Prompto ne savait pas depuis combien de temps exactement Noctis était assis sur le ponton de bois, ses jambes dans l'eau (il avait au moins pris le soin de retirer ses baskets et ses chaussettes), à attendre que le poisson de ses rêves morde enfin à l'hameçon. Le jeune photographe avait tout de même eut largement le temps de faire le tour du chalet et de ses environs – il n'irait pas plus loin par peur de croiser des bêtes sauvages – pour prendre tout ce qu'il voyait en photo, que le brun n'avait toujours pas attrapé le moindre petit être aquatique.
— Noooooct, se plaignit-il en revenant sur le ponton en traînant presque des pieds. J'en peux plus d'attendre, j'ai trop faim… !
— Excuse-moi, mais je ne suis pas Léviathan, répliqua immédiatement son ami pêcheur d'un ton incroyablement sérieux, mais fort heureusement non agressif. Je peux pas faire venir les poissons d'un simple claquement de doigts.
— Quel piètre pêcheur.
— T'as qu'à le faire toi, si t'es si doué !
— Non merci ! Mon domaine à moi, c'est la photo !
A ces mots, Prompto s'arma à nouveau de son vieil appareil, et cadra son image pour capturer une silhouette qu'il n'avait jusqu'alors jamais osé prendre en photo par peur de passer pour un fou aux yeux du Prince, ou un autre de ces paparazzi dérangeants. Sous les protestations amicales de Noctis quand le jeune homme appuya sur la molette, le blondinet, tout sourire, vint s'asseoir en tailleurs à côté de son ami pour lui montrer le nouveau cliché.
— Regarde ! argumenta-t-il en penchant l'appareil en direction du brun. La lumière est superbe !
Le Prince, qui était véritablement intrigué mais surtout parce que Prompto ne lui avait jusqu'alors jamais montré ses photos, se pencha légèrement sur l'appareil dans le but de contempler à son tour l'image. Un sourire en coin réprobateur étira ses lèvres tandis qu'il vit sa silhouette fièrement posée au bord du ponton, à attendre sagement le poisson de ses rêves. Mais il devait tout de même admettre que son ami avait un véritable œil de photographe : comme il l'avait si bien fait remarquer quelques secondes plus tôt, la lumière était véritablement belle, et mettait même son image en valeur. On aurait dit que Noctis était une sorte de divinité entouré d'un paisible halo de lumière.
— Mouais, j'avoue que c'est pas mal, complimenta le Prince avant de se remettre sérieusement à son activité, sans quoi ils n'auraient rien à manger pour le déjeuner.
— Ouais ! se réjouit le jeune homme à ses côtés en levant théâtralement un poing fier de lui dans les airs. Content que ça te plaise !
Noctis leva un instant les yeux en direction du jeune homme à ses côtés, et un sourire charmé étira ses lèvres l'espèce de quelques secondes. Tout comme lui, Prompto avait pris le soin de retirer ses chaussures et les avait déposées à côté des siennes à l'entrée du ponton de bois. Ainsi, le blondinet avait laissé ses pieds pendre dans l'eau, qu'il remuait frénétiquement en contemplant la tonne de photo qu'il avait dû prendre, à la manière d'un enfant surexcité. Les rares rayons du soleil faisaient littéralement rayonner sa chevelure d'or dressée étrangement vers le ciel, défiant ainsi la gravité, mais faisaient adorablement ressortir les tâches de rousseur sur ses joues et ses épaules. Et Noctis ne put s'empêcher de le trouver mignon.
Surpris de penser une telle chose, le brun s'empressa de se focaliser à nouveau sur la surface du lac, qu'il fixa avec de gros yeux.
— Alors ? lança tout à coup Prompto à ses côtés. Toujours rien ? C'est que j'ai faim, moi…
— Ils finiront bien par arriver, soupira Noctis face à l'impatience de Prompto, mais son propre estomac le trahit à ce moment-là et il pria pour que son ami ne l'ait pas entendu. Tu sais, la pêche, c'est avant tout une épreuve de patience.
— Ouais, bah moi, j'aime pas attendre.
