison, je suis irresistible.

Je lui lance un sourire insolent et une oeillade aguicheuse.

- J'ai hâte de te voir en chasse ce soir ...

Il me sourit d'un air provocateur, oh oui j'ai bien l'intention de plaire ce soir.

Je l'ai observé toute la soirée et, par Salazar, j'ai fichtrement bien accompli ma mission. Harry est confiant, fier, dans le contrôle, ses angoisses ont disparues, il a un charme fou, mais surtout, il rayonne de bonheur. Je retrouve enfin le garçon solaire qu'il était avant la guerre mais en mieux, il est plus mature, plus calme, serpentard a enfin déteint un peu sur lui, même s'il reste un indécrottable gryffondor. Le regard des autres glisse sur lui comme l'eau sur les plumes d'un cygne, cela ne l'atteint plus, il arrive à dire non, à s'imposer, à répondre avec véhémence lorsque ces mêmes personnes ne comprennent pas. Les élèves se sont calmés, ils ont compris, Harry est un homme indépendant, il sait ce qui est bon pour lui. Je suis fier du travail accompli, mais surtout fier de lui. Nous finissons notre repas dans la joie et nous dirigeons vers un bar de nuit, la musique est forte et entraînante. Les jeux de lumières rendent les mouvements sensuels. Nous nous installons à une table et commandons deux tournées. Nous discutons et trinquons à nouveau à notre amitié absolument improbable. Hermione et Pansy sont plongées dans un discussion concernant le dernier livre d'un certain Stephen King, Sac d'os il me semble, Neuville et Terry ne se lâche pas des yeux, Harry parle de Quidditch avec Blaise et Ron, Seamus et Dean sont rentrés directement, je crois que ces deux là avaient besoin de se retrouver seuls. Je surveille tout ce qu'il se passe autour de nous, les gens, les mouvements. Je ne serais jamais vraiment serein je pense. Je vois un groupe de filles au regard insistants sur nous, je comprend que nous les intéressons, c'est vrai que Harry et moi sommes sublimes, Blaise est canon et Weasley est pas mal non plus. Y en a pour tous les goûts. Hermion et Pansy captent ces regards et foudroient des yeux ces demoiselles sans gêne. Ron et Blaise c'est chasse gardée. Cependant Harry décide d'aller au bar commander à boire. Tout en sirotant mon verre de Whisky, je l'observe du coin de l'oeil, je vois l'une des filles se diriger vers lui. Ils semblent discuter et rire ensemble. Mais je constate qu'elle se tend quand elle se fait rejeter avec douceur. Je souris, et oui ma chère, il joue pour l'autre camp. Il va pour revenir quand elle le rattrape et lui glisse un verre dans les mains. Ils trinquent et continues de discuter au bar. Je me détourne un instant, interpellé par Hermione. Quand je cherche a nouveau le beau brun, il a disparu de mon champ de vision. La fille aussi, je préviens Hermione et Blaise. Je le sens pas. Y a un truc louche. Ils me disent la même chose : je suis parano et peut être un peu jaloux ... Je réfléchit un instant et me rend compte que oui, je suis un peu jaloux en effet, alors qu'il n'y a aucunes raisons, c'est une fille. Mais une petite voix me répète que quelque chose cloche.

C'est fou ce qu'il fait chaud ! Et cette fille est collante, pourquoi ne veut elle pas comprendre que je suis pas attiré ni par elle ni par les femmes. Je me sens lourd tout d'un coup, comme si j'avais bu un verre de trop, mais je me sens pas bien, ça tourne

- Drago ..

- Non chéri, moi c'est Cassi

- Je veux Drago, je me sens pas bien.

- Tu n'as pas besoin de lui chéri, je suis là moi. Tu vas voir je vais te faire du bien.

- Non, je veux Drago ... Me touche pas ...

Ma voix est faiblarde, je n'arrive pas vraiment à lutter contre la drogue qu'elle a certainement mis dans mon verre. Je n'arrive même pas à paniquer suffisamment pour perdre le contrôle de ma magie et prévenir Drago. Je tente de me concentrer sur lui, je n'arrive pas à atteindre ma baguette dans ma poche intérieur, Drago aide moi ... Je me retrouve allongé dans un lit, où suis-je ? Comment je suis arrivé ici ? Je suis toujours dans les vapes je comprends pas ce qu'il se passe.

