Ciel ne parlait plus Sebastian depuis cette fameuse nuit ou il avait fini par prendre le dessus sur lui.
Sebastian ne comptait pas s'excuser. Il comptait faire preuve de patience mais il ne voulait plus être traité comme un chien par Ciel.
Pas plus que son esclave sexuel. Il savait que Ciel avait apprécier et que quand il serait en chaleur, il reviendrait vers lui.
De toute façon, si Ciel tentait de coucher avec un autre homme cet fois, Sebastian s'y opposerait.
-Je suis peut-être fou mais je ne compte pas abandonner maitre.
Il prenait toujours soin de Ciel qui ne lui répondait plus.
Il essayait cependant de créer une conversation qui donnerait envie à Ciel de lui répondre.
-C'est belle journée aujourd'hui, vous ne trouvez pas ?
Ciel ne prenait plus la peine de regarder Sebastian.
-Vous pourrez m'ignorer mais c'est fort déplaisant de faire la conversation tout seul.
Ciel prit la peine de lui répondre mais avec une grande colère et froideur :
-Tu ne mérites pas un mot de ma part, j'aurai déjà dû te proposer de rompre le pacte.
-Est-ce parce que j'ai pris le dessus sur vous, maitre ? N'oubliez pas que vous avez joui tout de même. Pourquoi ne laissez-vous personne vous aimer ? demanda Sebastian.
-Ce n'est pas une raison ! Tu ne t'es pas arrêté quand je te l'ai demandé.
-Vous avez joui quand même. Vous savez vous devez apprendre quelque chose, si vous me frustrez je n'hésiterai pas à me rattraper alors ne le faites plus jamais.
-Tu crois pouvoir me donner des ordres ? Je reste le maitre, s'exclama Ciel.
-Je pense qu'au lit malgré que vous disiez ne pas vouloir de sentiments, vous aimez être dominé mais vous ne saviez pas vraiment puisque vous dominiez Alois.
-Tu dis n'importe quoi !
-Je vous aime vous savez je ne compte lâcher l'affaire parce que vous vous comportez mal avec moi. Je suis patient très patient avec vous.
-Et si je deviens aussi insupportable que tu veuilles me tuer ? demanda Ciel.
-Jamais je ne vous tuerai même si vous me frappiez ou m'insultez.
-Et je tente de me tuer, que feras-tu ? demanda Ciel.
-Je ne vous laisserai pas vous suicider. Je vous en empêcherai.
-Pourquoi tu veux tant que cela que je vive ?
-Parce que je vous l'ais déjà dit, je vous aime et si je reste sur terre c'est uniquement pour vous, répondit Sebastian.
-Je ne t'aime pas, Sebastian. Tu devrais prendre mon âme et t'en aller.
-Je refuse. Je vous attendrais aussi longtemps que cela prendra, répondit Sebastian déterminé.
-Eh bien tu es vraiment idiot ou fou.
-Non maitre.
Sebastian s'approcha du visage de Ciel.
-juste fou d'amour pour un humain qui ne veut pas qu'on l'aime.
Sebastian fit mine de vouloir embrasser Ciel mais ne le fit pas.
Ciel lui s'attendait à ce qu'il le fasse alors il ne comprit pas.
-Vous vous attendiez à ce que je vous embrasse ? N'est-ce pas ? demanda Sebastian un sourire aux lèvres.
-Non pas du tout ! mentit Ciel.
-Vous mentez mal, vous espériez que je le fasse mais voyez vous en terme de frustration, je suis un maitre comparé à vous. Alors si vous voulez que je vous embrasse, ayez un minimum de respect pour moi.
-Je te traite comme je le souhaite !
-Oui dans les faits je suis votre majordome mais quand vous serez en chaleur, qui sera là pour vous satisfaire ? Réfléchissez-y deux fois avant de mal me traiter. Je pourrais refuser de vous aider.
-Tu es obligé de le faire ! s'énerva Ciel.
-Dans les faits non. Je vous laisse travailler, maitre.
Le pouvoir venait passer du côté de Sebastian. Ciel savait qu'il ne laisserait pas un inconnu lui faire du mal et qu'il préférait que Sebastian couche avec lui.
Il ne pouvait nier une certaine entente sexuelle, bien plus grande que celle qu'il avait eu avec Alois.
Alors il n'avait pas d'autres choix que d'être plus agréable avec lui désormais.
Il changea donc radicalement d'attitude.
Il se montra reconnaissant.
Quand Sebastian lui servit son thé le lendemain matin.
Il le remercia.
Sebastian se demanda d'où venait ce changement d'attitude.
-Vous semblez plus agréable, est-ce juste parce que vous voulez tant que cela que je vous aide pour vos chaleurs ou pour moi ?
-Eh bien tu es là depuis des années, je me dois de bien te traiter mais ne comptes pas sur moi pour une chose.
Il prit la cravate de Sebastian et tira dessus, au point que Sebastian soit proche de lui.
-Je ne serai jamais soumis à toi, j'aurai toujours le contrôle en matière de sexe.
-Pourtant vous avez aimé vous soumettre. Je ne vous ferai pas mal, juste vous diriger, répondit Sebastian.
-Personne ne me dirige et encore moins toi.
Il lâcha la cravate de Sebastian et bu son thé.
-Vous savez perdre le contrôle vous plairait je pense. Je peux faire tout ce que vous voulez mais si je dois être juste votre esclave sexuel alors je demande à pouvoir prendre du plaisir aussi. Que diriez-vous d'essayer ? Si cela ne vous vraiment pas, promis j'arrêterai, sinon vous pourrez me frappez autant que vous voulez ou me demander de disparaitre loin de vous, dit Sebastian.
-D'accord, j'accepte.
-Vraiment ? demanda Sebastian étonné.
-Oui je te laisse une chance d'essayer de me convaincre. Mais si cela ne me plait pas, je garde le contrôle.
-Entendu, maitre, répondit Sebastian.
Puis il décida de lui accorder un baiser.
Il s'approcha du visage de Ciel et l'embrassa.
-C'est agréable non ?
-Oui. Maintenant aide-moi à m'habiller, répondit Ciel.