Dépité, Prompto se laissa tomber doucement sur le dos, et admira, un bras posé nonchalamment sur son front, les cieux alors cachés par le feuillage émeraude des arbres. Son âme de photographe reprit tout à coup le dessus, et le jeune homme ne put s'empêcher de capturer le sublime cliché qui se dessinait divinement sous ses yeux émerveillés. Cet endroit était véritablement une mine à trésors pour un jeune photographe comme lui.
Tout à coup, le jeune homme se redressa sur ses coudes, lançant un regard à la fois et curieux et paniqué autour de lui. Il était certain d'avoir entendu un bruissement non-loin, suivit d'un petit gémissement ressemblant au cri d'un animal… Ou d'une bête féroce. Fronçant les sourcils de concentration, Prompto balaya la zone au-delà du ponton à la recherche de la chose qui avait bien put produire un tel son, mais il ne vit et n'entendit rien de plus.
Haussant les épaules car il pensait avoir simplement rêvé (la faim devait aussi lui jouer des tours), le blondinet se prépara à reprendre sa position initiale, lorsque le cri retentit à nouveau, et bien plus puissamment cette fois-ci.
— Dis, Noct, engagea le jeune homme sur un ton presque apeuré. T'as pas entendu quelque chose ?
— A part toi qui te plains sans arrêt, non.
— Je suis sérieux.
— Moi aussi.
Le gémissement retentit de plus belle, au double, et Noctis dut bien à l'évidence avouer qu'il l'avait entendu à son tour. Fronçant les sourcils, le jeune homme abandonna sa canne à pêche un instant, arrivant à la caler par une incroyable technique entre deux planches de bois du ponton et se redressa prudemment. Là, il partit à pas de loup en direction de la provenance du cri, mais Prompto lui agrippa soudainement la cheville à deux bras et l'enserra contre son torse.
— Mais qu'est-ce que tu fous ?! brailla le brun en lançant un regard désapprobateur – mais aussi curieux – à son ami qui refusait obstinément de lâcher prise sur sa jambe.
— Et si c'était une bête sauvage ?! expliqua le blondinet en resserrant davantage sa prise avec plus de poigne. Je me le pardonnerai pas s'il te mordait… ou pire, s'il te bouffait !
— Je sais me défendre, figure-toi. Ça sert à ça les entraînements de Gladio. Et si t'es si inquiet pour moi, t'as qu'à venir pour être mon garde du corps personnel.
— Tu veux dire pour servir d'appât et attirer la bête, bouda Prompto en le serrant toujours avec plus de force, ce qui fit presque grimacer son ami de douleur.
— Qui te dit que c'est vraiment une bête féroce ?
— T'as même pas cherché à démentir ce que je viens de te dire !
Sans un mot de plus, le brun parvint enfin à s'extirper de la poigne de Prompto et poursuivit son petit bout de chemin à pas lents en direction d'un buisson non-loin, tout proche de leurs chaussures en vérité. Là, le Prince du Lucis s'accroupit sans un bruit, sous le regard inquiet de Prompto qui n'avait pas bougé d'un millimètre, posé dans une pose tout à fait dramatique, à moitié étendu sur le ponton de bois, une main vaine levée vers son Prince.
Enfin, Noctis se décida à écarter le feuillage du buisson. Prompto, qui n'osait toujours pas bouger, tenta de déchiffrer toutes les expressions faciales de son ami pour tâcher de comprendre ce qu'il avait sous les yeux. Tout d'abord, ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Puis, ses sourcils se froncèrent, comme concentré. Et enfin… Quoi ? C'était quoi exactement comme expression, ça ? Un sourire suivit d'une étincelle étrange dans ses pupilles célestines et des sourcils étonnement relevés. Mais qu'est-ce que c'était que cela… de la tendresse ?!
— Prompto, l'appela-t-il en se tournant enfin vers lui après être passé par bon nombre d'émotions, tu devrais venir voir ça…
— Ca craint rien ? demanda tout de même le jeune homme, qui avait peur de subir une blessure trop grave.
— Dans l'état dans lequel il est le pauvre, ça risque pas.