- Drago ?

- Non c'est Cassi !

Elle me crie dessus et me gifle.

- Tu es un vilain garçon, mais tellement sexy ... Tu vas adorer la suite chéri ..

Je tente de me relever rapidement, mais je ne peux presque pas bouger. Je sens l'air froid sur ma peau, je baisse les yeux et constate que je suis en caleçon, elle est en train de se déshabiller mais ma vision est toujours trouble. Tout mon être me hurle de faire quelque chose, je sens la panique arriver, Merlin merci ! Je hurle intérieurement, Drago, viens me chercher ! Je suppli dans ma tête s'il te plaît, s'il te plaît ! Drago ..

- Tu vois regarde comme tu aimes ce que je te fais chéri,

Je ne sens pas grand chose de toute façon, je suis totalement amorphe, seules quelques larmes coulent le longs de mes joues. Je pleure en silence mon impuissance face à la situation, je vais me faire violer .. Je pourrais rien faire ... J'ai été trop confiant, en moi, en l'être humain, j'aurais du vérifier mon verre, vérifier celui qu'elle m'a offert, Je suis si naïf ... Drago viens me sauver, je t'en suppli. Je sens ses doigts s'aventurer sur la bosse de mon entrejambe encore couverte, elle se place à califourchon sur moi et tente de m'embrasser, mais je résiste, je tourne la tête, je refuse qu'elle me prenne ça. Je sens ses doigts se serrer sur mon érection, ça me dégoute, je ne veux pas, Drago aide moi ... Ses cheveux frôlent mon visage, mon torse, des frissons me glacent le sang, je suis tétanisé, Drago, pardonne moi ... Je n'y arrive pas, je n'arrive pas à résister, à me défendre, à me débattre, s'il te plaît pardonne ma faiblesse ...

Je fouille le club, peut être que les videurs ont vu quelque chose.

- Bonsoir messieurs, auriez-vous vu un grand brun, les cheveux en bataille, les yeux verts, habillés avec un pantalon noir et une chemise grise sortir du bar ?

- Oui tout à fait, il était accompagné d'une jeune femme. Il avait l'air bien soul.

- Vous connaissez cette jeune femme ?

- C'est une habituée oui, elle habite pas très loin, pourquoi toutes ses questions ?

- Parce qu'il ne la connaît pas, il l'a rembarré tout à l'heure. Par où sont-ils partis ?

- Vous prenez à droite dans 200 mètres à peu près.

- Merci.

Je file dans la direction indiquée quand je la sens, enfin. Par Godric merci ! Il a perdu le contrôle de sa magie, je sens sa peur, il me cherche, je le sens au fond de moi, il a besoin de moi. Je sors ma baguette discrètement et suit les traces de sa magie. J'arrive devant un immeuble , je déverrouille la porte d'un sort et monte les escaliers, je vérifie chaque étage. Je le sens, il est au bout du couloir. J'essaye d'ouvrir la porte, elle n'a pas verrouillé, quelle idiote ! Je rentre en trombe et entends des bruits, un stupefix plus tard, elle est hors jeu à même le sol. Mon coeur se brise devant cette vision atroce. Harry a les bras ligoté à la tête de lit, le visage ruisselant de larmes et il gémit mon prénom comme un appel à l'aide. Je me rapproche doucement de lui et tente de capter son regard, je détache ses poignets

- Harry, tout va bien, je suis là maintenant, elle ne te fera plus de mal. Je suis là, pardonne moi d'avoir mis autant de temps.

- Drago ?

- Oui c'est moi, je suis là, tout va bien maintenant.

- Ramène moi...

- Oui je te ramène.

Je le rhabille d'un coup de baguette, efface les souvenirs de la moldue qui gît au sol après lui avoir balancé un coup de pied ou deux dans les côtes et dans la gueule. Elle mérite pire que ça, mais je n'ai pas le temps. Je prends mon précieux chargements dans mes bras, il se pend à mon cou.

- Je vais transplaner Harry, tu es prêt ?