Finalement, la curiosité prit largement le dessus sur la peur qui lui paralysait les muscles, et le blondinet quitta sa posture de dramaturge pour aller se placer aux côtés de Noctis. Une expression semblable à la dernière analysée sur son ami tira subitement les traits de son doux visage à la vue de la petite chose qui était recroquevillée tragiquement sur elle-même… et Prompto ne put contenir un petit gémissement attendrit.
— Mais qu'est-ce qu'il fait là, lui ? se questionna à voix haute sur un ton étrangement plus aiguë que d'ordinaire le jeune photographe en s'accroupissant aux côtés du brun, tout en tendant les bras en direction de la créature.
Cette dernière émit un couinement adorable, sans doute de protestation et de peur cependant, lorsque Prompto tendit les mains dans le but de s'en saisir. Là, il le prit doucement dans ses bras comme s'il s'était agit d'un nourrisson, et commença à le bercer tout comme il l'aurait fait avec son propre enfant, en lui parlant d'une manière douce. Noctis ne perdit pas une seule miette de la scène, fixant son ami avec des yeux agrandis par la surprise.
— Mon pauvre petit Chocobo, ronronna Prompto qui avait laissé s'envoler la peur au loin à la vue de la petite créature jaune. Mais qu'est-ce que tu fais aussi loin de ta maman ?
— Il est peut-être blessé ? hasarda Noctis en se penchant à son tour sur l'animal dans les bras de son ami.
Lorsque la tête du brun arriva dans le champ de vision du bébé Chocobo, ce dernier grogna tout à coup de mécontentement sur le Prince, tandis que ses plumes se hérissèrent d'elles-mêmes. Puis l'adorable créature se blottit à nouveau dans les bras de Prompto, qui laissa s'échapper un nouveau gémissement attendrit, comme s'il cherchait un petit peu de réconfort.
— Mmmh, je crois qu'il t'aime pas, devina aisément le blondinet tout en adressant un regard désolé à son ami.
— Et je crois qu'il t'a pris pour sa mère, déclara Noctis du ton le plus sérieux que soit.
— Non ?! Tu crois ?! Mais je saurais même pas m'en occuper !
— Tu as pourtant l'air d'avoir un très bon instinct maternel, à le couver comme tu fais.
Prompto sentit immédiatement le rouge lui monter aux joues à ce commentaire, et une petite moue boudeuse prit place sur les lèvres en forme de cœur.
— Mouais, bah… faut bien que quelqu'un le fasse, s'il a plus de maman !
Le jeune homme dévisagea un instant le Prince de haut en bas, et il déclara, après mûre réflexion et sur le ton de l'humour :
— Et bien, si je suis la mère, alors toi, tu seras son père.
— Vu comme il me déteste déjà, c'est bien parti pour.
Cette simple réplique eut pour effet de rendre les joues de Prompto encore plus rouges qu'elles ne l'étaient déjà. C'était assez déroutant de se dire que, aux yeux de ce petit Chocobo, Noctis et lui formaient un couple. Et puis quoi encore ?! C'était déjà très bien d'avoir un Prince pour ami, pourquoi le blondinet chercherait-il à ce qu'il soit plus que ça ?! Non, et puis, deux garçons ensemble… Bah, ce serait tellement mal vu ! Et de toute façon, le jeune homme n'était même pas sûr d'aimer les garçons… Attend, mais pourquoi un simple commentaire, sur le ton de l'humour en plus, le chamboulait à ce point ?!
— Mais du coup, il est blessé ou pas ? reprit le Prince sur un ton plus sérieux.
Prompto ne le lui dirait jamais en face, mais il le bénit intérieurement à cet instant présent de l'avoir aidé à stopper le cours de ses pensées qui divaguaient bien trop loin à son goût, et qui le rendait mal à l'aise.
Sentant que le petit Chocobo doré prenait de plus en plus ses aises dans ses bras fins mais légèrement musclés, le jeune homme attendit que le petit commence à s'endormir après d'autres berceuses et caresses. Cela fait, Prompto lui souleva légèrement une aile et constata que l'une de ses pattes était brisée.
— J'imagine que tu t'y connais pas assez bien en Chocobo pour le soigner ? questionna Noctis par-dessus son épaule, qui avait remarqué la blessure tout comme son ami.
— J'aime énormément ces bêtes, approuva le blondinet en se mordant la lèvre inférieure avant de jeter un regard attendrit au petit bout blottit dans ses bras, mais oui, je suis pas spécialiste des Chocobos, et encore moins vétérinaire.
— Bon, et bien, j'imagine qu'il ne nous reste plus qu'une chose à faire, soupira le brun en allant chercher ses baskets.
Puis, sans dévoiler le reste de son plan, le Prince du Lucis s'empressa de prendre possession de sa canne à pêche, qu'il rangea presque à contre-cœur dans le coffre de la Regalia, tout cela sous le regard attentif et interrogateur du jeune photographe.
— Monte dans la voiture, je te rejoins de suite, le temps de récupérer nos dernières affaires.
— On s'en va ? comprit instantanément Prompto en fixant son ami disparaître dans le chalet sans même prendre la peine de répondre à sa question idiote.
Regardant tour à tour le bébé Chocobo endormi dans ses bras puis ses chaussures encore tout proches du ponton, Prompto prit la décision de ne pas les chausser de suite, de peur de réveiller le petit animal en faisant des gestes trop brusques. Cependant, le jeune homme parvint, grâce à une agilité déconcertante, et attraper ses bottes à bout de bras tout en retenant fermement le Chocobo doré contre sa poitrine de son autre bras. Puis, le blondinet alla s'installer dans la Regalia comme le lui avait demandé Noctis un peu plus tôt, lorsque celui-ci revint enfin à ses côtés. Il balança presque le sac de nourriture sur la banquette arrière, déversant ainsi une bonne partie de son contenu sur les sièges et au sol.
— Hey… tenta Prompto qui avait clairement sentit l'animosité soudaine du brun à ses côtés, encore plus lorsqu'il l'avait vu crisper ses doigts autour du volant. Désolé d'avoir interrompu ta séance de pêche, tu semblais y tenir vraiment à cœur…
Noctis ne répondit pas de suite. Le jeune homme se contenta de passer une main derrière le siège de Prompto, qui eut un petit geste de recul en pensant avec peur que son ami allait étrangement lui donner une tape derrière la tête. Puis, lorsqu'il nota son autre main encore sur le volant, tandis que son regard fixait le sentier derrière eux, le photographe en herbe comprit qu'il tentait de manœuvrer la Regalia pour effectuer un demi-tour.
Mal à l'aise, Prompto laissa son regard dévier sur le bébé Chocobo qu'il avait instinctivement ramené contre son torse dans un geste maternel et réconfortant, passant une main pensive et affective sur le plumage doux de l'animal.
— C'est pas ta faute, répondit enfin le brun qui fixait la route qu'il dévalait avec davantage de vitesse qu'à l'allée.
— Ah… Ah oui ? fit le jeune homme en faisant un effort immense pour ne pas se soucier de la vitesse, préférant ainsi reporter toute son attention sur Noctis qui conduisait avec une sérénité presque déconcertante. Mais pourtant, si j'avais pas trouvé ce Chocobo…
Le Prince du Lucis se désintéressa un instant de la route pour porter son regard bleu ciel sur la petite créature endormie dans les bras de Prompto et ne put s'empêcher de trouver la scène absolument adorable et attendrissante. Un petit sourire naquit sur ses fines lèvres, et lorsque son regard croisa l'espace de quelques secondes celui du blondinet, Noctis rompit immédiatement tout contact à se focalisa pour la sécurité de tous à nouveau sur la route caillouteuse.
— C'est pas… totalement la faute du Chocobo non plus, expliqua vaguement le brun tandis qu'il ralentit légèrement l'allure pour s'insérer sur un route goudronneuse, avant de repartir instantanément plein sud à pleine vitesse.
Prompto continua de dévisager quelques instants son ami, qui avait les mains crispées sur le volant, mais une mine complètement inquiète marquait les traits de son visage encore un petit rond de l'enfance.