Il hoche doucement la tête. Nous nous retrouvons aux portes de Poudlard, je remonte rapidement en le serrant contre moi, sa tête vient se nicher dans mon cou et respire mon odeur, je sais que ça l'apaise. Je sens sa respiration se calmer doucement.

Une fois rentrer je me dirige vers nos dortoirs, tous nos amis sont réunis dans la salle commune, d'un signe de tête tous comprennent, je vais d'abord m'occuper de Harry, je leur expliquerais plus tard.

- Harry tu es gelé, tu veux prendre un bain ?

Il hoche à nouveau la tête, mais s'accroche encore plus à moi. Je m'assois et l'assois sur mes genoux. J'enlève mes chaussures et ma ceinture, pose ma baguette à côté de moi. Je lui retire également sa veste et ses chaussures, je le sens s'accrocher encore plus, ses ongles se plantent dans mes épaules.

- Je n'enlève pas plus Harry, mais il faut enlever ta ceinture sinon elle sera fichu. Tu peux le faire ou tu veux que je le fasse ?

Il se tend contre moi,

- Toi ..

Son murmure est à pein audible. Je suis fou de rage mais surtout tellement inquiet. Je ne peux rien faire contre cette drogue, je ne sais pas ce que c'est .. Un bézoard !

- Accio.

J'attrape le bézoard et le présente à Harry,

- Ouvre la bouche, c'est un bézoard, cela va dissiper les effets de la drogue. Tu te sentira mieux après.

Il obéit, je lui retire sa ceinture, je passes mes mains sous ses jambes et le porte jusqu'à la salle de bain des préfets, à côté de notre dortoir. L'eau est déjà chaude et une légère odeur de menthe et de citron flotte dans l'air, merci Granger. Je m'avance vers le bassin et nous y plonge doucement tous les deux, je le garde tout contre moi. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés dans l'eau, mais je lui ai murmuré des paroles rassurantes, des mots doux, des compliments, d'une voix douce. Je l'ai senti se détendre au fur et à mesure. J'ai pu lui caresser le dos gentiment, dessinant des arabesques imaginaires.

- Pardonne moi ...

- Comment ?! Mais enfin Harry tu n'as rien a te faire pardonner, c'est moi ! Je suis désolé de ne pas être arrivé plus tôt... Je n'aurais pas dû te lâcher des yeux, Je sentais que cette fille n'était pas nette, mon instinct me l'a crié, cela n'aurait jamais dû arriver. Je suis tellement désolé..

- Ce n'est pas ta faute, j'aurais dû vérifier, j'aurais dû me méfier. Sauf que je reste un éternel optimiste. Je suis si faible, j'étais impuissant ...

- C'est fini Harry, je serais toujours là pour toi Harry. Tu le sais non ?

- Oui.

Il se pelotonne encore plus contre moi.

- On va dormir ?

Il hoche la tête, toujours dans mes bras. Je sors et je ne nous sèche d'un coup de baguette. Une fois dans la chambre, je me m'assois sur le lit à nouveau

- Harry ? Il faut que tu enlève ses vêtements pour dormir, je vais te donner ton pyjama, tu veux aller te changer dans la salle de bain ?

- Non .. Toi ..

- Tu veux que j'enlève tes vêtements et que je me mette ton pyjama ?

- Oui ...

J'attire un pyjama propre et un caleçon à moi et les poses à côté je me retourne et le dépose délicatement sur le lit, je lui enlève sa chemise, son pantalon, son caleçon et ses chaussette, le tout avec une douceur infinie sans jamais lâcher ses yeux, un sourir rassurant sur les lèvres, je le sent se tendre avec l'air froid. Je lance un rapide sort de nettoyage, pour retirer toute trace de cette abominable harpie, avant de lui remettre un caleçon propre et son pyjama. Je rabat la couette sur lui et caresse son doux visage. Je le sens fatigué mais apaisé, il frotte sa tête contre ma grande main et ronronerait presque, il me fait vraiment penser à un chaton.

- Dors, je veille sur toi chaton. Tu es en sécurité.

- Chaton ?

ses yeux sont presques fermés mais un début d'insolence se peint sur son visage à l'entente de ce surnom affectueux.

- Oui, exactement. Bonne nuit chaton.

Il se pelotonne contre moi dans la couette.

- Bonne nuit Drago...