— C'est juste que…, reprit-il après un temps d'arrêt, complètement incertain et visiblement mal à l'aise quant à la suite de ses explications. Je me faisais tellement une joie de passer un petit instant loin d'Insomnia.
Nouveau temps d'arrêt, et Prompto cru qu'il en avait fini. Il baissa alors la tête sur le Chocobo désormais sur ses genoux et ne put s'empêcher de le caresser à nouveau affectueusement, ce qui fit gémir ce dernier à la fois de plaisir mais de douleur lorsque sa main frôla par inadvertance sa blessure.
— Encore plus de passer mon après-midi avec toi, termina Noctis presque dans un murmure, tandis que de légères rougeurs étaient apparues sur ses joues. Mon seul ami.
Prompto dû faire preuve du plus grand self-contrôle de toute sa vie pour retenir un hoquet de surprise mais surtout pour ne pas fondre dans les bras de Noctis. C'était bien la première fois qu'il avouait à voix-haute qu'il le considérait véritablement comme un ami, et cela lui fit étrangement chaud au cœur. Après tant d'années passées avec pour seule compagnie et amie malgré lui cette épouvantable solitude qui refusait constamment de lâcher prise sur lui, voilà que le formidable et incroyable Prince Noctis entrait dans sa vie pour faire disparaître cette monstruosité loin de lui à grand coup de pied dans le derrière ! Ah, ce que ça lui faisait du bien de l'entendre !
— Eh bien…, reprit Prompto devant le mutisme soudain du brun, se passant une main gênée dans les cheveux. Moi aussi, je suis content d'être dehors avec toi, mec. Et je t'avoue que sauver un Chocobo faisait pas vraiment parti de mes plans ou juste de l'idée que je me faisais d'un après-midi entre potes, mais je suis quand même content d'être là. Avec toi. Et je suis encore plus heureux de me dire qu'on est en train de sauver une vie. Tous les deux.
Noctis ne répondit d'abord rien, se contentant de regarder la route d'un air absent. Le blondinet, qui était persuadé d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas, se renfrogna dans son siège, tâchant d'enfoncer le plus possible sa tête dans les épaules dans le but de se soustraire à la vue de son ami. Non mais qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour dire quelque chose d'aussi… gnangnan et ridicule ?! Qu'est-ce que Noctis devait penser de lui, actuellement ?
Tout à coup, le brun se mit à rire faiblement, tout en effectuant un virage presque à la dernière minute, et Prompto aurait presque put jurer qu'il avait tenté de le tuer !
— Je peux savoir ce qui te fait marrer ?! s'énerva le photographe en herbe en plantant ses ongles dans son siège de cuir par frayeur.
— Faut dire que je te savais pas si sentimental ! Ca m'a surpris, c'est tout ! Je savais pas comment réagir autrement !
Visiblement vexé par de tels propos, mais pas trop tout de même, Prompto fit la moue tout en croisant ses bras sur son torse, tournant la tête vers le côté paysage pour ne plus avoir le Prince dans son champ de vision.
— Il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas sur moi, répliqua-t-il sur un air faussement boudeur, qui fit rire Noctis à nouveau.
Un sourire amusé prit lentement place sur les lèvres en forme de cœur du blondinet, avant de partir dans un léger fou-rire à son tour. Ah, Noctis avait réellement le secret pour arriver à le faire autant rire avec de simples paroles !
— Mais au fait…, reprit Prompto en changeant subitement de sujet en constatant que le paysage autour d'eux avait progressivement changé, et qu'il n'appartenait certainement à la périphérie d'Insomnia à cause de tous ces arbres émeraude. Pardon de casser l'ambiance, mais on va où là ?
— Au seul endroit que je connaisse qui soit spécialisé en Chocobo, répondit vaguement le brun.
— C'est-à-dire ?
— Ma parole, mais tu connais donc vraiment rien à part Insomnia ? Le monde ne se résume pas qu'à cette ville, tu sais !
— Excuse-moi d'avoir grandi entre quatre murs sans pouvoir en sortir ! répliqua instantanément le jeune photographe sur le ton de l'humour cependant.
— Au relais Chocobo, annonça alors le Prince en prenant un nouveau virage. Je suis sûr que tu vas adorer.
